Tourmignies
commune française du département du Nord
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Tourmignies est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.
| Tourmignies | |||||
L'église Saint-Pierre de Tourmignies à l'entrée du village en venant de la petite route d'Attiches. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Lille | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Pévèle-Carembault | ||||
| Maire Mandat |
Alain Duchesne 2020-2026 |
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| Code postal | 59551 | ||||
| Code commune | 59600 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
936 hab. (2023 |
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| Densité | 461 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 30′ 27″ nord, 3° 05′ 06″ est | ||||
| Altitude | Min. 37 m Max. 49 m |
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| Superficie | 2,03 km2 | ||||
| Type | Petite ville | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Lille (partie française) (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Templeuve-en-Pévèle | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | [www.tourmgnies.fr] | ||||
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Le nom jeté des habitants de Tourmignies est les berlafards[1].
Géographie

Situation
Tourmignies est située à l'est de la forêt domaniale de Phalempin et à 2,4 km de Mérignies, 2,7 km d'Attiches, 3,7 km d'Avelin, 5,1 km de Thumeries et 4,6 km de Mons-en-Pévèle.
Communes limitrophes
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Marque[2],[Carte 1].
La Marque, d'une longueur de 32 km, prend sa source dans la commune de Thumeries et se jette dans le canal de Roubaix à Wasquehal, après avoir traversé 25 communes[3].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Marque Deûle ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 120 km2 de superficie, délimité par les bassins versants de la Marque et de la Deûle, formant une vaste cuvette sédimentaire de 40 km de long et de 25 km de large, où la pente est très faible. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la Métropole européenne de Lille[4].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 677 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesquin à 10 km à vol d'oiseau[11], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Tourmignies est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,6 %), zones urbanisées (25,3 %), forêts (12,2 %), zones agricoles hétérogènes (8,9 %)[18]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponyme
Noms anciens : Tourmegnies, en 1187, par titre de Saint-Piat, à Seclin (Mirœus). Thormengnies, 1222, cart. de l'abbaye de Vicognc. Tourmingnies, 1387, cart. de Loos. Tormengny.Tormengy.
Le nom viendrait d'un anthroponyme germanique, Thuramǣr : Thuramǣriacas, « appartenant à Thuramǣr » (nom formé de þuran, oser et de mǣri-, renommé)[19].
Histoire
L'autel de Tourmignies, un terrage et d'autres revenus appartenaient au chapitre de Seclin, qui fut confirmé dans cette possession par une bulle du pape Clément III, .
La famille d'Assignies marque l'histoire de la commune, où elle possède des biens dont le domaine d'Assignies, sur lequel se trouve le vestige du château d'Assignies.
En 1478, Luc de Cuinghien, écuyer, époux de Jeanne du Bosquiel, est seigneur de Tourmignies[20].
La paroisse est le siège d'une seigneurie dénommé Scherbourg située sur Tourmignies, détenue aux XVIIe et XVIIIe siècles par la famille Scherer devenue ensuite Scherer de Scherbourg.
Guillaume-Eubert Scherer (1643-1720), écuyer puis chevalier, seigneur de Scherbourg, Le Prée et de Tourmignies, acquise en 1694, est le fils de Diethelm[21]. Il est baptisé à Lille le , est d'abord négociant, devient bourgeois de Lille le , est confirmé dans sa noblesse et dans sa chevalerie par les États généraux des Provinces Unies[22]. Il meurt le , à 77 ans, est inhumé dans l'église de Tourmignies. Il épouse à Lille le Marie-Catherine Ricourt (1653-1699), fille de Jean, marchand teinturier, bourgeois de Lille, et de Marie Briez. Elle est baptisée à Lille le ) et meurt le [23],[24]. Une autre version fait de l'épouse la fille de Sébastien Ricourt et de Marie Lefebvre[25].
Gabriel-Eubert Scherer(1679-1766), fils de Guillaume-Eubert, est chevalier, seigneur de Scherbourg, de Laprée (ou La Prée). Baptisé à Lille le , bourgeois de Lille le , il est créé chevalier par Philippe V le . Il meurt en 1766, à 86 ans, est enterré dans la chapelle Notre Dame de Tongres de l'église Sainte-Catherine de Lille le . Il prend pour femme à Lille le Isabelle-Catherine Carpentier (1682-1742), fille d'Anselme et de Marie-Jeanne le Gentil. L'épouse nait le et meurt le [26].
Gabriel-Eubert-Joseph Scherer de Scherbourg (1710-1787), chevalier, est seigneur de Tourmignies, Laprée, Scherbourg. Fils de Gabriel-Eubert, il est baptisé à Lille le , devient bourgeois de Lille le . Échevin de Lille, une ordonnance du l'inscrit au rôle des nobles de Flandre. Il meurt à Lille le , à 77 ans. Il épouse à Lille le Marie-Alexandrine Hespel (1715-1781), ( Famille d'Hespel) dame de Vendeville (les hommes sont seigneur de, les femmes sont dame de), Beaumanoir. Fille de Jean-Baptiste, écuyer, seigneur de Vendeville, bourgeois de Lille, receveur des Bonnes filles (hôpital pour orphelines)[27], elle est baptisée à Lille le et meurt à Lille le à 66 ans[28],[29].
Alexandre-Joseph Scherer de Scherbourg (1747-1790), chevalier, fils de Gabriel-Eubert-Joseph, est seigneur de Tourmignies, Ricarmez, Scherbourg, Vendeville. Il nait à Tourmignies le , devient bourgeois de Lille le . Il meurt à Douai le de la chute d'une planche tombée du beffroi, est inhumé à Seclin le . Il épouse à Lille le Élisabeth-Françoise-Pélagie Percourt (1750-1827), dame de Le Becq, fille de Gilbert-François-Joseph, écuyer, seigneur de le Becq, bourgeois de Lille, et d'Élisabeth-Thérèse (ou Charlotte-Thérèse[29]) Lefebvre, dame de Schoonvelde, d'Egouthières. L'épouse est baptisée à Lille le et meurt le , à 77 ans[30]. Pendant la Révolution française, elle se réfugie à Seclin avec sa fille Julie, mais est cependant inscrite sur la liste des émigrés. Elle n'en est rayée que le 9 fructidor an IX ()[29].
Au moment de la Révolution française, la seigneurie est détenue par Louis-Alexandre-Joseph Scherer de Scherbourg (1771-1847), chevalier, fils d'Alexandre-Joseph. Il est baptisé à Lille le et meurt le , à l'âge de 76 ans. Il épouse Marie-Rosalie-Sophie-Joseph de Surmont (1784-1860), fille de Philippe-Jacques-Joseph, écuyer, seigneur de Bersée, bourgeois de Lille, conseiller secrétaire du roi, et de Marie-Sabine-Joseph de Madre. Elle est baptisée à Lille le et meurt à Lille le à 76 ans[31].
Pendant les deux guerres mondiales, Tourmignies fut occupée par les troupes allemandes. Durant la Première Guerre mondiale, leur présence se matérialise par la construction d'un blockhaus et d'une Kommandantur situés rue du Général-de-Gaulle. Ces bâtiments, aujourd'hui propriétés privées, jouxtaient un vaste terrain alors utilisé comme aérodrome militaire[32].
Héraldique
Politique et administration
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].
En 2023, la commune comptait 936 habitants[Note 4], en évolution de +5,41 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 17,7 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 448 hommes pour 448 femmes, soit un taux de 50 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Lieux et monuments
L'église Saint-Pierre-à-Antioche est classée Monument historique. Le patronyme est Chaire de Saint-Pierre à Antioche. Cette fête célèbre le pouvoir spirituel de Pierre, tant en orient (Antioche) qu'en occident (Rome). L'église est citée pour la première fois dans les textes en 1188. Elle dépendait de Seclin qui nommait le curé. Dans l'église, on y voit des fonts baptismaux en pierre de Tournai, qui portent une inscription. Il y existe une pierre tumulaire à la mémoire de M. Scherer de Vendeville, écuyer, officier des gardes wallonnes.

Le château d'Assignies, (Famille d'Assignies) construit entre 1870 et 1876 d'après les plans de Léon Ohnet et Henri Meurillon, appartenait à la famille industrielle lilloise des Boutry-Van Isselstein. Il a été détruit lors de la Première Guerre mondiale, en 1917.
Présentation de la salle des fêtes "Robert Bonte" située en face de la mairie de Tourmignies. Cette salle a été construite dans les années 1970, sous le mandat de Robert Bonte. Déconstruction en 2012, elle a été reconstruite en 2013 par l'architecte Boualem Chelouti.
Personnalités liées à la commune
- Gillon de Tourmignies[43], d’après la tradition locale, ce chevalier de la famille d’Assignies aurait donné son nom à Tourmignies.
- Guillaume-Eubert Scherer (1643-1720), noble d’origine suisse, fils de Diethelm Scherer, anobli au service de l’Empire.
- Henri Boutry (1806-1890), industriel du textile (spécialisé dans le lin) et bienfaiteur[44].
- Désiré-Joseph Dennel (1822-1891), futur évêque, y a passé toute son enfance[45].
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Tourmignies sur le site de l'Institut géographique national
- Tourmignies sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
