Toyohara Chikanobu

artiste japonais From Wikipedia, the free encyclopedia

Toyohara Chikanobu (豊原 周延?), né le - mort le , est l'un des derniers maîtres incontestables de l'estampe japonaise de la deuxième moitié du XIXe siècle. Son œuvre est essentielle dans la transition entre l'ukiyo-e traditionnel et le nouveau style shin-Hanga.

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楊洲周延Voir et modifier les données sur Wikidata
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Toyohara Chikanobu
Chikanobu Toyohara (triptyque). Titre japonais : 竹のひと節本朝二十四孝狐火.
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Noms

Chikanobu signe ses créations « Yōshū Chikanobu » (楊洲周延?) qui est son nom d'artiste (作者名, sakushamei?) alors que son « vrai nom » (本名, honmyō?) est Hashimoto Naoyoshi ( (橋本直義, )?), celui qui est publié lors de sa nécrologie[1].

Beaucoup de ses toutes premières œuvres sont signées "studio de Yōshū Chikanobu" (楊洲齋周延, Yōshū-sai Chikanobu?). Il existe au moins un triptyque de Meiji 12 (1879) signé "Yōshū Naoyoshi" (楊洲直義?).

Le portrait de l'empereur Meiji que possède le British Museum porte en inscription « dessiné par Yōshū Chikanobu sur demande spéciale » (應需豊原周延筆, motome ni ōjite Yōshū Chikanobu hitsu?)[2].

On ne connaît pas d’œuvre signée "Toyohara Chikanobu".

Carrière militaire

Chikanobu est un obligé du clan Sakakibara du domaine de Takada dans la province d'Echigo. Après la disparition du shogunat Tokugawa, il rejoint le Shōgitai et prend part à la bataille d'Ueno[1].

Il se joint aux loyalistes de Tokugawa à Hakodate où il participe à la bataille de Hakodate au fort en étoile de Goryōkaku. Il sert sous les ordres de Enomoto Takeaki et Otori Keisuke et il se fait remarquer par sa bravoure[1].

À la suite de la réédition du shogunat, il est mis avec d'autres à a disposition des autorités au domaine de Takada[1].

Carrière de l'artiste

En 1875 (an 8 de l'ère Meiji), il décide de gagner sa vie comme artiste et se rend à Tokyo où il trouve un emploi pour le journal Kaishin Shinbun[3] En outre, il produit des pièces de nishiki-e[1].

Jeune, il étudie la peinture de l'école Kanō puis il se tourne vers l'ukiyo-e. Il étudie avec un disciple de Keisai Eisen puis il rejoint l'école d'Utagawa Kuniyoshi. À cette époque, il se fait appeler Yoshitsuru. Après la mort de Kuniyoshi, il étudie auprès de Kunisada puis le nigao-e avec Toyohara Kunichika et s'appelle lui-même Isshunsai Chikanobu et Yōshū[1].

Comme beaucoup d'artistes de l'ukiyo-e, Chikanobu s'intéresse à une grande variété de sujets. Son domaine de créations comprend aussi bien la mythologie japonaise que la représentation des champs de bataille de son époque ou les modes pour femmes. Comme un certain nombre d'artistes de cette période, il réalise des portraits d'acteurs du théâtre kabuki dans leurs personnages et il est réputé pour ses scènes de mie dans les représentations du kabuki.

Chikanobu est reconnu comme un maître du bijinga[1], images de belles femmes, et pour ses illustrations des changements dans les modes féminines, tant en ce qui concerne les vêtements traditionnels que les habits occidentaux. Son œuvre illustre les changements de coiffure et de maquillage dans le temps. Cela apparaît clairement, par exemple, dans son estampe « Le miroir des âges » (1897), où les types de coiffure de l'ère Tenmei (1781-1789) se distinguent de ceux de l'ère Keiō (1865-1867).

Son œuvre saisit la transition de l'âge des samouraïs vers la modernité de l'ère Meiji, le chaos artistique de la période Meiji illustrant le concept de « furumekashii / imamekashii »[4].

Chikanobu est nettement un artiste de l'ère Meiji[5] mais ses thèmes sont parfois issus des périodes historiques antérieures. Un de ses tirages, par exemple, illustre un incident survenu pendant le séisme d'Ensei en 1855[6].

Le début de l'ère Meiji est marqué par des affrontements entre des groupes de samouraïs aux idées contraires concernant la fin de la politique isolationniste que le Japon s'était imposée et par le changement des relations entre la cour impériale et le shogunat Tokugawa[7]. Il crée une série de tirages sur des scènes de la rébellion de Satsuma et sur Saigō Takamori[8].

Certaines de ces estampes illustrent les troubles intérieurs et autres sujets d'actualité, dont cette image de 1882 de la mutinerie d'Imo, également connue sous le nom de mutinerie de Jingo (壬午事変, jingo jihen)?) à droite.

Les images de guerre (戦争絵, sensō-e?) de Chikanobu paraissent en format triptyque. Ces impressions documentent la guerre sino-japonaise (1894-1895). La « Victoire d'Asan » par exemple, est publiée avec le compte rendu simultané de la bataille du . Parmi les artistes influencés par Chikanobu se trouvent Yōsai Nobukazu (楊斎延一, Yōsai Nobukazu?) et Yōdō Gyokuei (楊堂玉英, Yōdō Gyokuei?)[1].

Genres

Scènes de bataille

Les scènes de bataille 戦争絵 ((せんそうえ sensō-e)?) comprennent :

Estampes de guerriers

Estampes de guerriers (武者絵 (むしゃえ, Musha-e?).

Images de belles femmes

« Images de beauté » (美人画, Bijin-ga?).

Images historiques

Scènes historiques (史教画, Reshiki-ga?). Histoire récente (ère Meiji)

Histoire ancienne

Endroits connus

Beaux points de vue (名所絵, Meisho-e?).

Série Meisho Bijin Awase, Matsushima dans la province de Rikuzen
Série Gentō shashin kurabe, Oji no taki
Série Nikko Mesho, cascades Hannya et Hoto
Sanctuaire Kameido Tenjin

Portraits

肖像画 (Shōzō-ga?).

Images divertissantes

文明開化絵 (Bunmei kaika-e?).

Femmes et jeunes filles en costumes occidentaux avec différentes coiffures
Série shin bijin : Femmes avec un parapluie de style occidental et un live
Série azuma fūzoku fuku tsukushi : Habits occidentaux
Série mitate jūnishi : Vêtement de styles mélangés

Scènes de théâtre

« Scènes du kabuki, portraits d'acteurs » (役者絵, Yakusha-e?).

Estampes commémoratives

死絵 (Shini-e?).

Distractions de femmes

« Étiquette et manières pour femmes » (女禮式, joreishiki?).

 

Images de l'Empereur Meiji

Images contrastées

見立絵 (?)

Glorification de la Geisha

Série meiyo iro no sakiwake : Lecture d'une lettre
Katamura-rō au Yoshiwara
Série imayō tōkyō hakkei : promenade avec une escorte

Formats

Comme la majorité de ses contemporains, il travaille essentiellement au format ōban tate-e[10]. Il existe un assez grand nombre de séries avec un seul panneau, ainsi que de nombreuses autres estampes dans ce format qui ne font partie d'aucune série.

Il produit aussi plusieurs séries dans le format ōban yoko-e[11] qui est généralement plié transversalement pour obtenir un album.

Bien qu'il soit, peut-être, mieux connu pour ses triptyques, ses sujets uniques et ses séries, deux séries de diptyques sont également bien connues et il existe, au moins, deux impressions polyptyque[12],[13].

Sa signature peut également se rencontrer dans des dessins au trait et des illustrations dans un certain nombre de e-hon (絵本) qui sont pour la plupart de nature historique. Il existe par ailleurs un certain nombre de feuilles de sugoroku (すごろく) portant sa signature et au moins une estampe en kakemono-e[14] réalisée dans ses dernières années.

Notes et références

Annexes

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