Trapani

commune située dans la province de Trapani, Sicile, Italie From Wikipedia, the free encyclopedia

Trapani (en sicilien : Tràpani, du grec ancien : Δρέπανον / Drépanon via le latin : Drepanum), ou Drépane, est une ville italienne de 54 679 habitants[1] dans le libre consortium municipal dont elle est le chef-lieu, qui se situe à la pointe occidentale de la Sicile, face aux îles Égades.

Faits en bref Noms, Nom sicilien ...
Trapani
Trapani
Trapani vue du mont Éryx avec les îles Égades en arrière-plan.
Blason de Trapani
Armoiries
Drapeau de Trapani
Drapeau
Noms
Nom sicilien Tràpani
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la Sicile Sicile 
Province Trapani  
Maire
Mandat
Giacomo Tranchida
2018-2028
Code postal 91100
Code ISTAT 081021
Code cadastral L331
Préfixe tél. 0923
Démographie
Gentilé Trapanesi, Trapanais/e
Population 54 679 hab.
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 01′ 03″ nord, 12° 30′ 54″ est
Altitude m
Superficie 27 313 ha = 273,13 km2
Divers
Saint patron Albert de Trapani
Fête patronale 7 août
Localisation
Localisation de Trapani
Localisation dans la province de Trapani.
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Trapani
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Trapani
Liens
Site web www.comune.trapani.it
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    Elle est connue pour avoir développé dans ses marais salants l'extraction et la commercialisation du sel, en relation avec sa position naturelle en bordure de la mer Méditerranée et son port, qui servait dans l'Antiquité de débouché commercial à la cité d'Erice (Éryx), située sur le mont qui domine Trapani, plus connue alors grâce à son sanctuaire d'Aphrodite. Les autres activités de la ville sont principalement la pêche, notamment celle du thon, l'extraction et le commerce du marbre, ainsi que le travail du corail.

    Géographie

    Situation

    Plage, au pied de la vieille ville.

    Située à l'extrême ouest de la Sicile, entre des villages de tradition marine ancienne et des plages, Trapani est située à 150 km des côtes de l'Afrique.

    À la préhistoire, le site de Trapani était une succession d'îlots et de rochers qui furent progressivement transformés en une langue de terre continue, jusqu'à former la péninsule en forme de faucille telle qu'elle existe de nos jours.

    Par-delà sa forme, Trapani surprend par sa situation, entre mer et montagne, au pied du mont Éryx et sur les rives de la Méditerranée d'où surgissent les îles Égades : île de Favignana, île de Levanzo et île de Marettimo.

    À proximité de la ville se trouvent les « salines », qui sont des marais salants toujours actifs dans la production de sel et qui se colorent du bleu au rose suivant la lumière. Face à Trapani s'élève l'archipel des Égades, la plus grande réserve marine d'Europe, entouré d'une mer transparente et peuplé de villages animés. Entre Trapani et Marsala, dans la lagune du Stagnone, se côtoient archéologie et sports de mer. À l'est de Trapani, le mont Cofano, montagne impressionnante en forme de pyramide, jette dans la mer des plages de rochers et abrite également une réserve.

    Climat

    Le climat de Trapani est méditerranéen.

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Climat à Trapani
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
    Température minimale moyenne (°C) 8 8 9 10 13 17 19 20 18 15 12 9
    Température maximale moyenne (°C) 15 15 17 19 23 27 30 30 28 24 19 16
    Ensoleillement (h) 4 5 6 7 9 10 11 10 9 7 5 4
    Précipitations (mm) 56 46 45 37 17 5 2 9 42 61 65 65
    Humidité relative (%) 82 81 80 76 74 72 72 74 76 79 82 82
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    Source : Il meteo[2]

    Toponymie

    Le nom de Trapani vient du grec ancien Drepanon, Δρέπανον qui signifie « faucille », probablement à cause de la forme de sa ligne côtière.

    Histoire

    Mythes fondateurs

    Deux légendes font référence à la fondation de Trapani dans la mythologie gréco-romaine. Selon la première, Trapani serait née de la chute d'une faucille des mains de la déesse de la prospérité Déméter (ou Cérès), partie à la recherche de sa fille Perséphone (Proserpine), enlevée par le dieu des enfers Hadès (Pluton) près du lac de Pergusa. Une deuxième légende raconte que Cronos (Saturne), titan primordial, tua son père Ouranos (Uranus) avec une faux qui, en lui tombant des mains, se posa sur la mer et donna naissance à la ville. Saturne était dans l'Antiquité le saint patron de Trapani, et l'on peut admirer encore aujourd'hui une statue qui le représente sur la fontaine de la piazza Saturno, dans le centre historique.

    Dans l'Énéide de Virgile, c'est là qu'Anchise, père d'Énée, meurt au cours de son périple de Troie jusqu'en Italie.

    Antiquité

    Trapani est reconnue dans l'Antiquité en tant que port de la forteresse-temple élymo-punique d'Éryx (Erice). Le village et son port existent cependant bien avant l’arrivée de ces derniers, puisqu'ils sont fondés par des populations sicanes vers le XIe siècle av. J.-C. À la même époque, Éryx est fondée par les Élymes, un peuple d'origine troyenne, alors que les Phéniciens créent le comptoir de Motyé. Le village sicane est fortifié et agrandi grâce à l'apport des populations d'Éryx par le général carthaginois Hamilcar Barca en 260 av. J.-C., qui reconnaît l'intérêt stratégique de sa position, proche de l'Afrique.

    Durant la première guerre punique, en , Drépane, tenue par les Carthaginois, est assiégée du côté terrestre par les Romains sous le commandement du consul Publius Claudius Pulcher. Tandis qu'elle est, avec Lilybée, l'ultime bastion de Carthage sur l'île, l'amiral Adherbal y mouille sa flotte afin de surveiller les opérations ennemies. La tentative romaine d'attaque navale du port se solde par l'anéantissement de leur flotte (bataille de Drépane). Drépane, défendue par Hannon le Grand, résiste au siège terrestre du consul Caius Lutatius Catulus jusqu'à la fin de la guerre sans toutefois parvenir à le briser et n'est cédée qu'en aux Romains par traité, malgré sa supposée conquête par le dictateur Aulus Atilius Calatinus, de nature brève, si tant est qu'elle ait réellement eu lieu. La tentative d'Hamilcar Barca de s'en réemparer se solde par une défaite décisive à la bataille des îles Égades. La cité se dépeuple alors.

    Passée sous domination romaine, son nom est latinisé en Drepanum. Elle redevient une ville commerciale dotée d'une certaine importance grâce à ses salines et à son corail, dont la haute réputation est mentionnée par Pline l'Ancien. Cicéron et Pline la qualifient de municipe romain, statut que confirment les itineraria du ive siècle, dont la Table de Peutinger.

    Moyen Âge

    Les Arabes, rendus maîtres de la ville sur les Byzantins en 831, relancent l'activité du port. Le comte normand Roger prend la place en 1077. La ville se dote d'une mosquée (construite au XIIe siècle et détruite au siècle suivant) et autres lieux musulmans[3].

    Lors des Vêpres siciliennes, Pierre III d'Aragon y accoste le pour devenir roi de Sicile. Il y fait construire un nouveau quartier le long de deux nouvelles rues droites : la Rua Nova et la Rua Grande.

    La population de Trapani croit au xive siècle par l'installation d'habitants provenant de Monte San Giuliano, de Marsala et de Messine. Trapani profite un temps d'être le port sicilien le plus proche de l'Espagne, attirant les Génois, mais perd rapidement une partie de son trafic à cause de la découverte des nouvelles routes maritimes[4].

    Temps modernes

    Charles Quint, en visite à Trapani en août 1535, fait de la ville la « clé du royaume » et la fortifie contre les pirates et corsaires. La population poursuit sa progression, passant de 16 286 habitants en 1570 à 24 330 en 1798, malgré une chute dans la première moitié du xviiie siècle[4].

    Dès la fin du Moyen Âge, Trapani devient le plus fameux des centres de production d'œuvres en corail, « par sa qualité et sa finesse d'exécution[5]. La ville doit son essor à la cour du vice-roi qui commande aux artisans toutes sortes de fantaisies. La production de Trapani se caractérise par l'emploi de petits éléments de corail sculptés de différentes formes, montés ensuite sur des supports de cuivre doré et parfois associé à des émaux afin d'obtenir des effets variés. Par sa position géographique et ses riches ressources naturelles incluant de grands récifs coralliens, Trapani devient l'un des principaux ports commerciaux de la Méditerranée. La croissance d'une classe prospère de marchands, alliée à un riche clergé, contribue au développement à grande échelle de l'orfèvrerie et du travail du corail dès le XVIe siècle. L'installation en 1628 dans la ville de la guilde des artisans du corail, l'Arte dei corallari, témoigne de la forte demande pour ces objets. Les objets en corail, majoritairement religieux, tels que les crucifix, les capezalle, les monstrances, les objets et vêtements liturgiques, les bénitiers et les autels, étaient surtout acquis par les trésors des églises, tandis que les objets profanes, tels que les cadres de miroir, les tazze ou les vases, les objets usuels ou le mobilier miniature étaient acquis par les cours et les membres de la noblesse. Le corail, considéré comme précieux et rare au xvie siècle, était offert en tant que cadeau diplomatique à travers les cours européennes »[6].

    Trapani sur une illustration de 1647.

    Entre 1558 et 1727, la principale source de richesse non agraire est l'exploitation des salines. Le commerce du sel et les salaisons des pêcheries de thon intéressent Venise après la perte des salines de Chypre en 1570. Les documents historiques datés des années 1603-1605 révèlent que Trapani fournit à cette époque du vin à Marsala, importe du sel gemme de Termini Imerese (plus adapté à l'élevage et à la production fromagère que le sel marin) et qu'y décline le commerce d'esclaves : en 1589, on compte 80 esclaves mâles baptisés et 12 maures à Trapani contre 65 chrétiens et 24 maures en 1607. Entre 1600 et 1630, les navires et marchands étrangers sont principalement ragusins, français, génois et napolitains. À cette époque, l'importante production laitière permet l'envoi de 80 tonnes de fromage dans le reste de l'île, notamment à Messine. La politique fiscale empêche en revanche l'exportation de sel[4].

    Entre 1743-1751, le commerce du sel y est surtout l'affaire des Napolitains et des Génois, et dans une moindre mesure celle de Français, d'Anglais et de Vénitiens. Durant la période 1797-1799, le commerce de cendre de soude prend fin face à la concurrence de la production chimique, tandis que l'exportation de sel s'accroit[4].

    En 1818, le gouvernement du royaume des Deux-Siciles doit remiser son projet d'accaparement des salines, peu employeuses de main-d’œuvre mais profitables pour leurs propriétaires, face à l'opposition de ceux-ci, majoritairement aristocrates, parfois institutions ecclésiastiques, et bourgeois pour un seul d'entre eux[4].

    Époque contemporaine

    Trapani et le mont Éryx en 1914.

    En 1860, Garibaldi débarque près de Trapani avec ses chemises rouges dans le cadre de ses opérations militaires pour l'unification italienne.

    Le , la ville est le théâtre d'une émeute pro-française. Des manifestants hissent le drapeau français sur les édifices publics puis proclament la déchéance de la maison de Savoie et l'adhésion de la ville à la République française. L'armée ramène l'ordre dans la soirée. La presse italienne attribue le désordre aux mafiosi[7].

    Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle Trapani a été lourdement bombardée[8], la ville est un important centre mafieux. Trapani profite de l'argent du trafic de drogue entre la Sicile et les États-Unis au point qu'au début des années 1980, on convertit plus de dollars en lires à Trapani qu'à Milan et Gênes réunies. A cette époque, la ville de 68 000 habitants compte 23 instituts bancaires (dont la Banca Sicula de la famille D'Ali Staiti), 120 distributeurs de billets, plusieurs loges maçonniques permettant les contacts réguliers entre les chefs mafieux et les hommes politiques et fonctionnaires[9].

    Le substitut du procureur de la République de Trapani, Giangiacomo Ciaccio Montalto, est tué dans sa voiture le 25 janvier 1983 puis, son successeur, Carlo Palermo est grièvement blessé le 2 avril 1985, dans l'attentat qui le vise et tue trois personnes. Le 14 septembre 1988, la mafia tue Alberto Giacomelli, président du tribunal de Trapani à la retraite[10].

    Le Centro Studi Scontrino est démantelé le comme siège de sept loges maçonniques secrètes (Isis, Isis 2, Hiram, Cafiero, Ciullo d'Alcamo, Osiris et Loggia C). Inaugurée en 1980 par le vénérable maître de la loge maçonnique P2 Licio Gelli, la loge Scontrino regroupait plus de 200 membres, parmi lesquels des fonctionnaires municipaux, provinciaux et préfectoraux, des policiers, des chefs d'entreprises, des élus et des chefs mafieux de toute la province de Trapani. Seul son directeur et son adjoint sont inquiétés par la justice[11]. Une antenne de Gladio, dénommée Centro Scorpione, existait également à Trapani[12].

    Une partie du territoire de la commune est détachée par la loi régionale no 3 du 10 février 2021, publiée le 19 février, pour créer la commune de Misiliscemi[13].

    Héraldique

    Blason de la ville de Trapani.

    Les armoiries de la commune de Trapani se blasonnent ainsi : :De rouge, au pont à trois arches, le dernier incomplet, soutenant cinq tours, desquelles la seconde est plus haute, le tout d'or, cerné de noir, posé sur une mer fluctueuse d'azur et d'argent, et surmonté d'une faucille d'or, posée en fasce, avec la poignée à droite et la pointe tournée vers la pointe de l'écu.[14]

    Le blason de la ville de Trapani évoque son histoire à travers une symbolique précise. Les cinq tours représentent les cinq premières tours qui défendaient le centre de la ville : la tour Pali, aujourd'hui disparue, qui se trouvait dans le rione Casalicchio (San Pietro) ; la Torre Vecchia, intégrée par la suite à l'ancien Palazzo Carosio, située à l'angle de la rue Carosio et de la rue des Arts (Via delle Arti) ; la tour du Château-de-Terre (Torre del Castello di Terra), la tour la plus haute de l'ancienne enceinte, visible encore aujourd'hui derrière les locaux de la Préfecture. La tour Peliade enfin, ou tour du Château-de-la-Mer (Torre del Castello di Mare), dite aussi Colombaia, située sur l'île à l'entrée du port. Les arches qui soutiennent les cinq tours peuvent être interprétés de deux manières : ils peuvent soit représenter les portes d'accès de la ville, soit l'ancien aqueduc qui reliait le centre de la ville aux sources de la campagne le long de l'actuelle via Archi. La faucille au-dessus des tours rappelle la forme de la péninsule sur laquelle est bâtie la ville de Trapani (Drépanon en grec, le nom de la péninsule, signifie « faucille »).

    Économie

    Tourisme

    Marais salants de Trapani.

    Sites touristiques voisins :

    Culture et patrimoine

    Monuments et lieux d'intérêt

    • La cathédrale de Trapani (Cattedrale di San Lorenzo), conçue par Alphonse V d'Aragon en 1421 et restaurée en 1740 par Giovanni Biagio Amico.
    • L'église et le collège des Jésuites, conçus à partir de 1636 par l'architecte Natale Masuccio, originaire de Messine, qui l'orne d'une façade typique du baroque sicilien tandis qu'à l'intérieur, les stucs sont de Bartolomeo Sanseverino, élève de Giacomo Serpotta.
    • La basilique sanctuaire Maria Santissima Annunziata (it) conçue par Nicola Pisano avec une façade gothique et le campanile baroque du XVIIe siècle par Giovanni Biagio Amico. À l'intérieur, la Chapelle de la Vierge, ornée d'un arc en marbre sculpté par la famille Gagini, conserve la statue en marbre de la « Madone de Trapani », peut-être une œuvre de Nino Pisano.
    • L'église Sant'Agostino, avec sa splendide rosace et son portail gothique, édifiée par les Templiers au XVIe siècle.
    • L'église des Saintes-Âmes du Purgatoire (chiesa delle Anime Sante del Purgatorio), bâtie en 1688 par l'architecte Pietro Lo Castro selon un plan basilical, avec une nef et deux bas-côtés. La façade, terminée en 1712 par Giovanni Biagio Amico, natif de Trapani, est ornée de figures représentant les douze apôtres[15].
    • L'église Santa Maria del Gesù, de style gothique-Renaissance, abrite la Madonna degli Angeli, terracotta invetriata d'Andrea della Robbia.
    • Le Palazzo della Giudecca, de style plateresque.
    • Le musée régional Agostino-Pepoli possède une riche collection de pièces archéologiques, de sculptures, de peintures, d'arts décoratifs et de coraux taillés, notamment la statue de saint Jacques le Majeur d'Antonello Gagini, le Profil de vieillard de Pietro Novelli, Saint François recevant les stigmates de Titien, ou encore une Pietà de Roberto di Oderisio.
    • La fontaine du Triton.
    • Specus Corallii (la grotte de corail), conçue par l'architecte Antonino Cardillo[16].

    Événements et festivités

    Procession des Mystères de Trapani.

    Au cours de la procession du Vendredi saint, les massari porteurs ») promènent à travers la ville de lourdes statues en bois des XVIe et XVIIe siècles (appelées Mystères) représentant des épisodes de la Passion.

    Saint Albert de Trapani est fêté le 7 août.

    Cuisine locale

    Communauté juive

    Depuis l'époque romaine, une communauté juive est installée à Trapani[17]. Au Moyen Âge, le grand ghetto de Trapani (en italien : giudecca ; en sicilien : jureca) se constitue sur les actuelles Via della Giudecca et Via degli Ebrei, et est habité par la communauté jusqu'au xve siècle[17]. En 1439, environ 200 Juifs côtoient 1 200 de leurs concitoyens chrétiens qui les obligent à restaurer les murs à leurs frais[18].

    Dans la rue Giudecca de cet ancien quartier des Juifs, se trouvent les vestiges du (it) Palazzo della Giudecca datant du xive siècle, construit par la famille de notables Sala[5],[18], qui n'est pas contrainte, contrairement aux autres Juifs, de porter un costume rouge imposé par discrimination[18]. Vers 1400, le roi Martin essaie de protéger les Juifs du harcèlement de la population chrétienne et leur accorde des droits qui se révèleront temporaires[18]. Le bâtiment Sala est notamment un centre d'études talmudiques vers 1485 puis passe aux mains de la famille Ciambra qui rénove son architecture dans un style plateresque espagnol typique, avec des ornements gothiques et Renaissance, des pointes à bossage en forme de diamants et un portail ogival[17],[19],[20]. Sous la pression du décret des rois Ferdinand et Isabelle, l'expulsion des Juifs des royaumes d'Espagne et de Sicile ou leur conversion au christianisme est effective dès 1492.

    Le palais della Giudecca est racheté par la municipalité en 1901[19] mais ses vestiges sont mal conservés[17]. De nos jours, il reste également en ville la grande synagogue dite Sinagoga della Moschea synagogue de la mosquée »)[21].

    Sports

    Le club de football de la ville, le Trapani Calcio, évolue en Serie C, troisième division italienne. Il joue ses matchs à domicile au stade omnisports de la province.

    • En , les côtes de Trapani ont accueilli les régates de la Louis-Vuitton Cup Acts 8 & 9, avec la participation de toutes les embarcations concurrentes de la Coupe de l'America.
    • Trapani a accueilli du 4 au les championnats mondiaux d'escrime catégories cadets et juniors.
    • Dans le cadre des Universiadi qui se sont déroulées en Sicile, Trapani a accueilli le tournoi de basket et le match inaugural du tournoi de football, opposant l'Italie au Brésil.
    • En 1997, Trapani a accueilli les championnats européens juniors de basket.

    Administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Les maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    25 mai 1993 7 juin 1998 Mario Buscaino indépendant  
    7 juin 1998 23 avril 2001 Nino Laudicina CCD  
    23 avril 2001 13 mai 2001 Marisa La Torre Montalto AN  
    14 mai 2001 24 novembre 2001 Alfonso Giordano   commissaire extraordinaire
    24 novembre 2001 24 mai 2012 Girolamo Fazio FI  
    24 mai 2012 3 juillet 2017 Vito Damiano PdL  
    3 juillet 2017 13 juin 2018 Francesco Messineo   commissaire extraordinaire
    13 juin 2018 en cours Giacomo Tranchida PD  
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Hameaux

    Les lieux-dits et frazione de Trapani sont : Xitta, Fulgatore, Borgo Fazio, Ummari.

    Communes limitrophes

    Les communes attenantes à Trapani sont Buseto Palizzolo, Calatafimi-Segesta, Erice, Marsala, Misiliscemi, Paceco, Salemi.

    Jumelages

    Personnalités liées à Trapani

    • Albert de Trapani (1250-1306), saint catholique.
    • Giovanni Biagio Amico (1684-1754), architecte.
    • Antonio Nolfo (1696-1784), sculpteur à qui l'on doit l'effigie du Christ mort, exposée dans une urne de cristal dans l'église des Saintes-Âmes du Purgatoire[23].
    • Leonardo Ximenes (1716-1786), ingénieur hydraulique et astronome de Toscane.
    • Salvatore Maranzano (1886-1931), criminel italo-américain.
    • Carla Accardi (1924-2014), artiste-peintre.

    Notes et références

    Bibliographie

    Articles connexes

    Related Articles

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