Tribehou
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Hydrographie
La commune est dans le périmètre du parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin.
Elle se compose d'un bourg principal (Tribehou) et de plusieurs écarts : le Port, l'Isle, l'Hôtel Borel, l'Hôtel Fontain, Ferme de la Cour, la Mirrerie, la Ramée, l'Hôtel es Bas, le Bosq, la Mare, le Rivet, la Vincenterie, la Rue es Meulets, Saint Martin, la Petite Ramée, Ferme de la Motte, Gournay.
Tribehou est occupée par plusieurs marais au nord, nord-ouest de son territoire : Grand Marais, marais de la Baritte, marais du Fresnay, le marais de Haut. Elle est bordée à l'ouest par le Lozon, à l'est par la Terrette et les marais du Hommet-d'Arthenay. Elle est traversée par la rivière du Moulin. Ces trois derniers cours d'eau alimentent la Taute, juste au nord de Tribehou.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Taute, la Terrette, le Lozon, le canal 01 de la commune de Tribehou[2], le canal 01 du Marais de la Baritte[3], le fossé 01 de la commune d'Hommet d'Arthenay[4], la rivière du Moulin[5], la Taute[6] et un autre petit cours d'eau[7],[Carte 1].
La Taute, d'une longueur de 40 km, prend sa source dans la commune de Cambernon et se jette dans la Douve à Carentan-les-Marais, après avoir traversé 13 communes[8].
La Terrette, d'une longueur de 29 km, prend sa source dans la commune de Cerisy-la-Salle et se jette dans la Taute en limite de en limite de la commune et de Graignes-Mesnil-Angot, après avoir traversé 13 communes[9].
Le Lozon, d'une longueur de 25 km, prend sa source dans la commune de Cametours et se jette dans la Taute en limite de Marchésieux et de la commune, après avoir traversé dix communes[10].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le bassin de décantation 1 de la commune de Tribehou (1,2 ha)[Carte 1],[11].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[15]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 936 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont à 18 km à vol d'oiseau[18], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 890,0 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Tribehou est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Lô, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[22]. Cette aire, qui regroupe 63 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[23],[24].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (71,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,2 %), terres arables (7,7 %), zones urbanisées (5,5 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Tribehou XIIe siècle, Tribohou en 1184, Tripehou en 1212, Tribouhou en 1395[26].
La prononciation est tʁibu[27].
De l'anthroponyme germanique Trisboldus et du saxon ho, « île, presqu'île, promontoire »[26].
Le gentilé est Triboudais.
Microtoponymie
Le hameau Gournay : Gournay est initialement un type toponymique issu du gaulois *Gornacon. Il est basé sur les éléments *gorn-, thème hydronymique mal éclairci et le suffixe gaulois -acon de localisation (du celtique commun *-āko-), latinisé en -acum ou -acus dans les textes. La commune est entourée par les eaux.
Les hameaux en Y-ère/-erie sont des habitats ultérieurs, résultant du développement démographique de la Normandie. Ils désignaient la ferme de la famille Y, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements des XIe – XIIIe siècles. Les essarts prennent le nom des défricheurs, suivi de la désinence -erie ou -ière[Note 5]. Les autres hameaux en Hôtel / Le / Maison... Y sont des constructions encore plus tardives, ils désignent la propriété de la famille Y.
Histoire
Dans la première moitié du XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur du Hommet[28]. Vers 1200, l'église relevait de l'abbaye de Hambye[29].
Circonscriptions administratives avant la Révolution
- Généralité : Caen.
- Élection : Carentan et Saint-Lô (1612/1636), puis Saint-Lô (1713).
- Sergenterie : Carentan.
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[32].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[34].
En 2023, la commune comptait 525 habitants[Note 6], en évolution de −1,5 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Tribehou a compté jusqu'à 1 179 habitants en 1806.
Économie

La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) beurre d'Isigny et crème d'Isigny[37].

