Triple-Entente
Alliance entre la France, la Russie et le Royaume-Uni au début du 20e siècle
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Avant et au cours de la Première Guerre mondiale, la Triple-Entente est l'alliance militaire de la France, du Royaume-Uni et de l'Empire russe jusqu'en 1917. Elle résulte de plusieurs accords bilatéraux. Ces trois pays s'opposent lors du conflit militaire mondial à ceux de la Triplice (Triple-Alliance), composées de l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie, qui n'entrera jamais en guerre contre les pays de la Triple-Entente. L'Italie rejoint finalement les alliés en 1915, tandis que la Russie signe un armistice séparé en 1917 avec les pays de la Quadruplice (ou Empires centraux).



Au début du conflit, la France, le Royaume-Uni, la Russie et les colonies de ces pays (comme le Canada) font partie de la Triple-Entente. Ils s’entendent entre eux pour s’aider en cas de conflit. Plus tard, durant la guerre, d’autres pays viendront leur prêter main-forte, dont les États-Unis en 1917.
Histoire
Il y a tout d'abord une convention militaire entre la France et la Russie le , puis une alliance franco-russe, le [1]. Quelques années plus tard, le , la France et le Royaume-Uni signent l'Entente cordiale, traité de portée surtout symbolique[a] qui marque un rapprochement diplomatique entre les deux pays[2].
Mais surtout, le Royaume-Uni, après l'entrevue de Guillaume II et de Nicolas II en , s'était inquiété d'une tentative de rapprochement de la part de l'Allemagne vis-à-vis de la Russie. Il se décide donc à sortir de son « splendide isolement » et à régler ses différends avec la Russie. Cela aboutit à l'accord du avec la convention anglo-russe où les deux puissances délimitent leurs zones d'influence en Afghanistan, en Perse et au Tibet.
Ce rapprochement ne comportait aucune alliance proprement dite, mais, ajouté à l'alliance franco-russe et à l'Entente cordiale, cet accord, à propos de litiges asiatiques, ébauche une Triple-Entente face à la Triplice (ou Triple Alliance).
Ce sont en premier lieu les crises balkaniques, provoquées par l'Autriche-Hongrie, et en second lieu les crises provoquées par l'Allemagne (la canonnière d'Agadir, le Bec de canard en Afrique) qui allaient lui donner sa cohésion et, ensuite, aboutir à la Grande Guerre en 1914[3].
