Truffandec

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Le Truffandec est un esprit du Béarn (du béarnais truffar, « blaguer », « se moquer »).

Il présente deux aspects : d'un côté, il s'agit d'un génie bienveillant du foyer comme il en existe dans toute l'Europe et au-delà (Bannik, Kikimora, etc.). Et d'un autre, on le considère comme un génie farceur, il chaparde dans les maisons, cache les ustensiles de la maîtresse de maison[1] ou attache les animaux ensemble[2].

En particulier, il est tenu responsable des mauvaises fournées de pain. Il imiterait la voix du boulanger du village afin d'inciter les habitants à déposer leur pâte dans le four du village pas assez chaud, gâchant ainsi irrémédiablement la pâte[3]. Pour prévenir cet incident fâcheux, les ménagères récitaient la veille une prière conjuratoire : A la boutz soule de Pan-Coque / Moun Diu, hètz-me bous desbelha / Que Trufandèc que-s biengue esbrigalha / Lou nas sus ma porte, si ey toque (à la voix seule de Pan-Coque, Mon Dieu, réveillez-moi, que Truffandec vienne s'écraser le nez sur ma porte, s'il y touche). Pan-Coque était le surnom du mitron. Quand elle pétrissait son pain, elle récitait encore une formule commençant par Trufandèc, taa gran traydou, / D'autes cops t'arridou de you... (Truffandec, si grand trompeur, d'autres fois tu t'es moqué de moi...)[4].

Notes et références

Bibliographie

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