Tyler Andrews
ultra-marathonien américain
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Tyler C. Andrews, né le à Concord, est un coureur d'ultra-marathon et alpiniste américain. Il a remporté la médaille d'argent aux championnats du monde du 50 kilomètres en 2016 et est notamment connu pour ses records d'ascension.
Concord
| Tyler C. Andrews | |||||||||
| Informations | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Disciplines | Ultra-marathon, ultra-trail | ||||||||
| Nationalité | |||||||||
| Naissance | Concord |
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| Taille | 1,73 m (5′ 8″) | ||||||||
| Masse | 55 kg (121 lb) | ||||||||
| Palmarès | |||||||||
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Biographie
Débuts et carrière en athlétisme
Tyler Andrews naît et grandit à Concord dans le Massachusetts. À l'âge de six ans, il est diagnostiqué d'une anémie aplasique dont il est traité avec succès[1]. Il fait ses débuts en athlétisme à l'âge de 16 ans, dans les disciplines du fond et du cross-country mais ses performances restent médiocres malgré une bonne progression[2]. Une fois ses études terminées, il s'essaie aux distances plus longues en prenant le départ du semi-marathon Run to Remember 2013 à Boston qu'il remporte[3],[4].
L'année suivante, en 2014, il fait ses débuts sur la distance du marathon en prenant le départ de celui de Boston qu'il termine en 2 h 21 min 33 s[2]. Un mois plus tard, il remporte le marathon de Vermont City en 2 h 20 min 27 s[5]. Il décide de se concentrer sur la distance du marathon et part s'entraîner en altitude, à Quito en Équateur[2].
En 2015, il remporte la médaille d'argent aux championnats des États-Unis du 50 kilomètres derrière Zachary Ornelas pour sa première course d'ultra-marathon[6]. Il décroche ainsi son ticket pour les championnats du monde du 50 kilomètres 2016 à Doha. Il y prend un départ prudent puis profite de la baisse de régime du Zimbabwéen Collen Makaza pour passer en tête. Il se fait cependant doubler par son compatriote Tony Migliozzi mais s'accroche pour remporter la médaille d'argent. Il remporte de plus la médaille d'or au classement par équipes[7].
Le , il se lance pour battre le record monde du 50 kilomètres sur piste. Il boucle les 125 tours en 2 h 46 min 7 s sur le Stade de La Playa (en) à Santa Barbara et bat de deux minutes le précédent record du monde détenu depuis 1980 par le Britannique Jeff Norman[8].
Ayant dû abandonner aux championnats du monde du 50 kilomètres 2019 en raison de crampes d'estomac, il se relance aux championnats des États-Unis du 50 milles en octobre 2019. En lutte pour la tête avec Cole Crosby, il file vers le titre lorsque son rival lève le pied en raison de crampes d'estomac[9].
Spécialisation dans les records de vitesse
Lors de ses entraînements à Quito, il est rejoint par Emmett Scully en 2019 avec lequel il signe un nouveau record de vitesse sur le Salkantay Inca Trail[2],[10].
Présent au Népal pour effectuer des randonnées au début de l'année 2020, il voit les compétitions s'annuler en raison de la pandémie de Covid-19. N'ayant plus d'objectifs sportifs en vue, il décide alors de réaliser un nouveau défi et s'élance sur le sentier reliant le camp de base de l'Everest à Lukla. Il effectue l'aller-retour de 104 km en 23 h 42 min 13 s. Il signe un nouveau record en devenant le premier homme à effectuer la boucle en moins de 24 heures[11],[12]. Inspiré par les exploits de Kílian Jornet et Karl Egloff, il décide alors de s'essayer lui aussi aux records d'aller-retour sur des montagnes, en commençant par l'Amérique du Sud[10],[13],[14].
Le , il établit un nouveau record d'aller-retour à l'Aconcagua en 11 h 24 depuis l'entrée du parc, améliorant de 28 minutes le record de Karl Egloff établi en 2015[15]. Le , il effectue l'aller-retour au Kilimandjaro en 6 h 37 min 57 s en empruntant la Mweka Route. Il bat de cinq minutes le précédent record de Karl Egloff sur un itinéraire plus long d'un kilomètre[16].
Le , il s'élance du camp de base du Manaslu en courant sans oxygène et avec un équipement minimaliste. Il atteint le sommet en 9 h 52 et complète l'aller-retour en 14 h 52 min 14 s[17]. Le , après avoir pris ses repères la semaine précédente, il effectue l'ascension de l'Ama Dablam en 3 h 52 min 23 s puis complète l'aller-retour au camp de base en 6 h 20 min 30 s, battant de trois minutes le record établi par le Français Mathéo Jacquemoud un an auparavant[18]. Le , il effectue l'aller-retour à l'Aconcagua depuis le camp de base de Plaza de Mulas en 4 h 35 min 20 s[19].
En mai 2025, il se rend au Népal avec comme objectif de battre le record d'ascension à l'Everest sans oxygène. Il s'élance pour une première tentative le mais abandonne en raison de problèmes matériels[20]. Il s'élance pour une deuxième tentative le en même temps que Karl Egloff, également présent. En raison de conditions peu idéales ce jour avec du vent au sommet, il choisit d'effectuer une ascension avec oxygène. Les conditions météorologiques étant peu clémentes, il décide d'avorter à nouveau. Il tente un troisième essai en solitaire et sans oxygène le mais abandonne encore, étant victime d'hallucinations[21]. En septembre 2025, il retourne à l'Everest pour de nouvelles tentatives de record. Profitant de l'absence d'alpinistes à cette période de l'année, il s'élance pour une première tentative le mais évite de justesse une chute dans la cascade de glace du Khumbu et se retrouve gêné par la neige fraiche[22]. Profitant de la trace faite par le Polonais Andrzej Bargiel pour sa descente à skis sans oxygène, il se lance pour une deuxième tentative et atteint le camp 4. Néanmoins, de nouvelles chutes de neige recouvrent la trace d'Andrzej Bargiel forçant Tyler Andrews à abandonner une fois de plus[23].
Records d'aller-retour
- Nevado Ojos del Salado, (6 879 m). 9 h 29 min 46 s, [14] ;
- Cotopaxi, (5 897 m). 1 h 36 min 35 s, [24] ;
- Illiniza Nord, (5 126 m). 4 h 7 min 41 s, ;
- Aconcagua, (6 962 m). 11 h 24 min 46 s (entrée du parc), [15] ;
- Kilimandjaro, (5 149 m). 6 h 37 min 57 s, [16] ;
- Lobuche Est, (6 119 m). 2 h 57 min 30 s, ;
- San Francisco, (6 016 m). 2 h 23 min 28 s, ;
- Manaslu, (8 163 m). 14 h 52 min 40 s, [17] ;
- Imja Tse, (6 189 m). 4 h 17 min 34 s, ;
- Ama Dablam, (6 812 m). 6 h 20 min 30 s, [18] ;
- Aconcagua, (6 962 m). 4 h 35 min 20 s (camp de base), [19].
Palmarès en athlétisme
Route
| Année | Compétition | Lieu | Place | Épreuve | Performance |
|---|---|---|---|---|---|
| 2014 | Marathon de Vermont City | 1er | Marathon | 2 h 20 min 27 s | |
| Indianapolis Monumental Marathon | 3e | Marathon | 2 h 20 min 3 s | ||
| 2015 | Marathon de Green Bay | 2e | Marathon | 2 h 20 min 28 s | |
| Marathon de Hartford | 3e | Marathon | 2 h 19 min 37 s | ||
| 2016 | Championnats du monde du 50 kilomètres | 2e | 50 kilomètres | 2 h 56 min 4 s | |
| 2017 | Marathon de Vermont City | 1er | Marathon | 2 h 19 min 41 s | |
| 2018 | Rock 'n' Roll Washington DC Marathon | 1er | Marathon | 2 h 20 min 45 s | |
| Marathon de Vermont City | 1er | Marathon | 2 h 17 min 44 s | ||
| 2019 | Rock 'n' Roll Washington DC Marathon | 1er | Marathon | 2 h 24 min 13 s | |
| Marathon de Vermont City | 3e | Marathon | 2 h 23 min 40 s | ||
| Championnats des États-Unis du 50 miles | 1er | 50 miles | 5 h 43 min 26 s | ||
| 2022 | Marathon de Vermont City | 2e | Marathon | 2 h 20 min 48 s |
Trail
| no | Course | Longueur | Départ | Temps | |
|---|---|---|---|---|---|
| 1re | 100 km | 8 h 49 min 9 s | |||
| 1re | 42,5 km | 3 h 23 min 24 s | |||
| 4e | 4e | 100 mi | 18 h 40 min 4 s | ||
| 3e | 12,23 km | 1 h 2 min 6 s | |||
| 1re | 75 km | 8 h 32 min 45 s |
Records
| Épreuve | Performance | Date | Lieu |
|---|---|---|---|
| 5 000 mètres (piste courte) | 14 min 22 s 93 | ||
| 10 000 mètres | 30 min 22 s 82 | ||
| 10 kilomètres | 30 min 44 s | ||
| 20 kilomètres | 1 h 4 min 59 s | ||
| Semi-marathon | 1 h 5 min 48 s | ||
| 30 kilomètres | 1 h 39 min 11 s | ||
| Marathon | 2 h 16 min 2 s | ||
| 50 kilomètres | 2 h 46 min 6 s 8 | ||
| 50 miles | 5 h 43 min 26 s |