UPM (entreprise)

entreprise finlandaise From Wikipedia, the free encyclopedia

UPM (United Paper Mills) précédemment UPM-Kymmene Oyj, est une entreprise finlandaise fournissant des produits forestiers et fabricant de papier dans ses usines à papier ou papeteries à travers le monde.

Création1996
Forme juridiqueSociété par actions (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
SloganThe Biofore Company
Faits en bref Création, Forme juridique ...
UPM
logo de UPM (entreprise)
illustration de UPM (entreprise)
Usine UPM à Jakobstad

Création 1996
Forme juridique Société par actions (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Action OMX : HEX24386 UPM
Slogan The Biofore Company
Siège social Biofore-talo, Alvar Aallon katu 1
Helsinki
Drapeau de la Finlande Finlande
Direction Jussi Pesonen (CEO)
Activité Foresterie et industrie papetièreVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits produits forestiers
Filiales Nordland Papier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif en diminution 19 271 (keskim. 2018)[1]
TVA européenne FI10410900Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.upm.com

Capitalisation en diminution 11 813 millions (31.12.2018)[1]
Chiffre d'affaires en augmentation 10 483 millions € (2018)[1]
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En 2018, la société compte 19 271 employés et son chiffre d'affaires est de 10 milliards d'euros.

Histoire

UPM est le résultat de la fusion d'Yhtyneet Paperitehtaat Oy[2] et de Kymmene Oy survenue en 1996. Au départ, la nouvelle société portait le nom d'UPM-Kymmene. Sa raison sociale a finalement été abrégée. Neuille

En 2005, UPM est le septième plus important fabricant de papier du monde la société compte 31 500 employés et son chiffre d'affaires était de 9,3 milliards d'euros.

En mars 2006, UPM a annoncé un programme de restructuration, incluant environ 3 600 licenciements, dont environ 3 000 en Finlande et une fermeture du site de Voikkaa à Kuusankoski. Cela a provoqué le plus grand licenciement de l'histoire de la Finlande.

En octobre 2021, Stora Enso et UPM sont soupçonnées d’entente dans la production de la pâte à papier par l'Union européenne et font l'objet d'une perquisition, d'autres entreprises finlandaises du secteur sont concernées[3]. Vu l'évolution opposée de l'édition graphique, des papiers de journaux d'une part et de la livraison à domicile d'autre part, les grands groupes ont transformé des lignes de production de papier en lignes de production de carton et ont fermé des usines de papier. La réduction des capacités de production de papier aggrave les pénuries, fait grimper les prix et accroît les marges. La Commission européenne enquête sur une entente possible entre les grands groupes[4],[5].

Produits

La part du chiffre d'affaires et du résultat opérationnel des différentes activités est en 2018 la suivante[1]:

Davantage d’informations Activité, Part de chiffre d'affaires ...
ActivitéPart de
chiffre d'affaires
Part de
bénéfice
Bio-raffinage25 %56 %
Énergie3 %8 %
Étiquettes auto-adhésives13 %8 %
Papiers spécialisés12 %6 %
Documents de communication40 %18 %
Contre-plaqué4 %3 %
Autres3 %1 %
Total10,5 milliards1,5 milliard €
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Sites de production

Les sites de production sont[6]:

Davantage d’informations Pays, Produits ...
Pays Produits Unités de production
Drapeau de l'Autriche Autriche Papier UPM Steyrermühl
Forêts et bois UPM Steyrermühl, scierie
Drapeau du Brésil Brésil Étiquettes São Paulo
Drapeau de la République populaire de Chine Chine Papier UPM Changshu
Étiquettes Changshu
Drapeau de l'Estonie Estonie contreplaqué Otepää, usine de contreplaqué
Drapeau de la Finlande Finlande Papier
  • UPM Jämsänkoski
  • UPM Kaukas
  • UPM Kymi
  • UPM Kaipola
  • UPM Rauma
  • UPM Tervasaari
Pulpe
Étiquettes Tampere
Contreplaqué
  • UPM Joensuu, usine de contreplaqué
  • UPM Jyväskylä, usine de contreplaqué
  • UPM Pellos, usine de contreplaqué
  • UPM Savonlinna, usine de contreplaqué
  • UPM Kalso, usine de placage
Forêts et bois
  • UPM Alholma, scierie
  • UPM Kaukas, scierie
  • UPM Korkeakoski, scierie
  • UPM Seikku, scierie
Énergie
  • UPM Harjavalta, centrale hydroélectrique
  • UPM Kallioinen, centrale hydroélectrique
  • UPM Kaltimo, centrale hydroélectrique
  • UPM Katerma, centrale hydroélectrique
  • UPM Keltti, centrale hydroélectrique
  • UPM Kuusankoski, centrale hydroélectrique
  • UPM Tyrvää, centrale hydroélectrique
  • UPM Voikkaa, centrale hydroélectrique
  • UPM Äetsä, centrale hydroélectrique
Autres
  • UPM Bio-composites, Lahti (composite bois plastique)
  • UPM bioraffinerie, Kaukas integrate, Lappeenranta
Drapeau de la France France Papier
  • UPM Chapelle Darblay
Étiquettes
  • Nancy
Drapeau de l'Allemagne Allemagne Papier
  • UPM Augsburg
  • UPM Hürth
  • UPM Ettringen
  • UPM Norland Papier, Dörpen
  • UPM Plattling
  • UPM Schongau
  • UPM Schwedt
Autres UPM Biocomposites, Bruchsal (composite bois plastique)
Drapeau de la Malaisie Malaisie Étiquettes Johor
Drapeau de la Pologne Pologne Étiquettes
  • Nowa Wies
  • Wroclaw
Drapeau de la Russie Russie contreplaqué UPM Chudovo, usine de contreplaqué et de placage
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni Papier
  • UPM Caledonian Papier
  • UPM Shotton, Papier
Étiquettes Scarborough
Drapeau de l'Uruguay Uruguay Pulpe UPM Fray Bentos usine de pâte à papier
Drapeau des États-Unis États-Unis Papier
  • UPM Blandin
Étiquettes
  • Fletcher, NC
  • Dixon, IL
  • Mills River, NC
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France

En France, UPM possède / a possédé plusieurs usines :

  • Rabopale à Aigrefeuille-d'Aunis (près de La Rochelle) spécialisée dans le rabotage ;
  • Chapelle Darblay à Grand-Couronne (près de Rouen). Arrêtée en 2020, fermeture définitive juin 2021, bien que bénéficiaire. Spécialisée dans le papier journal dont elle représentait 25% du marché français. Elle collectait 40% du papier recyclé de France. Elle avait été fondée en 1928.
    L'usine est reprise par François Pinault en 1987 pour 1 franc symbolique, largement subventionnées par l'État elle est cédée dès 1990 avec 435 millions de francs de plus-values[7]. 500 millions d'euros d'investissements ont été effectués ces trente-cinq dernières années, dont 300 millions pour la machine à papier de 110 mètres de long qui transforme les fibres en papier journal[8]. Le site où en 1985 a été inventé le procédé de désencrage et de recyclage du papier journal est un outil performant[9]. Jusqu'en 2021, l'usine récupérait 350 000 tonnes de journaux, revues, magazines et prospectus via 350 contrats passés avec des collectivités représentant 24 millions de personnes. Cette usine est un maillon essentiel de l'économie circulaire du papier en France, elle représente 40% de la capacité de recyclage française[10],[11]. Employant 230 salariés, arrêté en , le site est maintenu en état de marche jusqu'en [12]. À l'issue de tractations menées par la Métropole, l'activité est maintenue, reprise par un consortium dont Veolia fait partie.
  • Papeteries de Docelles dans les Vosges. Fermée en 2014[13]. Elle était spécialisée dans le papier bureautique. Ouverte en 1948, il s'agissait de la plus vieille papeterie d'Europe[14] et de la plus ancienne usine de France[15].
    En 2017, sur ordre de la direction finlandaise et avec la complicité du directeur du site, UPM sabote les machines, afin de les rendre inutilisables avant de vendre l'usine[14],[16],[17].
  • Stracel à Strasbourg, spécialisée dans le papier magazine, est revendue en 2014 aux groupes VPK Packaging et Klingele Papierwerke sous le nom de Blue Paper[18].
  • Raflatac à Pompey (près de Nancy) spécialisée dans les étiquettes.

Actionnariat

Les actionnaires principaux au sont[21]:

Davantage d’informations Actionnaire, % ...
Actionnaire %
Varma2,463 %
Ilmarinen oy2,305 %
Elo1,228 %
Fonds de pension d'État finlandais0,6632 %
Antti Herlin 0,6537 %
OP Asset Management 0,6005 %
Nordea0,5314 %
Fermer

Controverses

En 2008, le groupe a été impliqué en France dans une procédure menée par le Conseil de la concurrence pour entente illicite au sein de l'UFC (Union des Fabricants de Contreplaqué[22]). Ces pratiques remontent aux années 1990 et concernent aussi Plysorol, Rougier Panneaux, Joubert, Thébault, Mathé et Allin. Le groupe UPM n'a pas été sanctionné au titre du point IV de l'article L. 464-2 du Code de commerce, ayant coopéré avec l'administration[23].

Le , UPM annonce la vente de son site Chapelle-Darblay. Cette fermeture mettrait en péril la filière du recyclage papier en France, l'activité étant vouée à être relocalisée à l'étranger[12].

En , UPM annonce la cession du site à Samfi-Paprec. Un projet de production d'hydrogène pourrait succéder à la papeterie[24].

En , la Métropole Rouen Normandie désapprouve le choix de Samfi et annonce vouloir racheter le site, préférant conserver les capacités de recyclage du site, l'un des plus grands de France. La Métropole est décidée à préempter le site « au nom de l'intérêt général ». L'usine occupe un site de 33 hectares. Samfi-Paprec a déposé une offre à hauteur de 7,5 millions d'euros, tandis que Veolia propose 8 millions. Selon un communiqué de la Métropole, le projet de Samfi-Paprec « comprend une activité de tri de déchets, sans recyclage, et la mise en place d'ici trois à cinq ans d'une unité de production d'hydrogène »; « les compétences et la valeur ajoutée de la Chapelle-Darblay en matière de recyclage papier/carton, uniques en France par leur nature et leur ampleur industrielle, seraient alors perdues »[25],[26].

En 2022, la Métropole de Rouen confirme sa décision de préempter le site non démantelé et ouvre la voie au maintien de l'activité historique de transformation et de recyclage de papier. La démarche juridique de la Métropole vise à annuler la vente de la papeterie au consortium Samfi-Paprec[27]. Le prix de l'ensemble des biens immobiliers constitutifs du site industriel est de 5 millions d'euros. L'objectif de continuité d'une activité industrielle papetière et de ses activités de recyclage impose d'élargir le périmètre de cette acquisition à celui des autres outils de production et équipements nécessaires dont la valeur a été arrêtée en accord avec UPM France à un montant global de 3 millions d'euros. Le consortium Veolia/Fibre Excellence s'est porté candidat pour reprendre l'exploitation et prolonger le développement de l'usine en répondant aux enjeux industriels et environnementaux de la Métropole. La revente de l'ensemble contre 8 millions d'euros (9,6 millions d'euros TTC) par la Métropole en fait une opération blanche pour la Métropole aux frais près. Cette reprise ouvre la porte à la relocalisation en France du recyclage papier qui avait été transféré en Belgique et en Allemagne[28],[29],[30],[31].

L'usine est à l'arrêt depuis 2020, Fibre Excellence s’est donné comme objectif de boucler le financement d’ici la fin d’année 2024 pour une reprise de l’activité en 2027. 245 millions d'Euros d’investissements sont nécessaires, dont 37 de fonds propres fournit par l'entreprise. Le site produira du PPO (papier pour onduler), nécessaire à la fabrication d’emballages cartons, un marché jugé « plus porteur que le papier journal »[32].

Pour Fibre Excellence, le plan de financement n'est pas bouclé. Les maires de Rouen et de Grand-Couronne ainsi que la CGT demande à l'état d'accorder un prêt au potentiel repreneur de la papeterie de Chapelle-Darblay. 200 emplois sont menacés[33]. En juin 2025, l’État s’engage financièrement pour sauver la papeterie Chapelle-Darblay à hauteur de 52 millions d’euros, « conditionné à la levée de fonds privés que doit désormais engager Fibre Excellence »[34].

Notes et références

Voir aussi

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