Un simple accident
film franco-iranien de Jafar Panahi
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Un simple accident (persan : یک تصادف ساده, Yek tasadof-e sadeh) est un drame franco-luxo-iranien écrit et réalisé par Jafar Panahi, sorti en 2025.
Yek tasadof-e sadeh
Les Films Pelléas
Pio & Co
Arte France Cinéma
| Titre original |
یک تصادف ساده Yek tasadof-e sadeh |
|---|---|
| Réalisation | Jafar Panahi |
| Scénario | Jafar Panahi |
| Sociétés de production |
Bidibul Productions Les Films Pelléas Pio & Co Arte France Cinéma |
| Pays de production |
|
| Genre |
Drame Thriller |
| Durée | 105 minutes |
| Sortie | 2025 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il est sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2025, où il remporte la Palme d'or. Le réalisateur, qui critique la république islamique et qui a été emprisonné à plusieurs reprises, a réalisé le film sans autorisation officielle de tournage des autorités iraniennes[1]. Le film est nommé pour l'Oscar du meilleur film international en 2026[2].
Synopsis
En rejoignant de nuit, avec sa femme enceinte et sa petite fille, sa maison à la campagne, un automobiliste écrase un chien. La voiture tombe en panne et il s'arrête devant un garage. Là, Vahid, un mécanicien automobile, croit reconnaître en cet automobiliste Eghbal « la Guibole », au son de sa prothèse de jambe qui grince, l'un de ses anciens tortionnaires alors qu'il était détenu par les autorités iraniennes.
Après l'avoir suivi pour voir où il habite, le lendemain, Vahid assomme l'homme qu'il soupçonne d'être Eghbal, l'enlève et l'emmène dans le désert avec le projet de l'enterrer vivant. Pendant l'accomplissement de son plan, il commence à douter de la culpabilité de l'homme qui crie n'avoir jamais travaillé dans une prison et n'avoir perdu sa jambe que l'année précédente. Or, pendant sa détention, Vahid a toujours été interrogé les yeux bandés. Il sort l'homme du trou, le charge dans sa camionnette et retourne à Téhéran pour prendre l'avis de Salar, un libraire. Celui-ci renvoie Vahid vers Shiva qu'il retrouve en train de faire des photographies de mariage pour son amie Golrokh et son fiancé Ali. Shiva et Golrokh furent aussi emprisonnées et torturées en même temps que Vahid.
Le jeune couple et la photographe montent dans la camionnette et vont chercher Hamid, l'ex compagnon de Shiva, lui aussi ancienne victime d'Eghbal et qui en a gardé un comportement très violent. Ils retournent dans le désert. Mais les quatre anciens détenus du tortionnaire sont partagés sur le sort qui doit lui être réservé, d'autant plus que l'homme continue farouchement à nier être Eghbal.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre francophone : Un simple accident[3]
- Titre original : یک تصادف ساده, Yek tasadef sadeh[4]
- Réalisation et scénario : Jafar Panahi
- Photographie : Amin Jafari
- Montage : Amir Etminan
- Effets visuels : Kevin Van Der Meiren
- Décors : Leila Naghdi Pari
- Production : Jafar Panahi, Philippe Martin, Christel Henon, Sandrine Dumas
- Sociétés de production : Bidibul Productions, Les Films Pelléas, Pio & Co et Arte France Cinéma[5]
- Société de distribution : Memento Distribution (France)
- Budget : 1 million d'euros
- Pays de production :
Iran,
Luxembourg,
France[3] - Langue originale : persan
- Format : couleur
- Genre : drame, thriller
- Durée : 105 minutes
- Dates de sortie :
- France : (Festival de Cannes) ; (sortie nationale)[6]
Distribution
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- Vahid Mobasseri : Vahid
- Maryam Afshari : Shiva
- Ebrahim Azizi : Eghbal "la Guibole"
- Hadis Pakbaten : Golrokh
- Majid Panahi : Ali
- Delnaz Najafi : la fille d'Eghbal
- Mohamad Ali Elyasmehr : Hamid
- Georges Hashemzadeh : Salar
- Afssaneh Najmabadi : la femme d'Eghbal
Production
Genèse et développement
Il s'agit du 12e long métrage de Jafar Panahi qui, par le passé, a exprimé à plusieurs reprises des critiques à l'égard de la politique de la république islamique.
Panahi a été arrêté en 2022 après avoir été condamné en 2010 à une peine de six ans de prison et à une interdiction d'exercer de 20 ans. Après presque sept mois de détention, il est libéré début février 2023, après avoir entamé une grève de la faim. Malgré son interdiction d'exercer, il a toujours réussi à finaliser ses projets de films en Iran et à les faire sortir à l'étranger[7],[8]. C'est ainsi qu'en son absence son film Aucun ours (2022) a été présenté dans la compétition principale de la Mostra de Venise et y a été récompensé.
Un simple accident se présente comme un thriller[9]. Le film est produit par Panahi en collaboration avec la société française Les Films Pelléas. Les sociétés Bidibul Productions (Luxembourg) et Pio & Co (France) sont coproductrices du projet.
La postproduction du film s'est déroulée entièrement en France[10].
Tournage
Selon une information de la chaîne d'opposition Radio Farda, Panahi a tourné Un simple accident sans autorisation officielle et sans respecter les consignes vestimentaires pour les femmes. Ainsi, les actrices ne portent pas de hidjab[1].
Accueil
Sortie
La première mondiale d'Un simple accident a lieu le 20 mai 2025 lors du 78e festival de Cannes[11]. Lors de la présentation du programme à la mi-avril 2025, le délégué général Thierry Frémaux est resté discret sur le contenu du film[12].
La fois précédente, en 2021, en l'absence de Panahi, The Year of the Everlasting Storm (en), un film omnibus réalisé par, entre autres, Laura Poitras, David Lowery et Apichatpong Weerasethakul, avait été présenté en séance spéciale.[pas clair]
La sortie nationale en France a lieu le [6] ; le film est distribué par Memento[13].
Accueil critique
En France, le site Allociné donne une moyenne de 4,2⁄5, d'après l'interprétation de 41 critiques de presse[14].
Distinctions
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Récompenses
- Festival de Cannes 2025 :
- Palme d'or
- Prix de la Citoyenneté