Union des partis modérés

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L'Union des Partis modérés (UPM) est un parti politique vanuatais.

PrésidentIshmael Kalsakau
Fondation
Faits en bref Présentation, Président ...
Union des partis modérés
Présentation
Président Ishmael Kalsakau
Fondation
Siège Port-Vila, Vanuatu
Positionnement Droite
Idéologie Conservatisme
Libéralisme
Décentralisation
Francophone
Couleurs Bleu
Représentation
Députés
5  /  52
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Il s'agit d'un parti conservateur et francophone, par opposition aux partis anglophones tels le Vanua'aku Pati et le Parti national unifié.

Historique

Dans les années 1970, avant l'indépendance du Vanuatu, divers partis francophones émergent en opposition au Parti national des Nouvelles-Hébrides qui promeut une indépendance immédiate de cette colonie franco-britannique et une identité anglophone pour le pays. Nés en 1973, l'Union des communautés des Nouvelles-Hébrides (réticent à une indépendance trop rapide, voire anti-indépendantiste, et défendant la minorité francophone) et le Mouvement autonomiste des Nouvelles-Hébrides (plus fermement anti-indépendantiste, francophone également) s'allient progressivement avec l'Union tan (pour une indépendance retardée, souhaitant un développement préalable de la colonie), le Namangi-Aute (régionaliste, défendant les catholiques francophones de Malekula), et certains membres du Nagriamel (régionaliste voire sécessionniste, à Espiritu Santo) et du mouvement John Frum (régionaliste voire sécessionniste, à Tanna). L'alliance se qualifie de « Modérés », par opposition au Parti national qu'il considère comme radical, et promeut sans succès un modèle politique de décentralisation, voire un État fédéral. En 1981, après l'indépendance du pays, les alliés s'unissent formellement en une Union des Partis modérés, avec Vincent Boulekone (fondateur de l'Union tan) comme premier chef du parti[1].

Après l'indépendance, les députés « modérés » sont accusés de complicité dans la tentative de sécession de l'île d'Espiritu Santo et bon nombre sont arrêtés. En 1981 Charlie Nako se retrouve alors seul député « modéré » siégeant encore au Parlement face au gouvernement anglophone et nationaliste de Walter Lini, « tous les autres membres de l'Opposition parlementaire étant soit en prison, soit interdits de retour au pays » (c'est le cas de Georges Cronsteadt et Guy Prévot), « soit mort » (c'est le cas d'Alexis Yolou)[2]. En juillet 1988, Maxime Carlot (nouveau chef du l'Union des partis modérés) qualifie Walter Lini de « dictateur », et dix-huit des vingt députés de l'UPM boycottent le Parlement. Ils en sont alors exclus[3], et le Vanua'aku Pati de Lini domine le Parlement jusqu'aux élections de 1991. Celles-ci sont remportées par une alliance de l'UPM et du Parti national unifié, permettant la première alternance politique depuis l'indépendance[4].

Maxime Carlot Korman, Serge Vohor et Ishmael Kalsakau, tous trois de l'UPM, ont été premiers ministres. Le parti a subi une grave crise début 1996 lorsque les deux ténors du parti, Vohor et Carlot se sont affrontés pour le poste de premier ministre. Vohor dirige le parti de 1988 à 2022 ; aucune autre personnalité politique vanuataise n'est restée aussi longtemps à la tête d'un parti[5]. Il en est évincé en 2022 par un vote du congrès du parti, qui choisit Ishmael Kalsakau comme nouveau chef[6].

L'Union des Partis modérés remporte 12 sièges aux élections de 1998, 15 en 2002 et 9 en 2004. Malgré son faible score, Vohor parvient à former un bref gouvernement de coalition en , avant d'être destitué par une motion de censure quatre mois plus tard.

Représentation au Parlement

Davantage d’informations Élection, Sièges ...
Élection Sièges
1983
13  /  39
1987
20  /  46
1991
19  /  46
1995
17  /  50
1998
12  /  52
2002
15  /  52
2004
9  /  52
2008
7  /  52
2012
5  /  52
2016
6  /  52
2020
5  /  52
2022
7  /  52
2025
6  /  52
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Références

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