Valentin de Rhétie

Évêque From Wikipedia, the free encyclopedia

Valentin de Passau ou Valentin de Rhétie, né vers le début du Ve siècle et mort vers 475 à Mais près de Mérano, dans le Tyrol du Sud, est un moine gyrovague et prédicateur, un abbé légendaire conduisant la prédication dans les Alpes centrales et les Alpes autrichiennes, sur les versants suisses, autrichiens ou italiens actuels. Il aurait fini sa vie comme évêque itinérant dans la province Rhétie. . Il est vénéré comme saint par l'Église catholique, et fêté le 7 janvier[1].

Décès
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
TyrolVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Étape de canonisation
Fête
Faits en bref Diocèse de Passau, Décès ...
Valentin de Passau
Saint Valentin, gravure de 1480 de Rouffach en Alsace. Saint Valentin guérit les enfants de deux parents reconnaissants (National Gallery of Art de Washingon). On peut lire en allemand : « saint Valentin, priez Dieu pour nous ».
Fonction
Diocèse de Passau
Biographie
Décès
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
TyrolVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Étape de canonisation
Fête
Fermer

Biographie

St Valentin et un donateur agenouillé, Lucas Cranach l'Ancien (v. 1503), Académie des Beaux-Arts de Vienne, Autriche[2].
La Rhétie romaine en rose.

Son existence est relatée dans la Vita Severini d'Eugippe, la Vita S. Martini de Venance Fortunat, et plus tard, dans la Vita S. Corbiniani d'Aribon de Freising.

Valentin vécut à l'époque des invasions barbares du Ve siècle. Venu des Pays-Bas actuels, il partit à Rome en pèlerinage dans les années 440. Durant son séjour, il fut reçu par le pape Léon le Grand qui lui demanda d'évangéliser les régions romaines de la Rhétie et de la Norique.

Rencontrant des difficultés dans son entreprise, il retourna à Rome pour demander au pape de l'envoyer ailleurs. Au contraire, celui-ci l'exhorta, le consacra évêque de Passau, et lui demanda de poursuivre sa mission. Alors il s'efforça de christianiser cette vaste région située entre le col du Saint-Gothard, Coire, Bressanone, Ratisbonne et Passau. Cependant, la population alpine (descendant des Rhètes) était toujours imprégnée de paganisme ou adhérait à la doctrine arienne. Même si certains étaient déjà chrétiens ou acceptaient de le devenir, la tâche parût décidément trop ardue à Valentin qui partit dans les Alpes grisonnes, où son enseignement réussit davantage.

Il mena donc une vie de missionnaire itinérant tout en établissant un ermitage au fort de Mais à Zenoberg (village de Tyrol dans le Tyrol du Sud). C'est là qu'il mourut vers 475 en ermite. Une église Saint-Valentin fut bâtie à l'endroit de son enterrement. Venance Fortunat la mentionne au VIe siècle comme Valentini benedicti templa en s'y rendant en pèlerinage, comme saint Corbinien le fera également. Puis son corps fut déplacé à Trente par les Lombards, avant d'être envoyé à Passau, en 765, par le duc Tassilon III de Bavière[3].

Culte

Valentin est considéré comme protégeant contre l'épilepsie, les convulsions, la goutte et les épizooties du bétail. Il est représenté en évêque avec un enfant malade allongé à ses pieds pour symboliser l'épilepsie. L'historien d'art français Louis Réau postulait pour expliquer la vocation guérisseuse du saint un glissement sémantique de Valentin due à la prononciation germanique en un radical proche du verbe fallen, tomber ou de la racine du vocable Fallsucht, signifiant épilepsie. Mais l'historien commun peut y entrevoir aussi la rencontre du moine Valentin avec les restes de pratiques shamaniques hyperboréennes, conservées longtemps par le paganisme triomphant.

Il est le saint patron principal du diocèse de Passau, avec Maximilien de Lorch et Conrad de Parzham. Quelques-unes de ses reliques se trouvent dans le premier autel du bas-côté droit de la cathédrale de Passau. Il est représenté sur le retable réalisé fin XV de la chapelle de Sankt Neithard dans la cathédrale d'Ulm[4]. Un tableau du musée national germanique de Nuremberg daté de 1520 le montre également dans cette posture, soucieux de cette infirmité.

Fête

  • Sa mémoire (memoria ad libitum) est fêtée le , principalement dans les pays germanophones, et sa fête est également célébrée le 1er juillet dans le diocèse de Passau[5],[6].

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI