Valère Bernard
peintre, graveur, écrivain et poète de la Provence d'expression occitane (1860-1936)
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Valère Bernard (en langue d'oc : Valèri Bernard), né Valérie Marius Bernard le à Marseille où il est mort le , est un peintre, graveur, écrivain et poète français de la Provence d'expression occitane.
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Jaque lou Sòci, Janet, Louvis Ancian, Lou Masc, J.B. Nadal, Lou Pantaiaire, Pinto-Gàbi, J. Soubeiran, Tadièu-Sucho, Valèri Tadéo-Atlan, Cétépatan, Marius-le-Brave, Separd Fres, V. Achinard, V. Ritas |
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Il laisse un œuvre peint et gravé important et ses ouvrages ont continué à être édités après sa mort.
Biographie
Valère Bernard naît à Marseille le dans une famille originaire d'Avignon.
Il entre en 1875 à l'École des beaux-arts de Marseille pour suivre les cours de Joanny Rave (1827-1887)[1]. Reçu à l'École des beaux-arts de Paris, il a pour professeurs Alexandre Cabanel et Pierre Puvis de Chavannes[2]. Il demeure à Paris de 1881 à 1886 et revient ensuite en Provence.
Il a d'abord été attiré par la sculpture et la peinture, mais son œuvre de graveur est remarquable.
En , sa rencontre avec Félicien Rops influence à la fois sa gravure et ses thèmes. Il se lie d'amitié avec Alfons Mucha, qui lui fait découvrir l'affiche lithographique[2]. De retour à Marseille, lors de ses premières expositions, la critique salue son talent tant dans ses eaux-fortes que dans sa peinture[2]. Il livre entre autres une suite gravée intitulée Guerro (1893-1895), variations autour du thème de la mort, d'une grande intensité graphique, inspirée de Francisco de Goya.
D'expression occitane[1], il adhère au Félibrige. Il compose ses premiers poèmes en dialecte marseillais[C'est-à-dire ?], puis entame une œuvre romancée où il montre toute sa sensibilité et sa compassion pour les humbles et les marginaux[2]. Son amitié pour le graveur Paul Blanc en témoigne, il est le parrain de son fils Valère.
Élu majoral du Félibrige en , il a la fonction de Capoulié (chef) de à . Partisan d'une renaissance de la langue occitane dans toutes ses variétés linguistiques[2], il écrit dans une langue qu'il élabore pour unifier les parlers d'oc et le catalan, la Légende d'Esclarmonde, puis Lugar, conte magic.
En , il est président de la Société d'études occitanes[3], dont il est un des fondateurs. Le , il est élu au 32e fauteuil de l'Académie de Marseille.
Professeur d'histoire de l'art à l'École des beaux-arts de Marseille, Valère Bernard devient aveugle et meurt à son domicile de Marseille le [4]. Il est inhumé à Marseille au cimetière Saint-Pierre.
- Discours de Valère Bernard durant les obsèques de Frédéric Mistral le , photographie de l'agence Rol, Paris, BnF.
Œuvres
Valère Bernard laisse un œuvre peint et gravé important[5],[6],[7] et ses ouvrages ont continué à être édités après sa mort.
Éditions anthumes
- Li Balado d'Aram, Les ballades d'airain, 1883.
- Li Cadarau, 1884.
- Guerro, Guerre, strophes gravées sur onze eaux-fortes, 1893.
- Bagatóuni, Les charniers, roman, 1894.
- La Pauriho, La Pauvraille, poèmes, 1899.
- Long la Mar Latino, Le long de la mer latine, poème, 1908.
- Lei Bóumian, 1910, Éditions des Régionalismes, 2015, 164 p.
- L'Aubre en Flour, L'arbre en fleurs, poèmes, 1913.
- La Legenda d'Esclarmonda, poème en douze chants, 1925.
- Lugar, conte magic, poème, 1935.
Éditions posthumes
- Lindaflor, Rèina dels Somnhes Fleur pure, 1938.
- Letanìo, Litanies, poèmes, 1946.
- La Légende de Jean de l'Ours, avec treize gravures originales, 1974.
- Mémoires, 1978.
- Jouglar Felibre, avec traduction française, 1982.
- Proumié e darrié pouèmo, poèmes illustrés de treize gravures et dessins, 1986.
- Dans le monde des rêves[8], récit, 1986.
- Ienoun, poème inachevé, 1987.
- La Feruno, avec traduction française, 1992.
- Angèlo Dàvi, avec traduction française, 1996.
- Œuvres de Valère Bernard
- Au soleil, musée des Beaux-Arts de Marseille.
- Portrait d'Auguste Fortuné Marion, Académie de Marseille.
- La Vigne (Salon de 1897).
- Portrait de Paul Ruat, localisation inconnue.
- Jean-Baptiste Olive dans son atelier, musée des Beaux-Arts de Marseille.
- Eucharistie (1905), Académie de Marseille.
- La Farandole, Marseille, musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.