Valère Bernard

peintre, graveur, écrivain et poète de la Provence d'expression occitane (1860-1936) From Wikipedia, the free encyclopedia

Valère Bernard (en langue d'oc : Valèri Bernard), né Valérie Marius Bernard le à Marseille où il est mort le , est un peintre, graveur, écrivain et poète français de la Provence d'expression occitane.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Jaque lou Sòci, Janet, Louvis Ancian, Lou Masc, J.B. Nadal, Lou Pantaiaire, Pinto-Gàbi, J. Soubeiran, Tadièu-Sucho, Valèri Tadéo-Atlan, Cétépatan, Marius-le-Brave, Separd Fres, V. Achinard, V. RitasVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Capoulié du Félibrige, 1909-1919 ...
Valère Bernard
Valère Bernard, Capoulié du Félibrige, dans L'Album catalan de .
Fonctions
Capoulié du Félibrige
-
Majoral du Félibrige
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
MarseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Pseudonymes
Jaque lou Sòci, Janet, Louvis Ancian, Lou Masc, J.B. Nadal, Lou Pantaiaire, Pinto-Gàbi, J. Soubeiran, Tadièu-Sucho, Valèri Tadéo-Atlan, Cétépatan, Marius-le-Brave, Separd Fres, V. Achinard, V. RitasVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Rédacteur à
La Vihado (d), Lou Zou ! (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Il laisse un œuvre peint et gravé important et ses ouvrages ont continué à être édités après sa mort.

Biographie

Valère Bernard naît à Marseille le dans une famille originaire d'Avignon.

Il entre en 1875 à l'École des beaux-arts de Marseille pour suivre les cours de Joanny Rave (1827-1887)[1]. Reçu à l'École des beaux-arts de Paris, il a pour professeurs Alexandre Cabanel et Pierre Puvis de Chavannes[2]. Il demeure à Paris de 1881 à 1886 et revient ensuite en Provence.

Il a d'abord été attiré par la sculpture et la peinture, mais son œuvre de graveur est remarquable.

En , sa rencontre avec Félicien Rops influence à la fois sa gravure et ses thèmes. Il se lie d'amitié avec Alfons Mucha, qui lui fait découvrir l'affiche lithographique[2]. De retour à Marseille, lors de ses premières expositions, la critique salue son talent tant dans ses eaux-fortes que dans sa peinture[2]. Il livre entre autres une suite gravée intitulée Guerro (1893-1895), variations autour du thème de la mort, d'une grande intensité graphique, inspirée de Francisco de Goya.

D'expression occitane[1], il adhère au Félibrige. Il compose ses premiers poèmes en dialecte marseillais[C'est-à-dire ?], puis entame une œuvre romancée où il montre toute sa sensibilité et sa compassion pour les humbles et les marginaux[2]. Son amitié pour le graveur Paul Blanc en témoigne, il est le parrain de son fils Valère.

Élu majoral du Félibrige en , il a la fonction de Capoulié (chef) de à . Partisan d'une renaissance de la langue occitane dans toutes ses variétés linguistiques[2], il écrit dans une langue qu'il élabore pour unifier les parlers d'oc et le catalan, la Légende d'Esclarmonde, puis Lugar, conte magic.

En , il est président de la Société d'études occitanes[3], dont il est un des fondateurs. Le , il est élu au 32e fauteuil de l'Académie de Marseille.

Professeur d'histoire de l'art à l'École des beaux-arts de Marseille, Valère Bernard devient aveugle et meurt à son domicile de Marseille le [4]. Il est inhumé à Marseille au cimetière Saint-Pierre.

Œuvres

Valère Bernard laisse un œuvre peint et gravé important[5],[6],[7] et ses ouvrages ont continué à être édités après sa mort.

Éditions anthumes

  • Li Balado d'Aram, Les ballades d'airain, 1883.
  • Li Cadarau, 1884.
  • Guerro, Guerre, strophes gravées sur onze eaux-fortes, 1893.
  • Bagatóuni, Les charniers, roman, 1894.
  • La Pauriho, La Pauvraille, poèmes, 1899.
  • Long la Mar Latino, Le long de la mer latine, poème, 1908.
  • Lei Bóumian, 1910, Éditions des Régionalismes, 2015, 164 p.
  • L'Aubre en Flour, L'arbre en fleurs, poèmes, 1913.
  • La Legenda d'Esclarmonda, poème en douze chants, 1925.
  • Lugar, conte magic, poème, 1935.

Éditions posthumes

  • Lindaflor, Rèina dels Somnhes Fleur pure, 1938.
  • Letanìo, Litanies, poèmes, 1946.
  • La Légende de Jean de l'Ours, avec treize gravures originales, 1974.
  • Mémoires, 1978.
  • Jouglar Felibre, avec traduction française, 1982.
  • Proumié e darrié pouèmo, poèmes illustrés de treize gravures et dessins, 1986.
  • Dans le monde des rêves[8], récit, 1986.
  • Ienoun, poème inachevé, 1987.
  • La Feruno, avec traduction française, 1992.
  • Angèlo Dàvi, avec traduction française, 1996.

Notes et références

Annexes

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