Villars-sur-Var
commune française du département des Alpes-Maritimes
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Villars-sur-Var (en occitan Vilar de Var, en italien Villar del Varo) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
| Villars-sur-Var | |||||
L'église Saint-Jean-Baptiste. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | Alpes-Maritimes | ||||
| Arrondissement | Nice | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Alpes d'Azur | ||||
| Maire Mandat |
René Briquetti 2020-2026 |
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| Code postal | 06710 | ||||
| Code commune | 06158 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Villarois | ||||
| Population municipale |
780 hab. (2023 |
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| Densité | 31 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 56′ 17″ nord, 7° 05′ 52″ est | ||||
| Altitude | Min. 239 m Max. 1 803 m |
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| Superficie | 25,27 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Nice (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Vence | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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| Liens | |||||
| Site web | www.villarssurvar.net | ||||
| modifier |
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Ses habitants sont appelés les Villarois.
Géographie
Localisation
Commune située dans la moyenne Vallée du Var, au nord de Nice entre Massoins et Puget-Théniers.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Ascros, Ilonse, Malaussène, Massoins, Pierrefeu, Thiéry et Touët-sur-Var.
Géologie et relief
Village sur plusieurs niveaux à flancs de colline, dominant le cours du Var.
Reliefs environnants[1] :
- Contreforts du mont Pincogul[2] ;
- Pointe des 4 Cantons ;
- Mont Ragias.
Catastrophes naturelles - Sismicité
Le 2 octobre 2020, de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, Saint-Martin-Vésubie, Tende...) sont fortement impactés par un "épisode méditerranéen" de grande ampleur[3].Certains hameaux sont restés inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'a été rétablie que vers le 20 octobre. L'Arrêté du 7 octobre 2020 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a identifié 55 communes, dont Villars-sur-Var, au titre des "Inondations et coulées de boue du 2 au 3 octobre 2020"[4].
Le risque naturel ou technologique majeur dans les Alpes-Maritimes : Villars-sur-Var "zone 4 à sismicité moyenne"[5],[6].
Hydrographie et les eaux souterraines
Cours d'eau sur la commune ou à son aval[7] :
- Var (fleuve),
- vallon du bau de mars,
- torrent des gravières,
- ravin de laugière,
- Ruisseau de l'Ablé, de l'Espignole, de la Bouléria, de Belous, de la Gorgia.
Villars-sur-Var dispose de la station d'épuration de Villars Espignole d'une capacité de 1 200 équivalent-habitants[8].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[11] et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à 300 mm en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux (8 °C) et peu de brouillards[12]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 950 mm, avec 5,7 jours de précipitations en janvier et 4,7 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ascros à 7 km à vol d'oiseau[15], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 930,1 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 34,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −10,7 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communications et transports
Voies routières
Village desservi par la route nationale 202 puis la D 226.
Transports en commun
- Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Les cars Lignes d'Azur[19].
Chemins de fer
- La commune de Villars-sur-Var est desservie par la ligne Nice - Digne des Chemins de fer de Provence (plus connue sous le nom du « Train des Pignes »)[20].
- Gare du train des Pignes[21].
Intercommunalité
|
Commune membre de la Communauté de communes Alpes d'Azur[22]. La communauté de communes, créée le 1er janvier 2017 regroupe 34 communes des vallées du Var, du Cians et de l'Estéron.
Aménagement du territoire
Une charte de pays a été définie pour l'aménagement du territoire de la Communauté des Communes Vallées d’Azur[23].
Urbanisme
Typologie
Au , Villars-sur-Var est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle est située hors unité urbaine[25]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[25]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[26],[27].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (95,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (78,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (9,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %)[28].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Villars, du latin villa, désigne une exploitation agricole[29].
Histoire
Occupé par la tribu celto-ligure des Eguituri, romanisé en 54 avant notre ère, christianisé au IVe siècle, le territoire n’a cessé de changer de mains et d’évoluer au fil des siècles[30],[31],[32].
Au tout début du XIVe siècle, Villars prête hommage à Andaron Grimaldi, seigneur de Beuil, en tant que co-seigneur du lieu. Il est issu d'une famille de patriciens génois et de la dernière descendante des seigneurs de Beuil, Asturge Rostaing. Le village fait alors partie de ce qui est appelé le Val de Massoins. Il est dominé par un château médiéval construit aux XIIIème - XIVème siècle, le château de l'Espéron[33]. Ce château sera détruit à la suite des insurrections menées à partir de 1409 sur ordre du gouverneur de Nice. Les Grimaldi construirons, par la suite un château-palais, qui deviendra leur résidence préférée[34].
Au moment de la dédition de Nice à la maison de Savoie, le fief appartient à Jean Grimaldi de Beuil et à son frère Ludovic. Les deux frères ont organisé la sécession des Terres Nouvelles de Provence, qui prendront plus tard l'appellation de comté de Nice, du comté de Provence, alors disputé entre les Duras et les Angevins[35].
Ce fief, avec quelques vicissitudes, restera dans la famille des Grimaldi de Beuil jusqu'à l'exécution d'Annibal Grimaldi de Beuil pour félonie et rébellion contre son suzerain. Le fief est dévolu par le duc de Savoie à Ludovic Solaro comte de Morette, marquis de Dogliani, devenu gouverneur de la ville et du comté de Nice en 1615, en remplacement d'Annibal Grimaldi de Beuil, et qui a pris part à la reddition de ce dernier grand féodal du comté de Nice[36]. Ce fief passera ensuite aux frères Jean-Michel et Bernardin Vergnano en 1664 puis, en 1723, à Charles Amédée Salmatoris de Roussillon, président du Sénat de Nice à partir de 1697[37].
Durant la deuxième guerre mondiale, Villars-sur-Var s’illustre avec son curé, l’abbé Cœuret, qui organise sous le nom de « capitaine Benoît » un réseau de résistance en mettant au point dans sa paroisse un dispositif d'alerte, utilisant le téléphone de la gare et la cloche de l'église, qui évita toute arrestation de Juifs malgré plusieurs visites de la Gestapo[38]. La municipalité de Villars-sur-Var a inauguré, le 6 juillet 1997, une plaque commémorant son activité résistante et humanitaire[39] qui lui a valu d'être nommé Juste parmi les Nations.
Politique et administration
Depuis le 1er janvier 2014, Villars-sur-Var fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes Alpes d'Azur, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[42].
En 2023, la commune comptait 780 habitants[Note 3], en évolution de +2,5 % par rapport à 2017 (Alpes-Maritimes : +4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Établissements d'enseignements[45] :
- École maternelle et primaire,
- Collèges à Saint-Martin-du-Var, Puget-Théniers, Saint-Sauveur-sur-Tinée.
- Lycée à Valdeblore.
Santé
Cultes
- Culte catholique, Église Saint Jean Baptiste[48], Paroisse Notre Dame du Var, Diocèse de Nice.
Budget et fiscalité
Les comptes 2010 à 2023 de la commune s’établissement comme suit[49],[50] :
| Postes | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Produits de fonctionnement | 684 € | 693 € | 761 € | 738 € | 913 € | 714 € | 760 € | 736 € | 834 € | 802 € | 899 € | 780 € | 777 € | 792 € |
| Charges de fonctionnement | 502 € | 619 € | 537 € | 555 € | 867 € | 581 € | 550 € | 554 € | 607 € | 601 € | 622 € | 586 € | 658 € | 628 € |
| Ressources d’investissement | 596 € | 479 € | 1 000 € | 586 € | 365 € | 402 € | 597 € | 242 € | 972 € | 541 € | 224 € | 704 € | 543 € | 799 € |
| Emplois d’investissement | 558 € | 304 € | 466 € | 678 € | 412 € | 678 € | 374 € | 380 € | 899 € | 385 € | 332 € | 671 € | 1 007 € | 663 € |
| Dette | 63 € | 28 € | 674 € | 636 € | 610 € | 582 € | 551 € | 547 € | 473 € | 446 € | 419 € | 392 € | 361 € | 332 € |
| Source : Ministère de l’Économie et des Finances[51] : | ||||||||||||||
Fiscalité 2023
- Taux d’imposition Taxe d’habitation : 12,10 %
- Taxe foncière sur propriétés bâties : 14,01 %
- Taxe foncière sur les propriétés non bâties : 31,44 %
- Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 %
- Cotisation foncière des entreprises : 0,00 %
- Montant total des dettes dues par la commune : 332 000 €uros. Population légale : 784 habitants, soit 423 €uros par habitant.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 560 €[52].
Économie
Entreprises et commerces

Agriculture
Le « Clos Saint-Joseph » possède les seules vignes du département à bénéficier de l'appellation d'origine contrôlée (A.O.C.) « Côtes de provence »[53].
En effet, la plupart des autres communes de cette appellation se situent dans le département du Var et quelques-unes dans les Bouches-du-Rhône. C’est la plus étendue des appellations provençales.
Apiculteur bio et l'agriculture raisonnée sur la commune[54].
Bergerie des Royers[55].
Tourisme
- Restaurant, café restaurant[56].
- Sentiers de grande randonnée[57].
Commerces
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Patrimoine religieux :
- Église Saint-Jean-Baptiste (œuvres du XV°)[60],[61],[62].
- Retable mise au tombeau[63].
- Retable, tableaux : l'Annonciation, la Naissance de Jésus Christ, la Fuite en Égypte, la Descente de Croix[64].
- Tableau : Saint Barthélémy martyrisé[65].
- Statue Saint Jean-Baptiste[66].
- Orgue à cylindres le plus ancien de France[67],[68].
- Plaque d'église faisant office de monument aux morts[69].
- Chapelle Saint Antoine[70].
- Chapelle Sainte-Brigitte[71].
- Chapelle Saint Claude[72].
- Chapelle Saint Jean du Désert[73].
- Chapelle Sainte-Pétronille[74],[75].
- Chapelle des Pénitents-blancs-du-Gonfalon-de-la-Sainte-croix, Monuments aux Morts[76],[77].
- Chapelle Sainte Madeleine Bagon[78].
- Chapelle Saint Roch[79].
Patrimoine civil :
- Vestiges du château de l'Esperon[80].
- La maison de Maurice.
- Maison du poilu.
- Peintures d'Edmond Baudoin sur la fontaine de Sarzit et dans le lavoir.
- Maison des Templiers[81],[82].
Patrimoine rural :
Réalisations et projets
Les réalisations effectuées dans la commune de Villars-sur-Var sont nombreuses :
- rénovation du patrimoine historique : moulin à huile, lavoir, lavoir à grain, plantation d'oliviers, canal du moulin datant de deux siècles ;
- mise en place d'une politique de respect de l'environnement : bassins d'eau potable traités aux UV, aide à l'installation d'un jeune viticulteur, éclairage public économique, soutien à l'installation d'agriculteurs et éleveurs, remise en état des sources et installations rurales ;
- projet d'école Haute qualité environnementale soutenu depuis 10 ans.
Héraldique
| Blason | Tiercé en fasce : au 1er d’azur aux deux étoiles d’argent, au 2e fascé du même et de gueules de quatre pièces, au 3e d’or aux deux oliviers arrachés de sinople[87]. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Jumelages
Personnalités liées à la commune
- Barthélemy Léotardi (1790-1870), homme politique.
Galerie
- Église Saint-Jean-Baptiste.
- Retable du maître-autel, Mise au tombeau.
- Blason de Villars-sur-Var, place de la Mairie.
- Ancienne chapelle (monuments aux morts).
- Station de Villars-sur-Var du train des Pignes.
- AOC côtes-de-provence de Villars-sur-Var.


