Vimy

commune française du département du Pas-de-Calais From Wikipedia, the free encyclopedia

Vimy est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Vimynois. Elle est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin.

Faits en bref Administration, Pays ...
Vimy
Vimy
Le Mémorial national du Canada.
Blason de Vimy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Lens-Liévin
Code postal 62580
Code commune 62861
Démographie
Gentilé Vimynois
Population
municipale
4 270 hab. (2023 en évolution de +0,12 % par rapport à 2017)
Densité 377 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 22′ 24″ nord, 2° 48′ 41″ est
Altitude Min. 49 m
Max. 146 m
Superficie 11,33 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Vimy
(ville isolée)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Liévin
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Vimy
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Vimy
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Vimy
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Vimy
Liens
Site web https://www.ville-de-vimy.fr/
    Fermer

    La commune de Vimy (nom officiel depuis 1801) est située dans le sud-est du département du Pas-de-Calais à km, à vol d'oiseau, au sud de la commune de Lens. C’est une commune de type ceinture urbaine selon l'Insee, appartenant à l'aire d'attraction de Lens - Liévin, avec une population de 4 270 habitants au dernier recensement de 2023.

    C'est un haut-lieu des batailles de la Première Guerre mondiale. À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918. Sur le territoire communal se trouve le Mémorial de Vimy, monument canadien qui rend hommage aux 11 225 soldats canadiens présumés morts lors de la Première Guerre mondiale, ainsi que deux cimetières militaires britanniques de la Première Guerre mondiale : le « Chaudiere Military Cemetery » et le « Petit-Vimy British Cemetery ».

    Géographie

    Localisation

    Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Vimy est une commune située, à vol d'oiseau, à km au sud de la commune de Lens (aire d'attraction et chef-lieu d'arrondissement) et à km au nord de la commune d'Arras[1]. Son plateau domine le bassin minier, tandis que la partie basse de la ville est située dans la plaine de la Gohelle, qui s'étend au pied de la crête de Vimy.

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de huit communes. Les communes limitrophes sont Arleux-en-Gohelle, Avion, Farbus, Givenchy-en-Gohelle, Méricourt, Neuville-Saint-Vaast, Thélus et Willerval.

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 11,33 km2 ; son altitude varie de 49 à 146 mètres[2].

    La côte de Vimy correspond à une faille (la faille de Marqueffles) qui a abaissé les terrains crayeux du nord par rapport à des terrains de même nature au sud[3]. Les terrains, sensibles à l'érosion, ont donc connu cette perturbation récemment (à l'échelle des temps géologiques).

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie[4]. Elle est drainée par la Cité des Mines[5],[6],[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Vimy[Note 1].

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Marque Deûle ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 120 km2 de superficie, délimité par les bassins versants de la Marque et de la Deûle, formant une vaste cuvette sédimentaire de 40 km de long et de 25 km de large, où la pente est très faible. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la Métropole européenne de Lille[7].

    La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 729 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wancourt à 15 km à vol d'oiseau[14], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 711,4 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].

    Paysages

    La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[17]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[18].

    Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[18].

    Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[18].

    Milieux naturels et biodiversité

    Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire.

    Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : la forêt domaniale de Vimy, le coteau boisé de Farbus et le bois de l'Abîme. Ce site présente de nombreux boisements et des points de vue sur la plaine de la Gohelle et le bassin minier. Plusieurs vestiges de la Première Guerre mondiale, comme les trous de bombes et les tranchées, sont encore visibles[19].

    Carte de la ZNIEFF sur la commune.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Vimy est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle appartient à l'unité urbaine de Vimy[Note 5], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[21],[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[22]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[23],[24].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (66,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,4 %), zones urbanisées (20,5 %), forêts (11,6 %), prairies (4,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,6 %)[25]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Voies de communication et transports

    Voies de communication

    Le territoire communal est traversé par la route nationale 17, qui relie Arras et Lens et par la D46E2, la D51 et la D51E1. Il est desservi par la sortie (no) de l'autoroute A26.

    Transports

    La commune dispose d'une gare située sur la ligne Arras - Lens (Pas-de-Calais).

    Toponymie

    D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Vimmi en 1153 ; Vimi en 1154 ; Vime en 1256 ; Vimiacum en 1259 ; Vymi en 1325 ; Vymy en 1337 ; Vimy-en-le-Gohelle en 1515 ; Wymy en 1539 ; Wimy en 1720 ; Vimis en 1739[26]; Vimy en 1793 et depuis 1801[2].

    La forme picarde est Vermy ouVemy.

    Histoire

    Ancien Régime

    Vimy possédait autrefois le château d'Adam de Vimy datant de 1249, qui s'élevait à l'emplacement de l'actuel hôtel de ville, point culminant de la partie basse de la ville. Celui-ci a notamment été utilisé comme refuge pour accueillir les blessés de la bataille de Lens du . Vimy et son château furent l'enjeu de plusieurs batailles, comme en 1349, lorsque Vimy fut attaquée par les Anglais, puis entre 1708 et 1712, lors de la guerre de Succession d'Espagne. Le château fut détruit en 1833. On découvrit alors des centaines de squelettes dans l'ancienne cour du château. Leur présence fut attribuée à la bataille de Lens et à l'utilisation du château comme hôpital militaire par les troupes de Condé, mais il semblerait plutôt qu'ils proviennent d'une nécropole romaine sur l'emplacement de laquelle fut élevé le château.

    Vimy apparaît deux fois dans les albums de Croÿ[27],[28].

    Première Guerre mondiale

    Bataille de la crête de Vimy

    Soldats canadiens avançant sous la protection d'un char, 1917.

    Du 9 au , les soldats du corps canadien du général Julian Byng attaquent la crête de Vimy pour la reprendre aux Allemands. Cette bataille est une victoire pour les Canadiens, qui réussissent à prendre la cote 145 et à réaliser tous leurs objectifs, au prix de 3 598 morts.

    Cette victoire, là où les armées britanniques et françaises avaient échoué pendant plus de deux ans, donne aux troupes canadiennes le statut de troupes d'élite, permet au Canada d'avoir une position indépendante lors de la signature du traité de Versailles, et marque l'émergence de la nation canadienne[réf. nécessaire].

    Le président du conseil Georges Clemenceau visite Béthune, Souchez, Ablain-Saint-Nazaire, Vimy, Roclincourt, communes non tenues par les Allemands, le [29].

    Le bourg est considéré comme détruit à la fin de la guerre[30] et est décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[31],[32].

    Séquelles de guerre

    Une grande partie des mares que l'on voit bien en avion autour de Vimy sont en fait d'anciens trous d'obus, mais ce ne sont pas les seules séquelles de guerre. Le phénomène de remontée naturelle des obus[Note 7] fait qu'on trouve encore couramment des munitions non explosées dans les champs et les jardins.

    Une zone boisée, interdite au public car non déminée existe encore sur le secteur canadien du mémorial canadien de Vimy, en partie pâturée par des moutons, avec possibilité de présence d'armes chimiques. 144 chambres souterraines et 30 tunnels ont été identifiés, et treize effondrements ont eu lieu, rien qu'entre 2002 et 2005, date à laquelle les historiens, malgré les efforts d'une dizaine d'historiens anglais n'avaient pas encore retrouvé les plans de toutes les sapes, tranchées et tunnels du côté allemand.

    À la suite d'un rapport d'expertise du alertant sur l'état préoccupant du stock d'obus chimiques de Vimy (jugé dans un « état de dégradation extrême », en raison du « danger d'une explosion imminente »), 12 500 habitants ont été évacués le , pour le transfert sécurisé de 55 tonnes de munitions chimiques réfrigérées, en camions blindés vers le camp de Suippes (Marne). Pour respecter les conventions internationales, les pays n'ont plus de droit de rejeter de munitions anciennes à la mer, ni de les pétarder sur la côte (comme cela s'est fait durant des décennies dans la baie de Somme).

    Le projet français SECOIA de construction d'une usine de démantèlement d'armes chimiques a pris beaucoup de retard et est finalement lancé avec la Loi de programmation militaire de 2003-2008, le site pourrait être opérationnel en 2016, et les capacités belges et allemandes suffisent à peine à leurs propres besoins.

    Le caractère calcaire des sols de ce secteur a limité les transferts de métaux lourds issus des munitions, mais il existe des poches un peu plus acides, en forêt notamment, et l'observation des billes de plomb des obus shrapnell dans le sol montre qu'elles ont perdu une partie de leur plomb dans l'environnement. Aucune étude écotoxicologique ne semble avoir dans ce secteur porté sur le devenir du plomb et du mercure ou d'autres éléments chimiques faisant partie des séquelles de guerre. Il est possible que localement, les champignons (et, donc, certaines espèces gibier qui s'en nourrissent), ou le bois aient pu bioconcentrer certains de ces toxiques. Il serait par exemple intéressant d'analyser les foies et reins de sangliers, faisans, bécasses, écureuils ou moutons pour évaluer une éventuelle contamination de l'écosystème.

    Le mémorial canadien

    C'est sur le territoire de la commune voisine de Givenchy-en-Gohelle que se trouve le mémorial de Vimy, le plus important monument canadien aux victimes de la Première Guerre mondiale. Le monument s'élève au sommet de la cote 145 pour laquelle se sont battus les soldats canadiens en . Il rend hommage au rôle des Canadiens lors de ce conflit, au moyen de figures de pierre symbolisant les valeurs défendues et les sacrifices faits. Érigée entre 1925 et 1936 sur le site de la bataille de la crête de Vimy, cette œuvre d'art est le fruit du travail d'artistes canadiens, l'architecte et sculpteur canadien Walter Seymour Allward.

    Les deux pylônes, représentant le Canada et la France, culminent 40 mètres au-dessus de la base du monument. En raison de l'altitude du site, la figure la plus élevée  l'allégorie de la paix  domine la plaine de Lens d'environ 110 mètres.

    Le terrain d'assise du mémorial ainsi que la centaine d'hectares qui l'entoure ont été donnés au peuple canadien par la France en 1922. Cela en signe de gratitude pour les sacrifices faits par plus de 66 000 Canadiens au cours de la Première Guerre mondiale et notamment pour la victoire remportée par les troupes canadiennes en conquérant la crête de Vimy au cours du mois d'.

    En s'avançant à l'avant du monument, on peut remarquer une statue de femme voilée, tournée vers l'est, vers l'aube d'un nouveau jour. Elle représente le Canada, une jeune nation, pleurant ses fils tombés au combat. L'arête de Vimy est aujourd'hui boisée, chaque arbre a été planté par un Canadien et symbolise le sacrifice d'un soldat.

    Les pierres calcaires choisies par Walter Allward viennent de Croatie. Elles sont montées sur une structure en béton. Les pierres d'origine s'étant abîmées avec le temps, des travaux de restauration ont été entrepris en 2005 et se sont achevés en 2007. La reine Élisabeth II a participé à l'inauguration le .

    Seconde guerre mondiale

    Au début de la seconde guerre mondiale, lors de l'offensive allemande du printemps 1940 (bataille de France), Hitler vient réaliser par lui-même la situation en  : le , il est à Vimy[33].

    Politique et administration

    La mairie.

    Découpage territorial

    La commune faisait partie de l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Lens[34].

    Commune et intercommunalités

    Vimy est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin, dite Communaupole, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2000 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales. Cette intercommunalité succède au district de l'agglomération de Lens-Liévin, né en 1968. La communauté d'agglomération de Lens-Liévin regroupe 36 communes et compte 242 591 habitants en 2022.

    Circonscriptions administratives

    La commune était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Vimy[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Liévin.

    Circonscriptions électorales

    Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription du Pas-de-Calais.

    Élections municipales et communautaires

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    ? 1885 Charles Duquesne    
    Les données manquantes sont à compléter.
    1945[35] mars 1959 Pierre Doré PCF Ouvrier mineur[35]
    Conseiller général de Vimy (1955 → 1958)
    mars 1959 mars 1965 René Deligne   Professeur
    mars 1965 juin 1995 Ferdinand Tirtaine DVD Instituteur
    Conseiller général de Vimy (1973 → 1979)
    juin 1995 avril 2014 Lionel Lancry UDF
    puis RPR
    puis UMP
    Retraité
    Conseiller général de Vimy (1992 → 2011)
    Suppléant du député Charles Gheerbrant (1993 → 1997)
    avril 2014[36],[37],[38] juillet 2020[39] Jacques Larivière SE Médecin généraliste
    juillet 2020[40] juin 2021 Christian Sprimont DVD Banquier à la retraite
    Élections municipales de 2020 annulées par le Conseil d'État [41],[42]
    juin 2021 septembre 2021 Délégation spéciale   Présidée par Christine Toutain, avec Edith Grandamme et Anne-Marie Vancauwelaert
    comme vice-présidentes
    19 septembre 2021 en cours
    (au 13 avril 2022)
    Christian Sprimont DVD Banquier à la retraite
    Réélu lors de l'élection municipale partielle du [43],[44]
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    Jumelages

    La commune est jumelée avec :

    Jumelages et partenariats de Vimy.Voir et modifier les données sur Wikidata
    Davantage d’informations Ville, Pays ...
    Jumelages et partenariats de Vimy.Voir et modifier les données sur Wikidata
    VillePaysPériode
    Horley[45]Royaume-Unidepuis
    Fischach[45]Allemagnedepuis
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    Équipements et services publics

    Enseignement

    La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

    Elle administre l'école maternelle Pauline Kergomard et l'école élémentaire Jean Macé. Dans la commune se trouve également un établissement privé, l'école primaire Sainte-Thérèse[46].

    Postes et télécommunications

    La ville dispose d'un bureau de poste.

    Population et société

    Démographie

    Les habitants sont appelés les Vimynois[47].

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[49].

    En 2023, la commune comptait 4 270 habitants[Note 8], en évolution de +0,12 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    9359971 0561 0531 0751 1491 2121 2481 254
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 2301 2811 2281 4441 5251 5411 6021 7051 925
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 2422 3822 4671 9252 6342 6912 5312 6912 741
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    3 0093 2723 3163 6214 5814 6754 4954 3054 282
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    4 3074 270-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[50].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 29,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,7 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 2 005 hommes pour 2 245 femmes, soit un taux de 52,82 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[51]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,8 
    90 ou +
    2,3 
    7,6 
    75-89 ans
    11,5 
    20,5 
    60-74 ans
    18,7 
    22,1 
    45-59 ans
    23,1 
    18,6 
    30-44 ans
    16,1 
    14,5 
    15-29 ans
    12,1 
    16,0 
    0-14 ans
    16,2 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[52]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,6 
    5,9 
    75-89 ans
    9,1 
    17 
    60-74 ans
    18,4 
    20 
    45-59 ans
    19,1 
    18,9 
    30-44 ans
    18 
    18,2 
    15-29 ans
    16,2 
    19,5 
    0-14 ans
    17,5 
    Fermer

    Sports et loisirs

    La commune de Vimy possède un club de football évoluant au Stade de la Mine, sur le territoire communal. Pour la saison 2025-2026, le club évolue en Championnat de France de football de National 3 (5e division nationale).

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2021[Note 9], la commune compte 1 797 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 4 083 personnes[Insee 1].

    Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

    • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 24 440 , supérieur à celui du département (20 720 ) et supérieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
    • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 8 %, inférieur à celui du département (18,4 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
    • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 60 %, supérieur à celui du département (44,1 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].

    Entreprises et commerces

    Agriculture

    La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[53]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 4].

    1988200020102020
    Exploitations2110810
    SAU[Note 12] (ha)705649652699

    Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 21 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 10 en 2000 puis à 8 en 2010[55] et en 2020[Carte 5], soit une baisse de 52 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 705 ha en 1988 à 699 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 34 à 70 ha[55],[Carte 6].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    La commune dans les arts

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Armes de Vimy

    Les armes de Vimy se blasonnent ainsi :

    « parti : au 1) d'hermine, au 2) d'argent au rameau d'érable de sinople feuillé de trois pièces de gueules ; au chef du même. »

    Pour approfondir

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    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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