Viroflay
commune française du département des Yvelines
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Viroflay est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France, le long de l'axe majeur entre le sud-ouest de Paris et Versailles et à la limite du département des Hauts-de-Seine. Avec dix-huit autres communes de la banlieue ouest de Paris, Viroflay appartient à la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc. Viroflay a la particularité de disposer d'un patrimoine forestier remarquable, une grande partie de son territoire étant occupée par la forêt de Meudon au sud et la forêt de Fausses-Reposes au nord.
| Viroflay | |||||
L'hôtel de ville. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Yvelines | ||||
| Arrondissement | Versailles | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc | ||||
| Maire Mandat |
Olivier Lebrun 2020-2026 |
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| Code postal | 78220 | ||||
| Code commune | 78686 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Viroflaysiens | ||||
| Population municipale |
17 237 hab. (2023 |
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| Densité | 4 939 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 48′ 03″ nord, 2° 10′ 23″ est | ||||
| Altitude | Min. 92 m Max. 176 m |
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| Superficie | 3,49 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Paris (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Paris (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Versailles-2 | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Yvelines
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | ville-viroflay.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Viroflay est une commune située le long de l'axe principal entre Paris et Versailles, ancienne route nationale 10. La commune est située à 17 kilomètres au sud-ouest de la cathédrale Notre-Dame de Paris, point zéro des routes de France et à 4,5 kilomètres à l'est du château de Versailles.
Elle est localisée à 4 kilomètres à l'est de la préfecture Versailles, à 6 kilomètres à l'ouest du pont de Sèvres (Boulogne-Billancourt), et à 9 kilomètres de la porte de Sèvres (Paris 15e) par la route du Pavé des Gardes.
Viroflay est également desservie par plusieurs lignes de chemin de fer, au nord par la ligne de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite et le raccordement de Viroflay, et au sud par la ligne de Paris-Montparnasse à Brest et la ligne des Invalides à Versailles-Rive-Gauche.
Enfin, la commune est située à l'est de la plaine de Versailles, au sud-ouest de la rive gauche de la vallée de la Seine et plus globalement, au sud-ouest de l'aire urbaine de Paris.
- Carte du chemin de fer de 1839.
Communes limitrophes
La commune est limitrophe de Chaville (Hauts-de-Seine) à l'est, de Vélizy-Villacoublay au sud, de Versailles à l'ouest et de Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine) au nord.
Ville-d'Avray, commune jouxtant Viroflay au nord, n'est accessible que par les sentiers du massif de Fausses-Reposes, ce qui montre l'importance du relief et de la forêt dans la géographie des deux communes. Le plateau de Vélizy-Villacoublay, quant à lui, se rejoint via une route pentue et sinueuse à travers la forêt de Meudon. Sur les quatre communes limitrophes de Viroflay, deux sont donc accessibles uniquement par la forêt, une configuration rare pour une commune urbaine si proche de Paris.
Une impasse de Viroflay (avenue du Parc) se trouve dans la commune de Chaville située dans le département des Hauts-de-Seine. Pour se rendre dans leur commune, les habitants de cette impasse doivent impérativement traverser un autre département (celui des Yvelines).
| Forêt de Meudon, Versailles |
Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine), Forêt de Fausses-Reposes |
Chaville, Forêt de Fausses-Reposes |
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| Versailles | N | Chaville (Hauts-de-Seine) | ||
| O Viroflay E | ||||
| S | ||||
| Forêt de Meudon, Versailles |
Forêt de Meudon, Vélizy-Villacoublay |
Forêt de Meudon, Vélizy-Villacoublay |
Relief
Viroflay est bordée au nord par la forêt de Fausses-Reposes, au sud par la forêt de Meudon. Bien qu'il soit situé près de Paris, le territoire de Viroflay est couvert à près de 40 % de forêts, ce qui en fait l'une des communes les plus boisées de la proche banlieue. Elle occupe une partie de la vallée du ru de Marivel, aujourd'hui entièrement recouvert. Le dénivelé (de 92 m à 176 m), important pour la banlieue parisienne, en fait une commune pentue. Les arbres des forêts culminent à plus de 200 m d'altitude. Le coteau exposé au sud (Fausses-Reposes) est nettement plus ensoleillé que le coteau exposé au nord (forêt de Meudon). À ces deux types d'ensoleillement correspondent deux types de végétation bien distincts.
Hydrographie
Depuis que le ru de Marivel, qui prend sa source sans le quartier de Porchefontaine à Versailles et se jette dans la Seine près du pont de Sèvres, a été busé et enterré, aucun cours d'eau naturel ne draine la commune.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 669 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Toussus-le-Noble à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 677,0 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,4 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,6 | 1,4 | 3,5 | 5,5 | 8,9 | 12,1 | 13,9 | 13,6 | 10,6 | 8 | 4,5 | 2,1 | 7,1 |
| Température moyenne (°C) | 4,2 | 4,7 | 7,8 | 10,6 | 14,1 | 17,4 | 19,6 | 19,4 | 15,8 | 11,9 | 7,4 | 4,6 | 11,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,7 | 8 | 12,1 | 15,8 | 19,3 | 22,8 | 25,2 | 25,2 | 21 | 15,9 | 10,4 | 7,1 | 15,8 |
| Record de froid (°C) date du record |
−17,4 17.01.1985 |
−12,8 07.02.1991 |
−10,2 13.03.13 |
−5,1 12.04.1986 |
−2 03.05.1967 |
1,6 04.06.1991 |
4,9 09.07.1965 |
4,7 21.08.14 |
1,1 30.09.1995 |
−4,2 30.10.1985 |
−11,3 30.11.1969 |
−14 31.12.1970 |
−17,4 1985 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
15,1 28.01.02 |
21,1 27.02.19 |
25,1 31.03.21 |
28,3 20.04.18 |
31,7 27.05.05 |
37,5 21.06.17 |
40,8 25.07.19 |
39,3 12.08.03 |
35,1 09.09.23 |
29,8 01.10.1985 |
20,7 01.11.14 |
16,7 07.12.00 |
40,8 2019 |
| Précipitations (mm) | 55,3 | 46,9 | 49,5 | 49,6 | 68,2 | 55,4 | 53,3 | 58,2 | 52,1 | 61,3 | 60,8 | 66,4 | 677 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
52,2 21.01.1995 |
39,2 25.02.1997 |
35,4 07.03.1989 |
81,4 29.04.07 |
67,5 09.05.20 |
64,8 17.06.1970 |
84,2 21.07.1982 |
66,6 24.08.1987 |
44,3 17.09.1975 |
69,6 09.10.24 |
32,2 20.11.1965 |
27,4 05.12.1988 |
84,2 1982 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Voies de communication et transports
Réseau routier

La commune de Viroflay bénéficie d'une desserte routière structurante, liée à sa position entre Versailles et le sud-ouest parisien.
L'autoroute A86 traverse le territoire communal en souterrain selon un axe nord–sud, sans accès à la commune. Elle y est intégralement aménagée sous la voirie au niveau du Duplex A86, permettant le transit des flux régionaux sans rupture du tissu urbain en surface.
L'ancienne route nationale 10, aujourd'hui route départementale 10, constitue l'axe principal de circulation de la commune. Elle traverse Viroflay d'est au sud-ouest sous le nom d'avenue du Général-Leclerc et relie Paris à Versailles, puis à Montigny-le-Bretonneux et au sud des Yvelines en direction de Rambouillet.
La commune est également traversée par la route départementale 53 sous le nom de Rue de Jouy, qui relie Chaville à Bièvres en passant par Vélizy-Villacoublay. Cet axe traverse Viroflay à la limite est selon un axe nord-est – sud-ouest constitue une liaison importante entre la vallée de la Seine et le plateau de Saclay.
Un autre axe structurant est la route départementale 56 sous plusieurs noms (Avenue de Versailles, Rue Jean-Rey et Avenue Gaston-Boissier), orientée sud-ouest – est, qui traverse le centre-ville historique (village) de Viroflay. Elle relie Versailles à Chaville et assure une desserte fine du cœur urbain et des quartiers pavillonnaires environnants.
Le réseau viaire est complété par des voies secondaires assurant les liaisons locales entre les différents quartiers de la commune, les communes voisines, notamment Chaville, Vélizy-Villacoublay et Versailles, ainsi que l'accès aux forêts de Meudon, de Fausses-Reposes et de Versailles.
Desserte ferroviaire et de tramway



Fait rare pour une commune de cette taille, trois gares ferroviaires sont situées sur son territoire :
- La gare de Viroflay-Rive-Droite, desservie par la ligne
et le
. - La gare de Viroflay-Rive-Gauche, desservie par la ligne
, la ligne
et le
. - La gare de Chaville - Vélizy, desservie par la ligne
, est située sur la commune de Viroflay.
La ligne C du RER, qui dessert Viroflay aux gares de Chaville - Vélizy et de Viroflay-Rive-Gauche, a pour destinations Juvisy, Dourdan - La Forêt, Saint-Martin-d'Étampes, Javel, Versailles-Chantiers, Saint-Quentin-en-Yvelines et Versailles-Château.
La Ligne L du Transilien, qui dessert la commune à la gare de Viroflay-Rive-Droite, a pour destinations Paris-Saint-Lazare, La Défense et Versailles-Rive-Droite.
La Ligne N du Transilien, qui dessert la commune à la gare de Viroflay-Rive-Gauche, a pour destinations Paris-Montparnasse, Versailles-Chantiers, Rambouillet, Plaisir - Grignon et Mantes-la-Jolie.
La ligne T6 du Tramway, qui dessert les gares de Viroflay-Rive-Gauche et de Viroflay-Rive-Droite, a pour destination Châtillon - Montrouge.
Desserte routière
- Viroflay est traversée de part en part par la ligne
RATP 171, qui relie Pont de Sèvres (en correspondance avec les lignes 9 du métro et T2 du tramway) et le château de Versailles.
Cette ligne est l'héritière de l'ancienne ligne de tramway Boulogne - Versailles.
La commune est également desservie :
Desserte cyclable
Le site de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Île-de-France présente une carte interactive de toutes les pistes cyclables, Viroflay incluse[10].
Urbanisme
Typologie
Au , Viroflay est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paris[Note 2], une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 4],[13]. Cette aire regroupe 1 929 communes[14],[15].
| Type d'occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Bois et forêts, Autres espaces naturels | 42 % | 145,5 |
| Habitats individuels et collectifs, espaces ouverts artificialisés | 46 % | 160,5 |
| Activités, Equipements, Transport et Carrières | 12 % | 42,1 |
| Source : Institut Paris Région-MOS 2021[16] | ||
Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Offlevi Villa[17] et villa Offleni en 1162[18], Viroflidum[17], Villaoffleni, Villoflein en 1209, Vil Oflen au XIIIe siècle[17], Viroflain en 1295[17], Vil Offlain en 1351[17], Viroflé en 1418[19].
De l'ancien français vile au sens de « domaine rural » (latin villa rustica), suivi du nom de personne germanique Offilin[18] ou Oodfinnus avec attraction des noms en -flé (cf. giroflée, etc.)[20].
La Rue de Viroflay, d'après le nom de la commune, est située dans le quartier Saint-Lambert à Paris 15e.
Histoire
La grande route, qui relie Paris à Versailles, et qui constitue de nos jours le principal cœur de ville, a depuis longtemps permis aux habitants de Viroflay de prendre part à de nombreux événements nationaux, notamment :
- les journées des 5 et 6 octobre 1789 (marche révolutionnaire des Parisiens sur Versailles et retour de la famille royale à Paris),
- le siège de Paris par les Prussiens pendant la guerre de 1870-1871,
- le passage de la deuxième division blindée en route pour libérer la capitale de l'occupation allemande le 24 août 1944
- et les Jeux olympiques d'été de 2024.
Sous l'Ancien Régime

Au Moyen Âge, les terres ont appartenu aux moines de l'Hôtel-Dieu de Paris.
Sous Louis XIV, en parallèle de la construction du château de Versailles et de croissance de la ville de Versailles, Viroflay, située au cœur de l'axe entre la capitale et le nouveau centre du pouvoir, voit son développement s'accélérer fortement.
Érigée en paroisse au XVIe siècle, Viroflay est rachetée en 1695 par la famille royale à la veuve du chancelier Michel Le Tellier, seigneur de Chaville et de Viroflay. Son fils le marquis de Louvois est alors secrétaire d'État à la Guerre (un poste qu'il a hérité de son père), chef de l'armée royale depuis la mort du vicomte de Turenne et principal ministre d'État.
Le Roi Louis XIV incorpore alors Viroflay dans le domaine des chasses royales, le Grand Parc. Viroflay est donc donné au Grand Dauphin fils aîné du Roi, qui possède le château de Meudon.
Quelques aristocrates y construisent des résidences proches des forêts riches en gibier. La paroisse restera « royale » jusqu'à la Révolution.
Sous Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, Viroflay était en outre la seule paroisse à être traversée à la fois par la Cour et l'armée sur la route entre Versailles et Paris. Venant de Versailles, à la pointe de Chaville, l'armée prenait ensuite le chemin direct vers Paris (la route du Pavé des Gardes) par les hauteurs de la forêt de Meudon, tandis que la Cour passait par le fond de la vallée jusqu'au pont de Sèvres, les carrosses ne pouvant emprunter des pentes trop fortes.
Avant la Révolution, les déportés emmenés de Paris à la Citadelle de Saint-Martin-de-Ré où ils embarquaient par la suite vers le Bagne de Cayenne ne pouvaient recevoir la grâce royale uniquement s'ils avaient dépassé le Relais de poste L'Écu de France. Alors ils ne pouvaient plus qu'espérer « la Grâce de Dieu », dont ce lieu porte aujourd'hui le nom.
La Révolution industrielle et l'Époque contemporaine
Du XVIIe au XIXe siècle, Viroflay connaît une importante activité de blanchisserie grâce à la présence d'eaux vives avec le ru de Marivel, une série de ruisseaux descendant des collines et à la proximité de la Cour et de la ville de Versailles.
Dès 1839, le chemin de fer arrive en gare de Viroflay-Rive Droite. Par la suite, en 1840 et 1902, deux autres lignes de chemin de fer relient Viroflay à Versailles et Paris. De banlieue de Versailles, Viroflay devient banlieue de Paris. La ville devient alors lieu de villégiature pour de nombreux notables parisiens, notamment Hippolyte Maze, Gabriel Deville et Fulgence Bienvenüe.
En 1857, la ligne de tramway de Sèvres à Versailles dessert Viroflay, d'abord au moyen d'une traction hippomobile. Elle fut mécanisée en 1894, conformément aux termes d'un décret du [21], avec la mise en service de locomotives à air comprimé « Mékarski ». Celles-ci ont, par la suite, été transformées en 1907 en locomotives à vapeur système Valentin Purrey avant que la ligne ne soit complètement électrifiée en 1913[22]. Elle sera remplacée par une ligne d'autobus en 1934. Elle est aujourd'hui devenue la ligne de bus RATP 171.

Peu avant la fin de de la Seconde Guerre Mondiale, du fait de la localisation ferroviaire de Viroflay et de l’implantation de dépôts et d’installations militaires allemandes, la ville subit au printemps 1944 une série de bombardements aériens alliés, visant principalement le viaduc ferroviaire et les grands axes de chemin de fer par lesquels transitent les renforts allemands. À la veille de la libération de Paris en août 1944, la 2e division blindée du général Leclerc, portée notamment par le Régiment blindé de fusiliers-marins et Charles Le Goasguen, pénètre dans Viroflay et libère rapidement la ville avant de rejoindre Paris par la porte de Saint-Cloud[23].
En 2008, est implanté le centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA) du ressort de la cour d'appel de Versailles, l'HEDAC (pour Haute École des avocats conseils). Avec près de 400 étudiants, cette école est le premier centre universitaire de la ville.
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Économie
Commune en partie résidentielle, Viroflay compte de nombreux commerces, une pépinière d'entreprises (Prés-aux-Bois) et se situe à proximité de plusieurs bassins d'emplois, notamment à Versailles, Vélizy-Villacoublay, Saint-Quentin-en-Yvelines, La Défense, dans le quartier d'affaires du Val de Seine et sur le plateau de Saclay. Par le train, le bassin de l'aire urbaine de Paris est aisément accessible, tout comme les principaux quartiers d'affaires parisiens.
Le groupe d'agroalimentaire Savencia, incluant les filiales Savencia Gourmet et Savencia Fromage & Dairy (ex-Bongrain) a été créée sur la commune en 1956. Son siège social est située au no 42 rue Rieussec[24], à proximité de la gare de Viroflay-Rive-Gauche. Le groupe comprend notamment les marques Révillon Chocolatier, Bordeau Chesnel, St Môret, Elle & Vire et La Maison du chocolat.
En 1991, est créée à Viroflay la maison d'édition Feryane, spécialisée dans la réédition de livres en grands caractères, et qui cesse son activité début 2026[25].
Revenus de la population et fiscalité
En 2021, le revenu fiscal médian par ménage était de 32 290 €[26]. Cela place la commune dans la moyenne de l'ouest parisien et du département des Yvelines (28 130 €)[27].
En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 36 100 € :
Politique et administration

Découpage administratif
La commune est située dans le département des Yvelines, dont la préfecture est Versailles. Elle fait partie de l'arrondissement de Versailles et, depuis 2015, du canton de Versailles-2. Du XIXe siècle à 2015, elle avait été intégrée au canton de Viroflay et a fait partie du département de Seine-et-Oise de 1790 à 1968. De plus, elle fait partie de la deuxième circonscription des Yvelines et, depuis 2002, de la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc.
L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables de Viroflay au tribunal judiciaire de Versailles et au tribunal administratif de Versailles, tous rattachés à la cour d'appel de Versailles[30].
Intercommunalité

Viroflay adhère depuis sa création en 2002 à la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc. La CA V.G.P. regroupe dix-huit communes, totalisant 268 545 habitants (dont 148 377 dans les Yvelines et 4 200 dans l'Essonne) sur 123,60 km². Les communes sont Bailly, Bièvres, Bois d'Arcy, Bougival, Buc, La Celle-Saint-Cloud, Châteaufort, Le Chesnay-Rocquencourt, Fontenay-le-Fleury, Jouy-en-Josas, Les Loges-en-Josas, Noisy-le-Roi, Rennemoulin, Saint-Cyr-l'École, Toussus-le-Noble, Vélizy-Villacoublay, Viroflay et Versailles.
Les compétences sont l'aménagement du territoire avec l'élaboration d’un schéma de cohérence territoriale (Scot) et le développement économique. D'autres compétences optionnelles ont été ajoutées avec l'environnement, le logement : élaboration du programme local de l’habitat intercommunal, constitution de réserves foncières pour la construction de logements sociaux et le transport avec l'élaboration d’un plan local de déplacements (PLD), organisation des transports urbains.
Le siège de l'intercommunalité est situé à Versailles, dans le Pavillon des Gendarmes. Elle est présidée depuis 2008 par François de Mazières, également maire de Versailles.
Tendances politiques et résultats
Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de Viroflay sont les suivantes :
| Élection | Territoire | Titre | Nom | Tendance politique | - | Début de mandat | Fin de mandat |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Municipales 2020 | Commune de Viroflay | Maire | Olivier Lebrun | LR | juillet 2020 | mars 2026 | |
| Départementales 2021 | Canton de Versailles-2 | Conseillers départementaux | Marie-Hélène Aubert et Olivier Lebrun | DVD / LR | |||
| Législatives 2024 (XVIIe législature) | 2e circonscription des Yvelines | Députée | Anne Bergantz | MoDem |
Élections présidentielles
Résultats des deuxièmes tours :
- Élection présidentielle de 2017[31] : 85,92 % pour Emmanuel Macron (REM), 14,08 % pour Marine Le Pen (FN). Le taux de participation était de 81,91 %.
- Élection présidentielle de 2022[32] : 80,85 % pour Emmanuel Macron (LREM), 19,15 % pour Marine Le Pen (RN). Le taux de participation était de 80,31 %.
Élections législatives
Résultats des deuxièmes tours :
- Élections législatives de 2017[33] : 56,71 % pour Jean-Noël Barrot (LREM), 43,29 % pour Pascal Thévenot (LR). Le taux de participation était de 57,77 %.
- Élections législatives de 2022[34] : 63,97 % pour Jean-Noël Barrot (Ensemble), 36,03 % pour Maïté Carrive-Bedouani (NUPES). Le taux de participation était de 60,81 %.
- Élections législatives de 2024[35] : 80,56 % pour Jean-Noël Barrot (Ensemble), 19,44 % pour Gaëtan Brault (RN). Le taux de participation était de 75,69 %.
Élections européennes
Résultats des deux meilleurs scores :
- Élections européennes de 2019[36] : 35,12 % pour Nathalie Loiseau (LREM), 16,62 % pour Yannick Jadot (EÉLV), . Le taux de participation était de 65,20 %.
- Élections européennes de 2024[37] : 22,29 % pour Valérie Hayer (Renaissance), 19,54 % pour Raphaël Glucksmann (Place publique), . Le taux de participation était de 67,48 %.
Élections régionales
Résultats des deux meilleurs scores :
- Élections régionales de 2021[38] : 55,50 % pour Valérie Pécresse (DVD), 26,35 % pour Julien Bayou (EÉLV). Le taux de participation était de 48,10 %.
Élections départementales
Résultats des deux meilleurs scores :
- Élections départementales de 2021[39] : 66,88 % pour Marie-Hélène Aubert et Olivier Lebrun (DVD), 33,12 % pour Maïté Carrive-Bedouani et Hugues Orsolin (DVG). Le taux de participation était de 48,09 %.
Élections municipales
Résultats des deuxièmes tours ou du premier tour si dépassement de 50 % :
- Élections municipales de 2020[40] : 55,70 % pour Olivier Lebrun (DVD), 22,35 % pour Cécile Chopard (DVC). Le taux de participation était de 43,90 %.
- Élections municipales de 2026[41] : 70,40 % pour Olivier Lebrun (DVD), 29,60 % pour Maïté Carrive-Bedouani (DVG). Le taux de participation était de 60,38 %.
Administration municipale
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[42].
Olivier Lebrun (UMP puis LR) est le maire de Viroflay depuis le . Il a succédé à Gérard-Charles Martin, maire Centre Démocrate puis UDF de 1971 à 2005.
Liste des maires

Depuis 1944, seulement cinq maires se sont succédé :
Jumelages
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[50],[Note 6].
En 2023, la commune comptait 17 237 habitants[Note 7], en évolution de +6,87 % par rapport à 2017 (Yvelines : +3,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,1 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (38 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,3 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 7 855 hommes pour 8 551 femmes, soit un taux de 52,12 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,32 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Enseignement
La commune relève de l'académie de Versailles. Les écoles sont gérées par l’inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale de Versailles. La circonscription fait partie du bassin d'éducation et de formation de Versailles-Plaisir.
La ville regroupe trois écoles maternelles publiques (maternelle du Colombier, maternelle du Coteau et maternelle Lamartine), trois écoles élémentaires publiques (école élémentaire des Arcades, école élémentaire de l'Aulnette et école élémentaire Corot)[55].
Un collège (Jean Racine) est implanté sur la commune et le lycée de secteur est le lycée public Marie Curie, localisé à Versailles. Le lycée Jean-Pierre-Vernant de Sèvres accueille également des sections internationales anglais et allemand, tout comme le lycée franco-allemand de Buc.
Les établissements universitaires sont situés à Paris, sur le plateau de Saclay et à Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Depuis 2008, la Haute École des avocats conseils est située à Viroflay.
Une école élémentaire privée, l'école François d'Assise, est localisée à Viroflay et le lycée privé Sainte-Geneviève de Versailles accueille plusieurs classes préparatoires aux grandes écoles.
Manifestations culturelles et festivités

Au long de l'année
La commune est marquée tout au long de l'année par plusieurs événements sportifs et culturels. Plusieurs expositions se déroulent chaque année au sein de la galerie À l'Écu de France et à la bibliothèque. Des conférences et des spectacles ont fréquemment lieu à la Maison des Jeunes Ph. de Dieuleveult et à l'auditorium de la bibliothèque.
Chaque année en février a lieu le Cross de la sablière[56], une course dans la forêt organisée par l'union sportive de Viroflay.
Au printemps, l'Éco-Trail de Paris Île-de-France traverse la commune par la forêt de Meudon.
Au mois de juin a lieu la fête de Viroflay appelée Les Offlénies[57], un événement culturel et festif organisé par la commune.
Enfin, la course Paris-Versailles traverse la commune le dernier dimanche de septembre. Elle se déroule sur un parcours de 16 km, du pied de la tour Eiffel jusqu'au château de Versailles, via Paris 15e, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Chaville, Vélizy-Villacoublay, Viroflay et traverse la forêt de Meudon sur 6 km[58].
Evénements marquants
En décembre 2014, a eu lieu à Viroflay au stade des Bertisettes la première coupe de France de Quidditch[59], un sport issu de l'univers d'Harry Potter.
Lors des Jeux olympiques d'été de 2024, les épreuves du marathon masculin et du marathon féminin traversent la commune. La dernière nuit des Jeux olympiques est par ailleurs marquée par une épreuve innovante : le « Marathon pour tous », qui réunit des dizaines de milliers de participants sur le parcours précédemment emprunté par les concurrents en compétition. La commune voit également passer lors de ces Jeux olympiques de 2024 les épreuves de cyclisme sur route.
La commune a par ailleurs été située plusieurs fois sur le parcours du Tour de France, notamment ces dernières années en 2019, 2020, 2021 et 2025, le plus souvent à l'occasion de l'ultime étape.
Santé

La ville regroupe de nombreux professionnels de santé[60]. Sur la commune est également implanté un centre médico-psychologique[61].
Viroflay dépend du Centre Hospitalier de Versailles André Mignot situé au Chesnay-Rocquencourt. Des établissements hospitaliers sont également situés à Saint-Cloud, Boulogne-Billancourt, Clamart, Garches, Suresnes et dans le 15e arrondissement de Paris.
Les centres d'incendie et de secours les plus proches de Viroflay sont situés à Versailles et à Vélizy-Villacoublay[62]. Ils sont rattachés à la Compagnie de Versailles du Groupement Sud du SDIS des Yvelines.
Depuis début 2026, la commune dispose également d'une Maison des sapeurs-pompiers[63], implantée sur le site de l'ancien centre de secours, et qui accueille des formations et des sensibilisations.
Sécurité
La ville dispose d'une police municipale. Viroflay est par ailleurs rattachée au commissariat de Versailles de la Police nationale[64].
Sports
L'Union sportive multiactivité de Viroflay (USMV)[65], est l'association de la ville gérant le sport pour les Viroflaysiens. Elle comporte de nombreuses sections : on y retrouve des sports collectifs (basket-ball, football, volleyball…) et individuels (tennis, tennis de table, arts martiaux, natation…). On y pratique également la gymnastique vitalité et la gymnastique sportive.
Ces sports peuvent être pratiqués au centre omnisports Gaillon, au gymnase des Prés-au-Bois, aux tennis de la Sablière et au stade des Bertisettes. Un centre aquatique, Les Bertisettes, est également implanté sur la commune[66].
Cultes
La commune de Viroflay compte deux paroisses, l'église Saint-Eustache et l'église Notre-Dame du Chêne[67]. Elles dépendent du Diocèse de Versailles et font partie du Doyenné de Versailles-Sud.
Le culte protestant dispose d'un lieu de pratique à Viroflay[68].
Il existe une paroisse orthodoxe (Notre-Dame Souveraine) et une église apostolique arménienne (église Saint-Grégoire) à Chaville, et un temple bouddhiste (Pagode Tinh Tam) à Sèvres.
Enfin, les cultes juif et musulman peuvent se pratiquer à Versailles.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
La commune compte un monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[69] et deux lieux répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[70]. Par ailleurs, elle compte trois objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[71].
Monument remarquable
- Le pavillon Saint-Vigor est situé non loin de la forêt de Meudon, rue Jean Rey. Cet édifice classique a été construit en 1770 par un élève de Ange-Jacques Gabriel, architecte de la place de la Concorde et du Petit Trianon. Il appartenait à la famille de l'ancienne nourrice de Louis XV, Marie-Madeleine Bocquet, surnommé « madame Poitrine » par l'enfant roi. Reconnaissant à jamais, Sa Majesté anoblira ses descendants qui deviendront « de Saint-Vigor » et s'installeront à Viroflay. Le bâtiment central, d'une grande sobriété, est relié à deux pavillons par des colonnades. La façade sur le jardin comprend un péristyle dorique avec fenêtre à fronton triangulaire. Un parc gigantesque entourait l'édifice. Une partie de ce parc est devenue la résidence dite du « Clos Saint-Vigor ». Le pavillon et les jardins sont inscrits depuis l'arrêté du 24 août 1945, modifié par l'arrêté du 23 janvier 1946[72],[73].
Autres lieux et monuments


- L'église Saint-Eustache a été construite à partir de 1543 sur des fondations médiévales au centre du village primitif. Cette ancienne chapelle royale en meulière est dominée par un clocher rustique. Les chevaux royaux, avant de participer à une chasse, étaient bénis par le curé - royal - de Viroflay. L'église possède en sa chapelle Louvois une toile, Crucifixion, peinte par Nicolas Carrega (1914-1993) qui vécut à Viroflay.
- L'église Notre-Dame-du-Chêne a été construite de 1960 à 1966 par les frères Sainsaulieu et financée par la population de Viroflay, cette église de vastes dimensions (800 places assises) ressemble à la coque d'un navire renversé. Sa charpente en bois comprend 1 300 alvéoles en forme de losange. Les deux poutres faîtières soutiennent l'ensemble de la charpente. C'est une des plus hautes et des plus vastes charpentes en bois de France (20 mètres de haut sans pilier). Deux flèches aiguës couvertes d'ardoises, hautes de 34 mètres, surmontent un toit vert en cuivre comme celui de certaines cathédrales. Notre-Dame-du-Chêne est caractéristique de l'architecture des années 1960 : mélange de béton armé et de bois, formes courbes, absence de piliers, puits de lumière façon Notre-Dame-de-Ronchamp. Une crypte en béton se trouve sous l'édifice.
- Le viaduc de Viroflay (les Arcades), symbole de la ville, long de 1 407 mètres, enjambe le fond de la vallée où passe la RD 10. Construit en 1851-1852, en meulière, brique et fonte (dans sa partie centrale), il comprend de nombreuses arches. L'une de ses particularités, outre sa hauteur et sa longueur, est d'être légèrement courbe. Il a été bombardé lors des combats de la Libération. Marguerite Duras l'évoque implicitement dans Les Viaducs de la Seine-et-Oise. La ligne de chemin de fer qui l'emprunte, longtemps réservée au trafic de marchandises, est aujourd'hui utilisée par la Ligne U du Transilien (raccordement de Viroflay).
- L'Alliance (rue Rieussec) est un édifice contemporain (1990) à l'architecture néo-classique imposante dans le quartier de la gare Rive-Gauche. Une esplanade pavée précède une colonnade dorique ajourée et courbe. À l'arrière des colonnes s'élève une pyramide en verre transparent qui rappelle, à une échelle moindre, celle du Louvre. L'Alliance est l'un des plus grands édifices de la commune. Il abrite le siège social de l'entreprise Savencia.
- L'hôtel de ville, en bois et meulière, surnommé le « Grand Chalet », a été construit au XIXe siècle par le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, ministre de l'Intérieur, propriétaire du haras de Viroflay. Le monument, comme ses annexes autour de la place de Gaulle, a été élevé dans le style isba, en hommage aux origines russes de la princesse Sophie Troubetzkoï (1836-1896), épouse du duc de Morny.
- L'ancien hôtel seigneurial Aymery, était au XVIe siècle la résidence de la famille d'Aymery dont les armories portent d'azur à la bande de gueules chargée de 3 glands de sinople et accompagnée de 2 lions rampants d'or. Cet édifice de style Renaissance abrite maintenant le conservatoire de musique de Viroflay.
- L'Écu de France, ancien relais de poste entre Paris et Versailles, est un ensemble de bâtiments récemment[C'est-à-dire ?] rénovés. Des manifestations artistiques y ont lieu.
- Au lieu-dit La Grâce de Dieu, s'élève depuis 2007 une médiathèque, avec salle de spectacles. Elle jouxte l'Écu de France. L'esplanade qui précède l'édifice est considérée comme le nouveau centre de la ville avec de nombreux commerces alentours et le marché couvert.
- La première mairie occupait un bâtiment placé au cœur du village, voisin de l'ancien bailliage de Meudon. Ce bâtiment classique à un étage fut construit en 1794 pour abriter la première mairie-école.
- Le cimetière communal, qui comprend un carré militaire anglais et un carré militaire français.
- Le Pavillon Saint-Vigor.
- Ancienne Poste, aujourd'hui CMP.
Équipements culturels

- La ville abrite un conservatoire de musique, situé dans l’ancien hôtel particulier Aymery.
- Le long de l'avenue du Général-Leclerc, a été inauguré en 2007 un bâtiment conçu par Bruno Huerre et Pierre Riboulet, abritant une bibliothèque-médiathèque[74] et un auditorium de 200 places.
- On trouve également à proximité de la bibliothèque l'Ecu de France[75], un espace qui présente de nombreuses expositions, forums et activités culturelles tout au long de l'année (cours d'histoire des arts et de langues, ateliers d'art).
- La Maison des Jeunes Philippe de Dieuleveult est un centre d'accueil dédié aux jeunes de 11 à 17 ans, qui abrite notamment des conférences et des soirées jeux.
Patrimoine naturel

- La forêt de Fausses-Reposes a une superficie de 635 hectares. La partie de la forêt située à Viroflay est orientée plein sud. Elle est remarquable par ses reliefs, ses vallons, ses crêtes boisées dominant la ville, sa géologie (limons, argiles à meulière, sables). Sa flore est dominée par le châtaignier, dont certains spécimens atteignent des tailles imposantes. On trouve aussi des chênes, des bouleaux et des pins. Certains sols exposés au sud sont couverts de bruyères. En 1907, Ardouin-Dumazet, dans l'un de ses 70 volumes de son Voyage en France, écrit : « La crête, au-dessus de Viroflay, dans Fausses-Reposes, atteint 162 mètres d'altitude. C'est 70 mètres seulement au-dessus du val, mais la raideur des pentes, les ondulations et les plissements des collines donnent un air de grandeur ».
- La forêt de Meudon a une superficie de 1 100 hectares. Le versant situé à Viroflay, orienté plein nord, est humide. Il permet d'accéder à un plateau boisé coupé d'allées forestières créées au XVIIIe siècle. À l'ouest du coteau se trouve le belvédère de la Sablière, aménagé par l'ONF, qui surplombe le bassin de Versailles : si les feuillages n'obstruent pas le paysage, vue grandiose sur la ville royale, la cathédrale Saint-Louis, le château dominé par sa chapelle. La sablière de Viroflay, creusée dans la colline, surnommée le « glacier de Viroflay » par temps de neige par le Club alpin français, était un pittoresque gisement de sable qui a servi à la construction de Versailles : pentes raides et sablonneuses, surplombs, vue dégagée sur la région. À cet endroit, en , deux scouts périrent dans un éboulement. Le site fut fermé par mesure de sécurité puis remblayé dans les années 1950. En dehors du nom, il n'en reste rien. Paul-Loup Sulitzer écrit à propos de la forêt de Meudon : « On imagine toujours la banlieue parisienne surpeuplée mais cette forêt-là, à cinq kilomètres de la capitale, est déserte. Pas de routes, des pistes. Des sous-bois silencieux. Des étangs. De grandes clairières entourées d'arbres centenaires. Les hauteurs ressemblent à des ballons vosgiens » (Money 2). Le « chêne de la Vierge » est situé en bordure de la forêt de Meudon ; cet arbre consacré est plusieurs fois centenaire. Des pèlerinages destinés à tenter de mettre fin à des épidémies de choléra y ont eu lieu au XIXe siècle.
- Outre ces deux forêts administrées par l'Office national des forêts, Viroflay abrite plusieurs espaces verts urbains, notamment le Parc Durenne, le square Foch, le square de la Chapelle, le square Bénazet, le square Verdun et le square de la Mairie[76].
- La forêt de Fausses-Reposes.
- La forêt de Fausses-Reposes.
- La grande sablière de Viroflay aujourd'hui disparue, à la suite de son comblement pour des raisons de sécurité.
Gastronomie
- L'omelette Viroflay est une omelette farcie d'épinards cuits, de jambon et de gruyère.
- Le « monstrueux » est une variété d'épinard, spécifique de Viroflay où il était autrefois cultivé.
Personnalités liées à la commune
- Michel Le Tellier (1603-1685), père du Marquis de Louvois, seigneur de Chaville et de Viroflay ; il fit construire à Chaville un château inspiré du Versailles de Louis XIII.
- François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois (1641-1691), homme d'État, fils de Michel Le Tellier, secrétaire d'État de la Guerre de Louis XIV.
- Joseph Rieussec (1779-1835), frère de Nicolas, maire de Viroflay de 1819 à 1831 et homme d'affaires dans le secteur des courses hippiques.
- Nicolas Matthieu Rieussec (1781-1866), frère de Joseph, horloger, inventeur du chronographe.
- Alphonse de Lamartine (1790-1869), poète, romancier, dramaturge, prosateur et homme politique ; il fréquenta les bois de Meudon et le parc de Bon-Repos avec Julie Charles (1784-1817), rencontrée en convalescence au bord du Lac du Bourget.
- Charles de Morny (1811-1865), financier et homme politique ; il achète en 1855 le haras de Viroflay où il fait construire une résidence de campagne, aujourd'hui l'hôtel de ville.
- Gaston Boissier (1823-1908), historien et philologue, mort au no 12 de l'avenue qui porte aujourd'hui son nom.
- Tony Robert-Fleury (1837-1912), peintre et portraitiste, a vécu à la Côte-du-Paradis (actuelle rue Joseph-Bertrand).
- Hippolyte Maze (1839-1891), enseignant, historien et homme politique de la Gauche républicaine ; il habitait rue de la Saussaie (actuelle rue Gabriel-Péri).
- Jules Claretie (1840-1913), romancier, auteur dramatique, historien et chroniqueur ; il habitait au 34, rue de la Saussaie (devenue rue Gabriel-Péri). Sa propriété, « La Saussaye » (puis « Les Ormes »), accueillait nombre d'écrivains et des répétitions de la Comédie-Française.
- Henri Welschinger (1846-1919), administrateur du Sénat, homme de lettres, journaliste et critique ; retraité à Viroflay, il y est mort rue Amédée-Dailly (dont une partie porte aujourd'hui son nom).
- Fulgence Bienvenüe (1852-1936), ingénieur des Ponts-et-Chaussées, « père » du métro parisien ; il séjourna souvent à La Ville-aux-Bois (20, rue des Sables) chez son ami Pierre Constant Napoléon Sagnet (dit Léon), propriétaire des lieux et secrétaire général de la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris.
- Gabriel Deville (1854-1940), homme politique du Parti ouvrier français, député et diplomate et écrivain ; il vécut à Viroflay de 1915 à sa mort.
- René Lalique (1860-1945), maître verrier et bijoutier ; à 71 ans, il fit construire à Viroflay une maison qu'il dessina lui-même.
- Adolphe Jost (1861-1940), auteur dramatique, compositeur et chansonnier, a vécu et est mort au Village.
- Léon Henri Ruffe (1864-1951), peintre et graveur, mort à Viroflay.
- Henri Joseph Eugène Gouraud (1867-1946), général d'armée ; l'une de ses maisons familiales, au carrefour de la Fontaine, servit de mairie au début du XXe siècle.
- Max Touret (1872-1963), ingénieur et peintre, mort dans la commune.
- Zabel Essayan (1878-1943), romancière arménienne, a vécu rue Lamartine.
- Henri Deberly (1882-1947), écrivain, prix Goncourt 1926, inhumé au cimetière communal.
- André Dunoyer de Segonzac (1884-1974), peintre, graveur et illustrateur.
- James Linard (1887-1944), cheminot et résistant, mort pour la France, a vécu ancienne impasse Gaillon (aujourd'hui impasse James-Linard).
- Alfred Fronval (1893-1928), aviateur, habitait 51, avenue Gaston Boissier.
- Suzanne Muzard (1900–1992), muse d'André Breton et figure du surréalisme ; elle travailla à « La Ruchette », rue Pasteur, en 1918 et 1924.
- Jeanne Jaeger (1904-1945), habitante de Viroflay d'origine belge, reconnue en 2022 Juste parmi les Nations.
- Paul Chocque (1914-1949), coureur cycliste ; ses parents habitaient rue Rieussec[77].
- Jacques Chaban-Delmas (1915-2000), résistant, général de brigade et homme d'État ; il vécut à Viroflay, avenue Gaston-Boissier, durant l'année qui suivit la Libération.
- Louis Althusser (1918-1990), philosophe, normalien, inhumé à Viroflay.
- Jehan Despert (1921-2018), poète et essayiste ; habitant de Viroflay, il proposa le nom « Yvelines » pour le département. Son poème Viroflay-sur-Giroflée est gravé sur une pierre du marché.
- Philippe Castelli (1925-2006), comédien, a vécu ses sept premières années à La Ville-aux-Bois.
- Charly Koubesserian (1931-2023), maquilleur professionnel des présidents de Gaulle, Pompidou, Mitterrand et de Jean-Paul Belmondo ; inhumé au cimetière de Viroflay.
- Jean Lionnet (1935-1998), musicologue, mort à Viroflay.
- Jean-Pierre Coursodon (1935-2020), critique et historien du cinéma, né à Viroflay.
- Jean Salis (1937-2023), pilote d'avion et conservateur aéronautique, né à Viroflay.
- Jean-François Kahn (1938-2025), journaliste, né à Viroflay.
- Bob Castel (né en 1940), pianiste de Sim ; il réside et joue régulièrement à Viroflay.
- Catherine Cesarsky (née en 1943), astrophysicienne ; elle réside à Viroflay.
- Bernard-Pierre Donnadieu (1949-2010), comédien, a vécu ses dernières années à l'angle des rues Gabriel-Péri et Galliéni (ancienne entrée de la propriété Claretie).
- Michel Aupetit (né en 1951), médecin et archevêque de Paris (2017-2021).
- Philippe de Dieuleveult (1951-1985), reporter et animateur de télévision, a grandi à Viroflay rue Jean-Mermoz, puis Villa Bon Accueil au 22-24, rue Chanzy, puis au 144, rue des Prés-aux-Bois) ; un centre de loisirs porte son nom.
- Philippe Burtin (né en 1951), homme d'affaires, né à Viroflay.
- Dominique Champot (1952-2007), journaliste, ayant vécu sa jeunesse à Viroflay et résidant auparavant à la Ferme du Village.
- Philippe Cornuaille (né en 1953), écrivain et historien de l'art, né à Viroflay.
- Julie Arnold (née en 1955), actrice, a grandi à Viroflay.
- Benoît Duquesne (1957-2014), journaliste, a habité rue des Oiseaux jusqu'en 2006.
- Nicolas Le Roux (né en 1970), historien, spécialiste des guerres de religions, vit à Viroflay.
- Alex Nikolavitch (né en 1971), auteur et traducteur de bandes dessinées, a passé son enfance et sa scolarité à Viroflay.
- Benoît Mouchart (né en 1976), auteur et directeur artistique, réside à Viroflay depuis 2005.
- Cédric Gras (né en 1982), écrivain, a passé son enfance dans le quartier du Haras.
- Black Bomb A (fondé en 1995), groupe de trash metal.
Films liés à la commune
- : Le Colonel Chabert de René Le Hénaff, avec Raimu et Marie Bell
- : Hors normes d'Olivier Nakache et Eric Toledano, avec Vincent Cassel et Reda Kateb.
- 2016-2020 : Irresponsable, série de 30 épisodes avec Sébastien Chassagne, Théo Fernandez et Nathalie Cerda.
Héraldique, devise et logotype
Les armes de Viroflay se blasonnent ainsi : parti, au premier d'azur à trois lézards d'argent posés en pal rangés en fasce, au chef de gueules chargé de trois étoiles d'or, au deuxième de gueules au chêne arraché d'or, au chef d'azur chargé d'une fleur de lys d'or. La municipalité de Viroflay, comme celle de Chaville, fidèle au souvenir du secrétaire d'État à la guerre de Louis XIV, composa son blason urbain en faisant honneur à Michel et à son fils François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois, dont les armes figurent dans la partie gauche (« premier parti ») : trois étoiles d’or et trois lézards d’argent. Dans la partie droite (« second parti »), la fleur de lys rappelle la possession par Louis XIV du domaine et le chêne fait allusion au chêne de la Vierge. |
Un logo de la commune représentant les Arcades existe depuis quelques années.
La devise de la ville est « Lux mea lex » (La lumière est ma loi).



