Virus (magazine)
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Virus est un éphémère magazine de bande dessinée publié en France au début des années 1980. Il ne connaît que cinq numéros. Fondé par un groupe d'anciens des éditions Vaillant, il publie majoritairement des traductions de bandes dessinées espagnoles.
| Virus | |
| Pays | |
|---|---|
| Langue | Français |
| Périodicité | mensuelle |
| Genre | bande dessinée |
| Prix au numéro | 15 francs |
| Diffusion | 55 000 ex. |
| Date de fondation | décembre 1980 |
| Date du dernier numéro | juin 1981 |
| Éditeur | Éditions du Fromage |
| Ville d’édition | Paris |
| Directeur de publication | Siegfried Salvi |
| Rédacteur en chef | Serge Rosenzweig |
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Historique
L'idée de Virus serait née autour d'un « bon repas » réunissant Henri Filippini, qui travaillait alors aux éditions Glénat, une partie de l'équipe de L'Écho des savanes : Nikita Mandryka, Siegfried Salvi, Danielle Juffet et Janine Cukiernam, la secrétaire de rédaction, et quelques-uns de leurs amis de passage : Francis Lambert, Yves Frémion, Claude Gendrot et Serge Rosenzweig, dont beaucoup s'étaient rencontrés chez Vaillant, alors éditeur de Pif Gadget[1].
Ce sont les Éditions du Fromage, par ailleurs éditeur de L’Écho des savanes qui édite Virus. Siegfried Salvi est nommé directeur de la publication, et Serge Rosenzweig, rédacteur en chef[1].
Les fondateurs, dont les moyens sont très réduits, pour avoir pour certains investis leurs indemnités de licenciement de Vaillant dans L’Écho des savanes qui perd de l'argent, cherchent des bandes aux coûts limités : ce seront majoritairement des rééditions ou des traductions venues d'Espagne ou encore d'Italie[1].
Pour les rééditions, Virus publie dès son premier numéro Pravda la survireuse de Guy Peellaert, une bande publiée en 1967 dans les pages de Hara-Kiri, puis éditée en d’album en 1968[1].
Concernant les traductions, c'est la ressource hispanique qui est privilégiée. Alfonso Font et Víctor Mora, eux aussi des anciens de Pif Gadget, apportent des bandes qu'ils ont déjà publiées en Espagne (Tequila Bang, Geminis, Silvestre, etc) et mobilisent un réseau de compatriotes, souvent des copains : Adolfo Usero (es), Carlos Giménez, Enrique Ventura (es), Miguel Angel Nieta (es), Mariel Soria Miranda-texte=Mariel Soria (es), Andreu Martín, Ricar Frasco, A. C. Lobo, Perera, José Luis Martín (es), Jordi Badía Romero (es), Carlo Cruz, Francisco Pérez Navarro (es), Cuyàs (es), Carlos Echevarría[1],[2],[a]. La ressource italienne est plus limitée : Virus publie Orlando Furioso, adaptation du poème épique du même nom d’Arioste, de Pino Zac[1].
Au démarrage, en décembre 2020, le magazine compte 84 pages dont les 20 premières en couleur[1].
La périodicité est mensuelle mais après le no 2 de janvier 1981, deux mois passent sans numéro avant la sortie du no 3, d'avril 1981[3]. Pour ce no 3, le magazine passe à 100 pages entièrement en noir et blanc[1]. A cette occasion, Pravda la surviveuse s'interrompt sans explications[1],[3].
Virus s'interrompt définitivement, à l'été 1981, au bout de seulement cinq numéros, laminé par la concurrence dans le contexte de la crise économique du début des années 1980[1]. Il est suivi, six mois après, par L'Écho des savanes dont l'arrêt sonne le glas des Éditions du Fromage.
Du fait de l'arrêt de la revue, de nombreuses séries espagnoles qui y figuraient au sommaire ne seront jamais intégralement publiées en français[1].
Contenu éditorial
C'est Serge Rosenzweig qui signe les éditos[4].
Outre les bandes dessinées, le magazine propose une série de rubriques, au ton « un brin provocateurs », signées Claude Gendrot, Yanne Fagnen, Henri Lucarne, Didier Moreau, Marc Giulani, Raynald Guillot, Yves Pocecisse et Jean-Michel Charlier. On y trouve de vrais et de fausses interviews (Renaud, Patrick Dewaere, Flash Gordon, Rahan), des tests, des nouvelles illustrées[1].
Henri Filippini et Camille Getko ont chacun une rubrique à leur nom, BD le point de vue de Filippini et SF le point de vue de Getko[5],[6]