Gérard Vossius

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Gérard Jean Vossius (Voss) (né à Heidelberg en , mort à Amsterdam le ) est un érudit et un universitaire néerlandais du XVIIe siècle, qui enseigne l'histoire, la philosophie, la théologie et le grec et publie divers ouvrages sur l'histoire, la rhétorique, la grammaire, ainsi qu'un dictionnaire étymologique.

Faits en bref Professeur titulaire (en), 1622-1649 ...
Gérard Vossius
Gérard Jean Vossius
Fonctions
Professeur titulaire (en)
-
Lecteur
-
Conrector (d)
Biographie
Naissance
Décès
Formation
Activités
Période d'activité
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Père
Johannes Vossius (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Johannes Vossius (d)
Franciscus Vossius (d)
Matthaeus Vossius (d)
Dionies Vos (en)
Cornelia Vossius (d)
Isaac Vossius
Gerhard Vossius (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Athenaeum Illustre d'Amsterdam ( - )
Université de Leyde ( - )
Université de Leyde (à partir du )
Université de Leyde (à partir de )
Athenaeum Illustre d'AmsterdamVoir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
De Historicis Latinīs Libri III (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Gérard Vossius est le fils du pasteur Johannes Voss, qui fuit les Provinces-Unies lors de la querelle des remontrants pour s'établir dans les environs de Heidelberg. En tant que calviniste, il est aux prises avec les luthériens, qui dominent alors dans le Palatinat. Il retourne aux Provinces-Unies et étudie à l’Université de Leyde. Ayant obtenu ses diplômes de théologie, il peut s’établir comme pasteur à Dordrecht.

Son fils Gerhard Johannes Vossius est né à Schönau près de Heidelberg. Après une instruction élémentaire dans l’école de Latin de Dordrecht, il étudie à son tour à l’Université de Leyde, outre les langues classiques, l’hébreu, l’histoire ecclésiastique et la théologie.

En 1600, Gérard Vossius obtient une place d'instituteur à l’école latine de Dordrecht et en est le directeur en 1614. Enfin de 1614 à 1619 il obtient le poste de recteur de la Faculté de Théologie de l’Université de Leyde. Il passe l'essentiel de sa vie dans cet établissement, dont il occupe la chaire d’éloquence dès 1622. À Leyde, il fait la connaissance de Hugo Grotius, avec qui il entretient toute sa vie des relations d'amitié.

Sa carrière académique est une succession de triomphes et de défaites. Il se fait d'abord une grande réputation d'érudit et de théologien non seulement aux Pays-Bas mais aussi en Allemagne, en France et en Angleterre. En 1606, Vossius s'acquiert une renommée de puriste avec la parution de sa Rhétorique, et en 1607 il publie son manuel de grammaire latine ; mais son Historia Pelagiana (1618) permet à ses adversaires de l’accuser d’hérésie et de sympathie envers les Remonstrants : Vossius doit repousser d'une année la publication de cet essai. Démis de sa chaire au terme du Synode de Dordrecht comme arminien (1618–1619), il est rétabli par l'université de Leyde en 1622 et enseigne la Rhétorique et le grec ancien, donnant deux nouveaux essais sur l'histoire de la Littérature grecque et latine (1623–27). Il se voit offrir en 1629 une chaire à l'Université de Cambridge, mais la décline.

Nommé professeur d'histoire à l’Athenæum d’Amsterdam en 1632, il se remet à l’écriture : un Essay sur les Beaux-arts (1647) et diverses monographies sur la mythologie, la théologie chrétienne, l’Église primitive et les Beaux-arts. Vossius possédait une collection unique de manuscrits rares. Il est le père du bibliophile Isaac Vossius (1618-1689).

Il distingue un cas particulier d’antonomase, dite depuis « vossienne », qui dépasse l’acception classique d'antonomase et plaide pour l’emploi du nom propre au lieu d’une périphrase[1]. Aujourd’hui, ce terme désigne le fait d'employer un nom de marque pour désigner un objet, comme le fait de parler de « Kleenex » pour désigner un mouchoir, ou de « frigidaire » pour un réfrigérateur.

Principales publications

Ses œuvres complètes en latin, formant six volumes, sont publiées à Amsterdam en 1701.

  • De historicis Graecis, libri IV (1601).
  • Historiae de controversiis quas Pelagius eiusque reliquiae moverunt, libri VII, (1618) qui fut à l'origine de sa destitution.
  • De rhetorices natura ac constitutione, et antiquis rhetoribus, sophistis, ac Oratoribus, liber I (1621).
  • Ars historica, sive de historiae & historices natura, historiaeque scribendae preceptis, commentatio (1623).
  • De historicis Latini, libri III (1627).
  • Aristarchus, sive de arte grammatica (1635).
  • Latina prosodia, et artis metricae elementa (1645).
  • De baptismo Disputationes XX et una de sacramentorum vi atque efficacia (1648).
  • De universae matheseos naturae et constitutione (1650).
  • De quatuor artibus popularibus, de philologia et scientiis mathematicis, cui operi subiungitur chronologia mathematicorum. 3. De universae mathesios natura et constitutione liber, cui subjungitur chronologia mathematicorum (1650).
  • Harmoniae evangelicae de passione, morte, resurrectione, ac adscensione Iesu Christi, Servatoris nostri, libri tres (1656).
  • Etymologicon linguae latinae (1662).
  • De theologia gentili et physiologia christiana; sive de origine ac progressu idololatriae (1662).

En français

  • « Rhétorique de l'ironie », Poétique, n° 36 (1978), p. 495-508 (trad.de Catherine Magnien-Simonin)

Notes et références

Voir aussi

Crédit d'auteurs

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