Vrély
commune française du département de la Somme
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Vrély est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
| Vrély | |||||
Église Saint-Pierre. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Péronne | ||||
| Intercommunalité | CC Terre de Picardie | ||||
| Maire Mandat |
Dominique Pronnier 2023-2026 |
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| Code postal | 80170 | ||||
| Code commune | 80814 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Vrélysiens | ||||
| Population municipale |
459 hab. (2023 |
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| Densité | 81 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 47′ 56″ nord, 2° 41′ 38″ est | ||||
| Altitude | Min. 68 m Max. 97 m |
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| Superficie | 5,66 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Rosières-en-Santerre (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Moreuil | ||||
| Législatives | 5e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Géographie
Localisation
Vrély est un village picard de l'Amiénois et de la région naturelle du Santerre.
Limitrophe de Rosières-en-Santerre, la localité est située à 8 km au sud-ouest de Chaulnes[1], 13 km au nord-ouest de Roye[2], 18 km au sud-est de Corbie[3], 19 km au nord-est de Montdidier[4], 31 km au sud-est d'Amiens[5] et à 43 km au sud-ouest de Saint-Quentin[6] à vol d'oiseau[Note 1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes.
Les communes limitrophes sont Beaufort-en-Santerre, Caix, Méharicourt, Rosières-en-Santerre et Warvillers.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Caix[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[7].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 699 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-en-Santerre à 3 km à vol d'oiseau[14], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,8 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Vrély est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rosières-en-Santerre[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[18],[I 1]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,7 %), zones urbanisées (7,3 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 215, alors qu'il était de 216 en 2013 et de 207 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 84 % étaient des résidences principales, 5,3 % des résidences secondaires et 10,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,5 % des appartements[I 2].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Vrély en 2018 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (5,3 %) inférieure à celle du département (8,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 74,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (76,1 % en 2013), contre 60,3 % pour la Somme et 57,5 % pour la France entière[I 3].
Toponymie
Dès 986, Verliacus est produit. Suivront Verleium et Verli en 1165. Puis Verly et Vreli en 1223 précèdent la forme actuelle de Vrely en 1407.
Vrely pourrait signifier Lieu de guerre[22].
Histoire
Antiquité
Un ancien cimetière gallo-romain a été découvert au lieu-dit le Garganteau. Des cercueils et des squelettes ont été mis au jour lors de différentes fouilles[22].
Moyen Âge
Le village a possédé une abbaye de bénédictins[22].
Le château fort local était relié à celui de Beaufort par des souterrains qui existent encore en 1899[22].
Révolution française et Empire
Des troubles sont signalés à cause des Cosaques en 1814 et 1815[22].
Époque contemporaine
Lors de la guerre franco-allemande de 1870, le village est éprouvé lors du passage des troupes prussiennes en 1870-1871. Cinq jeunes de la commune trouvent la mort au cours des hostilités[22].
Première Guerre mondiale
La commune se trouve dans la zone des combats de la Première Guerre mondiale[23],[24],[25]. Des soldats canadiens sont inhumés au cimetière communal[26].
Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[27] et a été décoré de la croix de guerre 1914-1918, le [28].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[29]
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Rosières-en-Santerre[30]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Moreuil.
Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.
Intercommunalité
La commune faisait partie de la communauté de communes du Santerre créée le .
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[31].
Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute-Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[32],[33],[34]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [35], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [36].
Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[37].
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
Le village n'a plus d'école.
Ses anciens locaux sont désormais une salle communale et associative[44].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[46].
En 2023, la commune comptait 459 habitants[Note 6], en évolution de +5,03 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
L'association Détente, Fêtes et Loisirs organise chaque année un marché aux plantes et un concours d'épluchage de patates réservé aux hommes, dont la treizième édition a lieu en avril 2023[48]
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- La mairie, reconstruite en 1935, agrandie et rendue accessible aux personnes à mobilité réduite en 2017-2018[44]
- Église Saint-Pierre[49],[50], détruite lors des combats de la Première Guerre mondiale et reconstruite dans l'entre-deux-guerres. La décoration intérieure a été conçue par Pierre Ansart.
Des travaux de restauration interviennent en 2021-2022[51].
- Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours. Construite en 1842, rénovée en 1933, à la sortie du village, vers Caix[52].
- Monument aux morts, représentant une infirmière soutenant un soldat blessé[53].
- Le chevet de l'église.
- La place.
- Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
- Alfred Dizy, résistant, né à Vrély, fusillé par un peloton d'exécution allemand à la citadelle d'Amiens, le [54]. Une rue de la commune porte son nom.
Annexes
Bibliographie
- Olivier Garcin, Le Santerre à l'amont de la Luce, histoire des origines à 1900, tome second : Rosières-en-Santerre et ses alentours, Mortagne-au-Perche, éditions de La Vague verte, 2016 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 081 - 5).
Articles connexes
Liens externes
- « Dossier complet : Commune de Vrély (80814) », Recensement général de la population de 2020, INSEE, 25/7//2023 (consulté le ).
- Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne), sur Gallica.
- « Liste des documents numérisés concernant la commune », Mémoires de la Somme - Archives en Somme, Archives départementales de la Somme (consulté le ).
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

