Vrély

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Vrély est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Vrély
Vrély
Église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC Terre de Picardie
Maire
Mandat
Dominique Pronnier
2023-2026
Code postal 80170
Code commune 80814
Démographie
Gentilé Vrélysiens
Population
municipale
459 hab. (2023 en évolution de +5,03 % par rapport à 2017)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 56″ nord, 2° 41′ 38″ est
Altitude Min. 68 m
Max. 97 m
Superficie 5,66 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Rosières-en-Santerre
(banlieue)
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Moreuil
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Vrély
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Vrély
Géolocalisation sur la carte : Somme
Voir sur la carte topographique de la Somme
Vrély
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Vrély
    Fermer

    Géographie

    Localisation

    Vrély est un village picard de l'Amiénois et de la région naturelle du Santerre.

    Limitrophe de Rosières-en-Santerre, la localité est située à km au sud-ouest de Chaulnes[1], 13 km au nord-ouest de Roye[2], 18 km au sud-est de Corbie[3], 19 km au nord-est de Montdidier[4], 31 km au sud-est d'Amiens[5] et à 43 km au sud-ouest de Saint-Quentin[6] à vol d'oiseau[Note 1].

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes.

    Les communes limitrophes sont Beaufort-en-Santerre, Caix, Méharicourt, Rosières-en-Santerre et Warvillers.

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Caix[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Vrély[Note 2].

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[7].

    La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 699 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-en-Santerre à 3 km à vol d'oiseau[14], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,8 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 3].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Vrély est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rosières-en-Santerre[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[18],[I 1]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,7 %), zones urbanisées (7,3 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Habitat et logement

    En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 215, alors qu'il était de 216 en 2013 et de 207 en 2008[I 2].

    Parmi ces logements, 84 % étaient des résidences principales, 5,3 % des résidences secondaires et 10,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,5 % des appartements[I 2].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Vrély en 2018 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (5,3 %) inférieure à celle du département (8,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 74,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (76,1 % en 2013), contre 60,3 % pour la Somme et 57,5 % pour la France entière[I 3].

    Davantage d’informations Typologie, Somme ...
    Le logement à Vrély en 2018.
    Typologie Vrély[I 2] Somme[I 4] France entière[I 5]
    Résidences principales (en %) 84 83,3 82,1
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 5,3 8,3 9,7
    Logements vacants (en %) 10,6 8,4 8,2
    Fermer

    Toponymie

    Dès 986, Verliacus est produit. Suivront Verleium et Verli en 1165. Puis Verly et Vreli en 1223 précèdent la forme actuelle de Vrely en 1407.

    Vrely pourrait signifier Lieu de guerre[22].

    Histoire

    Antiquité

    Un ancien cimetière gallo-romain a été découvert au lieu-dit le Garganteau. Des cercueils et des squelettes ont été mis au jour lors de différentes fouilles[22].

    Moyen Âge

    Le village a possédé une abbaye de bénédictins[22].

    Le château fort local était relié à celui de Beaufort par des souterrains qui existent encore en 1899[22].

    Révolution française et Empire

    Des troubles sont signalés à cause des Cosaques en 1814 et 1815[22].

    Époque contemporaine

    Lors de la guerre franco-allemande de 1870, le village est éprouvé lors du passage des troupes prussiennes en 1870-1871. Cinq jeunes de la commune trouvent la mort au cours des hostilités[22].

    Première Guerre mondiale

    La commune se trouve dans la zone des combats de la Première Guerre mondiale[23],[24],[25]. Des soldats canadiens sont inhumés au cimetière communal[26].

    Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[27] et a été décoré de la croix de guerre 1914-1918, le [28].

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    Rattachements administratifs

    La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[29]

    Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Rosières-en-Santerre[30]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

    Rattachements électoraux

    Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Moreuil.

    Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

    Intercommunalité

    La commune faisait partie de la communauté de communes du Santerre créée le .

    Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[31].

    Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute-Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[32],[33],[34]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [35], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [36].

    Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[37].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[38]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
             
    1960 (?) 1995 (?) M. Dumont   instituteur du village
    juin 1995 mai 2023[39] Jean-Marie Adde[40],[41]   conducteur de travaux (s de distribution des eaux) — mort le [41] pendant son mandat de maire
    juin 2023[42] en cours
    (au 28 juin 2025)
    Dominique Pronnier   ouvrier qualifié dans l’industrie[43]
    Fermer

    Équipements et services publics

    Enseignement

    Le village n'a plus d'école.

    Ses anciens locaux sont désormais une salle communale et associative[44].

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[46].

    En 2023, la commune comptait 459 habitants[Note 6], en évolution de +5,03 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    759736856866905920914918903
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    821895853807795761707747701
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    641639581472516461495499448
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    457486423415406431457460452
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    440449459------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[47].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Manifestations culturelles et festivités

    L'association Détente, Fêtes et Loisirs organise chaque année un marché aux plantes et un concours d'épluchage de patates réservé aux hommes, dont la treizième édition a lieu en avril 2023[48]

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours. Construite en 1842, rénovée en 1933, à la sortie du village, vers Caix[52].
    • Monument aux morts, représentant une infirmière soutenant un soldat blessé[53].

    Personnalités liées à la commune

    • Alfred Dizy, résistant, né à Vrély, fusillé par un peloton d'exécution allemand à la citadelle d'Amiens, le [54]. Une rue de la commune porte son nom.

    Annexes

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Bibliographie

    • Olivier Garcin, Le Santerre à l'amont de la Luce, histoire des origines à 1900, tome second : Rosières-en-Santerre et ses alentours, Mortagne-au-Perche, éditions de La Vague verte, 2016 (ISBN 978 - 2 - 35 637 - 081 - 5).

    Articles connexes

    Liens externes

    • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne), sur Gallica.

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI