Wiels
centre d'art contemporain bruxellois
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Le WIELS est un centre d'art contemporain situé avenue Van Volxem 354 à Forest (Bruxelles) dans un bâtiment de l'ancienne brasserie Wielemans-Ceuppens, ouvert depuis 2007, l'autre bâtiment survivant de la brasserie étant occupé par le centre culture local BRASS.
Entre les anciennes cuves brassicoles du rez-de-chaussée se trouve un café-restaurant, sur une mezzanine la librairie, aux étages trois salles d'exposition d'une superficie totale de 1 800 m². S'y ajoutent un cinéma/auditorium et un ensemble d'ateliers individuels d'artistes en résidence.
Le centre attire 40.000 à 50.000 entrées payantes par an, dont 50% des Bruxellois, 30% venu du reste de la Belgique et 20% de l'étranger. Il travaille avec un budget de 3 millions d'euros par an (2020)[1].
Description
Le WIELS se définit lui-même comme un « laboratoire international pour la création et la diffusion de l'art contemporain »[2]. Selon une étude de Brussels Studies, le WIELS serait passé pendant ces premiers dix ans, d'un « équipement vitrine », de développement immobilier, en passant par une phase d'« équipement communautaire », avec le focus sur les habitants des alentours à un « équipement créatif », qui donne un ancrage local à l'art international[3].
Ne possédant pas de collections propres, le WIELS développe un ensemble d'activités temporaires réparties selon trois axes :
- Expositions : expositions annuelles monographiques, collectives ou thématiques d’artistes nationaux et internationaux, aussi bien des talents émergents que des valeurs établies[4].
- Résidences d'artistes : programme international
- Éducation et médiation : Service éducatif basé sur des projets pédagogiques tels que des ateliers didactiques, des rencontres, des séminaires de formation, etc.
Histoire
Bâtiment Blomme
Le bâtiment Blomme (du nom de son architecte Adrien Blomme), aussi appelé « Tour Wielemans », est un des rares témoins de l'architecture industrielle moderniste à Bruxelles. Il faisait partie d'un plus grand complèxe de l'ancienne brasserie Wielemans-Ceuppens. Les activités brassicole ont cessé en 1988[3].
Plusieurs investisseurs belges et étrangers se sont dès lors succédé en spéculant sur le changement d’affectation de la zone dans la suite de l'arrivée du TGV à la gare du Midi. Suivaient le classement par la Région de Bruxelles-Capitale en 1993 et la réaffectation de la friche en zone d'intérêt régional (mixité des fonctions) en 2001[3].
Également en 2001, c'est la commune de Forest qui a pris l'initiative d'inviter un promoteur d'acheter la plus grande partie de l'ancienne brasserie. La région l'a exproprié de son tour et redonné en bail emphytéotique au promoteur en 2002, qui a donc entrepris de rénover le bâtiment[3].
Dès 2005, ce site industriel a donc fait l'objet d'une importante opération de rénovation et de réhabilitation[5] développée par le bureau d'architecture Art & Build, et de la construction d'un volume en toiture avec une terrasse panoramique par le bureau AAC Architecture.
La mise en place du centre à couté 15 à 16 millions d'euros[1].
Centre d'art contemporain
En 2001, la commune avait lancé un dossier FEDER-URBAN II et participe, ensemble avec la région et, toujours, le promoteur immobilier à la fondation d'une "asbl WIELS Centre d'Art Contemporain" en 2003. Le dossier FEDER contenait en dehors du "centre d’art au rayonnement international" aussi un centre culturel communal (BRASS) dans un autre bâtiment de l'ancienne brasserie[3].
Le WIELS est officiellement inauguré le . Le nom « Wiels » est choisi en référence à la "Wiel's", une marque de bière faiblement alcoolisée produite par la brasserie Wielemans à partir de la Seconde Guerre mondiale. Devenue ensuite très populaire, elle a été brassée pour la dernière fois en 1988.
En , le WIELS ouvre une terrasse de 175 m² sur son toit qui offre une vue panoramique sur la ville de Bruxelles. Plusieurs autres travaux d'agrandissement ou de mise à niveau ont été entrepris lors de ce chantier[6]. En , le WIELS collabore avec le Palais de Tokyo pour y étendre la portée de son exposition Indiscipline[7].
Expositions
- - : Body Talk, thème du féminisme africain[8] ;
- : Indiscipline, exposé au Palais de Tokyo[7] ;
- - : Monsoon Melody de Thảo Nguyên Phan ;
- - : Today is the first day de Wolfgang Tillmans ;
- - : Risquons-Tout - Thème de la frontière ;
- - : « Marcel Broodthaers. Poèmes industriels, lettres ouvertes. »[9] ;
- - : You don’t see what you think you see de Jef Geys[10] ;
- - : Masses d'Oscar Murillo[11] ;
- - : Crack Nerve Boogie Swerve: the archive d'Alexis Blake[12] ;
- - : Platteau, Groupe Theatral de Joseph Kusendila[13] ;
- - : Oilopa de Jana Euler[14] ;
- - : Safe Zone de Christopher Kulendran Thomas[15] ;
- - : A Night We Held Between de Noor Abed[16] ;
- - : It is like a finger pointing a way to the moon (sculpturance) de Moya Michael[17] ;
- - : It is like a finger pointing a way to the moon (sculpturance) de Moya Michael[17] ;
- - : On peut... On peut encore... d'Ana Jotta[18] ;
- - : Patois/Patuá de Paulo Nazareth[19] ;
- - : Obstakles de Willem Oorebeek[20] ;
- - : Magical Realism: Imagining Natural Dis/order[21] ;
- - : nameless de Nairy Baghramian[22] ;
- - : Black Bird de Everlyn Nicodemus [23] ;