Wittenheim

commune française du département du Haut-Rhin From Wikipedia, the free encyclopedia

Wittenheim (prononcé [vitənaɪm] Écouter ; en alsacien : Wettena ["vetәna][2]) est une commune de la banlieue de Mulhouse[3] faisant partie de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est. C'est une ancienne commune minière du bassin potassique d'Alsace, aujourd'hui reconvertie dans les activités tertiaires et la quatrième plus peuplée du Haut-Rhin.

Faits en bref Administration, Pays ...
Wittenheim
Wittenheim
Le chevalement Théodore[1], haut de 64 mètres, vestige du passé minier de Wittenheim.
Blason de Wittenheim
Blason
Image illustrative de l’article Wittenheim
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération
Maire
Mandat
Antoine Homé
2020-2026
Code postal 68270
Code commune 68376
Démographie
Gentilé Wittenheimois, Wittenheimoise
Population
municipale
15 553 hab. (2023 en évolution de +8,63 % par rapport à 2017)
Densité 818 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 29″ nord, 7° 20′ 15″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 254 m
Superficie 19,01 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Mulhouse
(banlieue)
Aire d'attraction Mulhouse
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Wittenheim
(bureau centralisateur)
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Wittenheim
Liens
Site web http://www.wittenheim.fr
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    Vue satellite de la région mulhousienne, Landsat 7, NASA.
    Mulhouse : superposition de la Couronne périurbaine, de la banlieue, de la zone d'emploi et du périmètre de Mulhouse Alsace Agglomération, Wittenheim tient un rôle de ville-lisière au sein de la métropole mulhousienne.

    Jusqu'à la révolution industrielle, la commune ne comptait que deux pôles urbanisés : Wittenheim-centre et le centre religieux de Schoenensteinbach. Ces derniers étaient alors entourés d'espaces agricoles de faible étendue et d'étangs de pisciculture au milieu de la forêt du Nonnenbruch, beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui. L'industrie textile a permis le développement de la cité Kullmann entre Wittenheim-centre et Kingersheim, puis la découverte de gisements de potasse a conduit à l'édification rapides des cités minières Fernand-Anna, Sainte-Barbe et Jeune-Bois. Après la fermeture des mines, la reconversion économique a finalement abouti au développement d'activités commerciales, logistiques et de loisir dans l'ouest de la commune. Le « Pôle 430 » s'est ainsi développé, dans la continuité du « Kaligone » de Kingersheim. Cet ensemble forme aujourd'hui la plus vaste zone de commerce du Haut-Rhin[4]. Au fil de cette urbanisation les différents quartiers de Wittenheim ont fini par former un continuum urbain articulé autour d'un champ central appelé le Mittelfeld (littéralement champ du milieu).

    La superficie de la commune est presque identique à celle de Mulhouse intra-muros mais plus du tiers est occupé par la forêt du Nonnenbruch et elle est donc nettement moins peuplée. La commune est membre de Mulhouse Alsace Agglomération et fait partie des 20 communes de l'agglomération mulhousienne[5] ayant l'obligation de mettre en place une ZFE-m avant le 31 décembre 2024[6].

    Géographie

    Localisation

    La commune de Wittenheim, située à km de Mulhouse intra-muros, est incluse dans l'unité urbaine de Mulhouse.

    Le Bassin potassique

    Carte de la commune

    Carte de Wittenheim avec découpage par quartiers.

    Morphologie urbaine

    Le tiers ouest de la commune est occupé par la forêt de Nonnenbruch, dont la partie wittenheimoise a été classée comme forêt de protection. Une particularité de Wittenheim est qu'au centre de la commune se trouve le Mittelfeld (littéralement le champ du milieu), un champ situé au milieu des zones urbanisées qui s'articulent autour. À l'ouest du Mittelfeld on trouve la zone commerciale du Pôle 430, à l'est c'est Wittenheim-Centre, au sud ce sont les cités Kullmann et Fernand-Anna, au nord les cités Sainte-Barbe, Jeune-Bois et un peu plus loin au nord-ouest, le quartier de Schoenensteinbach.

    Cité Jeune-Bois

    La cité minière Jeune-Bois est située au nord du Pôle 430. Elle a été construite pour loger les employés de la mine Théodore-Eugene (1912-1986)[7], située au nord de la commune de Wittenheim. Comme dans la plupart des cités du bassin potassique, les dénominations des rues sont thématiques. Les rues de la cité Jeune-Bois sont des noms de régions françaises (Auvergne, Franche-Comté, Lorraine, etc.). La cité Jeune-Bois est desservie par les lignes n°8 et no 54 du réseau de transport en commun Soléa.

    Cité Fernand-Anna

    L'église Saint-Christophe de la cité Fernand-Anna.

    La cité Fernand-Anna est l'une des plus grandes cités minières du bassin potassique. Elle s'est développée entre les anciennes mines Anna à l'ouest (1923-1973) et Fernand à l'est (1913-1972). Aujourd'hui, les seuls vestiges de ces installations minières sont les deux terrils. Une ligne de chemin de fer industrielle reliait les deux mines et dont l'emplacement a été remplacé depuis par une promenade de type « coulée verte ». Le carreau Anna accueil aujourd'hui un complexe commercial Decathlon et le carreau Fernand un collège et de nouvelles habitations qui permettent d'assurer désormais une continuité urbaine avec Wittenheim centre. Comme dans la plupart des cités du bassin potassique, les dénominations des rues sont thématiques. Les rues de la cité Fernand-Anna sont des noms de fleurs (Narcisse, Hortensia, Begonia, Muguet, etc.). La cité Fernand-Anna est desservie par les lignes n°8 et no 54 du réseau de transport en commun Soléa.

    Cité Kullmann

    Marché de Wittenheim tous les jeudi matin à la Halle au coton. Ce bâtiment emblématique rappelle que la cité Kullmann tire son origine de l'industrie textile.

    Située entre Wittenheim-Centre et la commune de Kingersheim, la cité Kullmann s'est développée autour de l'industrie textile. On y trouve ainsi d'anciens logements ouvriers ainsi qu'un grand bâtiment appelé la Halle au Coton. Cette dans cette ancienne filature que se tient les vendredis matin le marché hebdomadaire de Wittenheim. La cité Kullmann accueille aussi la déchèterie communale et est limitée au nord-est par le parc du Rabbargala. On y trouve également la médiathèque Paul Zwingelstein. Le bâti est mixte composé de maisons mais aussi d'immeubles comme l'ensemble situé rue du Bourg ou celui de la Roseraie. L'Est du quartier comprend une gravière et un circuit de karting.

    Cité Sainte-Barbe

    Photo aérienne de Wittenheim. Quartier Sainte-Barbe / Église Sainte-Barbe.
    Mémorial.

    L'église de ce quartier est classée aux monuments historiques de même que le chevalement de la mine Théodore, qui est l'origine de la création de cette cité, tout comme la cité Jeune-Bois. Elle doit son nom à sainte Barbe, patronne des mineurs. On y trouve également un mémorial pour la mémoire des victimes d'accidents dans les mines de potasse d'Alsace. Comme dans la plupart des cités du bassin potassique, les dénominations des rues sont thématiques. Les rues de la cité Sainte-Barbe sont des noms de personnalités célèbres, surtout militaires (De Gaulle, Kellermann, Turenne, etc.). La cité Sainte-Barbe est desservie par les lignes C4 et no 54 du réseau de transport en commun Soléa.

    Pôle 430

    Ce quartier est composé presque exclusivement d'activités commerciales. Ce pôle s'est progressivement développé autour de l'hypermarché Cora, installé en 1980. Il forme aujourd'hui, avec la ZAC du carreau Anna et le Kaligone à Kingersheim, l'une des plus vastes zones commerciales d'Alsace. Le quartier est desservi par les lignes n°8 et no 54 du réseau de transport en commun mulhousien Soléa.

    Wittenheim-Centre

    Place Thiers à Wittenheim.
    Place des Malgré Nous et mairie de Wittenheim.
    Rond-Point Wittenheim.

    Au centre de Wittenheim se trouve un parc : La place Thiers. Toujours dans le centre de la ville on trouve la mairie et la place des Malgré-Nous. La rue de Kingersheim traverse tout le centre-ville. Bordée de commerces elle relie la cité Kullmann aux communes d'Ensisheim et de Ruelisheim. Le quartier est desservi par les lignes C4 et n°8 du réseau de transport en commun mulhousien Soléa.

    Schoenensteinbach

    Situé le long de la rue de Soultz (D 429), reliant la cité Jeune Bois à la commune de Pulversheim, c'est un hameau excentré situé au nord-ouest de la commune et en lisière de la forêt de Nonnenbruch. Il est construit autour d'un ancien couvent, dont il ne subsiste aujourd'hui que quelques bâtiments dont une ferme. En 1920, cette ferme a été rachetée par les Mines de Potasse d'Alsace afin d'accueillir une éventuelle nouvelle exploitation minière. La ferme cultivera de l'avoine et fournira du fourrage destiné à l'alimentation des chevaux employés par les mines. À partir de 1973, un puits d'entrée d'air pour la Mine Marie-Louise à Staffelfelden est creusé à côté de la ferme, jusqu'à une profondeur de 901 mètres. Le puits a été remblayé et son chevalement démoli en 1999. Le hameau est desservi par la ligne no 54 du réseau de transport en commun Soléa.

    Le Mittelfeld

    Le Mittelfeld, qui signifie littéralement en allemand « le champ du milieu », est avec les marais de Bourges une des plus grandes étendues d'agriculture urbaine. Sa vocation a été confirmée le [8]. La zone est réservée aux transports doux et interdite à la circulation automobile au même titre que la forêt du Nonnenbruch. Le Mittelfeld s'étend sur 90 hectares autour desquels s'articulent les différents quartiers de la ville.

    La forêt de Nonnenbruch

    C'est le principal massif forestier de l'ouest de la région mulhousienne en plein cœur de la plaine de l'Ochsenfeld. Le massif a été morcelé par l'activité minière sans que celle-ci ne parvienne à porter réellement atteinte à sa relative continuité. Les mines de potasse ont été exploitées pendant plus de 100 ans, de 1894 à 2004, et sont maintenant arrêtées. Le massif est aujourd'hui menacé par l'urbanisation de la région. Cette forêt est située sur le cône de déjection recouvert de lœss de la Doller et de la Thur. Le massif forestier est parsemé de clairières steppiques, de terrils et d'anciennes carrières qui forment des étangs. L'érosion éolienne des terrils a augmenté la salinité du sol et a quelque peu modifié le paysage. De nombreux sentiers balisés permettent de traverser la forêt et de rejoindre les différentes communes. Par décret du , ce massif a été classé forêt de protection sur une superficie de 1 340,223 9 hectares, sur le territoire des communes de Kingersheim, Lutterbach, Pfastatt, Reiningue, Richwiller et Wittenheim[9].

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le Dollerbaechlein, le Thurbaechlein[10], la Fosse du Moos[11] et la Fosse le Stockmattengraben[12],[13],[Carte 1].

    Le Dollerbaechlein, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Reiningue et se jette dans l'Ill à Ensisheim, après avoir traversé neuf communes[14].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Wittenheim[Note 1].

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Ill Nappe Rhin ». Ce document de planification concerne la nappe phréatique rhénane, les cours d'eau de la plaine d'Alsace et du piémont oriental du Sundgau, les canaux situés entre l'Ill et le Rhin et les zones humides de la plaine d'Alsace. Le périmètre s’étend sur 3 596 km2. Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[15].

    La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[17]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[18] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Vosges » et « Alsace »[19]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 651 mm, avec 8,3 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mulhouse à 7 km à vol d'oiseau[22], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 747,6 mm[23],[24]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,5 °C, atteinte le [Note 2].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station MULHOUSE (68) - alt : 245 m, lat : 47°45'00"N, lon : 7°17'19"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) −0,6 −0,5 1,9 4,7 8,9 12,4 14,1 13,8 10,2 6,7 2,7 0,3 6,2
    Température moyenne (°C) 2,3 3,4 7 10,6 14,7 18,4 20,3 20 15,9 11,3 6,2 3,2 11,1
    Température maximale moyenne (°C) 5,3 7,4 12 16,5 20,5 24,3 26,4 26,3 21,5 15,9 9,6 6 16
    Record de froid (°C)
    date du record
    −20,2
    13.01.1968
    −21,5
    10.02.1956
    −17,2
    04.03.1965
    −6,3
    07.04.1956
    −3,1
    01.05.1962
    0,9
    03.06.06
    4,3
    02.07.1960
    4
    30.08.1998
    −0,6
    24.09.1964
    −6,7
    31.10.1997
    −13,4
    30.11.10
    −19
    20.12.1981
    −21,5
    1956
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    18,3
    10.01.1991
    21,9
    24.02.1990
    26,5
    31.03.21
    30
    22.04.1968
    33,3
    25.05.09
    37,6
    09.06.14
    38,9
    31.07.1983
    39,4
    13.08.03
    34,1
    11.09.23
    29,7
    13.10.23
    24,3
    07.11.15
    19,9
    16.12.1989
    39,4
    2003
    Précipitations (mm) 57,9 49,2 49,9 49,9 78,2 67,8 63 67,1 61,1 69,7 58,7 75,1 747,6
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    44,9
    27.01.1979
    32,3
    07.02.1958
    41,5
    19.03.1995
    41,8
    03.04.1992
    52,4
    11.05.1971
    45
    29.06.11
    73
    25.07.1969
    84,9
    06.08.1963
    76,6
    19.09.1963
    43,4
    08.10.04
    40,6
    03.11.1989
    49,1
    24.12.1995
    84,9
    1963
    Fermer
    Source : « Fiche 68224006 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    5,3
    −0,6
    57,9
     
     
     
    7,4
    −0,5
    49,2
     
     
     
    12
    1,9
    49,9
     
     
     
    16,5
    4,7
    49,9
     
     
     
    20,5
    8,9
    78,2
     
     
     
    24,3
    12,4
    67,8
     
     
     
    26,4
    14,1
    63
     
     
     
    26,3
    13,8
    67,1
     
     
     
    21,5
    10,2
    61,1
     
     
     
    15,9
    6,7
    69,7
     
     
     
    9,6
    2,7
    58,7
     
     
     
    6
    0,3
    75,1
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Wittenheim est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mulhouse[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant 20 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[26],[27]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse, dont elle est une commune du pôle principal[Note 5],[27]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[28],[29].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (40,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (32,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (33 %), zones urbanisées (24,7 %), terres arables (17 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (14,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,6 %), mines, décharges et chantiers (1,1 %)[30]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Attestations anciennes

    Le nom de la localité (alsacien : Wittene ["viDәnә]) est mentionné pour la première fois en 829 sous la forme Witanheim[31], ensuite sous la forme in Vuittenckheim marcha en 1094 ; Witenheim en 1195, Wittenheim dès 1315[32].

    Étymologie

    « la demeure de Wita(n) », d’un nom d’homme germanique *Wita(n)[33], suivi de l’appellatif germanique heim, signifiant « habitat, foyer, chez soi » et anciennement « patrie d’une tribu ».

    Autres explications : « l’habitation du bois », du germanique wido « bois », en référence au bois du Nonnenbruch ; « l’habitation de la butte », l’élément wit- pouvant reposer sur une racine paléo-européenne PAT relative à un relief présentant une limite plate, en référence à la situation de la localité sur une dune de la lisière orientale du bois marécageux du Nonnenbruch[34], cependant il n'y a aucune preuve de la réinterprétation d'un toponyme antérieur, phénomène d'ailleurs rarement attesté en toponymie, ni même aucune preuve de l'existence d'une racine *pat.

    Histoire

    Premiers peuplements

    Le site est occupé depuis le Néolithique comme l'attestent les découvertes archéologiques faites au début du XXe siècle.

    En creusant les fondations de la villa de l'entrepreneur Columbina, au lieu-dit « Horoederenhubel », un squelette accroupi ainsi que de la poterie rubanée datant du Néolithique ancien furent découverts en 1930[35].

    En 1968, la présence d'un peuplement datant de l'âge du bronze final fut découverte au lieu-dit « Lerchbuhl ». La présence romaine est également avérée sur le ban de Wittenheim : les fondations d'une importante villa romaine furent découvertes fortuitement lors de la construction d'un lotissement en 1978. Une partie de ces fondations a été sauvegardée et a été déplacée sur la place de Thiers[36].

    Moyen Âge

    Un village est mentionné pour la première fois en l'an 829 sous l'appellation de Witanheim, époque à laquelle l'abbaye de Murbach y possédait des terres[31].

    L'époque Habsbourg

    Ancien fief autrichien, le château de Wittenheim, résidence des nobles de Wittenheim puis des Von Hus von Wittenheim, a été détruit en 1632 par les Suédois lors de la guerre de Trente Ans. La motte féodale, le Rebberg, reste visible à l'est de la commune. Wittenheim fut également le siège d'un très important couvent de moniales, le couvent de Schoenensteinbach. Démantelé lors de la Révolution française, ses fondations sont à nouveau visibles grâce à des fouilles récentes[37].

    Sous la domination allemande

    À vocation agricole, Wittenheim, village allemand de 1871 à 1918, se développe dans la seconde moitié du XIXe siècle avec l'arrivée de l'industrie textile. La société textile Kullman & Cie s'implante en effet dans la commune en lançant la construction d'une filature en 1885. Cette dernière ouvre ses portes en 1888. La même année est inaugurée la ligne de tramway Mulhouse-Wittenheim. De par l'afflux de travailleurs, la commune connait alors un véritable boum démographique. La construction de la cité ouvrière Kullmann (1890-1900) est à l'origine d'un gain de population de 63 %[38].

    La première banque de la commune est créée en 1887 sur le modèle mutualiste fondé par l'allemand Friedrich Wilhelm Raiffeisen (1818-1888). Cinq Wittenheimois (Fortuné Baumgartner, Joseph Erimund, Antoine Schlienger, Émile Stebler et Damien Weisbeck) créent le la Caisse de dépôts et de prêts de Wittenheim afin de venir en aide aux agriculteurs de la commune. Cette banque existe toujours, il s'agit de la Caisse du Crédit mutuel[39].

    Le , sous l'impulsion des autorités allemandes qui poussent à la création de corps de sapeurs-pompiers volontaires, le maire Sébastien Baumgartner, le trésorier Neyer et messieurs Schlienger et Helfer paraphent les statuts fondant le corps de sapeurs-pompiers de Wittenheim[40].

    En 1904, Amélie Zurcher découvre de la potasse à Wittelsheim, qui était alors un village voisin. Ce sera le début d'une industrie florissante qui marquera durablement la vie et la physionomie de ce qui deviendra le bassin potassique, unique gisement de sel de potasse (ou sylvinite, de formule KCl) français. À Wittenheim, plusieurs sites miniers, chacun possédant sa cité ouvrière (Kolonie), sont exploités[41] :

    • la Mine Anna, fondée en 1907, comprend les puits Anna-Est et Anna-Ouest qui exploitent des couches de sylvinite situées entre 448 et 466 mètres de profondeur ;
    • la Mine Fernand (Reichsland), comprend les puits Fernand-Est et Fernand-Ouest qui exploitent deux couches de sylvinite situées à 539 et 560 mètres de profondeur ;
    • la Mine Théodore et la Mine Prince Eugène, situés au nord du ban communal. La première production de sylvinite fut en 1912 de 95 216 tonnes ;
    • le hameau de Schoenensteinbach accueille la ferme modèle des MDPA.

    L'exploitation de la potasse marqua le paysage (chevalements, terrils) mais fit surtout de Wittenheim une commune prospère. Une population laborieuse, venue des environs mais aussi d'Allemagne et surtout de Pologne, contribua à la naissance d'une riche vie culturelle et associative. Le progrès fit également son arrivée : inauguration du foyer catholique en 1920 ; mise en chantier d'un vaste réseau de distribution d'eau en 1922 ; mise en chantier du tout-à-l’égout, construction de l'école des filles, du poste à incendie et des bains municipaux en 1928 ; électrification de la ligne de tramway en 1929[42].

    Les deux conflits mondiaux n'allaient pas épargner Wittenheim.

    La Seconde Guerre mondiale

    La Seconde Guerre mondiale apporta son lot de souffrances et de destructions notamment lors de la tragique libération de la commune par les troupes françaises en . Wittenheim-centre fut pratiquement détruite par un déluge de feu. Le , les derniers obus incendiaires allemands mirent le feu à l'église de style baroque Sainte-Marie. Le clocher s'effondra le à 9 h 30. Wittenheim-centre, libéré, n'était plus qu'un amas de décombres inhabitables[43]. Une partie ne fut d'ailleurs pas reconstruite et devint l'actuelle place de Thiers. Les installations industrielles étaient hors d'usage. Cette période très douloureuse de l'histoire de la commune lui valut de se voir attribuer le la croix de Guerre avec Étoile d’Argent[44]. C'est le maréchal de Lattre de Tassigny qui remit la décoration à la délégation wittenheimoise à Colmar le .

    L'après-guerre

    À la libération, une ère de développement nouvelle débuta pour la commune. Après la mise en place d'un village provisoire en baraquement où furent logées près de 150 familles et la construction d'une église provisoire, la municipalité et la population se lança dans un long travail de reconstruction. Wittenheim eut la chance de bénéficier du soutien matériel et financier de ses villes marraines : Fontenay-sous-Bois, Saint-Cloud et Thiers.

    Près de quinze années furent nécessaires pour effacer les plaies laissées par la guerre. La reconstruction d'après-guerre changea totalement sa physionomie qui perdit définitivement son caractère rural pour devenir une commune urbaine.

    Le , pour des raisons financières, la ligne 11 du tramway électrique reliant Wittenheim à Mulhouse, qui avait repris du service dès le , fut officiellement remplacée par une ligne de bus[45]. Le est posée la première pierre de la nouvelle église Sainte-Marie de Wittenheim-centre. Les et , lors des « Fêtes du renouveau », le nouveau Wittenheim-centre est officiellement inauguré : place de Thiers, rues de Saint-Cloud et de Fontenay-sous-Bois, bureau de poste, commissariat de police, commerces. L'église Sainte-Marie est consacrée le [31].

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La mairie.

    La commune de Wittenheim est membre de l'intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération[46], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Mulhouse. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[47].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Mulhouse, à la circonscription administrative de l'État du Haut-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[46].

    Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Wittenheim pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Haut-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[48].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs depuis la Libération[49]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Chrétien Baecher[53]    
    Edmond Goetschy[54] SFIO Ouvrier municipal
    Constant Richert[55]   Commerçant
    Émile Adelbrecht[56] CD puis CDS Inspecteur principal des Mines de potasse d'Alsace
    Bernard Reimeringer PS Professeur agrégé
    Antoine Gissinger RPR Directeur de collège d'enseignement technique retraité
    Député du Haut-Rhin (5e circ.) (1968 → 1986)
    Conseiller régional d'Alsace (1970 → 1988)
    Conseiller général de Wittenheim (1970 → 1988)
    Roger Zimmermann[57],[58] PS Chimiste

    (décès)
    Paul Zwingelstein[59] PS Instituteur puis directeur d'école
    Premier adjoint au maire (1989 → 2001)
    Vice-président de la CC du Bassin Potassique
    en cours Antoine Homé PS Conseiller maître à la Cour des comptes en détachement
    Premier adjoint au maire (2001)
    Conseiller régional d'Alsace (2004 → 2015)
    Conseiller régional du Grand-Est (2015 → )
    3e vice-président de M2A (2017 → )
    Réélu pour le mandat 2020-2026
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    Finances locales

    Cette sous-section présente la situation des finances communales de Wittenheim[Note 6].

    Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Wittenheim s'établit à 19 337 000  en dépenses et 18 320 000  en recettes[A2 1] :

    En 2013, la section de fonctionnement[Note 7] se répartit en 13 198 000  de charges (916  par habitant) pour 13 210 000  de produits (917  par habitant), soit un solde de 12 000  (1  par habitant)[A2 1],[A2 2] :

    • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 8] pour une valeur totale de 6 406 000  (49 %), soit 445  par habitant, ratio inférieur de 30 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (636  par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 377  à 445  par habitant ;
    • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 9] pour un montant de 4 680 000  (35 %), soit 325  par habitant, ratio inférieur de 36 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (511  par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio augmente de façon continue de 254  à 325  par habitant.

    Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Wittenheim[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

    La section investissement[Note 10] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

    • des dépenses d'équipement[Note 11] pour 5 387 000  (88 %), soit 374  par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 168  par habitant en 2010 et un maximum de 411  par habitant en 2009 ;
    • des remboursements d'emprunts[Note 12] pour une valeur de 622 000  (10 %), soit 43  par habitant, ratio inférieur de 49 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (85  par habitant).

    Les ressources en investissement de Wittenheim se répartissent principalement en[A2 4] :

    • nouvelles dettes pour une valeur de 2 000 000  (39 %), soit 139  par habitant, ratio supérieur de 46 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (95  par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 1  par habitant en 2011 et un maximum de 139  par habitant en 2013 ;
    • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur totale de 430 000  (8 %), soit 30  par habitant, ratio inférieur de 25 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (40  par habitant).

    L'endettement de Wittenheim au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 13], l'annuité de la dette[Note 14] et sa capacité de désendettement[Note 15] :

    • l'encours de la dette pour une somme de 6 902 000 , soit 479  par habitant, ratio inférieur de 50 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (964  par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 479  par habitant en 2013 et un maximum de 559  par habitant en 2012[A2 5] ;
    • l'annuité de la dette pour 809 000 , soit 56  par habitant, ratio inférieur de 53 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (118  par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 47  par habitant en 2010 et un maximum de 62  par habitant en 2009[A2 5] ;
    • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 1 079 000 , soit 75  par habitant, ratio inférieur de 58 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (180  par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 75  par habitant en 2013 et un maximum de 126  par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 6 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ un an en 2004 et un maximum en 2013.

    Équipements et services publics

    Enseignement

    Wittenheim a deux collèges publics d'enseignement secondaire, le collège Irène-Joliot-Curie et le collège Marcel-Pagnol.

    Justice, sécurité, secours et défense

    Wittenheim est située en zone police et enregistre un taux de crimes et délits faible et très inférieur à la moyenne nationale[60].

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[61],[Note 16].

    En 2023, la commune comptait 15 553 habitants[Note 17], en évolution de +8,63 % par rapport à 2017 (Haut-Rhin : +0,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    9411 0171 0341 2091 2601 3741 3811 4101 414
    1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
    1 4011 4201 3541 3431 2381 2511 1551 1941 491
    1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 9412 0952 2703 6404 5477 0536 1896 1568 599
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    9 25910 05512 56213 38014 32415 02614 37114 26214 589
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2006[63].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    En 2010, Wittenheim était la cinquième commune la plus peuplée du Haut-Rhin. Selon les résultats du recensement de 1999[64], la population était de 15 026 habitants dont 4 149 jeunes de moins de 20 ans (soit 27,6 % de la population), ce qui en fait une commune particulièrement jeune, et 2 814 personnes de plus de 60 ans (soit 18,7 % de la population). Les personnes de nationalité étrangère représentaient 1 602 habitants (soit 10,7 % de la population totale). Les personnes actives étaient au nombre de 6 663 dont 43,3 % des femmes de la commune. Le nombre total de logements s'élevait à 5 666 dont 94,9 % de résidences principales. Les maisons individuelles représentaient 61,5 % des résidences principales. La taille moyenne des ménages était de 2,8 personnes et 52 % des ménages étaient composés d'une ou deux personnes.

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Chemin de croix.
    Chœur de l'église Sainte-Barbe.
    Le chevalement de la mine Théodore.
    L'Église Sainte-Marie.
    • Église Saint-Christophe à Wittenheim dans la cité Fernand-Anna.
    • Église Sainte-Marie de Wittenheim-centre.
    • Église Sainte-Barbe : fresques de George Desvallières, chemin de croix et grande rosace.
    • Chapelle du lycée Don Bonsco : vitraux retraçant la vie de Don Bosco[65].
    • Chevalement de la mine Théodore :
    • Vestiges du couvent de Schoenensteinbach.
    • Vestiges romains, place Thiers.
    • Motte féodale, Rebberg.
    • Forêt du Nonnenbruch : troisième massif forestier d’Alsace de par sa superficie, la forêt du Nonnenbruch est répartie sur les bans de plusieurs communes du bassin potassique. À l’origine, c’était un vaste bois marécageux où poussaient des essences diverses mais surtout du « bois cassant » (Bruch), du hêtre, du bouleau, des aulnes, où les cochons (nonnen) se gavaient de glands. Propriété dans sa majeure partie des Mines Domaniales de Potasse d’Alsace, elle fut défrichée sur près de 700 hectares pour permettre l’installation des sites miniers et de leurs cités ouvrières. Les sentiers forestiers qui la parcourent servaient de longue date de trait d’union entre les populations, les mineurs les utilisaient pour se rendre au travail[66]. Afin de protéger ce véritable poumon vert de l'agglomération, la municipalité de Wittenheim, sous la houlette du maire Antoine Homé, a fait l’acquisition en 2005 de 234 hectares de cette forêt classée en forêt de protection[67]. Le Club Vosgien y a balisé 55 km de sentiers (en 1999) qui portent le nom de Kalipfad Sentier de la potasse » en alsacien)[66].

    Personnalités liées à la commune

    • Sébastien Gegauff[68] (Wittenheim 1862 - 1935), Maire de Wittenheim de 1893 à 1919. En 1911, lorsque l'Alsace-Lorraine allemande est dotée d'une constitution, il est élu au Landtag. Après le retour de la région à la France, il est élu sénateur du Haut-Rhin (IIIe République) en 1920 et l'est resté jusqu'à sa mort en 1935. Sébastien Gegauff s'est illustré en contribuant à l'industrialisation de la commune ainsi qu'au développement de l'agriculture. Il est notamment le maître d'œuvre du remembrement opéré à Wittenheim dans les années 1900.
    • Paul Winter (1898-1987), industriel du textile, chef des Forces françaises de l'intérieur du Haut-Rhin pendant la Seconde Guerre mondiale, fondateurs de la Septième colonne d'Alsace (réseau Martial), décédé dans la commune ;
    • Jean-Jérôme Adam (1904-1981), premier archevêque de Libreville, né dans la commune ;
    • Florimont Cornet (1911-1949), athlète plusieurs fois champion de France, d’Europe et recordman du monde de marche de 1937 à 1939. Employé aux Mines de Potasse d’Alsace à Wittenheim, il meurt dans un effondrement minier le [69].
    • Yvan Keller (1960-2002), tueur en série, né dans la commune ;
    • Julien Baumgartner (né en 1976), acteur né dans la commune ;
    • Cléopâtre Darleux (née en 1989), handballeuse championne du monde et olympique avec l’équipe de France, chevalière de la Légion d’Honneur, née dans la commune.

    Héraldique

    Blason de Wittenheim

    Les armes de Wittenheim se blasonnent ainsi :
    « D'or à une face de gueules accompagnée de léopards de sable, deux en chef et un en pointe. »

    Voir aussi

    Bibliographie

    • 1er anniversaire de la libération du village martyre de Wittenheim, 27-1-46, ville de Wittenheim, 1946[70].
    • Wittenheim, Nouveau chef-lieu de canton, plaquette éditée par l'association pour le développement culturel à Wittenheim, 1959.
    • Le chemin de croix de l'église Sainte-Marie de Wittenheim, expliqué par l'auteur Gaby Michel, sculpteur, Alsatia Mulhouse, 1963.
    • Chronique de Wittenheim, Désiré Renaud, ouvrage édité par la ville de Wittenheim, 1967.
    • La nouvelle filature de Cernay, 150e anniversaire, Édition Publi 75, 1968 (?)
    • Contribution archéologique à l'histoire de Wittenheim, R. Schweitzer, ville de Wittenheim, 1979 (?)
    • Image du patrimoine, Cantons de Wittenheim et de Mulhouse-Sud, Haut-Rhin, La Maison d'Alsace - Inventaire général, L'Alsace, 1987.
    • Sapeurs pompiers - Wittenheim, 1889-1989, 100e anniversaire, SP de Wittenheim, 1989.
    • Puits et cités des Mines de Potasse d'Alsace, 1904-1939, notamment pages 67 à 84, Eugène J. Bertrand et Denis Schott, Maison du Mineur et de la Potasse, 1989.
    • Schönensteinbach, une communauté religieuse féminine 1138-1792, Jean Charles Winnlen, ouvrage publié par la Société d'histoire sundgauvienne, 1993.
    • Crédit mutuel Wittenheim-Ruelisheim, des origines à nos jours, Caisse du Crédit mutuel, 1994.
    • Wittenheim, libération, 50e anniversaire 1945-1995, Jean-Charles Winnlen, ville de Wittenheim, 1995.
    • Commémoration du 60e anniversaire de la libération de Wittenheim, ville de Wittenheim, 2005.
    • Kullmann & Cie, des hommes, des usines, une empreinte sociale, Jean Charles Winnlen, JM Editions, 2008.

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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