Wouri

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Le Wouri est le nom d'un fleuve camerounais formé par la confluence des rivières Nkam et Makombé, à 32 km au nord-est de la ville de Yabassi, son estuaire baigne sur ses deux rives la ville de Douala, capitale économique du Cameroun. C'est sur ce fleuve qu'a lieu chaque année le Ngondo, inscrit sur liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO[1].

Longueur160 km
Bassin11 700 km2
SourceConfluence Nkam et Makombé
Faits en bref Caractéristiques, Longueur ...
Wouri
Illustration
embouchure du Wouri au niveau de Douala
Loupe sur carte verte Wouri sur OpenStreetMap.
Caractéristiques
Longueur 160 km
Bassin 11 700 km2
Bassin collecteur Wouri
Cours
Source Confluence Nkam et Makombé
· Coordonnées 4° 34′ 12″ N, 10° 09′ 49″ E
Embouchure Océan Atlantique
· Localisation Douala
· Altitude m
· Coordonnées 4° 05′ 00″ N, 9° 42′ 00″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau du Cameroun Cameroun

Sources : OpenStreetMap
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Étymologie

Au XIIIe siècle, le puissant roi Ebokea Bodjongo'A Mbedi règne sur la côte atlantique de part et d’autre du « fleuve d'Ewodi ». Le fleuve Sawa (du littoral) est alors appelé « Mundja Mw'Ewodi », c'est-à-dire « fleuve d'Ewodi » en langue douala. Ewodi est la localité fluviale qu'abritent ses berges. Dans le domaine de ce roi, se trouve Bodjomgo, que l'on situe à l'emplacement de l'actuel quartier administratif Bonanjo. C'est en cet endroit qu'il rassemble les peuples côtiers du cercle du Ngondo pour vénérer le fleuve d'Ewodi. Le culte est l'occasion d'échanges marchands, de manifestations culturelles, de rencontres juridiques. En 1472, les marins du navigateur portugais Fernando Pó entrent dans l'estuaire du Wouri, s'extasient devant l'abondance de crevettes (Lepidophthalmus turneranus) dans le cours d'eau qu'ils nomment en conséquence Rio dos Camarões, ce qui signifie en français « rivière (ou fleuve) aux crevettes ». Ainsi, du XVIe siècle au début du XXe siècle, le Wouri est connu sous le nom Camarões crevettes » en portugais), d'où le nom actuel du pays Cameroun[N 1].

Pendant la colonisation du Cameroun par les Allemands  de la fin du XIXe siècle au début de la Première Guerre mondiale , les colons allemands changent de nombreux mots du vocabulaire local qu'ils interprètent à leur façon : « éwodi » est transformé en « wouri », mot qui n'a pas d'étymologie locale ; c’est ainsi que « Mundja Mw'Ewodi »  le fleuve d’Ewodi  devient « le fleuve Wouri ».

Cours

OpenStreetMap

Le bassin du Wouri à Douala  11 700 km2  est drainé par deux affluents principaux :

Au confluent de ces deux rivières, le cours d'eau prend le nom de Wouri. À Nono, en aval de Yabassi, le Wouri reçoit un affluent important : la Dibombé, qui draine le flanc sud du Mont Manengouba, les Monts Koupé près de Loum et la région de Mbanga.

Le bassin du Wouri à Yabassi a une superficie[3] de 8 250 km2.

La pente moyenne du Wouri-Nkam, obtenue après élimination est de 5,7 m/km.

Géographie

faune

le bassin du Wouri regorge plusieurs espèces parmi les quelles les arboviroses, les filarioses et autres parasitoses[4].

Événement culturel

La fête de l'eau (le ngondo) réunit chaque année en décembre, sur les berges du fleuve Wouri, dans la région du Littoral, plus de deux cent mille personnes pour l'immersion du vase sacré au fond du fleuve, donnant lieu à plusieurs jours de défilés carnavalesques, d'événements festifs divers, d'affrontements sportifs et à des courses de pirogues[5] et des rites sacrés. L'immersion se fait toujours par un initié, plongeant longuement en apnée jusqu'au fond du fleuve et remontant à la surface accompagné du message des ancêtres.

Les ponts sur le Wouri

Ancien pont sur le fleuve Wouri à Douala
Plus d'information sur la construction du pont Wouri
Le pont du Wouri.

Pendant la période coloniale française un pont[6] a été construit de 1952 à 1954 par des entreprises françaises[N 2], reliant Bonabéri à la ville de Douala.

Ce pont subit des travaux de réhabilitation depuis . La première partie du plan de travail adopté a été de diviser le pont en deux ; les voitures circulent ainsi sur la partie droite, la partie gauche étant au soin des ingénieurs. Les taxis, moto-taxis (appelés benskins, prononcer « ben-sikin ») et trains ont l’interdiction de circuler entre 6 h du matin et 21 h pour un meilleur trafic. Malgré cela, il subsiste quand même des embouteillages qui pénalisent les habitants qui veulent se rendre de l'autre côté du fleuve.

Le « pont » du Wouri est d'une importance économique capitale pour tout l'Ouest camerounais. L'activité de Bonaberi, qui regroupe nombre d'entreprises importantes (concessionnaires automobiles, PME/TPE...) et nombre de salariés faisant quotidiennement l'aller-retour vers le centre de Douala, serait directement asphyxiée par un « écroulement » du pont. Mais au-delà, c'est tout l'ensemble des échanges avec l'Ouest du pays, qui risquerait l'étouffement. Il est à préciser que l'Ouest Bamileké du Cameroun est le grenier alimentaire nourricier de ce pays. De ce fait, la présence d'un pont sur le Wouri évite un long détour d'environ 600 km par Yaoundé, au lieu de 280 km en situation normale. Des analyses prédisent d'autre part qu'un pont supplémentaire serait nécessaire sur le Wouri pour fluidifier la traversée et éviter la congestion ou paralysie qu'engendrerait une éventuelle mise hors service du pont unique.


Galérie

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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