Yvette Alde

peintre et lithographe française (1911-1967) From Wikipedia, the free encyclopedia

Yvette Alde est une artiste peintre, lithographe et illustratrice française née le à Paris et morte le à Paris. Elle vécut à la cité Montmartre-aux-artistes du 189, rue Ordener et appartient à l'École de Paris.

Naissance
Décès
(à 56 ans)
Paris
Nationalité
Française
Faits en bref Naissance, Décès ...
Yvette Alde
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Naissance
Décès
(à 56 ans)
Paris
Sépulture
Nationalité
Française
Activités
Autres activités
Formation
Maître
Lieux de travail
Mouvement
Tombe d'Yvette Alde au cimetière Montmartre (Paris).
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Biographie

Académie de la Grande Chaumière, Paris.

Yvette Alde naît le à Paris[1]. Élève de l'Académie de la Grande Chaumière, elle y a pour maîtres Charles Picart Le Doux et André Lhote[2]. Elle débute dans les salons parisiens en 1932, faisant partie en 1933, en même temps qu'André Marchand, Armand Nakache, Charles Walch et Gabriel Zendel, des nouveaux exposants du Salon des indépendants[3].

Sa première exposition personnelle se tient à Barcelone en , les peintures de paysages présentées énonçant un séjour effectué à Majorque[4]. C'est, observe Lydia Harambourg, à la suite d'un autre voyage, en Italie en 1937, qu'apparaissent dans son œuvre les thèmes religieux et mythologiques : « Déjà, elle dépasse l'anecdote pour atteindre le spirituel, et ses compositions sont empreintes d'un mysticisme qui ne faiblira pas »[5].

En , elle épouse Max Cogniat[6].

Dans une lettre datée du , Yvette Alde évoque sa combativité contre une cruelle maladie : « hospitalisée, mais boulot acharné... »[7]. Morte le à Paris[8],[1], elle repose dans la 30e division du cimetière de Montmartre[9]. En , un hommage particulier lui est rendu dans le cadre du Salon Comparaisons[10].

Contributions bibliophiliques

Expositions

Expositions personnelles

  • Galerias Syra, Barcelone, 1935[5].
  • Galerie Speranza, Paris, 1937[11].
  • Anglo-French Art Centre (en), Londres, novembre-.
  • Galerie Drouant-David, Paris, 1949, 1950, 1956[5].
  • Yvette Alde - Gouaches, Galerie Allard, Paris, [12].
  • Yvette Alde - Gouaches, Galerie Moderne, New York, 1952[5].
  • Yvette Alde - Gouaches, Galerie Royale, Paris, 1954[5].
  • Yvette Alde - Œuvres récentes, Galerie Boissière, Paris, [13].
  • Galerie Motte, Genève, 1962[5].
  • Galerie française, Cannes, 1962[5].
  • Galerie Montmorency, Paris, 1967[5].

Expositions collectives

Réception critique

  • « Un amour farouche et plantureux de la vie habite Yvette Alde, un besoin de retour aux données primitives, presque sauvages du monde. Sa peinture est une expression d'un désir interne qui n'a que faire des subtilités ; elle est une prise de possession des éléments, un essai de domptage des forces de la nature, sans le moindre orgueil, sans vanité, parfois même avec un certain "bongarçonnisme", si on peut dire pour une femme. Mais Yvette Alde ne fait pas de la peinture de femme, elle fait de la peinture ardente de camarade d'hommes. » - Michel Florisoone[11]
  • « Ses passions vont de l'Espagne, illuminée comme un vitrail gothique, aux clairs obscurs de la Hollande fouettée de coups de vent nordiques. Ses amours sont multiples puisqu'elle est femme, le rêve surréaliste la caressa de son aile piquetée d'inquiétantes sirènes aux yeux mauves, mais elle était trop fille de la Méditerranée pour y croire éternellement, trop architecte aussi. Yvette Alde, faite pour le lyrisme, chante en hautes notes l'amour de la beauté perdue. » - Jean Bouret[18]
  • « Yvette Alde ressent et conçoit le monde comme mi-rêve, mi-réalité. Un fond dynamique de sensualité mystique lui permet d'associer les caractères les plus divers de la grande peinture : visions de génies ou d'anges, transpositions des figures en personnages mythiques, animation étrange des paysages et de la plus humble nature morte ou fleur en une parcelle d'âme ; matière travaillée, nourrie et saine, foisonnante et cependant discrète ; palette légèrement assourdie qui laisse transparaître l'éclat de tons et d'accords mystérieux, musicaux, reflets de spiritualité. Il n'y a plus dessin, ou volumes, ou pâte, ou couleur ; il y a un tout puissamment charpenté, d'une densité rare, et dont la pudeur d'expression, en une facture sans faiblesse, n'arrive pas à voiler totalement la bouleversante et attachante qualité. Chaque œuvre est une prodigieuse composition plastique et émotive, comparable à celles des grands maîtres classiques, avec l'inéluctable sceau de notre temps. » - Robert Vrinat[13]
  • « C'est son constant dialogue avec son monde invisible qui toujours se laisse percevoir dans ses toiles ou ses gouaches. Elle a beau, par la générosité de sa pâte, par la somptuosité chaleureuse de ses tons, paraître étrangère à toute assimilation à un style mallarméen, c'est pourtant à des vers de Mallarmé que m'oblige à songer la constante présence en ses compositions d'êtres extratemporels, anges, démons, dieux ou fées... Il faut, pour oser en peupler aujourd'hui un cosmos auquel l'homme arrache chaque jour davantage de son mystère et de sa poésie, une personnalité originale et forte qui s'exprime jusque dans la joaillerie fastueuse de son colorisme. » - Guy Dornand[19]
  • « Pendant la guerre, elle s'isole et peint intensément dans son atelier de la rue Ordener. Elle subit momentanément l'influence su surréalisme et, sans adhérer au groupe, elle est dans le sikkage d'André Breton. L'Occupation entraînant des interdits, c'est l'expression d'une liberté qu'elle peut vivre à travers ce mouvement. Si le rêve devient davantage présent dans ses œuvres, elle ne cesse de contrôler son imagination. Seul son goût pour le merveilleux prédomine… Une évolution modifie alors sa peinture dont les formes plus arrondies, plus souples, perdent de leur dureté. La composition devient moins brutale et les coloris s'adoucissent. Cette trabsformation se produit à la suite d'un voyage en Belgique (1945) où les grands Flamands lui révèlent la blonde lumière. En 1950-1951, son art prend son caractère définitif. Elle abandonne les grands traits noirs anguleux et donne libre cours à son lyrisme. La matière épaisse, travaillée comme à la truelle, acquiert l'éclat des gemmes… Pendant les dix dernières années, Yvette Alde parvient à une plénitude picturale. En possession d'une écriture très personnelle, mûrie au cours des années passées, baroque, réalisme et lyrisme se mêlent étroitement… Elle montre des bouquets de fleurs, des natures mortes, des paysages, autant d'éléments indissonciables de l'harmonie universelle qu'elle ressent au sein de chaque chose. Coloriste-née, le thème des courses de taureaux - souvenir toujours présent de son deuxième voyage ibérique en 1951 - sollicite sons sens plastique et son désir de traduire cette violence quasi-mystique qui trouve une équivalence dans la sauvagerie des couleurs, mais aussi éveille une résonance similaire dans ses scènes de martyrs et de la Passion du Christ. Ses bleus, ses rouges, ses ocres, ses ors, ses ombres mauves disent la même douleur paroxystique, la même frénésie de l'homme combattant l'animal, de ces anges déchus et s'affrontant, autre permanence de sa peinture, ainsi que ses évocations païennes. » - Lydia Harambourg[5]

Collections publiques

France

Autres pays

Collections privées

  • Henri Braun-Adam (1900-1977)[33].
  • Jean Bouret, Saint Georges terrassant le dragon, huile sur toile 190x114cm, 1948[34].

Fresques murales

Notes et références

Annexes

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