ZAC Gare-de-Rungis

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La ZAC Gare de Rungis est une zone d'aménagement concerté située dans le 13e arrondissement de Paris. Elle est considérée comme le premier écoquartier parisien.

Faits en bref Administration, Pays ...
ZAC Gare-de-Rungis
ZAC Gare-de-Rungis
Zac de Rungis, les bâtiments de logements et le jardin Charles-Trenet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Île-de-France
Drapeau de Paris Paris
13e arrondissement de Paris
Fonctions urbaines ZAC
Écoquartier
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 18″ nord, 2° 21′ 00″ est
Localisation
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ZAC Gare-de-Rungis
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Liens
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Situation et accès

Elle est située sur le site de l'ancienne gare de la Glacière-Gentilly de la Petite Ceinture entre la place de Rungis, les rues Brillat-Savarin, des Peupliers (ancien lit de la Bièvre) et Longues-Raies[1],[2].

La Zac de Rungis depuis le bd Kellermann, de g. à dte: l'Ehpad, les logements étudiants et l'immeuble de bureaux. Les trois immeubles de logements sont encore plus à droite et non visibles sur la photo.

Historique

La « ZAC Gare de Rungis » a été créée par délibération du Conseil municipal de Paris le [3].

Elle est réalisée entre 2002 et 2014 par la SEMAPA, société d'économie mixte de la ville de Paris.

L'intervention de l'association Les Amis de l'EcoZAC de la place de Rungis a permis d'intégrer une ambition écologique[4] réelle dans le développement de ce qui est devenu le premier écoquartier de Paris. Il est achevé en février 2015 avec l'ouverture du jardin public de 5000 m2[5].

Par délibération du Conseil municipal de Paris des 4, 5 et , la « ZAC Gare de Rungis » est supprimée[6].

Équipements et logements

La ZAC comprend 3 entités principales différentes: un établissement pour personnes âgées (Ehpad, une centaine de pensionnaires) et une crèche, un pôle de logements (étudiants et privés) et un bâtiment de bureaux (19.000 m2). Le nombre de logements pour étudiants aurait une centaine de places et accueillerait aussi des chercheurs. A ces trois entités s'ajoutent un jardin public de 5.000 m2 (Jardin Charles Trenet) et une maison de quartier. L'ensemble de ces bâtiments ont été conçus pour être très faiblement consommateurs en énergie (chaleur et électricité), ils sont bien isolés, équipés de ventilations et panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques. L'objectif des architectes était - en matière de chaleur - de ne pas dépasser en moyenne annuelle les 50 kWh/m2/an pour l'ensemble de la ZAC.

Voies

Voies entièrement ou partiellement incluses dans la « ZAC Gare-de-Rungis »

Association

L'association « Les Amis de l'EcoZAC de la place de Rungis » était une organisation d'habitants et de militants qui a œuvré pour la promotion et le développement des écoquartiers, notamment en travaillant activement sur le projet de la ZAC Gare-de-Rungis. Après des premières réunions de concertation en 2003[13] sur le projet de la ZAC, cette organisation associative est fondée en , sous l'impulsion de Philippe Bovet, un journaliste[14],[15] qui habitait à l'époque le sud du 13ème arrondissement. Outre le groupe fondateur, des parrains (Jean-Louis Étienne, Pierre Rabhi, Hubert Reeves…) et d'autres associations de protection de l'environnement soutiennent le travail de l'association, ainsi que le CLER, Les Amis de la Terre, négaWatt, Greenpeace,...[16]. À l'époque, les membres de l'association observent une absence réelle d'intérêt pour les considérations environnementales dans le projet d'urbanisme de la ZAC du 13e arrondissement[14]. Dans l'objectif de donner un cadre écologique et environnemental au projet de la ZAC, les membres de l'association font pression[17] et proposent notamment la réduction de la consommation énergétique des bâtiments via une bonne isolation et la production locale d'électricité et de chaleur via des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques[18]. Afin d'informer et de mobiliser la population parisienne, des cafés-débat en soirée dans un café de la Place de Rungis, des tractages sont distribués sur les marchés du 13e arrondissement de Paris, des soirées d'informations au cinéma La Clef (5e arrondissement de Paris) avec le soutien du magazine La Revue durable ont été organisés[19]. Une plateforme d'objectifs est rédigée, afin d'orienter les revendications de façon concrète. Parmi les actions les plus réussies, il y eut l'envoi de cartes postales à la Mairie du 13ème, cartes que les habitants pouvaient signer avec la mention 'Je rêve d'une EcoZac'[20].

En 2006, l'organisation associative reçoit le prix Eurosolar[21], prix européen de l'énergie solaire qui récompense les projets particulièrement prometteurs dans le domaine des énergies renouvelables[22]. Elle est dissoute le [23]. Finalement, l'association a fait progresser le projet urbanistique dans le sens environnemental[15],[24],[25],[26].

Notes et références

Liens externes

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