Zin Mar Aung
femme politique
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Zin Mar Aung, née le , est une militante birmane pour la démocratie, ayant reçu le Prix international Femme de courage en 2012, et une femme politique de la Ligue nationale pour la démocratie.
| Minister of Foreign Affairs (Myanmar) Gouvernement d'unité nationale (Birmanie) | |
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| depuis le |
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
ဇင်မာအောင် |
| Nationalité | |
| Formation |
University of Distance Education, Yangon (en) |
| Activité |
| Parti politique | |
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| Distinction |
Biographie
Elle est née en 1976 à Rangoun, fille aînée au sein d'une famille bouddhiste de la classe moyenne. Son père est professeur d'anglais[1]. Elle vit une première expérience militante à l'âge de 11 ans en se joignant en , un peu par hasard et par curiosité, à une manifestation pacifique comprenant dans son cortège quelques connaissances plus âgées et amis de son école. Ce jour-là, l'armée tire sur une partie de la manifestation. Plusieurs des amis de Zin Mar Aung figurent parmi les morts[1],[2]. Elle poursuit des études en botanique[3],[4]. Impliquée en faveur du mouvement pour la démocratie, elle est arrêtée en , à son domicile, à la suite de distributions de tracts et de lectures publiques, et condamnée à 28 ans de prison[1]. Durant son emprisonnement, elle se passionne pour l'histoire, mais étudie aussi le bouddhisme, l'action non-violente, les suffragettes américaines, etc., grâce à des ouvrages apportés par son père au pénitencier de Mandalay[1],[5].
Elle est libérée en 2009, ayant effectué 11 ans de sa peine[1]. Elle crée un groupe d'étude sur la culture et la démocratie en Asie, ainsi qu'une association d'entraide pour les femmes d'ex-prisonniers politiques, et l'École de sciences politiques de Rangoun[6],[7]. Elle cofonde également un groupe pour l'autonomie des femmes, et à partir de 2012, elle dirige une organisation de sensibilisation aux questions touchant les minorités ethniques dans les zones de conflit. Cette année-là, elle devient la première Birmane récompensée par le Prix international Femme de courage[6]. Elle n'hésite pas à vilipender le nationaliste et les positions anti-musulmanes de certains bonzes[1]. Elle reproche au gouvernement de jouer dangereusement des idées nationalistes et d'un chauvinisme bouddhiste plutôt que de construire une démocratie multiculturelle[8]. Dans la même logique, elle écrit une lettre ouverte au président Thein Sein pour s'élever contre la loi sur les mariages interreligieux qu'elle considère comme une législation raciste et machiste[1].
Elle se présente aux élections législatives birmanes de 2015, où elle est candidate de la Ligue nationale pour la démocratie[1], et est élue[note 1].