Échallat

commune française du département de la Charente From Wikipedia, the free encyclopedia

Échallat est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Faits en bref Administration, Pays ...
Échallat
Échallat
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Intercommunalité Communauté de communes du Rouillacais
Maire
Mandat
Alain Marie-Pierre Briand
2020-2026
Code postal 16170
Code commune 16123
Démographie
Gentilé Échallatois
Population
municipale
480 hab. (2023 en évolution de −3,42 % par rapport à 2017)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 26″ nord, 0° 02′ 21″ ouest
Altitude Min. 50 m
Max. 149 m
Superficie 15,14 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Angoulême
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Val de Nouère
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Échallat
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Échallat
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Échallat
Liens
Site web www.echallat.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Géographie

    Localisation et accès

    Échallat est une commune située à 18 km au nord-ouest d'Angoulême à mi-chemin entre Hiersac, chef-lieu de son canton, et Rouillac.

    Elle est à km au sud de Rouillac, km au nord d'Hiersac, 11 km de Jarnac, 14 km de Châteauneuf, 15 km de Montignac et 22 km de Cognac[1].

    La commune est traversée par la D 14, route d'Hiersac à Rouillac, qui passe au bourg. La N 141, route Centre-Europe Atlantique entre Angoulême, Cognac et Saintes, passe à km au sud. La D 18 mène du bourg à l'échangeur en direction de Jarnac. La D 63 va vers le sud en direction de Châteauneuf. La D 119 va du nord-ouest au sud-est de Vaux-Rouillac à Douzat[2].

    Hameaux et lieux-dits

    La commune compte quelques hameaux : l'Habit est au sud-est du bourg. Les autres hameaux ont la particularité d'être en limite de commune : Fontenelle au nord-est, Sainte-Catherine et Puybolier au nord, les Rigauds et le Puy Saint-Jean à l'ouest, Villars au sud[2].

    Communes limitrophes

    Géologie et relief

    La commune occupe un plateau calcaire qui appartient au Portlandien (Jurassique supérieur). Une petite zone de grèzes est située au nord-ouest du bourg[3],[4],[5].

    Le relief de la commune est celui d'un bas plateau légèrement incliné vers le sud. Le point culminant est à une altitude de 149 m, situé en limite nord à Sainte-Catherine (château d'eau). Le point le plus bas est à 50 m, situé en limite sud, à Villars. Le bourg, niché dans une vallée sèche, est à 95 m d'altitude[2].

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier d'Échallat.

    La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne[6]. Aucun cours d'eau permanent n'est répertorié sur la commune[7],[Carte 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Poitou-Charentes » et « Aquitaine, Gascogne »[11]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 889 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Couronne à 17 km à vol d'oiseau[14], est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,2 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Échallat est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angoulême, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[19]. Cette aire, qui regroupe 94 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (42,9 %), terres arables (29 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), forêts (9,5 %), zones urbanisées (2,1 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune d'Échallat est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité modérée)[23]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[24].

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par ruissellement et coulée de boue, notamment La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999[25],[23].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Échallat.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 4,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 239 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 13 sont en aléa moyen ou fort, soit 5 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[26],[Carte 3].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[27].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[23].

    Toponymie

    Les formes anciennes sont Eschalato en 1290, Eychalato, Eycalato en 1330, Eschalaco en 1340[28].

    L'origine du nom d'Échallat remonterait au mot bas latin scalatus qui désigne une clôture de branches d'arbres disposées en forme d'échelle[29],[30].

    Histoire

    Au Moyen Âge, le territoire communal était en grande partie occupé par la forêt de Marange. Cette forêt appartenant aux comtes d'Angoulême séparait les anciens diocèses d'Angoulême et de Saintes, et fut partagée en petits fiefs lors de son défrichement pour la mise en valeur des terres, en vignes et céréales. Pour la justice, ces fiefs étaient du ressort de la prévôté de Châteauneuf.

    Les registres de l'état civil remontent à 1544.

    Au sud de la commune, Villars-Marange (à cheval sur la commune de Mérignac), était un rendez-vous de chasse. Avant la Révolution, les habitants avaient le droit de couper du bois dans la forêt pour subvenir à leurs besoins.

    Au début du XXe siècle, une carrière de pierre de taille était exploitée à l'ouest du bourg[31].

    Route de la poste

    Avant le XVIIIe siècle, Échallat était situé sur l'ancienne route de la poste entre Paris et Bordeaux, directe entre Chaunay et Barbezieux par Villefagnan, Aigre, Moulidars et Châteauneuf, avant que celle-ci ne soit déviée pour desservir Angoulême par Turgot, intendant de la généralité de Limoges[32],[33],[34],[2].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    depuis 1995 janvier 2009 James Sallet UMP Cadre Industrie pharmaceutique retraité
    Mars 2009 mars 2020 Alain Laidet SE Viticulteur
    Mars 2020 en cours Alain Briand SE Ingénieur retraité au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
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    Fiscalité

    La fiscalité est d'un taux de 19,05 % sur le bâti, 42,20 % sur le non bâti, et 8,37 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

    La communauté de communes de Rouillac prélève 10,80 % de taxe professionnelle.

    Politique environnementale

    Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune[35].

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[37].

    En 2023, la commune comptait 480 habitants[Note 3], en évolution de −3,42 % par rapport à 2017 (Charente : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
    1 0361 0461 0431 059816843899855850
    1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    865895872822768679637611600
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    575567535520516499502517454
    1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
    402400407426423431439491499
    Davantage d’informations - ...
    2020 2023 - - - - - - -
    483480-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 27,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 33,5 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 243 hommes pour 249 femmes, soit un taux de 50,61 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,59 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[40]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    1,3 
    90 ou +
    2,5 
    7,9 
    75-89 ans
    12,7 
    22,2 
    60-74 ans
    20,5 
    23,8 
    45-59 ans
    20,9 
    16,3 
    30-44 ans
    17,2 
    12,1 
    15-29 ans
    13,5 
    16,3 
    0-14 ans
    12,7 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département de la Charente en 2022 en pourcentage[41]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    1,1 
    90 ou +
    2,8 
    9,5 
    75-89 ans
    12,2 
    20,7 
    60-74 ans
    21,6 
    20,4 
    45-59 ans
    20 
    16,8 
    30-44 ans
    16 
    15,8 
    15-29 ans
    13,4 
    15,7 
    0-14 ans
    14 
    Fermer

    Économie

    Agriculture

    La viticulture occupe une partie importante de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[42].

    Équipements, services et vie locale

    Enseignement

    L'école est un RPI entre Vaux-Rouillac, Douzat et Échallat. Vaux-Rouillac et Douzat accueillent l'école élémentaire et Échallat l'école primaire. Le secteur du collège est Rouillac[43].

    Lieux et monuments

    Patrimoine religieux

    L'église paroissiale Saint-Maurice date de la fin du XIIe siècle. Elle a été remaniée et fortifiée au XVe siècle et son clocher a été construit au XVIIe siècle. C'était primitivement le prieuré Saint-Maurice donné par Pierre Laumond, évêque d'Angoulême de 1159 à 1182 à l'abbaye de La Couronne, de l'ordre augustinien.

    La nef est composée de cinq travées étroites avec coupole sur pendentifs ovale et abside à chevet plat qui a été voutée d'ogives au XVe siècle, époque où elle a été fortifiée[44].

    Elle a été inscrite monument historique en 1986[45].

    L'église jouxte au sud-est l'ancien logis prieural datant principalement des XVe et XVIIe siècles[46].

    Patrimoine civil

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Voir aussi

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