Écomard (patronyme)
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Écomard est un patronyme français, très peu porté.
Occurrence
Aujourd'hui plus d'une centaine de personnes portent le nom Écomard en France selon les estimations de l'Insee[1]. Il est historiquement porté dans la Loire-Atlantique et est également présent en Vendée et en Indre-et-Loire[2]. On recensait les naissances suivantes entre 1891 et 1990 (entre parenthèses le détail par tranche de 1891 à 1915 / 1916 à 1940 / 1941 à 1965 / 1966 à 1990)[1] :
- Loire-Atlantique : 168 (25 / 29 / 63 / 51)
- Vendée : 17 (6 / 7 / 0 / 4)
- Indre-et-Loire : 31 (4 / 9 / 10 / 8)
Le patronyme s'étend très lentement courant du XXe siècle. On dénombrait des naissances dans un nombre croissant de départements selon les périodes suivantes[1] :
Étymologie
Son origine pose question et plusieurs versions semblent possibles. Il existe de nombreux patronymes proches : Écoumard, Ecomard, Escomard, Escourmard, Escoumar, Ecoumar, Escomar[2]. Il est difficile de dire s'il s'agit de variantes et dérivés...
- L'étymologie reste obscure, il s'agirait peut-être d'un ancien nom de personne germanique[2].
- Il pourrait s'agir d'un nom d'origine bretonne Écomarc'h dont la finale a été francisée en -rd, comme cela a été fait avec plusieurs patronymes bretons : Guyomard, Kerangomard, etc.[3] Il existe une rue liée à un hameau portant le nom Écomard à Remouillé en Loire-Atlantique[4] dont la famille pourrait être à l'origine ou vice-versa[2].
- On trouve aussi une rue L'Ecomard à Vernou-sur-Brenne, située dans le département d'Indre-et-Loire et la région Centre-Val de Loire[5]. La première mention connue de ce nom était un peu différente avant 1732, c'était Écoumarts. Ce nom pourrait venir d'un mot latin, évoquant l'idée de Corne c'est-à-dire à l'angle de quelque chose[6].
Variantes
Histoire
Ce nom de famille est intimement lié à l'histoire de la famille Écomard de Sainte-Pazanne. Cette famille est connue dès le XIVe siècle dans le bourg de Sainte-Pazanne comme artisans.
- Pierre Écomard[Qui ?], est maître artisan farinier. Il meurt en 1694 et a une nombreuse descendance, parmi laquelle on peut citer entre autres :
- Jean-Baptiste Écomard (1735-1783), boulanger.
- Jean-Baptiste Écomard (1758-1826), propriétaire boulanger, aubergiste, marchand de grains, qui fonde la dynastie des Écomard de Sainte-Pazanne, et donne toutes les personnalités citées ci-dessous. Il devient maire de Sainte-Pazanne en 1796 durant 3 jours. Lieutenant de la garde nationale, il est vendéen militaire et médaillé de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis par le roi Louis XVIII, ainsi que son petit frère Joseph (1772-1848) qui devient maire de Paulx.
- Charles Écomard (1790-1842), de Sainte-Pazanne, et trois de ses fils, les frères Victor (1822-1907), Théodore (1824-1910) et Hippolyte (1832-1908) Écomard, fondent en 1830, la société Écomard Frères, la première coopérative agricole, qui récolte le blé dans tout le pays de Retz pour le vendre à Paris, puis après aux colonies. Leur fortune est établie vers le Second Empire. La nouvelle génération développe le commerce, achète des domaines en Afrique française, en Amérique du Sud, en Indochine et dans tout le département de Loire-Inférieure. Il semblerait même que la ville de Sainte-Pazanne ait été rebaptisée à l'époque - pour ainsi dire - par les Pazennais Écomard-ville.
- Charles Écomard (1814-1876), négociant en vins, marchand blatier, propriétaire du manoir de la Souchais à Sainte-Pazanne.
- Charles Écomard (1846-1891), propriétaire.
- Juliette Écomard (épouse Le Gloahec) (1878-1944), gouvernante en Russie.
- Charles Écomard (1882-1963), capitaine au long cours, cap-hornier, agriculteur, propriétaire.
- Charles Écomard (1919-2011), major à l'École nationale supérieure d'agronomie de Grignon (promo 1945), ingénieur agronome, exploitant agricole, officier de l'ordre du Mérite agricole, et éleveur de chevaux de course, personnalité du pays de Retz et du monde de l'équitation.
- Charles-Henri Écomard, fils du précédent, dernier gouverneur militaire de L'Île-d'Yeu, en hommage à Joseph Écomard (1871-1952), gouverneur militaire de la grande guerre.
- Christine Écomard (1962), exploitante agricole, épouse de Gérard-Régis du Boisbaudry (1964), agent d'assurance, comte du Boisbaudry.
- Sylvie Écomard, épouse d'Yves de Chabot, vicomte de Chabot.
- Alain Écomard (1924-1997), délégué des Charbonnages de France à Madrid, qui s'illustre lors de la guerre d'Algérie, et dont la fille Marie-Laure Écomard a été l'épouse de Josema Yuste, acteur, présentateur et humoriste espagnol.
- Charles Écomard (1919-2011), major à l'École nationale supérieure d'agronomie de Grignon (promo 1945), ingénieur agronome, exploitant agricole, officier de l'ordre du Mérite agricole, et éleveur de chevaux de course, personnalité du pays de Retz et du monde de l'équitation.
- Gabriel Écomard (1884-1916), capitaine au long cours, cap-hornier, puis aviateur, pilote d'avions au centre d'aviation de Dunkerque, enseigne de vaisseau de première classe de réserve, et as de l'aviation française, mort pour la France disparu à bord de l'hydravion FBA le 12 mars 1916 alors qu'il effectue une reconnaissance sur les lignes ennemies ; chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze.
- Charles Écomard (1846-1891), propriétaire.
- Julien Écomard (1817-1847), boulanger.
- Julien Écomard (1847-1871), séminariste, abbé.
- Victor Écomard (père) (1822-1907) : tonnelier, marchand de vin, négociant, maire de Sainte-Pazanne de 1884 à 1892.
- Victor Écomard (fils) (1848-1914) : négociant, propriétaire, maire de Sainte-Pazanne de 1892 à 1910, la maison de retraite de Sainte-Pazanne créée par la famille Écomard porte son nom[7]. Il est l'époux de Maria Écomard, née Chauvin (1850-1948), qui donne son nom a une rue de Sainte-Pazanne (allée Maria Écomard) : elle est cofondatrice avec son mari de la maison de retraite de Sainte-Pazanne, qui porte le nom de son mari.
- Alexandre Écomard (1849-1928), abbé, prêtre à la Collégiale Notre-Dame de Nantes, chanoine de Sayrac ; propriétaire du manoir de la Butte à Sainte-Pazanne.
- Théodore Écomard (1824-1910) : buraliste, négociant, propriétaire, maire de Sainte-Pazanne de 1881 à 1884 ; propriétaire de la Maison de l'Auditoire à Sainte-Pazanne.
- Auguste Écomard (1827-1897), chapelier.
- Gaston Écomard (1854-1928) : chapelier, fondateur d'une chapellerie de luxe à Nantes puis à Paris[8], et fondateur du prix hippique Gaston Écomard à Pornichet où il possède une villa sur la mer Doux farniente : ce prix existe encore aujourd'hui. Il est aussi l'oncle par alliance du commandant Lacroix[Qui ?][9],[10].
- Louise Écomard (épouse Bonnafont puis Binet) (1890-1979) : dont le second mari, Julien Binet (1885-1971), est directeur de la biscuiterie LU ; propriétaires du château de la Chambre et du manoir de la Chaumière à Carquefou.
- Gaston Écomard (1854-1928) : chapelier, fondateur d'une chapellerie de luxe à Nantes puis à Paris[8], et fondateur du prix hippique Gaston Écomard à Pornichet où il possède une villa sur la mer Doux farniente : ce prix existe encore aujourd'hui. Il est aussi l'oncle par alliance du commandant Lacroix[Qui ?][9],[10].
- Ferdinand Écomard (1830-1891), prêtre, abbé[11].
- Hippolyte Écomard (1832-1908) : négociant, propriétaire du manoir des Glycinnes à Sainte-Pazanne ; il fait ériger la Chapelle funéraire Notre-Dame-des-Écomard dans le cimetière de Sainte-Pazanne en 1874, avec ses frères Victor et Théodore, mais devenue trop petite, elle est rasée et reconstruite en 1891 par la famille Écomard, restaurée en 2010 pour ses 120 ans en 2011, sous la direction de Thomas Courtois-Rèpaci, descendant des Écomard.
- Hippolyte Écomard (1860-1936) : propriétaire du manoir de My-Cot à Sainte-Pazanne.
- Pierre Écomard (1889-1946) : historien du pays de Retz, chroniqueur dans l'hebdomadaire Le Courrier de Paimbœuf.
- Arthur Écomard (1864-1944) : frère d'Hippolyte, notaire et maire de Carquefou de 1924 à 1940 ; une rue de Carquefou porte son nom[12] ; propriétaire du château de la Bidaudière et du manoir de la Chaumière à Carquefou.
- Joseph Écomard (1871-1952) : négociant, gouverneur militaire de L'Île-d'Yeu et de l'île de Noirmoutier durant la Première Guerre mondiale, propriétaire du château de la Durasserie à Sainte-Pazanne.
- Marie-Josèphe Écomard (épouse Courtois puis Laurichesse) (1906-1990) : riche héritière de la famille Écomard de Sainte-Pazanne, épouse de Louis Courtois (1897-1944), notaire, et mère de Louis Courtois (1936-1978), chercheur en magnétisme, époux de Gabriella Rèpaci (1940-2012), journaliste, historienne de l'art et ingénieure au CNRS de Paris.
- Hippolyte Écomard (1860-1936) : propriétaire du manoir de My-Cot à Sainte-Pazanne.
- Charles Écomard (1814-1876), négociant en vins, marchand blatier, propriétaire du manoir de la Souchais à Sainte-Pazanne.
- Charles Écomard (1790-1842), de Sainte-Pazanne, et trois de ses fils, les frères Victor (1822-1907), Théodore (1824-1910) et Hippolyte (1832-1908) Écomard, fondent en 1830, la société Écomard Frères, la première coopérative agricole, qui récolte le blé dans tout le pays de Retz pour le vendre à Paris, puis après aux colonies. Leur fortune est établie vers le Second Empire. La nouvelle génération développe le commerce, achète des domaines en Afrique française, en Amérique du Sud, en Indochine et dans tout le département de Loire-Inférieure. Il semblerait même que la ville de Sainte-Pazanne ait été rebaptisée à l'époque - pour ainsi dire - par les Pazennais Écomard-ville.
- Joseph Écomard (1772-1848) : agriculteur, cultivateur, propriétaire, commerçant, maire de Paulx de 1800 à 1815, qui fonde la dynastie de Paulx.
- Jean-Baptiste Écomard (1758-1826), propriétaire boulanger, aubergiste, marchand de grains, qui fonde la dynastie des Écomard de Sainte-Pazanne, et donne toutes les personnalités citées ci-dessous. Il devient maire de Sainte-Pazanne en 1796 durant 3 jours. Lieutenant de la garde nationale, il est vendéen militaire et médaillé de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis par le roi Louis XVIII, ainsi que son petit frère Joseph (1772-1848) qui devient maire de Paulx.
et :
- Georges Écomard[Qui ?] (1938-2026) : Frère, Surveillant Général des Frères de Saint Vincent de Paul de 1970 à 1984.
