Écuisses
commune française du département de Saône-et-Loire
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Écuisses est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Écuisses | |||||
Le canal du Centre. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Autun | ||||
| Intercommunalité | Communauté urbaine Le Creusot Montceau-lès-Mines | ||||
| Maire Mandat |
Éric Jannot 2020-2026 |
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| Code postal | 71210 | ||||
| Code commune | 71187 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 652 hab. (2023 |
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| Densité | 123 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 45′ 24″ nord, 4° 32′ 23″ est | ||||
| Altitude | Min. 270 m Max. 431 m |
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| Superficie | 13,38 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Le Creusot (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Blanzy | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | ecuisses.fr | ||||
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La commune est située au cœur d'un important bassin houiller exploité entre les années 1820 et 1912 par les houillères de Montchanin.
Géographie
Le bourg de la commune est situé à 6 km à l'est de Montchanin. De l'étang de Bondilly sort une des sources de la Dheune. L’axe central de la commune est le canal du Centre. La forte déclivité du terrain à cet endroit a forcé les concepteurs du canal à prévoir sept écluses. Leur nombre est réduit à quatre lors du passage au gabarit Freycinet qui a permis d'accueillir de plus gros bateaux à la fin du XIXe siècle.
La commune est traversée par l'EuroVelo 6, voie cyclable reliant l'Atlantique à la mer Noire.
Accès
Communes limitrophes
Géologie
La commune repose sur le bassin houiller de Blanzy daté du Stéphanien (daté entre -307 et -299 millions d'années)[1].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Lorraine, plateau de Langres, Morvan » et « Bourgogne, vallée de la Saône »[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 841 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mont-Saint-Vincent à 15 km à vol d'oiseau[8], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 891,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,1 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Écuisses est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Creusot, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (64,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (57,1 %), forêts (18,3 %), zones urbanisées (12,8 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %), eaux continentales[Note 3] (2,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,9 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Vers 936, la localité qui deviendra Écuisses est dénommée Escozolas. Un document de 970 donne, quant à lui, le nom de Scotiolas.
On a émis l'hypothèse que le nom de la commune ait pour origine l'implantation de colonies de peuples Scots (nommés Scottius par les Gallo-romains) venus d'Irlande ou d'Ecosse et établis en ce lieu comme troupes auxiliaires de l'Empire romain, dans le but de surveiller la voie qui acheminait l'étain d'Angleterre vers Rome.
Histoire
Dès l'époque gallo-romaine (IIe siècle), des exploitations agricoles sont implantées sur le territoire d'Écuisses, en particulier au hameau de Bondilly, siège d'une importante villa.
Un évènement marquant pour le village d'Écuisses a été la construction du canal du Centre, plusieurs fois mis à l'étude (en 1612, 1632, 1665) et dont la première pierre fut posée en 1784, projet réalisé par l’ingénieur Émiland Gauthey pour relier la Saône et la Loire (et donc la mer Méditerranée et l’océan Atlantique)[16].
Les houillères de Montchanin exploitent du charbon sur la commune entre les années 1820 et 1912[17].
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].
En 2023, la commune comptait 1 652 habitants[Note 4], en évolution de +4,36 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
- Bureau de la Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Parmi les principaux lieux et monuments d'Écuisses figurent notamment :
- l'église Notre-Dame de l'Assomption, dont les origines remontent à la fin du XIIe siècle et qui fut réparée et agrandie en 1843 (le clocher a été reconstruit en 1853)[22] ;
- le canal du Centre (les 7 écluses, la péniche musée et la maison éclusière)[23] ;
- l'étang de Longpendu, d’une superficie de 19 hectares, situé sur la ligne hydrographique de partage des eaux des bassins de la Loire et du Rhône (étang qui, avec ceux de Bondilly et de La Motte situés sur le territoire d'Ecuisses et d'autres localisés dans les communes voisines, assure le niveau d'eau du Canal du Centre)[24] ;
- la stèle commémorative dédiée à Émiland Gauthey située à proximité de Longpendu et du canal du Centre, inaugurée le 24 février 1994 (pour le bicentenaire de l'entrée en service du canal, lui-même inauguré le 27 février 1794) ;
- l'ancienne tuilerie Perrusson, inscrite MH[25] ;
- la Villa Perrusson, construite entre 1869 et 1895 pour les Perrusson-Desfontaines, entrepreneurs de céramique architecturale installés dans le village (on eut recours aux productions de leur usine, des céramiques polychromes, pour orner les façades de l'édifice composées de deux pavillons accolés) ;
- en direction du Breuil, en lisière du bois de la Motte, le monument commémoratif du crash du Lancaster W4774 de la Royal Air Force (Squadron 61) parti de Syerston le 17 octobre 1942 (avion faisant partie des 5 bombardiers qui durent abandonner le raid de jour de 94 Lancaster visant les usines Schneider du Creusot pour attaquer le transformateur de Montchanin), appareil qui avait pour équipage le S/L W.D. Corr, le Sgt R.J. Delve, le Sgt O.G. Edwards, le P/O J.C. Webster (RNZAF), le Sgt J.r. Moore (RCAF), le F/S G.J.A. Willis ainsi que le Sgt R. Turtle, mitrailleur qui fut le seul à survivre au crash et qui fut fait prisonnier) ;
- au lieu-dit « La Motte-Bouchot », quelques bâtiments témoignant de l'ancien château de La Motte-Bouchot.
Personnalités liées à la commune
Parmi les personnalités attachées à l'histoire d'Écuisses figure en particulier :
- Roger Bœufgras dit Roger Denux, écrivain français né le à Montceau-les-Mines et mort le à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), qui fit l'essentiel de sa carrière comme instituteur à Écuisses (la bibliothèque municipale de la ville porte le nom de Roger Denux).
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Écuisses sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
