Édika
dessinateur de bandes dessinées français
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Roland Édouard Carali dit Édika, né le à Héliopolis (royaume d'Égypte) et mort le à Avignon, est un dessinateur et scénariste français de bande dessinée humoristique. Il est connu pour ses nombreuses contributions au magazine Fluide glacial.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Roland Édouard Carali |
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Mélaka (nièce) Olivier Ka (neveu) Gudule (belle-sœur) |
| A travaillé pour |
Fluide glacial (- |
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Biographie
Édika est né le à Héliopolis en Égypte. Quand il a 19 ans, il émigre avec sa famille au Liban. Il y travaille dans la publicité et c'est dans ce pays qu'il découvre Fluide Glacial[1].
En 1976, il s'installe en France[1] où est déjà établi son frère Paul, dit Carali, lui aussi dessinateur[1]. Ses premiers dessins sont publiés dans Pilote, Pif Poche Jeux[2] (1978), Charlie Mensuel et Psikopat, le magazine de son frère. Sa première planche dans Fluide glacial, Corruption, où ses contributions l'ont fait connaître, apparaît en 1979[1]. En 1981, Gotlib et Jacques Diament lui proposent d’illustrer la couverture du numéro de mars, la première des 83 couvertures de ce magazine qu'il a réalisées[1]. Cette même année 1981 sort son premier album, Débiloff profondikoum. Il en sera publié trente-sept par les éditions Fluide glacial[1].
Il meurt à Avignon le [3], la veille de son quatre-vingt-cinquième anniversaire[1],[4].
Style

Édika se spécialise dans l'humour absurde, avec une bonne dose de scatologie et de sexe[1],[5] (il n'hésite pas à montrer les parties génitales de ses personnages). Ses histoires se caractérisent aussi fréquemment par un scénario apparemment improvisé et par une absence volontaire de chute et des dialogues à rallonge, la supposée incapacité de l’auteur à trouver une chute satisfaisante étant elle-même prétexte à gags[1]. « Réussir une chute différente chaque fois, c′est difficile, mais réussir une absence de chute c′est encore plus délicat, car il faut rester crédible quand même. Du grand art dans l′échec »[1],[6].
Édika se met en scène dans ses histoires sous la forme caricaturée de Bronsky Proko[5] et de sa famille (sa femme Olga, son fils Paganini – dit Nini – et sa fille George)[1]. Son chat, nommé Clark Gaybeul (en référence à Clark Gable), est également un personnage récurrent[5]. Il porte des slips de marque « Grande Barque », en référence à la célèbre marque de sous-vêtements Petit Bateau.
Bon nombre d'histoires se déroulent au sein même de la rédaction de Fluide glacial, ou dans les grands magasins[6]. On retrouve dans ses albums la marque de l'underground américain[4].
Personnages récurrents dans ses œuvres
- Bronsky Proko, ou Bronsky, est le personnage principal des aventures d'Édika[1],[5]. Il est marié à Olga et a deux enfants, Georges (une fille) et Paganini, ainsi qu'un chat, Clark Gaybeul. On peut supposer que Bronsky a la quarantaine, car il est l'autoportrait d'Édika, et a été créé dans Debiloff profondikoum, sorti en 1981 alors qu'Édika avait 41 ans.
- Clark Gaybeul est un chat de fiction de couleur verte qui apparaît toujours dans les bandes dessinées d'Édika[1],[5], à l'instar de la coccinelle de Gotlib dans la Rubrique-à-brac, ou de Scrat l'écureuil dans L'Âge de glace. Depuis 2008, il a sa propre série.
Publications
Éditions Fluide glacial
- Débiloff profondikoum (noir et blanc, 1981, 56 pages)
- Homo-sapiens connarduss (noir et blanc, 1982, 56 pages)
- Yeah ! (noir et blanc, 1982, 56 pages)
- Absurdomanies (noir et blanc, 1983, 56 pages)
- Sketchup (noir et blanc, 1983, 56 pages)
- Désirs exacerbés (noir et blanc, 1984, 56 pages)
- Happy-ends (noir et blanc, 1985, 56 pages)
- Tshaw ! (noir et blanc, 1985, 56 pages)
- Knock out ! (noir et blanc, 1986, 56 pages)
- Concertos pour omoplates (noir et blanc, 1987, 56 pages)
- Orteils coincés (noir et blanc, 1988, 56 pages)
- Bluk-bluk zogotounga (noir et blanc, 1988, 56 pages)
- Pyjama blouze (noir et blanc, 1989, 56 pages)
- Bi-bop euh… loula (noir et blanc, 1990, 56 pages)
- Splatch ! (noir et blanc, 1990, 56 pages)
- Relax max (noir et blanc, 1991, 56 pages)
- Big noz (noir et blanc, 1992, 56 pages)
- Melon bago (noir et blanc, 1993, 56 pages)
- Destins yaourt (noir et blanc, 1994, 56 pages)
- Ploucs show (noir et blanc, 1995, 56 pages)
- Pom-pom pidou-waah (noir et blanc, 1996, 56 pages)
- Mission Bizou (noir et blanc, 1997, 56 pages)
- La Double Vie de Clark Gaybeul (noir et blanc, 1998, 56 pages)[7]
- Crobards ine love (noir et blanc, 1999, 56 pages)
- Beuaaark (noir et blanc, 2000, 56 pages)
- Ça swing (noir et blanc, 2001, 56 pages)
- Peurs bleues (noir et blanc, 2002, 56 pages)
- Aïe woze djoking (couleur, 2003, 48 pages)
- Bye-bye tango (couleur, 2004, 48 pages)
- Abru Cadabru (couleur, 2005, 48 pages)
- Hardluck (couleur, 2006, 48 pages)
- Imprévus au menu (couleur, 2007, 48 pages)
- Clark Gaybeul, Tome 1 : Petites lâchetés (couleur, 2008, 48 pages)
- Héroïques loosers (couleur, 2011, 48 pages)
- Histoires obliques (couleur, 2013, 64 pages)
- Mezzé Falafel (couleur / noir et blanc, 2015, 48 pages)
- Pas d'panique ! (couleur / noir et blanc, 2018, 64 pages)
Autres participations
- Illustrations de Les Étrangers sont nuls, de Pierre Desproges.
- Illustrations de Bioutifoul Weurld, d'Olivier Ka.
- Illustrations de Le Livre du fric comment s'en faire sans s'en faire, de Roderick Masters, aux éditions du Cygne (noir et blanc, 1983, 151 pages).
- Illustration de la pochette du split LP Kromozom4 / Heimatlos, face Kromozom4 (Jungle Hop records).
- Ougl, aux éditions du Zébu (noir et blanc, 1995, 48 pages).
- Balouza, aux éditions du Zébu (noir et blanc, 1995, 48 pages).
- T'as d'hauts yeux tu sais, aux éditions Psikopat (noir et blanc, 2002, 48 pages).