Émile Chautemps

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Émile Chautemps, né le à Valleiry (duché de Savoie, royaume de Sardaigne) et mort le à Paris[1], est un homme politique français.

CirconscriptionHaute-Savoie
PrédécesseurAndré Folliet
SuccesseurHippolyte Curral
Élection8 mai 1898
Faits en bref Fonctions, Sénateur français ...
Émile Chautemps
Illustration.
Émile Chautemps en 1914.
Fonctions
Sénateur français

(13 ans, 6 mois et 19 jours)
Circonscription Haute-Savoie
Prédécesseur André Folliet
Successeur Hippolyte Curral
Député français

(7 ans et 15 jours)
Élection 8 mai 1898
Réélection 27 avril 1902
Circonscription Haute-Savoie
Législature VIIe et VIIIe (Troisième République)
Groupe politique RRRS (1898-1902)
Union démocratique (1898-1902)
Prédécesseur Léon Orsat
Successeur Émile Favre

(8 ans, 6 mois et 19 jours)
Élection 6 octobre 1889
Réélection 3 septembre 1893
Circonscription Seine
Législature Ve et VIe (Troisième République)
Groupe politique RRRS
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Louis Puech
Ministre de la Marine

(4 jours)
Gouvernement Ribot IV
Prédécesseur Armand Gauthier de l'Aude
Successeur Armand Gauthier de l'Aude
Ministre des Colonies

(9 mois et 6 jours)
Gouvernement Ribot III
Prédécesseur Théophile Delcassé
Successeur Pierre-Paul Guieysse
Conseiller général de la Haute-Savoie

(23 ans)
Circonscription Canton de Chamonix
Prédécesseur Jules Payot
Successeur Henri Devouassoud
Conseiller général de la Seine

(6 ans)
Circonscription Arts-et-Métiers
Prédécesseur Charles Murat
Successeur Octave Blondel
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Valleiry
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Fratrie Alphonse Chautemps
Enfants Félix Chautemps, Camille Chautemps
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Famille

François Émile Chautemps[2] est le fils de Jean-Marie Chautemps, métayer du comte de Viry[3], qui fut syndic puis maire de la commune de Valleiry après la réunion de la Savoie à la France en 1860.

Son frère cadet, Alphonse (1860-1944), fut comme lui député et sénateur.

Son fils, Henry, fut assassiné au Sénégal en 1904 alors qu'il était adjoint aux affaires indigènes et prêtait main-forte pour l'arrestation d'un meurtrier[4]. Il fut inhumé en avril 1904, après des obsèques civiles, à Fontaine-la-Guyon où ses parents possédaient une propriété.

Avant même la mort héroïque de Félix au Hartmannswillerkopf en 1915, un fils cadet, Maurice (1882-1914), avait été tué dès les premiers combats de la guerre de 1914[5] tandis qu'un autre fils, Pierre (1894-1945)[6], était grièvement blessé dans le Nord[7].

Deux de ses fils, Félix (1877-1915) et Camille (1885-1963), eurent une carrière politique.

Il eut également deux filles : Marguerite (née en 1879) et Yvonne (née en 1891)[8].

Biographie

Docteur en médecine en 1875, député, sénateur puis ministre.

Émile Chautemps était actif dans la franc-maçonnerie[9]. Il a été initié à la loge Isis-Montyon en 1880. Il a plus tard fréquenté diverses loges (L'Amitié, Cosmos 288).

Élu conseiller municipal de Paris, il devient président de cette assemblée de février à novembre 1889. Il est aussi député de la Seine de 1889 à 1897[1]. En 1895, il est également élu conseiller général de Chamonix. Il est également à cette période Ministre des Colonies[10]. Il est ensuite député de la Haute-Savoie de 1897 à 1905 (circonscription de Bonneville), sénateur de la Haute-Savoie de 1905 à 1918 [11], ministre des Colonies du au , ministre de la Marine du 9 au .

Portrait-charge par Tomás Leal da Câmara.

Le , il vote en faveur de la loi de séparation des Églises et de l’État.

Il est président de la Société philanthropique savoisienne de Paris, dont il est l'un des membres fondateurs avec les avocats François Quétand et Basile Rubin.

Il meurt le à l'hôpital du Panthéon.

Distinction et honneurs

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • « Émile Chautemps », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • André Gaucher, Une grande famille parlementaire : les Chautemps, Paris, Société nouvelle d'éditions parisiennes, , 335 p. (présentation en ligne, lire en ligne). La diffusion de ce livre en Savoie est citée par Félix Chautemps, dans une protestation remise officiellement à l'Assemblée nationale, comme un des éléments constitutifs de la campagne de diffamation dont il a été victime, et qui a conduit à son échec électoral en 1914[13].

Notes et références

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