Émile Copfermann

critique dramatique, éditeur et écrivain français (1931-1999) From Wikipedia, the free encyclopedia

Émile Copfermann, né le à Paris 4e et mort le à Paris 12e[1], est un critique dramatique, écrivain, romancier et essayiste, et éditeur français.

Biographie

Émile Copferman est le fils d’un couple roumain juif qui s'installe à Paris au début des années 1920 après avoir fui les pogroms dans leur pays d’origine ; leur fils naît en 1931 et passe son enfance à Paris ; il acquiert la nationalité française en 1937. Le , ses parents sont arrêtés et déportés[2] ; ils meurent à Auschwitz[3]. Le jeune Émile échappe à la rafle et jusqu'en 1944 vit à la campagne, chez une tante. Après la guerre, il est placé dans la maison de l’Œuvre de secours aux enfants « Champfleurs », où il découvre le théâtre[2]. Il enchaîne des petits métiers, adhère aux Jeunesses socialistes à l’âge de dix-sept ans, milite à l'Action socialiste et révolutionnaire et dans le mouvement des auberges de jeunesse ; il est moniteur aux Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMEA), où il dirige des colonies de vacances[2].

Après son service militaire, il s'oriente vers le journalisme ; passionné de théâtre, il est responsable de la délégation de l'association de spectateurs, les Amis du théâtre populaire, et fait la connaissance d'Antoine Vitez en 1955[3]. Il participe avec Vitez à la revue Théâtre populaire, est pigiste de 1956 à 1958 à France-Observateur pour la rubrique des spectacles[2].

En 1963, il devient rédacteur en chef de la revue Partisans, éditée par les éditions Maspero ; il y anime les rubriques sur la théâtre : il pilote ainsi le no  36 en 1967 qui a pour thème « Théâtre et politique » avec des textes de Bernard Dort et Erwin Piscator ; il publie en 1968 un numéro consacré au Mouvement de libération des femmes[4]. En 1964, il est nommé directeur littéraire des éditions Maspero, poste qu'il occupe jusqu'en 1978[3]. Il y dirige la collection « Malgré tout » axée sur les problèmes de société ; il y crée avec Philippe Madral la collection « Les Cahiers de la production théâtrale », consacrée au travail des auteurs, metteurs en scène, comédiens et scénographes ; il fait publier des textes du dramaturge brésilien Augusto Boal autour de son Théâtre de l'Opprimé, dont il soutient l'action durant l'exil du dramaturge en France dans les années 1970[3], .

Il fonde, avec Bernard Dort et Françoise Kourilsky, la revue Travail théâtral, qu'il dirige de 1970 à 1979[3].

Il est par ailleurs, jusqu'en 1972, chargé de la critique dramatique au sein des Lettres françaises[3].

En 1978, il quitte les éditions Maspero et devient éditeur chez Hachette puis dirige, en 1990, le secteur « documents », aux éditions Ramsay[5].

Émile Copfermann meurt à Paris d'un cancer[4] le [6].

Archives

En 2012, les ayants droit d'Émile Copfermann font don à la Théâtrothèque Gaston-Baty, une des bibliothèques de l’université Sorbonne-Nouvelle – Paris 3, d'un ensemble comprenant 700 volumes et 150 titres de périodiques, ainsi que de photographies sur le théâtre du XXe siècle et sur les marionnettes françaises et étrangères.

Œuvres

Ouvrages sur le théâtre
édition remaniée et mise à jour : Théâtres de Roger Planchon, Paris, Union générale d'éditions, coll. « 10/18 » (no  1154), 1977, 445 p. (ISBN 2-264-00168-2).
il est réédité sous le titre : Conversations avec Antoine Vitez, Paris, P.O.L, 1999.
Romans
Récits autobiographiques
  • Le Petit homme de la jeunesse a cassé son lacet de soulier, Paris, éditions Maspero, coll. « Malgré tout », 1975, 211 p. (ISBN 2-7071-0765-4).
  • Dès les premiers jours de l'automne, Paris, Gallimard, coll. « Haute enfance », 1997, 213 p. (ISBN 2-07-074783-2) : récit de son enfance et de sa jeunesse[4],[14].
Essais
  • La Génération des blousons noirs, problèmes de la jeunesse française, préface de Claude Bourdet, Paris, François Maspero, 1962, 229 p.
réédition en 2003, Paris, La découverte[15].
  • Problèmes de la jeunesse, éditions Maspero, 1967[16].
  • avec David Rousset : David Rousset, une vie dans le siècle : fragments d'autobiographie, Paris, Plon, coll. « Collection biographique », 1991, 212 p. (ISBN 2-259-02158-1)[17].
Articles

Notes et références

Voir aussi

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