Émile Jamet

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Émile Jamet ( - Craon, † - Rennes[1]) est un agriculteur. agronome, écrivain et homme politique français du XIXe siècle, Député de la Mayenne (1848-1849). Il est surtout connu pour son engagement en faveur du progrès agricole[2], son action comme représentant du peuple en 1848-1849, et ses ouvrages pédagogiques destinés aux cultivateurs, qui ont marqué l’agriculture française de son époque.

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Faits en bref Sous-préfet de Château-Gontier, février - 15 juillet 1848 ...
Émile Jamet
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Sous-préfet de Château-Gontier
février -
Édouard Trouëssart (d)
Député français
Biographie
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Biographie

Origines et formation

Émile Jamet naît le 21 avril 1799 à Craon, dans le département de la Mayenne. Il est le fils de Mathurin-Julien-François Jamet, médecin à Craon[3]. Il s’installe à Château-Gontier en 1830, où il se consacre à l’agriculture et à l’étude des techniques culturales. Il est avec le légitimiste Comte du Buat un véritable initiateur agricole[4].

Républicain convaincu, il milite pour la modernisation de l’agriculture et l’éducation des paysans, dans un contexte où la Mayenne, comme beaucoup de régions rurales, reste attachée à des pratiques traditionnelles et peu productives.

Carrière agricole et pédagogique

Cours d'agriculture théorique et pratique (1864)

« L'agriculture est à la fois un métier un art et une science ; de tous les états que peux choisir un jeune homme, c'est le plus indépendant et le plus honorable. »

Il commence sa carrière agricole en 1823[5]. Dès les années 1830, Jamet publie de nombreux articles sur l’agriculture dans la presse locale, où il défend l’adoption de méthodes modernes et l’amélioration des races bovines, basé sur son esprit d'observation et son grand sens pratique[5]. Son engagement le pousse à rédiger des ouvrages accessibles aux paysans[6], afin de vulgariser les connaissances agronomiques et de lutter contre la routine et l’ignorance dans les campagnes. Ses méthodes pédagogiques et ses innovations techniques ont durablement influencé l’agriculture de son temps. C'est le comice agricole de Château-Gontier, dont il était le président à l'époque, qui a introduit dans la Mayenne le premier taureau Durham, considéré comme l'ancêtre de la race Rouge des prés[4]. Il était encore d'avis de l'emploi continu des reproducteurs de pur sang[4]. Il considérait avec le même intérêt que le comte du Buat, son ami[7], les succès de ses élevages de la Subrardière à Méral où il passait quelque temps chaque année[4], après s'être retiré de la pratique agricole[8]. Émile Jamet est membre du Conseil d'Administration de la Société de l'Industrie de la Mayenne à sa création en 1851.

Le Cours d’agriculture théorique et pratique

En 1846, il publie son œuvre majeure, le Cours d’agriculture théorique et pratique à l’usage des plus simples cultivateurs, suivi d’une Notice sur les chaulages de la Mayenne. Ce manuel, conçu sous forme de dialogues entre un instituteur et un élève, vise à rendre accessibles[6] les principes de l’agriculture rationnelle aux paysans illettrés ou peu instruits[9].

L’ouvrage, édité à Château-Gontier, est approuvé par le Ministère de l’Instruction publique en 1848, d'après une délibération du conseil de l'Université, en date du [6],[10], et distribué dans toutes les écoles normales primaires. Il connaît un grand succès[6] dans les départements voisins[11] et est réédité à plusieurs reprises[9]. La première édition, publiée en 1846, s’est écoulée à près de 6 000 exemplaires, preuve de son utilité et de son adoption par le public visé[8]. Il s'appuie sur une démarche innovante soucieux de rendre accessible la science agricole à tous, tout en s’adaptant aux évolutions techniques et sociales de son temps[8].

Dans sa réédition en 1864, Émile Jamet explique que son objectif est de vulgariser les bonnes pratiques agricoles auprès d’un public rural, en adaptant le contenu et la forme à l’intelligence et aux besoins des lecteurs, qu’ils soient lettrés ou non[8]. Ils utilisent une méthode pédagogique avec les trois principes suivants[8]:

  • Format dialogué[8] : L’ouvrage est structuré en leçons, comme si un instituteur s’adressait directement à ses élèves, afin de faciliter la compréhension et la mémorisation.
  • Intégration des principes[8] : Les questions d’économie rurale ne sont pas traitées séparément, mais appliquées à chaque branche de l’agriculture pour une approche plus concrète.
  • Adaptation linguistique[8] : L’auteur évite les termes techniques et les participes pour rendre le texte accessible aux cultivateurs les moins lettrés, malgré la difficulté que cela représente pour la clarté et la précision du style.

Il utilise le calcul duodécimal, encore familier à l’époque, mais envisage l’adoption du système métrique et du calcul décimal dans les éditions ultérieures, en raison de la généralisation de l’enseignement primaire[8]. Il répond aux reproches selon lesquels ses écrits seraient trop complexes pour les cultivateurs, en soulignant qu’il s’adresse aussi à la partie instruite de la population, notamment les fermiers et les directeurs de culture[8]. Il modère l’usage des mots scientifiques, tout en reconnaissant leur utilité pour la précision[8].

Enseignement de l'Agriculture

Émile Jamet a donné aussi un grand nombre d'articles sur les questions agricoles et publié un petit volume sur Les fraises et leur culture. Pour encourager l’appropriation de ces connaissances, Émile Jamet fonde cinq prix annuels[6], d’un montant total de 8 000 francs, récompensant les instituteurs et les cultivateurs qui répondent le mieux à des questions agricoles[6]. Ces prix, attribués à partir d'octobre 1848, contribuent à la diffusion rapide de ses idées et à l’amélioration des pratiques culturales dans la région[6]. Le concours fur continué les années suivantes par le Conseil général de la Mayenne, sur la proposition du préfet[5]. En 1854, les élèves des écoles primaires furent admis au concours à la place des instituteurs, dont l'instruction agricole était effectuée à l'École normale primaire[12]. En 1857, la Société agricole d'Ille-et-Vilaine, établissait, sur la proposition d'Émile Jamet, un concours similaire pour les élèves des écoles primaires du département de l'Ille-et-Vilaine[5]. En 1868, Émile Jamet rédigea des notions élémentaires d'agriculture pour répondre au questionnaire qu'il avait dressé lui-même. Membre et rapporteur de la commission des examens agricoles, il constatera jusqu'à sa mort les progrès effectués en Mayenne et en Ille-et-Vilaine[5] avec l'influence, par exemple de Jean-Jules Bodin, et de la Ferme-école du Camp, et de l'École pratique d'agriculture des Trois-Croix.

Autres publications et innovations

Émile Jamet publie également des études sur le drainage, l’irrigation, l’usage raisonné de la chaux[13], et le croisement des races bovines. Il est l’auteur de Spécialisation et perfectionnement, éducation, engraissement, travail des bœufs et des chevaux (1862), où il défend la spécialisation des races et l’amélioration génétique du bétail. Il préside le Comice agricole de Craon[14] et la Société agricole de l’Ouest pour la propagation des animaux domestiques perfectionnés[14] (qu'il fonde en 1855[5]), membre du jury départemental d'examens agricole, jouant un rôle clé dans la transformation de l’élevage en Mayenne. On le nomma en 1849 membre du jury pour le concours à la chaire d'Économie et de législation rurale[5] à l'Institut national agronomique de Versailles[5], et de 1849 à 1851, membre actif du jury[5] pour le Concours des animaux gras de Poissy. En 1851, il fait partie du jury pour le concours des animaux reproducteurs à Versailles[5].

Engagement politique

Monarchie de Juillet

Propriétaire et agriculteur à Château-Gontier, il est républicain sous la Monarchie de Juillet[15]. Les rapports administratifs du département de la Mayenne[16] indique que le Sous-préfet de Château-Gontier, représentant du Gouvernement de la Monarchie de Juillet, signale JAMET Emile, de Château-Gontier, 40 ans, propriétaire, comme le plus actif et le plus dangereux[17].

Il est conseiller municipal à Château-Gontier, lieutenant de la Garde nationale et vice-président de l'association de la liberté de la presse à Craon. Il est le signataire avec Urbain Chartier, Pierre François Goussin-Lacroix, le de la souscription de soutien au journal La Tribune, journal qui est alors l'organe quasi-officiel de la Société des droits de l'homme[18].

Révolution de 1848 et Assemblée constituante

Alexandre Ledru-Rollin dépêche en Mayenne, sans doute avec l'influence de Louis Marie de Lahaye de Cormenin[19] des commissaires du peuple (préfet) avec des opinions politiques moins avancées que dans d'autres départements, et plus modérés[20]. Ce sont donc pour Michel Denis des républicains forts sages qui sont nommés dans les postes de sous-commissaires (puis sous-préfet)[20]. Ainsi, après la Révolution française de 1848, Émile Jamet est nommé Sous-Commissaire de la République du gouvernement provisoire à Château-Gontier[15] en février 1848.

A Château-Gontier, le maire Orléaniste Pierre René Martinet[21] assure le maintien en ordre de la cité, et le rend visite à Émile Jamet, devenu sous-commissaire du Gouvernement de la République, suite à la révocation du sous-préfet Emmanuel Defermon, afin de réunir le Conseil municipal pour signer l'adhésion au Gouvernement de la République[21]. Le , Pierre René Martinet est révoqué, ainsi que le Conseil municipal, et remplacé par des administrateurs provisoires, qui choisissent Alexandre Fournier comme président de la Commission municipale.

Le , Émile Jamet proclame la République[21] sur la Place d'Armes avec la Commission municipale, et devant la Garde Nationale. Il le fait devant une assemblée si peu nombreuse que l'on dira ultérieurement qu'il a proclamé la République seul[20].

Opposé au cumul des fonctions[6], il donna sa démission[6], quand il est élu aux Élections législatives de 1848 (Liste républicaine), représentant de la Mayenne à l’Assemblée constituante de 1848 le , avec 70 869 voix sur 93 437 votants.

Il est remplacé à la sous-préfecture de Château-Gontier par Édouard Trouëssart[20]. Concernant son action[20], comme celle d'Édouard Trouessart, Paul Boudet indique qu'ils n'ont prononcé aucune destitution dans l'ordre administratif, judiciaire ou financier ; c'est assez dire qu'ils ont été modérés et n'ont donné lieu à aucune récrimination[22].

En 1848, les opinions d'Émile Jamet sont clairement définies[6]. Ses bonnes relations avec les divers partis ont heureusement lissé toutes les tensions, et sa nature à la fois honnête et généreuse lui a valu l'approbation des électeurs[23]. Il est décrit par le légitimiste Charles-Marie Tresvaux du Fraval comme un homme de bien, étant républicain, par utopie, en restant un homme d'ordre[24].

Républicain de longue date, il aspire à fonder la République, contrairement à certains membres du Gouvernement provisoire de 1848[6] ou les « républicain du lendemain » comme Alfred de Falloux. En résumé, il ne souhaite ni bleu, ni blanc, ni rouge, mais plutôt une union des trois couleurs[6]. L'Abbé Angot indique que son portrait existe dans la Galerie des représentants du peuple[25]. A Paris, il habite au 17, Rue de Richelieu[23].

A l'Assemblée (1848-1849)

Républicain modéré

A l'Assemblée, il siège parmi les républicains modérés, hésitant entre La Plaine et La Montagne[15]. Il participe au Conseil général d'agriculture, présidée par Charles Gilbert Tourret, et du Crédit foncier[15]. Il vote pour des mesures comme le bannissement de la famille d’Orléans[15], pour les poursuites contre Louis Blanc et Marc Caussidière[15], la proposition Rateau[15], l’interdiction des clubs[15], pour l'ensemble de la Constitution française du 4 novembre 1848[15] et pour l'Expédition de Rome[15], pour l'incompatibilité des fonctions[15]. Il s’oppose à l'amendement Grévy[15], à la sanction de la Constitution par le peuple[15], à l'impôt progressif[15], au rétablissement de la contrainte par corps et à l’abolition de la peine de mort[15].

L'enseignement agricole

Ferme école du domaine de Paillerols (commune des Mées), fondée en 1848[26].

Émile Jamet intervient lors du débat concernant le décret du 3 octobre 1848, relatif à l’enseignement agricole[27], il y joue un rôle central en tant que défenseur d’une approche pragmatique et décentralisée de l’enseignement agricole, axée sur la pratique et l’efficacité économique, plutôt que sur la théorie ou la centralisation administrative[27]. Il s’oppose fermement à la création de l'Institut national agronomique de Versailles, qu’il juge inutile, coûteux et potentiellement dangereux[27]

« L’Institut national agronomique ne sera donc, sous ce rapport, qu’une superfétation très chèrement rétribuée. […] On dépensera beaucoup d’argent à Versailles, tout près de Paris, pour donner des leçons d’horticulture et d’arboriculture ! En vérité, ce sera bien de l’argent perdu.  »

Il insiste sur l’importance des fermes-écoles comme base concrète de l’enseignement agricole[27]. Il critique aussi le projet de fermes régionales gérées par l’État[27]. Ses arguments ont contribué à modérer les ambitions centralisatrices du projet initial, notamment en limitant le nombre d’écoles régionales et en insistant sur la rentabilité des fermes-écoles[27].

« La pratique ne consiste pas seulement à manier la bêche et la charrue, cela ne fait pas la centième partie de la pratique agricole. […] Il faut que les élèves apprennent à raisonner leur travail, à comprendre les principes de la culture. »

Malgré ses objections, l’Institut de Versailles et les écoles régionales ont finalement été votés, mais avec des budgets réduits et des amendements visant à encadrer leur gestion. Ses idées reflètent une méfiance typique du XIXe siècle envers l’État centralisateur, en faveur d’une gestion locale et pratique[27].

Journées de juin 1848

Barricades rue Saint-Maur. Avant l'attaque, 25 juin 1848. Après l’attaque, 26 juin 1848.

Désigné commissaire de l'Assemblée nationale[6], lors des Journées de Juin, il est resté, après la prise de la barricade élevée Rue de Nazareth[28], pendant vingt minutes, brièvement retenu par les insurgés le , alors qu’il tente de les convaincre de déposer les armes. Son courage et son engagement pour éviter l’effusion de sang sont salués par ses contemporains. Il s'était volontairement rendu sur place[6], lorsqu'il fut soudainement entouré par une foule d'insurgés[29]. Vêtu de ses insignes, et après avoir tenté en vain de les raisonner et constaté qu'ils restaient sourds à ses arguments, il réussit à s'échapper grâce à l'aide de quelques hommes alors qu'il s'était exposé seul au milieu des insurgés[6],[30]. Le Comte légitimiste Alfred de Falloux indique dans ses mémoires[31] que Jamet, républicain de vieille date, mais très consciencieux et qui avait perdu, ce jour-là, des illusions qui lui avaient été chères.

Fin de carrière politique

Il n'est pas réélu à l'Assemblée législative lors des Élections législatives de 1849 (Liste constitutionnelle). Il se retire de la vie politique pour se consacrer à ses travaux agricoles et à la rédaction de ses ouvrages. Émile Jamet ne semble pas avoir été inquiété[17] suite au Coup d'État du 2 décembre 1851, par la Commission mixte du Second Empire, contrairement à par exemple l'ancien maire et sous-préfet de Mayenne Jean-Julien Godard-Beauchêne, ou encore son compatriote François Érasme Mercier.

Opposant au Second Empire

Opposant au Second Empire, il refuse après le Coup d'État du 2 décembre 1851 le serment de fidélité à Napoléon III comme président de la Chambre consultative d'agriculture de la Mayenne[5]. A la suite de l'Exposition universelle de 1855[5], le jury de l'exposition le propose pour la décoration de la croix de la Légion d'honneur pour les services rendus à l'agriculture[5]. En cohérence avec sa décision de 1852, et malgré la pression de ses amis[5], il refusa en 1855 du gouvernement du Second Empire la croix de la Légion d'honneur, et demande à être rayé de la liste des propositions[5]. A la suite de ce refus, il reçoit une médaille de première classe décernée par le Jury de l'Exposition[5].

Il quitte la Mayenne en 1857 pour venir s'établir à Rennes[32], pour vivre auprès de sa fille unique, mariée à Rennes[4]. Il devient membre de la Société d'agriculture d'Ille-et-Vilaine[5]. Il meurt en bon chrétien[24] à Rennes le [4], laissant derrière lui une œuvre écrite et une réputation d’agronome engagé, soucieux de l’émancipation des paysans par le savoir

Contributions à l'Agriculture

Amélioration des races bovines

Émile Jamet est un pionnier de l’amélioration des races bovines dans l'Ouest de la France[2]. Il promeut le croisement[33] avec la race durham, qu’il contribue à introduire et à populariser à partir de 1839[5] dans la région[14] (suite à leur importation en France par Charles-Auguste Yvart et Lefebvre de Sainte-Marie à partir de 1836[5]). C'est lui qui parvint à convaincre[33] sur ce sujet le Comte Alfred de Falloux du besoin de métissage. Falloux recontre par la suite des succès sur sa politique d'élevage, qui s'opposait à la théorie d'Émile Jamet, lequel préconisait une spécialisation génétique de la Durham en la tenant à l'écart des travaux de labour[34].

« On ne croît pas l'enseignement de la science agricole possible sans le secours de la pratique, on peut s'imaginer que la pratique peut progresser sans le secours de la science. Cette double erreur est sans doute contredit, de toutes les entraves qui s'opposent à l'amélioration de l'agriculture, celle qui est le plus nuisible à cette utile industrie. Emile Jamet, 1852[5]. »

Grâce à ses efforts et à ceux des comices agricoles, via la Société agricole de l’Ouest pour la propagation des animaux domestiques perfectionnés[33], la ferme école du Camp[35],[33], le poids moyen des bœufs mayennais passe de 326 kg à 485 kg entre 1852 et 1862, et le rendement en viande s’améliore significativement. Le département de la Mayenne, jadis très pauvre, se classe dès lors parmi les premiers pour la valeur de son cheptel bovin.

« Quand donc, s'écrit-il en parlant du laboureur et du soldat, viendra le temps où l'homme de labeur utile sera au moins l'égal des grands capitaines dont la réputation a été d'autant plus éclatante qu'ils ont fait plus de mal à l'humanité? Ce temps viendra lorsque les hommes seront assez éclairés pour reconnaître et aimer ceux qui leur rendent des services et quand ils ne seront plus assez; fous pour vénérer ceux qui les tendent misérables. Aujourd'hui, l'homme d'État, le poète, l'artiste et l'homme du monde placent le soldat au-dessus du laboureur; cependant le métier de l'un est l'art de tuer et le métier de l'autre est l'art de faire vivre!. Émile Jamet, Traité de l'espèce bovine[14], 1856. »

Drainage et irrigation

Jamet est également un défenseur du drainage et de l’irrigation, techniques qu’il popularise à travers ses écrits et ses interventions dans les sociétés agricoles. Il présente des rapports détaillés sur les travaux de drainage et d’irrigation, montrant leur efficacité pour assainir les terres et augmenter les rendements fourragers. Il promeut aussi l'usage des labours profonds et l'usage des phosphates[2].

Bibliographie

  • A MM. Sourdille de Lavalette et Poupard-Duplessis, députés, membres du Conseil général de la Mayenne relativement à l'établissement d'une place à la tête du pont de Château-Gontier. Signé : E. Jamet, . - Réponse de MM. A. Poupard-Duplessis et S. Lavalette. .], Laval : imprimerie de Feillé-Grandpré, (s. d.), In-4° , 8 p. ;
  • Emploi de la chaux dans la Mayenne., Nantes : impr. de Vve C. Mellinet, 1845, In-8° , 21 p. Extrait de l'Agriculture de l'Ouest ;
  • Cours d'agriculture théorique et pratique, à l'usage des plus simples cultivateurs, suivi d'une notice sur les chaulages de la Mayenne, Château-Gontier : L. Delaplace, 1846, In-8° , 434 p. (1846, plusieurs éditions, signé par Emile Jamet, cultivateur à Château-Gontier) ;
  • Proposition tendant à modifier la loi sur les chemins vicinaux, présentée le , par les citoyens Jamet et Falloux, Paris, Imprimerie de l'Assemblée nationale, 1849, In-8 °, 2 p. ;
  • Rapport sur des travaux de drainage et d'irrigation présenté dans la séance générale de la Société de l'Industrie de la Mayenne, le . Bulletin de la Société de l'industrie de la Mayenne : agriculture, manufactures, sciences et arts. Société de l'industrie de la Mayenne, 1853.
  • Traité de l'espèce bovine - Première partie : Spécialisation et perfectionnement, Paris : Vve Bouchard-Huzard, 1856, In-8°, 352 p. ;
  • Cours d'agriculture théorique et pratique, à l'usage des écoles primaires et des plus simples cultivateurs, Librairie agricole de la maison rustique, 1864, 399 p.  ;
  • Notions d'agriculture, pour les écoles primaires du département d'Ille-et-Vilaine, Rennes, T. Hauvespre, 1867, In-18, 36 p. ;
  • Des Fraises et de leur culture, Paris : C. Delagrave, 1868, In-18, 71 p.

Sources partielles

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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