Épernon

commune française du département d'Eure-et-Loir From Wikipedia, the free encyclopedia

Épernon est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Faits en bref Administration, Pays ...
Épernon
Épernon
L'hôtel de ville.
Blason de Épernon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Intercommunalité Communauté de communes des Portes Euréliennes d'Île-de-France
(siège)
Maire
Mandat
François Belhomme
2020-2026
Code postal 28230
Code commune 28140
Démographie
Gentilé Sparnoniens[1]
Population
municipale
5 715 hab. (2023 en évolution de +2,95 % par rapport à 2017)
Densité 889 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 41″ nord, 1° 40′ 30″ est
Altitude Min. 110 m
Max. 165 m
Superficie 6,43 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Épernon
(ville-centre)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Épernon
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Épernon
Géolocalisation sur la carte : France
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Épernon
Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir
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Épernon
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
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Épernon
Liens
Site web ville-epernon.fr
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    Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Drouette, la Guesle, la Gueville et deux petits cours d'eau.

    Épernon est une commune urbaine qui compte 5 715 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est ville-centre de l'unité urbaine d'Épernon et fait partie de l'aire d'attraction de Paris.

    Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques. La Maison (Épernon, 5 place du Change), immeuble à façade en pans de bois construit dans le quatrième quart du XVe siècle puis remanié au XVIe siècle, est inscrite en 1928 (rez-de-chaussée de la façade) puis en 2011 (maison en totalité). Les Les Pressoirs, construits au XIIIe siècle, sont classés en 1926. L’église Saint-Pierre, un édifice du XVe siècle sur substructions romanes avec des charpentes lambrissées recouvertes de peintures du XVIe siècle, est classée en 1942.

    Le Centre d’études et de recherche du béton (CERIB), un ensemble démonstrateur des finitions et moulages du béton avec claustras-vitraux, construit en 1975 par les architectes Dominique Maunoury et Yves Semichon, est labellisé architecture contemporaine remarquable en 2014.

    Géographie

    Situation

    La ville est située à km à l'est de Maintenon, à 14 km au sud-ouest de Rambouillet et à 65 km au sud-ouest de Paris.

    Position d'Épernon (en rose) dans l'arrondissement de Chartres (en vert) au sein du département d'Eure-et-Loir (grisé).
    Position d'Épernon (en rose) dans l'arrondissement de Chartres (en vert) du département d'Eure-et-Loir (grisé).
    Carte de la commune d'Épernon et des communes limitrophes

    Communes, département et région limitrophes

    La commune est limitrophe du département des Yvelines, région Île-de-France avec les communes de Raizeux, Saint-Hilarion et Émancé.

    Lieux-dits et écarts

    Houdreville, la Diane, Savonnières et Vinnerville.

    Hydrographie

    Épernon est situé au confluent de trois rivières, la Drouette que rejoint la Guéville puis la Guesle. La Drouette est un affluent en rive droite de l'Eure, sous-affluent du fleuve la Seine.

    Transports et voies de communications

    Réseau routier

    Transports routiers

    La commune est desservie par :

    Desserte ferroviaire

    La gare d'Épernon.
    La gare d'Épernon.

    La commune est desservie par la ligne de Paris-Montparnasse à Brest. La gare SNCF est à 7 minutes à pied du cœur historique de la ville. Paris-Montparnasse est à 42 minutes, Chartres à 15 minutes environ avec les trains semi-directs. En pointe le matin et le soir, la desserte est fréquente avec un train tous les quarts d'heure environ. La gare de Rambouillet permet la correspondance avec la ligne Transilien desservant notamment la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, et à Versailles-Chantiers sont offertes des correspondances pour La Défense, Massy-Palaiseau et Juvisy-sur-Orge, Issy-Val de Seine, Paris-Invalides et Austerlitz.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 637 mm, avec 10,4 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Houx à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 622,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 1].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station HOUX (28) - alt : 107 m, lat : 48°33'58"N, lon : 1°37'14"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 1,2 0,8 2,4 4 7,5 10,7 12,6 12,3 9,4 7,3 3,9 1,6 6,1
    Température moyenne (°C) 4,2 4,7 7,5 10,1 13,6 16,9 19,1 19 15,4 11,9 7,4 4,6 11,2
    Température maximale moyenne (°C) 7,2 8,6 12,7 16,3 19,7 23,2 25,7 25,6 21,5 16,5 10,9 7,6 16,3
    Record de froid (°C)
    date du record
    −21
    07.01.1979
    −18,8
    24.02.1963
    −12,4
    13.03.13
    −7
    06.04.21
    −4,2
    07.05.1957
    −1,2
    05.06.1991
    1,1
    01.07.1960
    1
    28.08.1974
    −2,3
    20.09.1952
    −6,5
    30.10.1997
    −11,8
    30.11.10
    −21
    29.12.1964
    −21
    1979
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    16,2
    27.01.03
    21
    27.02.19
    24,7
    25.03.1955
    29,5
    21.04.18
    33
    25.05.1953
    38
    18.06.22
    42,5
    24.07.19
    40
    11.08.03
    36,9
    09.09.23
    30,8
    02.10.23
    21,5
    07.11.15
    17
    06.12.1979
    42,5
    2019
    Précipitations (mm) 49,8 42,8 44,9 46,2 63,1 55,6 49,8 46,9 46,7 56,5 57,4 62,4 622,1
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    40
    21.01.1995
    31,1
    13.02.02
    33,8
    07.03.1989
    36,2
    08.04.22
    63,5
    10.05.19
    44,6
    01.06.1973
    60,1
    24.07.1969
    59,7
    05.08.1968
    39,5
    13.09.15
    65,9
    25.10.1981
    31,9
    16.11.1972
    30,1
    02.12.00
    65,9
    1981
    Fermer
    Source : « Fiche 28195001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    7,2
    1,2
    49,8
     
     
     
    8,6
    0,8
    42,8
     
     
     
    12,7
    2,4
    44,9
     
     
     
    16,3
    4
    46,2
     
     
     
    19,7
    7,5
    63,1
     
     
     
    23,2
    10,7
    55,6
     
     
     
    25,7
    12,6
    49,8
     
     
     
    25,6
    12,3
    46,9
     
     
     
    21,5
    9,4
    46,7
     
     
     
    16,5
    7,3
    56,5
     
     
     
    10,9
    3,9
    57,4
     
     
     
    7,6
    1,6
    62,4
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Épernon est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Épernon, une agglomération inter-régionale dont elle est ville-centre[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (45,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (55,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,9 %), zones urbanisées (23,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,1 %), forêts (13,5 %), prairies (1,8 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune d'Épernon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue à débordement lent de cours d'eau, notamment la Guesle, la Drouette et la Guéville. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1989, 1999, 2000 et 2016[17],[15].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Épernon.

    La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[18]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 59,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 062 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 821 sont en aléa moyen ou fort, soit 77 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1996, 1997 et 2018 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2020[15].

    Risques technologiques

    Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[20].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Sparro en 1024[21] ; Sparnaicum en 1095[21] ; Esparnonium vers 1120[21] ; Esparlo vers 1150[21] ; Parlo 1208[21] ; Espernonne en 1450[21] ; Esparlum[22] ; Sparnonium vers 1130[23] ; Sparlo vers 1130[24] ; Sparnotum vers 1140[25] ; Sperno en 1415[25] ; Esperlio ; Asparlo[26] ; Espernon, puis Espierremont en 1603[27] ; Esparnon en 1282[28] ; Esparno vers 1297[29] ; Épernon, jadis s’appelait Autrist[26], Espernon, puis Espierremont en 1603[30].

    Du gaulois sparno = épine, et o-dunum = hauteur, forteresse ; le bas latin sparro, sporonus signifierait : l’éperon fortifié, en forme d’épine. Une autre étymologie, pas antinomique au demeurant (origine commune indo-européenne, cf. en français : éperon du francique/germanique sporo), sollicite le germanique sporn, dont la signification est éperon (cf. l'anglais spur et le vieux français esperon). Épernon se situe au confluent de 3 cours d’eau qui forment la Droue, et son peuplement paraît avoir une origine préceltique.

    Histoire

    Ancien Régime

    Époque contemporaine

    XIXe siècle

    Pendant la guerre franco-allemande, le , se déroula l'affaire d'Epernon ou bataille d'Epernon qui opposa l'armée française à l'armée prussienne. La France fut vaincue ce qui aboutit à la prise de la commune par les troupes du général prussien Constantin von Alvensleben.

    La ligne de chemin de fer Paris-Brest arrive à Épernon en 1849.

    XXe siècle

    En 1914, la ville devait recevoir 268 réfugiés (déclarés et recevant des aides) de Belgique, du Nord, de l'Oise, de la Haute-Marne et de la Marne, de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle pour une population d'environ 2 800 habitants. En 1916, afin de pallier le manque de bras dans le domaine agricole, un escadron de 20 prisonniers allemands devaient travailler au domaine de Savonnières de la famille Plassard (Le Bon Marché, magasin parisien) ; d'autres, du même escadron de prisonniers, devaient, quant à eux, aider une des sociétés meulières de l'époque, la société Dupety. 1916 fut également l'année où SGM dut transplanter son industrie (obusiers pour la marine).

    Une piscine olympique y a été construite en 1935 par les membres de l'Amicale laïque d'Épernon. Au vu du coût des travaux de fondation de la piscine, l'ensemble des membres souhaite faire des économies. Pour cela, ils creusèrent eux-mêmes, pendant les vacances et pendant leur temps libre, les fondations de cette piscine (la seconde piscine olympique après Charlety de Paris). En 1939, en vue d'une inauguration en grande pompe, le championnat de France militaire de natation devait y être organisé. Cependant, la guerre en voulut autrement. Lors de l'exode, le , la piscine fut mitraillée, occasionnant alors de nombreux dégâts. Ce furent les Allemands qui la restaurèrent pour leur usage personnel. Ils y organisèrent un championnat des jeunesses hitlériennes en 1942. La piscine est encore, de nos jours, en usage, mais non couverte.

    Entre le et le arrivent en Eure-et-Loir plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la République espagnole devant les troupes de Franco. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[31], dont Épernon[32]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[33]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre 922 personnes préfèrent rester et sont rassemblées à Dreux et Lucé[34].

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Élections municipales du 15 mars 2020

    Élections municipales de 2014

    Liste des maires

    Liste des maires à partir de 1945

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires à partir de 1945
    Période Identité Étiquette Qualité
    Maxime Louvet    
    Alfred Manceau    
    Dr François Gilles   Médecin
    Émile Rabette    
    Robert Lhopiteau    
    René Gallas UDF-PR
    puis DL
    Entrepreneur de travaux publics
    Conseiller régional du Centre-Val de Loire
    Conseiller général du canton de Maintenon (1985 → 1998)
    Vice-président du conseil général d'Eure-et-Loir
    Françoise Ramond DVD Ingénieure retraitée
    Sénatrice Les Républicains d'Eure-et-Loir (2018 → )[35]
    Présidente de la communauté de communes du Val Drouette (2001 → 2017)
    Présidente de la communauté de communes des Portes Euréliennes d'Île-de-France (2017 → 2019)
    janvier 2019 en cours François Belhomme[36],[37] DVD Technicien
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    Liste des maires avant 1945

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires avant 1945
    Période Identité Étiquette Qualité
    1683 ? René Desnos   Procureur
    1701 1714 Louis Nivert    
    ? ? Jean Darchant   Ancien syndic en 1737
    ? ? Louis Charier et François Joyeux   Ancien syndic en date du 3 juin 1743
    ? ? Jacques Philippe Plisson   Procureur et syndic meurt peu avant le 3 juin 1743
    1743 ? Louis Charier   Syndic
    1757 ? Jean Lasnier    
    1760 ? Louis Guiard   Avocat au parlement
    ? ? Louis Corbière   Aubergiste et syndic de la ville en 1774
    1783 ? Félix Le Roy   1er échevin
    1790 1791 François Perrot    
    1791 1792 Joseph François Nicolas Vesque    
    1792 1794 Étienne de Gissey    
    1794 1809 Pierre François Roger    
    1809 1813 Henry Nicolas Ledier    
    1813 1815 Jacques Marechal    
    1815 1816 Michel Guillaume Oudard    
    1816 1819 Jacques Martin Pichon    
    1819 1824 Jacques Bosselet    
    1824 1833 Louis Michel Poucin    
    1833 1845 François Milsot    
    1845 1847 Langlois Guerrier    
    1847 1847 Louis Corbiere    
    1847 1861 Louis-Joseph Niquet    
    1861 1895 Jean-Marie-Désiré Maillet    
    1895 1904 Henri Preau    
    1904 1912 Georges Vernot    
    1912 1918 Alphonse Desprez    
    1918 1919 Auguste Bougrat    
    1919 1925 Félix Bruneau   Docteur
    1925 1939 André Gilles   Docteur
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    Intercommunalité

    Carte de la communauté de communes des Portes Euréliennes d'Île-de-France dans le département d'Eure-et-Loir (2018).
    Carte de la communauté de communes des Portes Euréliennes d'Île-de-France dans le département d'Eure-et-Loir (2018).
    • Siège de la communauté de communes du Val Drouette de 2001 à 2016 (5 communes) ;
    • Depuis le , siège de la communauté de communes des Portes Euréliennes d'Île-de-France , troisième d'Eure-et-Loir par sa population, environ 50 000 habitants en 2025 (millésimée 2022)[38]. En 2018, la communauté regroupe 39 communes, devancée sur ce critère par celle du Cœur de Beauce qui en compte 51.

    Canton d'Épernon

    Carte du canton d'Épernon, 2015.
    Carte du canton d'Épernon dans le département d'Eure-et-Loir, 2015.

    Créé en 2015, le canton d'Épernon est formé de 23 communes des anciens cantons de Maintenon (13 communes) et de Nogent-le-Roi (10 communes).

    Politique environnementale

    Cadre de vie

    Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[39].

    Population et société

    Démographie

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 3921 5241 5331 4621 5591 5451 5531 6921 618
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 6651 6831 7531 8082 0292 2272 2542 3962 489
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 3722 3702 1882 0082 1192 1162 0081 8292 013
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    2 4173 3294 2004 9505 0975 4985 2955 2015 281
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    5 5185 6345 715------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Manifestations culturelles et festivités

    Économie

    Ensemble de meules dans une carrière d'Épernon.
    Le conservatoire des meules et pavés du bassin d'Épernon.

    Épernon fut de tous les temps, un très grand centre carrier.

    Le grès

    Dès le néolithique, les roches devaient servir aux contreforts de l'éperon barré au lieu-dit la Diane, puis toujours pour le grès, ces roches servirent aux constructions des maisons mais aussi en 1098 du lieu-dit les Pressoirs, salle voûtée construite par les dames de Haute Bruyère, dépendance de Fontevrault.

    Elles continuèrent et, de 1685 à 1689, ces exploitations ont contribué à la construction de l'aqueduc de Maintenon. La pierre extraite pour les constructions est un grès particulièrement dur. Les exploitations de grès sommeillèrent sans pour autant s'arrêter et ce jusqu'à la construction de la ligne de chemin de fer dès 1843.

    L'arrivée du chemin de fer rendit possible l'envoi de pierres et de pavés vers la région parisienne. Les travaux haussmanniens furent de très grands consommateurs de pavés d'Épernon. On dénombra ainsi jusqu'à 31 exploitants carriers exploitant les bancs de grès, ceux-ci employant certainement plus de 500 ouvriers. Les carrières de pavé disparurent avec la crise économique de 1929, mais les reliquats furent commercialisés jusqu'en 1940.

    La pierre meulière

    Des bancs affleurants de pierre meulière, assimilable à une sorte de silex, furent également exploités dès le XIIe siècle sous diverses formes. Le nom de cette pierre dénote toutefois l'usage qui en fut majoritairement fait dès le XVIIIe siècle : dès 1758, les meules d'Épernon furent exportées vers l'Angleterre, puis dès 1843, avec l'arrivée du chemin de fer, les sociétés fertoises s'intéressèrent à cette pierre en signant un contrat d'exclusivité avec Joseph Theill, ce qui provoqua une forte demande de ces meules de qualité dont la diffusion était gênée par la masse importante.

    De nombreuses sociétés se créèrent à partir de 1858 afin d'extraire et de commercialiser les meules, dont certaines issues d'un autre important centre d'extraction meulière en Seine-et-Marne, La Ferté-sous-Jouarre, alors en déclin. On citera les plus importantes : société E. Chevrier, Société générale meulière, société Dupetit-Orcel. Ce seront ces mêmes entreprises qui représenteront la ville d'Épernon aux expositions universelles.

    L'importance de l'activité meulière provoqua l'installation d'une voie spéciale en gare d'Épernon en 1866 ainsi que la réorganisation d'un trafic afin de livrer les meules jusqu'en Russie et dans toute l'Europe.

    Après 1930, il devint difficile de trouver des pierres suffisamment importantes pour constituer des meules entières, aussi les meules constituées de carreaux se généralisèrent. Une société fit son apparition en 1911 : L'Abrasienne, spécialisée dans les meules artificielles. Le succès de ces meules, nécessitant moins d'entretien que les pierres véritables, prolongea l'histoire meulière de la commune. La dernière société à commercialiser des meules en pierre véritable fut la Société générale meulière, dont la cessation d'activité date de 1951. L'Abrasienne existe toujours, mais son activité s'est diversifiée et a quitté Épernon.

    Depuis 2005, le conservatoire des meules et pavés du bassin d'Épernon héberge des expositions sur l'histoire des carriers paveurs et meuliers de la région.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Église Saint-Pierre, XIe et XIIe siècles, XIIIe siècle, XVe siècle, Logo monument historique Classé MH (1942)[42] ;
    • Conservatoire des meules et pavés du bassin d'Épernon ;

    Pèlerinage de Compostelle

    Cour intérieure du prieuré Saint-Thomas avec restes de vieux murs
    Cour intérieure du prieuré Saint-Thomas.

    Épernon est située sur la via Turonensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (variante par Chartres).

    Le prieuré Saint-Thomas, fondé par Amaury Ier de Montfort comme monastère de la Trinité de Seincourt en 1052[46], accueille des pèlerins à Chartres, Épernon et Saint-Jacques-de-Compostelle depuis le XIe siècle.

    Fermé pendant la Révolution française, le prieuré a été acheté en 1936 par la congrégation des sœurs du Christ[47] qui continuent à recevoir des pèlerins.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Épernon Blason
    D'azur à la tour d'argent ouverte, ajourée et maçonnée de sable surmontée de trois fleurs de lys d'or rangées en chef.
    Détails
    Fermer

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Pierre Morin, Bulletin « Promenade d’hier et d’aujourd’hui dans Épernon », Chartres, Ville d’Épernon et Société archéologique d'Eure-et-Loir, , 128 p. (ISBN 2-905866-47-0, présentation en ligne) ;
    • Histoire d'Épernon, volumes I, II, III et IV, ouvrage préparé par Jean-Paul Duc en collaboration avec l'association Épernon Patrimoine et Alentours.[source insuffisante].

    Articles connexes

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    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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