Épervans
commune française du département de Saône-et-Loire
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Épervans est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Épervans | |||||
L'ancienne chapelle Saint-Marcel, aujourd'hui sous le vocable de Notre-Dame-de-la-Paix. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Chalon-sur-Saône | ||||
| Intercommunalité | Le Grand Chalon | ||||
| Maire Mandat |
Patrick Pinard 2020-2026 |
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| Code postal | 71380 | ||||
| Code commune | 71189 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Épervanais | ||||
| Population municipale |
1 667 hab. (2023 |
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| Densité | 133 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 45′ 05″ nord, 4° 54′ 10″ est | ||||
| Altitude | Min. 170 m Max. 197 m |
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| Superficie | 12,5 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Chalon-sur-Saône (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Rémy | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | epervans.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Situation géographique
Située en Bourgogne, dans le département de Saône-et-Loire à moins de 10 kilomètres de Chalon-sur-Saône. Comprise entre le Chalonnais et la Bresse sur les bords de Saône.
Communes limitrophes
| Saint-Marcel, Lans | ||||
| Lux Saint-Loup-de-Varennes |
N | Ouroux-sur-Saône | ||
| O Épervans E | ||||
| S | ||||
| Varennes-le-Grand |
Accès et transports
Hydrographie
La Saône passe par la commune. Il y a 9,2 kilomètres de digues sur les bords de Saône[1]. Il y a aussi des lacs[2].
Géologie et relief
Le territoire est assez plat (avec une altitude comprise entre 170 et 197 mètres[2]), avec des terres fertiles. Depuis le début du XIXe siècle, une île a été créée (nommé l'Île Chaumette)[1]. Les sols ont pour origine l'ère du quaternaire ancien et du quaternaire récent (bord de Saône)[3].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 830 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Champforgeuil à 9 km à vol d'oiseau[10], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 736,5 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,6 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Épervans est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chalon-sur-Saône, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[14]. Cette aire, qui regroupe 109 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (62,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (20,7 %), prairies (19,8 %), zones agricoles hétérogènes (19 %), forêts (15,6 %), zones urbanisées (10,9 %), eaux continentales[Note 3] (10,1 %), zones humides intérieures (2,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Histoire
En 1804, Napoléon Ier qui ne souhaitait pas emprunter un bras de la Saône en épingle à cheveux à Épervans, a demandé à l'ingénieur Chaumette d'effectuer des travaux pour un raccourci et de créer ainsi l'île Chaumette[1]. En , Épervans a rejoint la communauté d'Agglomération de Chalon Val de Bourgogne.
Héraldique
Politique et administration

Tendances politiques
Administration municipale
Listes des maires
Canton et intercommunalité
La commune fait partie du Grand Chalon.
Instance judiciaire et administrative
Jumelages
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].
En 2023, la commune comptait 1 667 habitants[Note 4], en évolution de +3,35 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramides des âges
Vie locale
Enseignement
Cette commune possède des écoles comptant en 2014-2015 : 48 élèves en maternelle et 110 élèves en élémentaire[1]. Elle possède aussi une halte-garderie périscolaire et un centre de loisirs[1].
Santé
Le centre hospitalier le plus proche se situe à Chalon-sur-Saône.
Culte
Épervans et son ancienne chapelle Saint-Marcel relèvent de la paroisse Saint-Marcel, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe 10 communes et dont le siège est installé à Saint-Marcel.
Sports
Ce village possède un stade de football utilisé par le club du « Football Club Epervans » dont l'équipe première évolue en 2011-2012 en 1er division de district du pays saônois[22].
Associations
La commune compte 25 associations[23].
Manifestations
Il peut être cité : La fête de la Saint-Barnabé, organisé par l'Association du foyer rural début juin et qui est la plus grande fête du village[24]. Il y a environ une quarantaine de manifestations dans le village par an[1].
Écologie et recyclage
La collecte des ordures ménagères et autres est gérée par Le Grand Chalon.
Économie
La commune compte 80 entreprises et commerces[1]. Les maraîchers sont importants dans ce village, car ils sont une dizaine[1]. L'agriculture avec trois à quatre exploitations agricoles qui font des céréales et de l'élevage pour la viande ou pour le lait[1]. Entre autres industries ou activités, les plus importantes sont les transports, la maçonnerie, la production de sable et de granulat, l'ingénierie[2].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Parmi les principaux lieux et monuments d'Épervans figurent notamment :
- l'ancienne chapelle Saint-Marcel érigée en 1769 et qui était à l’origine une chapelle annexe de Saint-Marcel-lès-Chalon, édifice achevé et restauré en 1881 mais qui fut toutefois délaissé pendant de longues années avant d'être finalement rendu au culte à la demande de la population et solennellement béni le 30 octobre 1955 par Monseigneur Lebrun, évêque d’Autun (rénovée depuis 1975, cette chapelle aujourd'hui sous le vocable de Notre-Dame-de-la-Paix abrite une peinture murale gigantesque réalisée par l’artiste peintre Jean Schuck, de Crissey, sur l’Eucharistie et l’Église universelle)[25] ;
- le château de la Motte.
Personnalités liées à la commune
Parmi les personnalités attachées à l'histoire d'Épervans figurent en particulier :
- Alexandre Paul Guérin de Tournel de Joyeuse de Chateauneuf-Randon ;
- Charles Jacque (1813-1894), peintre, graveur et illustrateur auquel la commune a rendu hommage en donnant son nom à un établissement scolaire.
Pour approfondir
Bibliographie
- La Saône-et-Loire. Les 573 communes, éditions Delattre, Granvilliers, 2006, 255 pages, (ISBN 2-91590-723-4)
Articles connexes
Liens externes
- Site de la mairie
- Épervans sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
