Épinac
commune française du département de Saône-et-Loire
From Wikipedia, the free encyclopedia
Épinac est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Épinac | |||||
Les environs du château. | |||||
Blason |
![]() Logo |
||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Autun | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Grand Autunois Morvan | ||||
| Maire Mandat |
Jean-François Nicolas 2020-2026 |
||||
| Code postal | 71360 | ||||
| Code commune | 71190 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Épinacois | ||||
| Population municipale |
2 168 hab. (2023 |
||||
| Densité | 84 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 59′ 32″ nord, 4° 30′ 52″ est | ||||
| Altitude | Min. 314 m Max. 475 m |
||||
| Superficie | 25,77 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Épinac (ville isolée) |
||||
| Aire d'attraction | Autun (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Autun-1 | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | epinac.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Terre de transition entre le Morvan (Autun) et le vignoble de la Côte-d'Or (Dijon).
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 827 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Rochepot à 13 km à vol d'oiseau[7], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 849,5 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Épinac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Épinac[Note 2], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[11],[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Autun, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 42 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (63,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,9 %), forêts (29,6 %), terres arables (11,6 %), zones urbanisées (7,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Le , en raison de son exploitation charbonnière, la commune fut autorisée à s'appeler Épinac-les-Mines, appellation qu'elle conserva pendant une soixantaine d'années, jusqu'à ce qu'Épinac-les-Mines demande à reprendre son appellation première, ce qui lui fut accordé par décret du (paru au Journal officiel du )[16].
Histoire
Le lieu s'est d'abord appelé Monestoy, du nom de la seigneurie dont l'existence est attestée depuis au moins le XIIIe siècle[17].
Les premiers seigneurs sont les Monestoy. Le , Guillaume, maire de Monestoy, reconnaît une rente de 10 sols dijonnais pour l'anniversaire de Mademoiselle Moine de Quincey, inhumée à l'abbaye Saint-Martin d'Autun[18]. Vers 1430, les nouveaux seigneurs de Monestoy sont Pierre de Bauffremont et sa femme, Agnès de Saulx[17]. Quelques années plus tard, Monestoy est acquis par Nicolas Rolin. Dès lors et par héritage se sont succédé les Rolin, les Chambellan, les Maréchal, les Pernes et enfin les Clermont-Tonnerre.
En 1656, alors que la seigneurie de Monestoy est érigée en comté en faveur de Louis de Pernes[19], colonel d'infanterie et gouverneur de Saintes[20], le lieu change de nom pour celui d'Épinac.
Liste des seigneurs d'Épinac

Ont successivement été seigneurs d'Epinac :
- Guy de Monestoy (v. 1250) ;
- Renaud de Monestoy (v. 1298) ;
- Hugues de Monestoy (v. 1326) ;
- Hugues de Monestoy (v. 1396), (fils du précédent), tué par les Turcs lors de la bataille de Nicopolis.
- Pierre de Beauffremont (v. 1430) ;
- Nicolas Rolin (1376-1462), (acquéreur du précédent), chancelier de Bourgogne ;
- Guillaume Rolin (1411-1488), (fils du précédent), marié à Marie de Lévis ;
- Antoine Rolin (1424-1497), (frère du précédent), marié à Marie d'Ailly ;
- François Rolin (v. 1489) (neveu du précédent), marié à Jeanne de Bourbon-Duisant ;
- Jean Rolin (1490-1527) (fils du précédent), marié à Marie de Cugnac ;
- Suzanne Rolin (1513-1577) (fille du précédent), mariée à Nicolas Chambellan ;
- Madeleine Chambellan (1544-1584) (fille des précédents), mariée à Jean Maréchal ;
- Gaspard Maréchal[21] (v. 1560-1591) (fils des précédents), marié à Gabrielle de Vaudrey ;
- Claudine Maréchal (?-1637) (fille des précédents), mariée à Louis de Pernes, gouverneur de Saintes ;
- Louis II de Pernes (?-1694) (fils des précédents) 1er comte d'Épinac, marié à Anne-Jeanne de Rouvray ;
- Anne-Georges de Pernes (?-1719) (fils des précédents) 2d comte d'Épinac[22] (fils du précédent), marié à Claude de Senevoy ;
- Gaspard de Clermont-Tonnerre (1688-1781) 3e comte d'Épinac (neveu du Louis II de Pernes), marié à Antoinette Potier de Novion ;
- Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre (1720-1794) 4e comte d'Épinac (fils du précédent), marié à Anne Le Tonnelier de Breteuil.
Le chemin de fer
La commune d'Épinac est associée à l'histoire de l'un des premiers chemins de fer de France, concédé en 1830 et créé à l'initiative du propriétaire des mines d’Épinac, Samuel Blum. Il s'agissait de relier le puits du Curier d'Épinac au hameau de Pont-d'Ouche en Côte-d'Or situé à une vingtaine de kilomètres, d'où le charbon était expédié vers le nord de la région et le bassin parisien via le canal de Bourgogne[23]. C'est en 1829 que fut créée à cet effet la Compagnie des houillères et du chemin de fer d’Épinac.
Les mines
Des mines de charbon sont exploitées dès le milieu du XVIIIe siècle sur une surface de 3 435 ha.
Au total, 70 puits seront creusés dans ce bassin minier, mais seulement une dizaine assurèrent l'extraction du charbon.
- Les principaux puits de mines de charbon d'Épinac.
- Le puits de la Garenne.
- Le puits Saint-Charles.
- Le puits Lestiboudois et le château d'Épinac.
- Le puits Hottinguer.
La verrerie
Une importante verrerie fut fondée en 1752 à Épinac par Gaspard de Clermont-Tonnerre, entreprise qui, dans les années 1830, produisait 1 800 000 bouteilles destinées au commerce des vins mousseux[24]. Cette verrerie ferma ses portes en 1936.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Épinac appartient à l'arrondissement d'Autun et au canton d'Autun-1 depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cette date, la commune était le chef-lieu du canton d'Épinac.
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la troisième circonscription de Saône-et-Loire, représentée depuis par Rémy Rebeyrotte (LREM-TdP). Sous la Cinquième République, Épinac a toujours appartenu à cette 3e circonscription mais cette dernière a été recréée ou redécoupée à deux reprises : une première fois en 1986 (redécoupage Pasqua) et une seconde fois en 2010 (redécoupage Marleix). Auparavant, la commune était intégrée à la circonscription d'Autun (Second Empire, 1863-1870) puis à la 1re circonscription d'Autun (1876-1885, 1889-1919 et 1928-1940).
Sur le plan des institutions judiciaires, la commune relève du tribunal judiciaire (qui a remplacé le tribunal d'instance et le tribunal de grande instance le 1er janvier 2020), du tribunal pour enfants, du conseil de prud’hommes et du tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône, de la cour d’appel et du tribunal administratif de Dijon et de la cour administrative d'appel de Lyon[25].
Intercommunalité
Depuis le , date de sa création, la commune appartient à la communauté de communes du Grand Autunois Morvan. Cette intercommunalité est issue de la fusion des communautés de communes de l'Autunois, Arroux Mesvrin et de la Vallée de la Drée, fondée le et dont Épinac était membre.
Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[26].
Tendances politiques et résultats
- Élection municipale de 2020 : 51,70 % (455 voix) pour Jean-François Nicolas (PS), 48,29 % (425 voix) pour Jean-Michel Prévotat (SE), 52,94 % de participation.
- Élection municipale de 2014 : 56,79 % (631 voix) pour Claude Merckel (SE), 43,20 % (480 voix) pour Nathalie Grosbois (DVG), 67,15 % de participation.
Liste des maires
Jumelages
Épinac figure parmi les quinze premières communes de Saône-et-Loire à avoir établi – puis officialisé – des liens d'amitié avec une localité étrangère[35].
La ville est jumelée avec Steinweiler en Allemagne.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[37].
En 2023, la commune comptait 2 168 habitants[Note 4], en évolution de −2,21 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culte
Épinac est le siège de la paroisse Notre-Dame-de-la-Drée, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe quatorze villages[Note 5].
Sur le territoire de la commune, au prieuré du Val Saint-Benoît, dans la forêt des Bassées, sont installées depuis 1982 les Sœurs de Bethléem et de l'Assomption de la Vierge (famille monastique de Bethléem, de l'Assomption de la Vierge et de saint Bruno).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Parmi les principaux lieux et monuments d'Épinac figurent notamment :
- l'église Saint-Pierre, reconstruite au XIXe siècle (travaux achevés en 1856, sous la conduite de M. Bidault, architecte à Autun), composée de six travées comportant une nef centrale voûtée en plein cintre, deux bas-côtés, un transept et un chœur en hémicycle[40] ;
- à proximité de l'église, à l'entrée du cimetière, le carré des militaires d'Épinac tombés à la Guerre et les tombes des soldats du Commonwealth victimes le 11 septembre 1944 du crash sur la colline de Grand Mont de leur bombardier Halifax (quatre victimes parmi les aviateurs de la Royal Air Force : Oven Keith Smith, Alan Laverick, William Morton Christie et Sonny Salomon) ;
- le puits Hottinguer et sa tour de type Malakoff, unique exemple d’une exploitation minière par le procédé d’extraction par tube atmosphérique et l’un des derniers grands témoignages de l’activité industrielle du bassin bourguignon[41] ;
- le musée de la mine consacré aux houillères d'Épinac mais aussi au chemin de fer d'Épinac ainsi qu'à la verrerie[42] ;
- les anciennes halles, dont la construction s'est achevée en 1881, transformées en bibliothèque en 2011[43] ;
- le château d'Épinac, anciennement château de Monestoy[44] ;
- le prieuré du Val Saint-Benoit, fondé au XIIIe siècle par des religieux dépendant du Val des Choues (diocèse de Langres, prieuré abandonné depuis la fin du XVIIe siècle et qui dut attendre les années 1970 pour que des mesures de sauvegarde soient prises[45], tandis qu'en 1982 les sœurs de Bethléem s'y sont installées, y créant le monastère Notre-Dame d'Adoration (l'ancienne église du XIIIe siècle et la chapelle ont fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques en 1926).
- Patrimoine religieux et castral.
- Vue générale avec l'église Saint-Pierre qui domine.
- Façade de l'église Saint-Pierre.
- L'église du prieuré du Val Saint-Benoit avec sa chapelle des Loges, dans la forêt des Bassées.
- Le château d'Épinac.
- Patrimoine minier.
- Le site du puits Hottinguer en travaux en 2019.
- Le site du puits de la Garenne.
- Le bâtiment de la machine d'extraction du puits Saint-Charles.
- Le puits Curier.
- Le musée de la mine est installé sous la mairie.
Personnalités liées à la commune
Parmi les personnalités attachées à l'histoire d'Épinac figurent :
- Nicolas Rolin (1376-1462), chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon ;
- Pierre Jolibois (1860-1908), ingénieur civil et conseiller municipal de Paris, né au Curier ;
- André Proudhon (1914-1944), résistant français et Juste parmi les Nations, abattu à Épinac (un monument lui rend hommage sur le lieu où il fut abattu, rue du 8-Mai).
- Pierre Mazuez, député-maire de Montceau-les-Mines, né à Épinac.
Héraldique
| Blason | Écartelé, au premier et au quatrième d'argent au lion de gueules, à la bordure de sable chargée de huit besants du champ, au deuxième et au troisième d'azur à la croix alésée d'argent. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
|
| Alias |
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site de la mairie
- Épinac sur le site de l'Institut géographique national
- Histoire d'Épinac
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.


