Épuisay
commune française du département de Loir-et-Cher
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Épuisay est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.
| Épuisay | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Centre-Val de Loire | ||||
| Département | Loir-et-Cher | ||||
| Arrondissement | Vendôme | ||||
| Intercommunalité | CA Territoires Vendômois | ||||
| Maire Mandat |
Clairette Montarou 2025-2026 |
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| Code postal | 41360 | ||||
| Code commune | 41078 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Épuiséen[1] | ||||
| Population municipale |
787 hab. (2023 |
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| Densité | 33 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 54′ 04″ nord, 0° 55′ 56″ est | ||||
| Altitude | Min. 119 m Max. 182 m |
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| Superficie | 23,52 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Vendôme (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Perche | ||||
| Législatives | 3e circonscription de Loir-et-Cher | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : France
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Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
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Épuisay est une commune de la région naturelle du Perche.
Elle est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal, et l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux.
À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué de
Le patrimoine architectural de la commune comprend un équipement protégé au titre des monuments historiques : l'éolienne d'Épuisay.
Géographie
Localisation
La commune d'Épuisay se trouve au nord du département de Loir-et-Cher, dans la région agricole du Perche (région naturelle)[2],[3]. À vol d'oiseau.
A vol d'oiseau, elle se situe à 14 km à l'est de Saint-Calais et 55 km du Mans, 35 kml au sud-ouest de Châteaudun, 73 km à l'ouest d'Orléans, 16 klm au nord-ouest de Vendôme et 46 km de Blois et 59 km au nord de Tours.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Vendôme ainsi que dans sa zone d'emploi, etv dans le bassin de vie de Saint-Calais[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Azé, Danzé, Mazangé, Sargé-sur-Braye, Savigny-sur-Braye et Le Temple.
Géologie et relief
La commune se trouve dans le Perche, une grande région naturelle accidentée composée de vallons, de plateaux, de collines, de crêtes et de vallées. Elle est drainée par la Bourboule et par divers petits cours d'eau.
Le Perche Vendômois, correspondant à la marge méridionale du Perche, est marqué par un relief moins chahuté que dans le Perche Gouët et est influencé par le Loir dont les affluents tracent de profonds sillons creusés en vallées. Son relief en plateau est nettement entaillé par de nombreux affluents qui creusent les argiles et les calcaires tendres pour rejoindre rapidement le Loir. Ces vallées s'orientent globalement selon deux directions principales : une direction nord-est/sud-ouest, qui correspond à l'affluent principal du Loir dans le Perche Vendômois, et une direction nord-ouest/sud-est, partagée par l'ensemble des autres cours d'eau, quasiment parallèles entre eux, la Gouffrande, le Grand Ri, la Boële et le Gratteloup se jetant directement dans le Loir[4].
L'altitude du territoire communal varie de 119 mètres à 182 mètres[5],[6].
Hydrographie

La commune est drainée par la Bourboule (1,336 km) et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 15,26 km de longueur totale[7].
La Bourboule, d'une longueur totale de 13,7 km, prend sa source dans la commune de Sargé-sur-Braye et se jette dans le Boulon à Mazangé, après avoir traversé communes[8]. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[9].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[13]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 711 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Choue à 11 km à vol d'oiseau[16], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 645,6 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,1 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[19], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Paysages
Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[20]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 2],[21]. La commune fait partie de l'unité de paysage du « Perche vendômois », au sein du Perche[22].
Milieux naturels et biodiversité
Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé en 2020 sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[23],[24],[25].
Urbanisme
Typologie
Au , Épuisay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[26].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vendôme, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 57 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[27],[28].
Occupation des sols

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (98,2 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (85,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,6 %), prairies (7,9 %), forêts (0,6 %), zones urbanisées (1,8 %)[7].
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 385, alors qu'il était de 383 en 2016 et de 351 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 83 % étaient des résidences principales, 7 % des résidences secondaires et 10 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,5 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Épuisay en 2022 en comparaison avec celle de Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (7 %) par rapport au département (8,1 %) et à la France entière (9,7 %).
Planification de l'aménagement
La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT des Territoires du Grand Vendômois, approuvé en 2006 et dont la révision a été prescrite en 2017, pour tenir compte de l'élargissement de périmètre[29],[30].
En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme approuvé[31].
Voies de communication et transports
La commune se trouve au carrefour de l'ancienne route nationale 157 (actuelle RD 357), qui la relie à Saint-Calais et Orléans, de la RD 957, vers Vendôme et de la RD 151 vers Mondoubleau.
Risques naturels et technologiques
Le territoire communal d'Épuisay est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[32],[33].
Risques naturels
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[32]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[34]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[35].
Risques technologiques
Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[36].
Toponymie

Bas latin Spuriacus. Adj. latin spurius = bâtard, illégitime (Codex Justinianus, 1, 10, 12), gentilice Spurius (Cicéron, De re publica, libri VI, 2), et suffixe de possession acus.
Spiriacum, 1040 (Cartulaire de Vendôme, charte 2) ; Espieri, 1212 (Chartes Vendômoises, charte 195) ; Cheminus transit intra medietariam de Bellalande et Espiere, 1242 (Bibliothèque Nationale-Ms Latin 9067, fol. 367, bornage) ; Parroisse d'Épisay, (Archives Nationales-JJ 84, n° 392, fol. 205 v°) ; Espuisay, (Archives Nationales-JJ 185, n° 313, fol. 215 v°) ; Espisaya, fin XVe s., Espizé, XVIe s. (Archives Nationales-P 701) ; Épisé, XVIe s. (Archives Départementales de Loir-et-Cher-E 31) ; Épuisai, 1740 (Bibliothèque Municipale d'Orléans, Ms 995, fol. 274) ; Épuizé, XVIIIe s. (Carte de Cassini).
Histoire
Révolution française et Empire
Nouvelle organisation territoriale
Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[37], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse d'Épuisay devient formellement « commune d'Épuisay »[37],[38].
En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Savigny et au district de Mondoubleau[38]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[39],[40]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[39]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[41]. Épuisay est alors rattachée au canton de Savigny et à l'arrondissement de Vendôme par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[42],[38],[43]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.
Époque contemporaine
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Vendôme du département du Loir-et-Cher[I 1].
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Savigny-sur-Braye[44]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton du Perche[I 1],[45].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de Loir-et-Cher[46].
Intercommunalité
Épuisay était membre de la petite communauté de communes des Coteaux de la Braye, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec la communauté de communes du Pays de Ronsard pour former, le
Une seconde fusion intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité transitoire a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération Territoires Vendômois dont est désormais membre la commune[I 1].
- Épuisay dans l'intercommunalité en 2016.
- Épuisay dans l'arrondissement de Vendôme en 2016.
- Épuisay dans le canton du Perche en 2016.
Politique et administration
Élections municipales et communautaires
Le conseil municipal d'Épuisay, commune de moins de 1 000 habitants, était élu au scrutin majoritaire plurinominal[47] avec liste ouvertes et panachage[48]. Toutefois, à compter des élections municipales de 2026, afin de favoriser l'égalité entre les sexes, les candidats doivent se constituer en liste alternant hommes et femmes[49],[50].
Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[51].
Équipements et services publics
Eau et assainissement
L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[57].
Alimentation en eau potable
Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[58]. En 2019, la commune assure elle-même le service en régie[59].
Assainissement des eaux usées
En 2019, la commune d'Épuisay gère le service d'assainissement collectif en régie directe, c'est-à-dire avec ses propres personnels[60]. Cinq stations de traitement des eaux usées sont en service au sur le territoire communal[61] :
- « Cr 8 », un équipement utilisant la technique de l'aération par boues activées, avec prétraitement, dont la capacité est de 300 EH[62] ;
- « Les Estelles », un équipement utilisant la technique du lagunage naturel, dont la capacité est de 110 EH, mis en service le [63] ;
- « Les Rebrais », un équipement utilisant la technique du lagunage naturel, dont la capacité est de 180 EH, mis en service le [64] ;
- « Le Tertre », un équipement utilisant la technique des filtres plantés, dont la capacité est de 180 EH, mis en service le [65] ;
- « Le Theuret », un équipement utilisant la technique des filtres plantés, dont la capacité est de 550 EH, mis en service le [66].
L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[67]. La communauté d'agglomération Territoires Vendômois assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[68].
Enseignement
Les enfants de la commune sont scolarisés avec ceux de Danzé et de Rahart dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal[69].
Certains d'entre eux fréquentent également l'enseignement privé, et notamment l'école Notre-Dame de Vendôme[70].
Sécurité, justice et secours
La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Mondoubleau qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[71].
En matière de justice, Épuisay relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[72], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[73].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[74]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[75].
En 2023, la commune comptait 787 habitants[Note 5], en évolution de −5,29 % par rapport à 2017 (Loir-et-Cher : −1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune.
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 21,2 % la même année, alors qu'il est de 31,6 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 393 hommes pour 427 femmes, soit un taux de 52,07 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,45 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Sports et loisirs
L'Union sportive d'Epuisay (USE) est le club sportif de la commune, créé en 1976[79].
Économie
Secteurs d'activité
Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Épuisay selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[80] :
| total | % com (% dep[81]) | 0 salarié | 1 à 9 salarié(s) | 10 à 19 salariés | 20 à 49 salariés | 50 salariés ou plus | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 60 | 100,0 (100) | 43 | 17 | 0 | 0 | 0 |
| Agriculture, sylviculture et pêche | 18 | 30,0 (11,8) | 14 | 4 | 0 | 0 | 0 |
| Industrie | 2 | 3,3 (6,5) | 1 | 1 | 0 | 0 | 0 |
| Construction | 7 | 11,7 (10,3) | 4 | 3 | 0 | 0 | 0 |
| Commerce, transports, services divers | 28 | 46,7 (57,9) | 22 | 6 | 0 | 0 | 0 |
| dont commerce et réparation automobile | 11 | 18,3 (17,5) | 8 | 3 | 0 | 0 | 0 |
| Administration publique, enseignement, santé, action sociale | 5 | 8,3 (13,5) | 2 | 3 | 0 | 0 | 0 |
| Champ : ensemble des activités. | |||||||
Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (28 entreprises sur 60) néanmoins le secteur agricole reste important puisqu'en proportions (30) %, il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %). Sur les 60 entreprises implantées à Épuisay en 2016, 43 ne font appel à aucun salarié et 17 comptent 1 à 9 salariés.
Au , la commune est classée en zone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif visant à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent également[82]
Agriculture
En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la polyculture et le polyélevage[83]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[84]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 47 en 1988 à 21 en 2000 puis à 16 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 49 ha en 1988 à 132 ha en 2010[83]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles d'Épuisay, observées sur une période de 22 ans :
| 1988 | 2000 | 2010 | |
|---|---|---|---|
| Dimension économique[83] | |||
| Nombre d'exploitations (u) | 47 | 21 | 16 |
| Travail (UTA) | 68 | 30 | 24 |
| Surface agricole utilisée (ha) | 2 306 | 2 127 | 2 119 |
| Cultures[85] | |||
| Terres labourables (ha) | 2 019 | 2 048 | 1 972 |
| Céréales (ha) | 1240 | 1207 | 1099 |
| dont blé tendre (ha) | 823 | 742 | 545 |
| dont maïs-grain et maïs-semence (ha) | 178 | 73 | 62 |
| Tournesol (ha) | 200 | s | 113 |
| Colza et navette (ha) | 205 | 266 | 336 |
| Élevage[83] | |||
| Cheptel (UGBTA[Note 6]) | 1541 | 1073 | 931 |
.
Produits labellisés

Le territoire de la commune est intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le bœuf du Maine[86], les porcs de la Sarthe[87], le vin Val-de-loire[88], les volailles de Loué[89], les volailles de l’Orléanais[90], les volailles du Maine[91] et les œufs de Loué[92],[93].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
La commune compte un ouvrage protégé au titre des monuments historiques[94] :
- L'éolienne Bollée de type 3 (sur pylône)
Classée MH (1992). Elle fait la fierté des habitants. Elle est installée au centre du village devant la mairie et à côté de la citerne qui servait à recueillir l'eau. Son installation date de 1911. Inaugurée en grande pompe en 1912. Elle a cessé de fonctionner en 1967. Lorsque la population d'Épuisay s'est agrandie, un moteur mono-cylindre Gueret à essence a été ajouté pour que l'eau continue à être puisée lorsqu'il n'y avait pas de vent. L'éolienne alimentait en eau la commune et le lavoir placé un peu plus loin. Tout le matériel de puisage est encore présent bien que rouillé.
- L'éolienne Bollée d'Épuisay
On peut également signaler :

- L'église Saint-Étienne. L'église a été reconstruite au XVIe et présente un plan rectangulaire avec un chevet plat percé d'une grande baie à remplage flamboyant. Deux baies de même s'ouvrent de chaque côté du chœur et deux autres plus tardives dans la nef. L'église fut brûlée à la fin du XVIe et relevée dans les années 1620, comme en attestait l'inscription du lambris : « Par les maudits hérétiques. Autrefois je fut brûlée. Par les bénits catholiques, je fus relevée ». Des voûtes d'ogive du XIXe cachent ce lambris. Le clocher-porche élancé ajouté par Robin, architecte vendômois en 1875, abrite le portail du XVIe dont les deux écussons, l'un entouré du collier de saint Michel, furent martelés à la Révolution. L'église avait jadis une poutre de gloire, dont le fruste calvaire a été remis sur le mur nord.
- La ferme de l'Étang et ses cerfs[95].
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- « Dossier complet : Commune d'Épuisay (41078) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 7]
- Épuisay sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Épuisay » sur Géoportail.

