Érostrate

incendiaire du temple d'Artémis à Éphèse en 356 av. J.-C. From Wikipedia, the free encyclopedia

Érostrate ou Hérostrate (en grec ancien Ἡρόστρατος / Hêróstratos qui signifie littéralement Armée d'Héra[1],[a]) est l'incendiaire du temple d'Artémis à Éphèse, considéré comme l'une des Sept Merveilles du monde antique.

Naissance
Nom dans la langue maternelle
ἩρόστρατοςVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Érostrate
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
ἩρόστρατοςVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
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Condamné pour
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Reconstitution du temple d'Artémis à Éphèse (Miniatürk, Turquie).

Biographie

Le [2], Érostrate cause volontairement un incendie qui détruit totalement le temple d'Artémis à Éphèse[3]. Selon Plutarque, l'événement a lieu le jour même de la naissance d'Alexandre le Grand[4], ce qui inspire à Hégésias de Magnésie, auteur d'une biographie du conquérant, le commentaire suivant : « On comprend que le temple ait brûlé, puisque Artémis était occupée à mettre Alexandre au monde[5] ! »

Interrogé sous la torture, Érostrate avoue les motivations de son geste : il cherche à tout prix la célébrité et n'a pas d'autre moyen d'y parvenir. Les Éphésiens interdisent alors à jamais que son nom soit cité[6]. L’historien Théopompe le mentionne néanmoins dans ses Helléniques ; il est repris sur ce point par Strabon[7], Élien[8] et Solinus[9] qui font passer le nom d'Érostrate à la postérité.

Dans sa nouvelle Érostrate, publiée dans le recueil Le Mur (1939), Jean-Paul Sartre résume l'histoire en quelques lignes :

« — Je le connais votre type, me dit-il. Il s'appelle Érostrate. Il voulait devenir illustre et il n'a rien trouvé de mieux que de brûler le temple d'Éphèse, une des Sept Merveilles du monde.
— Et comment s'appelait l'architecte de ce temple ?
— Je ne me rappelle plus, confessa-t-il, je crois même qu'on ne sait pas son nom.
— Vraiment ? Et vous vous rappelez le nom d'Érostrate ? Vous voyez qu'il n'avait pas fait un si mauvais calcul[b]. »

Problématisant la peine qui échut à Érostrate et exploitant les différents fragments antiques qui, en dépit de l'interdiction, évoquent sa biographie, Alain Nadaud lui a consacré un roman, La Mémoire d'Érostrate[10]. De son côté, Marcel Schwob lui a consacré l’une de ses Vies imaginaires, en faisant de lui une espèce de mégalomane obsédé par le désir de postérité[11].

Notes et références

Voir aussi

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