Éréac

commune française du département des Côtes-d'Armor From Wikipedia, the free encyclopedia

Éréac [eʁeak] Écouter (Erya en gallo) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Faits en bref Administration, Pays ...
Éréac
Éréac
La nouvelle mairie d'Éréac.
Blason de Éréac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
Nicole Drobecq
2020-2026
Code postal 22250
Code commune 22053
Démographie
Gentilé Eréacais, Eréacaise
Population
municipale
675 hab. (2023 en évolution de −1,03 % par rapport à 2017)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 29″ nord, 2° 20′ 47″ ouest
Altitude 140 m
Min. 91 m
Max. 179 m
Superficie 21,21 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Broons
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Éréac
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Éréac
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
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Éréac
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Éréac
Liens
Site web www.ereac.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Géographie

    Situation

    Éréac est située à mi-parcours de Rennes et de Saint-Brieuc via l'accès à la RN 12 distante d'une dizaine de kilomètres.

    Sur toute la limite sud de la commune, la Rance, petit fleuve côtier, forme une frontière naturelle avec les communes de Lanrelas et Saint-Launeuc.

    Une autre petite rivière, la Rosette, prend sa source sur la commune d'Éréac pour former, une vingtaine de kilomètres en aval, un lac d'une centaine d'hectares à Jugon-les-Lacs.

    Communes limitrophes

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, la Rosette, le ruisseau de la Plançonnais[1] et un autre petit cours d'eau[2],[Carte 1].

    La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[3].

    La Rosette, d'une longueur de 31 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Arguenon à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé huit communes[4].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique d'Éréac[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 786 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 10 km à vol d'oiseau[11], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 2].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Éréac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,6 %), zones agricoles hétérogènes (18,6 %), prairies (12,2 %), zones urbanisées (1,5 %), forêts (1 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    On rencontre les appellations suivantes : Eccl. de Yriac (vers 1330), Eréac (en 1352), Yriac (en 1388), Yrreac (en 1405), Irriac (en 1407), Ereac (en 1451)[20].

    Éréac viendrait du latin Irrius (nom d'homme latin) et du suffixe gaulois -acum[20].

    Erya en gallo[21].

    La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Erieg[22].

    Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 12,2 % des toponymes de la commune sont bretons[23].

    Histoire

    Le Moyen Âge

    Jusqu'à la veille de la création des communes en 1790, Éréac était sous la juridiction de la seigneurie du Châtelier. L'un des sires du Châtelier est mentionné en 1352 comme témoin apposant son sceau à une lettre de la duchesse, épouse de Charles de Blois[24].

    Éréac est mentionné comme paroisse dès 1440 dans une lettre du duc Jean V[24].

    Un document plus ancien mentionnerait la paroisse d'« Yriac » en 1330[réf. souhaitée].

    Le XXe siècle

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts porte les noms de 67 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale[25].

    La Seconde Guerre mondiale

    Le monument aux morts porte les noms de 14 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale[25].

    L'après Seconde Guerre mondiale

    Entre 1946 et 1960 plusieurs dizaines de jeunes de Plumaugat, Éréac, Lanrelas, Mauron, Saint-Méen, etc.. sont partis faire la récolte des betteraves à sucre dans le nord de la France pour gagner leur vie et améliorer l’ordinaire de leur famille restée au pays[26].

    Politique et administration

    Ancienne mairie d'Éréac.

    Appartenant à la communauté de communes du Pays de Du Guesclin jusqu'au 31 décembre 2016, Éréac est rattachée depuis le 1er janvier 2017 à la communauté de communes de Lamballe Terre et Mer.

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[27]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 1832 décembre 1835 Francois Kersanté    
    janvier 1836 janvier 1838 Pierre Jacques Bedel    
    avril 1839 août 1848 René Ange Bedel
    (1803-1854, fils du précédent)
       
    août 1848 septembre 1853 Henri Joseph Duval    
    septembre 1853 juin 1886 Francois Jean Pilorget    
    juin 1886 mai 1890 Saturnin Pilorget
    (1860-1914)
       
    juin 1890 juin 1891 Léon Duval    
    juillet 1891 mai 1908 Pierre Marie Douard   Propriétaire
    mai 1908 1913
    (démission)
    Saturnin Pilorget
    (1860-1914)
       
    1913 décembre 1919 Pierre Marie Douard   Propriétaire
    décembre 1919 mai 1935 Francois Ribault    
    mai 1935 mai 1953 Francis Bedel
    (1890-1964)
      Boulanger, résistant
    mai 1953 mars 1983 Pierre Douard
    (1908-1986)
    DVD Cultivateur
    Conseiller général de Broons (1964 → 1976)
    Président du SIVOM du canton de Broons (1966 → 1983)
    mars 1983 juin 1995 Charles Coquio[28]
    (1921-2009)
      Premier clerc de notaire, maire honoraire
    Adjoint au maire (1965 → 1983)
    juin 1995 mars 2001 Christian Fornier[29]
    (1946-2023)
      Médecin généraliste
    Adjoint au maire (1989 → 1995)
    mars 2001 mars 2008 Yvette Éon DVG Retraitée de l'enseignement privé
    mars 2008 mars 2014 Élie Geffray[30] PS Prêtre[31]
    mars 2014 en cours
    (au 31 mai 2020)
    Nicole Drobecq[32],[33]
    Réélue pour le mandat 2020-2026
    PS Retraitée
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    Démographie

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 1571 0261 1191 2121 2691 3271 2541 3101 395
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 3371 3841 3991 4031 4601 4701 5021 5141 478
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 4771 5051 5631 4301 3801 2721 2501 1821 113
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    1 021921817736706600620624644
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    681682675------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    La chapelle du Châtelier

    • La chapelle du Châtelier (XVe et XVIIIe siècles) est édifiée au centre du hameau du même nom et dédiée à Saint-Jean-Baptiste. Elle a été bénite le 29 janvier 1775. On peut noter aussi que cet édifice se trouve à proximité d'une motte castrale très bien conservée, au Bois-des-Buttes[24].

    La chapelle des Rothouers

    • La chapelle des Rothouers a été érigée en 1765. Elle était de construction médiocre et fut reconstruite en 1858[24]. Elle est entourée d'un espace planté d'arbres. Devant cette chapelle, deux arbres remarquables : « Cryptomeria japonica » qui ont atteint une grande taille.

    L'église Saint-Pierre

    • L'église a été reconstruite de 1900 à 1904. Comme la plupart des églises de la région, elle est de style néo-gothique. Elle conserve à l'intérieur une cuve baptismale en granit du XVe siècle[24].

    Personnalité liée à la commune

    Héraldique

    Blason Blasonnement :
    D'or au chef de sable.
    Commentaires : Les armoiries de la famille du Chastelier, jadis maître des lieux, étaient : D'or au chef de sable, chargé d'un lambel de trois pièces d'argent[36].

    Notes et références

    Voir aussi

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