Étaples

commune française du Pas-de-Calais (Hauts-de-France) From Wikipedia, the free encyclopedia

Étaples (parfois appelée Étaples-sur-Mer) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Étaplois. Elle est membre de la communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois.

Faits en bref Administration, Pays ...
Étaples
Étaples
Le port de plaisance, la ville et le pont rose.
Blason de Étaples
Blason
Image illustrative de l’article Étaples
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois
Maire
Mandat
Franck Tindiller
2022-2026
Code postal 62630
Code commune 62318
Démographie
Gentilé Étaplois
Population
municipale
10 710 hab. (2023 en évolution de −1,43 % par rapport à 2017)
Densité 827 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 31′ 07″ nord, 1° 38′ 29″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 78 m
Superficie 12,95 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Berck
(ville-centre)
Aire d'attraction Étaples - Le Touquet-Paris-Plage
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton d'Étaples
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Étaples
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Étaples
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
Étaples
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Étaples
Liens
Site web etaples-sur-mer.fr
    Fermer

    La commune d'Étaples (nom officiel depuis 1801), sur la rive droite de la Canche, est située dans le sud-ouest du département du Pas-de-Calais à km, à vol d'oiseau, à l'est de la station balnéaire du Touquet-Paris-Plage. C’est une commune de type centre urbain intermédiaire, appartenant à l’unité urbaine de Berck, avec une population de 10 710 habitants au dernier recensement de 2023.

    La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de trois espaces protégés et gérés, de trois ZNIEFF et de trois sites Natura 2000.

    De nombreuses manifestations animent la commune comme la joute à canotes, la fête de la coquille Saint-Jacques et la procession et la bénédiction de la mer.

    Étaples, qui dispose d'un port de plaisance, est un ancien port de pêche qui a attiré une importante colonie d'artistes peintres français et étrangers, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle jusqu'à la Première Guerre mondiale. Pendant la Première Guerre mondiale, l'armée britannique y installe son camp d'entrainement qui compte jusqu'à 80 000 hommes. La commune abrite le plus grand cimetière militaire britannique de la Première Guerre mondiale avec 11 517 sépultures.

    À la suite des destructions subies lors des deux guerres mondiales, la commune est décorée des croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945.

    Le patrimoine architectural de la commune comprend le chalutier Charles de Foucauld qui fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques et l'hôtel Souquet-Marteau d'une inscription. L'« art de la charpenterie de marine du Nord de la France » est répertorié, depuis 2022, à l'inventaire national du patrimoine culturel immatériel en France du Ministère de la Culture à la thématique « Les savoirs et savoir-faire », un chantier, détenteur de ces savoir-faire et engagé dans leur préservation, est le chantier de construction navale traditionnelle de la ville d’Étaples.

    Géographie

    Localisation

    Localisée dans le sud-ouest du département du Pas-de-Calais, Étaples est une commune de la vallée de la Canche située, à vol d'oiseau, à km à l'est de la station balnéaire de la Côte d'Opale Le Touquet-Paris-Plage et à 10 km au nord-ouest de la commune de Montreuil-sur-Mer (chef-lieu d'arrondissement)[1].

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Camiers, Cucq, Frencq, Lefaux, Saint-Josse, Le Touquet-Paris-Plage et Tubersent.

    Géologie et relief

    Carte de la Côte d'Opale
    Étaples est sur la Côte d'Opale.

    La superficie de la commune est de 12,95 km2 ; son altitude varie de 2 à 78 m[2].

    Géologie

    Descriptif du littoral

    La commune d'Étaples est située sur un littoral, composé de paysage dunaires et d'estuaires, de 30 kilomètres entre le sud d’Équihen-Plage et le nord de Berck.

    On peut distinguer cinq grands types de milieux naturels qui sont, d’ouest en est, depuis la mer : les estrans et les estuaires, les cordons dunaires, la plaine humide des bas champs, les anciennes dunes plaquées sur les falaises et les falaises fossiles du rebord du plateau d’Artois.

    Ces espaces dunaires occupent l’ensemble de la façade littorale sur une profondeur dans les terres (de l’ouest vers l’est) pouvant atteindre quatre kilomètres comme au niveau de la commune d'Étaples. On y observe des dunes nues et des dunes boisées artificiellement comme Hardelot et le Touquet-Paris-Plage[3].

    Histoire de la formation du littoral

    L’histoire des paysages dunaires et estuaires d’opale est une succession de transgressions et de régressions marines du bassin parisien.

    Il y a 170 millions d’années, au Jurassique, le boulonnais est un golfe et le milieu de sédimentation assez proche d’aujourd’hui. À −90 millions d’années, la mer Crétacé envahit le continent et dépose d’épaisses couches de sédiments. À −45 millions d’années, l’anticlinal de l’Artois commence à se soulever et sépare définitivement le bassin parisien de celui de Londres-Bruxelles. Ce soulèvement crée les premières côtes à falaise. À −2,5 millions d’années, les littoraux de la mer du Nord et de la Manche sont au niveau des Pays-Bas et de la Normandie. À −500 000 ans, au Pléistocène moyen, le pas de Calais est ouvert, probablement lié à un effondrement de blocs entre des jeux de faille qui crée l’ouverture du détroit, créant une fosse entre les îles Britanniques et l’Europe. À −18 000 ans, lors de la dernière période glaciaire, le niveau de la mer était 130 mètres plus bas et le détroit était à sec. Puis survient, avec la fonte des glaces, la transgression flandrienne qui entraine l’élévation de la mer et l’inondation du détroit. C’est à partir de cette période que les dépôts sableux de la plaine maritime se mettent en place. À −10 000 ans, à l’Holocène, début du réchauffement, la mer est encore à environ 65 mètres au-dessous du niveau actuel. À −8 500 ans, la jonction entre la mer du Nord et la Manche est réalisée puis, il y a 5 000 ans, le niveau de la mer s’établit sensiblement au niveau actuel.

    Ensuite recommence une évolution littorale des falaises et des marais littoraux, aboutissant par érosion et colmatage à la situation actuelle. Les dunes littorales forment un seul ensemble entre Équihen et le nord de la baie de la Canche. Elles continuent d’envahir, du Moyen Âge jusque récemment, le relief intérieur en constituant des dunes plaquées sur les falaises fossiles (collines d’Artois) et enfin, les résurgences de sources au pied des coteaux, qui proviennent de la nappe de craie, sont à l’origine de nombreux ruisseaux et zones humides dans les bas-champs.

    La commune d'Étaples est, en partie vers le nord-est, adossée sur les falaises fossiles[3].

    Estuaire de la Canche

    La baie de la Canche, qui constitue un écosystème remarquable, est le seul estuaire picard à avoir conservé une rive nord, le musoir, indemne de tout aménagement humain lourd, c’est donc un site unique avec son système complexe de contre poulier au niveau du ply de Camiers.

    Au sud de Camiers, débute un vaste ensemble de dunes plaquées sur les falaises fossiles du Crétacé (craie calorifère), ces habitats prennent toute leur ampleur sur la commune d’Étaples.

    Dans ce paysage de l’estuaire de la Canche, il faut distinguer deux parties : le schorre qui correspond aux prés salés appelés mollières dans la région, c’est une partie de la grève qui est recouverte de vives eaux seulement par haute mer. le score est le domaine d’une flore riche et diversifiée, on peut y voir l’obione, la salicorne appelée aussi passe-pierre, la soude maritime et l’aster maritime. le pâturage par les ovins était le mode de gestion de ces sites ; et la slikke qui est la partie basse des estuaires, recouverte à chaque marée, composée de vasières nues. Elle a une productivité biologique importante, elle occupe 20 % de la surface et 80 % de la biomasse. C’est le domaine des limicoles (bécasseaux, courlis…). on peut y trouver également la salicorne[3].

    Bas-Champs

    La zone humide arrière littorale appelée bas champs (4 à 5 mètres d’altitude) occupent une bande étroite, d’est en ouest, de 3 kilomètres et, du nord au sud, de 15 kilomètres, essentiellement situés entre Canche et Authie, bien que l’on trouve une étroite zone humide à l’arrière des dunes du nord d’Étaples. Ces marais arrières-littoraux font partie des deux vallées fluviales, comme au niveau de la Canche avec une importante zone humide entre Étaples et Montreuil-sur-Mer. Elles recueillent les eaux des collines de l’est, résurgences de la nappe de la craie. Ces eaux trouvent leur chemin entre les dunes infranchissables et les falaises fossiles, et qui, comme la grande Tringue, vont se jeter dans la Canche. Ces zones humides et marais constituent une zone de nourrissage pour les oiseaux migrateurs utilisant le rail littoral, comme les marais de Balençon[3].

    Superficie et relief

    La superficie de la commune est de 12,95 km2 ; son altitude varie de 2 à 78 mètres[4].

    Hydrographie

    Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[5].

    La commune est située sur la rive droite de la Canche, fleuve côtier qui se jette quelques kilomètres plus loin dans la Manche[6]. C'est sur ce fleuve que se trouve le port de pêche et de plaisance[7].

    Elle est drainée par quatre autres cours d'eau :

    • le ruisseau de Camiers, appelé aussi ruisseau du Rohard, d'une longueur de 7,22 km, qui prend sa source à Dannes et se jette dans l'estuaire de la Canche au niveau de la commune[8].
    • la Tringue des Epinettes, d'une longueur de 4,88 km qui prend sa source dans la commune de Saint-Josse et se jette dans la Canche au niveau de la commune[9] ;
    • la tringue des épinettes, d'une longueur de 0,24 km[10] ;
    • la Ferme d'Hilbert, d'une longueur de 0,51 km qui prend sa source dans la commune de Saint-Josse et se jette dans la Canche au nivea de la commune[11].
    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique d'Étaples[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[15]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 783 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Touquet-Paris-Plage à 3 km à vol d'oiseau[18], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 888,8 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,1 °C, atteinte le [Note 2].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station LE-TOUQUET (62) - alt : 5 m, lat : 50°30'52"N, lon : 1°37'22"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 2,6 2,4 4 5,6 8,7 11,6 13,8 14 11,6 9 5,6 3,1 7,7
    Température moyenne (°C) 5,1 5,3 7,5 9,9 13 15,6 17,6 18 15,6 12,4 8,4 5,7 11,2
    Température maximale moyenne (°C) 7,6 8,2 10,9 14,1 17,2 19,7 21,4 21,9 19,5 15,8 11,3 8,2 14,7
    Record de froid (°C)
    date du record
    −19,1
    08.01.1985
    −18,2
    21.02.1956
    −8,9
    03.03.1965
    −4,5
    09.04.1968
    −2,2
    03.05.1981
    −0,4
    01.06.1975
    4
    01.07.1951
    3,9
    01.08.1976
    1,8
    23.09.1979
    −3,8
    28.10.03
    −8,6
    15.11.1983
    −11,6
    29.12.1996
    −19,1
    1985
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    16,7
    01.01.22
    19,3
    24.02.21
    23,2
    31.03.21
    25,5
    22.04.11
    31,4
    27.05.05
    34,6
    21.06.17
    39,9
    19.07.22
    36,4
    11.08.03
    32,8
    10.09.23
    27,1
    01.10.11
    19,8
    07.11.15
    16,4
    31.12.22
    39,9
    2022
    Ensoleillement (h) 61,8 78,4 132,8 189,6 209,8 220,4 225,1 205,1 161,2 110,6 62,7 52,5 1 710
    Précipitations (mm) 76,8 61,7 54,2 50,2 59 55,9 58,8 73 76,8 101,3 114,2 106,9 888,8
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    46
    13.01.15
    45
    28.02.02
    24,1
    27.03.1975
    54,4
    25.04.1957
    48,8
    25.05.10
    43,8
    18.06.1971
    56,3
    15.07.1961
    85,7
    11.08.1960
    58
    08.09.22
    60,1
    13.10.13
    53
    04.11.1989
    40,8
    03.12.06
    85,7
    1960
    Fermer
    Source : « Fiche 62826001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    7,6
    2,6
    76,8
     
     
     
    8,2
    2,4
    61,7
     
     
     
    10,9
    4
    54,2
     
     
     
    14,1
    5,6
    50,2
     
     
     
    17,2
    8,7
    59
     
     
     
    19,7
    11,6
    55,9
     
     
     
    21,4
    13,8
    58,8
     
     
     
    21,9
    14
    73
     
     
     
    19,5
    11,6
    76,8
     
     
     
    15,8
    9
    101,3
     
     
     
    11,3
    5,6
    114,2
     
     
     
    8,2
    3,1
    106,9
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Paysages

    La commune s'inscrit à la jonction de deux paysages régionaux tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[21] :

    • les « paysages montreuillois », qui concernent 98 communes, se délimitent : à l'ouest par des falaises qui, avec le recul de la mer, ont donné naissance aux bas-champs ourlées de dunes ; au nord par la boutonnière du Boulonnais ; au sud par le vaste plateau formé par la vallée de l'Authie, et à l'est par les paysages du Ternois et du Haut-Artois. Les « paysages montreuillois », avec, dans leur axe central, la vallée de la Canche et ses nombreux affluents comme la Course, la Créquoise, la Planquette…, offrent une alternance de vallées et de plateaux, appelés « ondulations montreuilloises ». Dans ces paysages, et plus particulièrement sur les plateaux, on cultive la betterave sucrière, le blé et le maïs et les plateaux entre la Ternoise et la Créquoise sont couverts de vastes massifs forestiers comme la forêt d'Hesdin-la-Forêt, les bois de Fressin, Sains-lès-Fressin, Créquy[22].
    L’occupation des sols de la surface totale de ces « paysages montreuillois » est de 59,07 % de cultures, de 21,55 % de prairies naturelles, permanentes, de 12,02 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,79 % d'espaces artificialisés avec les communes principales d'Étaples et Montreuil-sur-Mer, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau, 0,41 % d'espaces industriels et de friches industrielles et de 0,14 % d’espaces dunaires[22] ;
    • les « paysages des dunes et estuaires d'Opale », qui concernent 23 communes, s'étendent le long de la côte sur environ 30 kilomètres, de la baie d'Authie à Équihen-Plage, et sur deux à quatre kilomètres de large. Les « paysages des dunes et estuaires d'Opale » cèdent la place aux abrupts des falaises, au niveau d'Équihen-Plage. Les dunes littorales se sont constituées récemment, depuis le Moyen Âge, et ont envahi le relief intérieur en constituant des dunes plaquées sur les falaises fossiles, spécificité locale. Les résurgences de sources au pied de ces falaises proviennent de la nappe de la craie et sont à l'origine de nombreux ruisseaux et zones humides dans les Bas-Champs, surtout visibles entre Étaples et Rang-du-Fliers[23].
    Ces paysages sont constitués : d'un peu plus de 40 % de dunes et de plages, dont 28 % d'espaces dunaires, dont certains sont boisés comme à Hardelot-Plage et au Touquet-Paris-Plage ; de 22 et 25 % au niveau de la baie d'Authie et des Bas Champs, Bas Champs majoritairement en prairies ; de 20 % par les communes et d'un peu plus de 5 % par les cours d’eau et les marais arrière-littoraux, entre Merlimont et Rang-du-Fliers, comme le marais de Balançon défini réseau Natura 2000[23].

    Milieux naturels et biodiversité

    Sur la commune on remarque la présence de dunes de sable fin protégées par la loi littoral.

    Espaces protégés et gérés

    La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[24].

    Dans ce cadre, la commune fait partie de trois espaces protégés :

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 4] :

    • la zone humide du fond du Valigot, zone de type 1, d'une superficie de 28 ha, altitude de 15 à 25 m[28] ;
    • les dunes de camiers et la baie de Canche, zone de type 1, d'une superficie de 2 706 ha, altitude de 0 à 113 m. Ce site, d’intérêt patrimonial de niveau européen, a une partie classée en réserve naturelle nationale. Il est constitué de dunes médiévales et contemporaines récentes et de dunes plus anciennes plaquées sur les falaises de craies fossiles de la branche méridionale de l’anticlinal de l’Artois. Par ailleurs, l’estuaire de la Canche est le seul estuaire de type picard ayant conservé en rive nord son musoir[29] ;

    et une ZNIEFF de type 2[Note 5] : la basse vallée de la Canche et ses versants en aval d’Hesdin[30].

    Sites Natura 2000

    Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des directives « habitats » et « oiseaux ». Ce réseau est constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[31].

    Trois sites Natura 2000 ont été définis sur la commune, dont deux de type B en site d'importance communautaire (SIC) :

    • l'estuaire de la Canche, dunes picardes plaquées sur l'ancienne falaise, forêt d'hardelot et falaise d'Équihen, d'une superficie de 1 661 ha, altitude de 0 à 151 m[32] ;
    • la baie de la Canche et le couloir des trois estuaires, d’une superficie de 333,06 km2 et d'une altitude variant de −23 à 0 mètres. Ce site se délimite à partir du trait de côte, s'étend jusqu'à la limite des trois milles nautiques, limité au sud par le phare d'Ault et au nord par le village de Sainte-Cécile, sur la commune de Camiers[33].

    et un de type A en zone de protection spéciale (ZPS) :

    • l'estuaire de la Canche, d’une superficie de 50,32 km2 et d'une altitude variant de 0 à 84 mètres. C’est un site de type : A (ZPS)[34].

    Inventaire national du patrimoine géologique

    Le territoire communal comprend le site de l'estuaire de la Canche. il est inscrit à l'inventaire national du patrimoine géologique[35].

    Biodiversité

    L'inventaire national du patrimoine naturel permet de découvrir les espèces présentes[36], les espèces protégées[37] ainsi que le statut biologique (indigène, introduite dont envahissante…) des espèces recensées sur la commune de Preures[38].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Étaples est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[39]. Elle appartient à l'unité urbaine de Berck[Note 6], une agglomération intra-départementale regroupant sept communes, dont elle est ville-centre[Note 7],[40],[Insee 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Étaples - Le Touquet-Paris-Plage, dont elle est la commune-centre[Note 8],[Insee 1]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[41],[42].

    La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[43]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[44].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols est marquée par l'importance des terres arables. La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2018 est la suivante : terres arables (28,7 %), zones urbanisées (22,8 %), forêts (16,3 %), milieux à végétation arbustive ou herbacée (12,7 %), prairies (9,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,9 %), zones humides côtières (0,4%), eaux maritimes (0,2%)[45].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[46].

    Lieux-dits, hameaux et écarts

    La commune est constituée d'un hameau et de plusieurs lieux-dits : le hameau de Fromessent, au nord-est de la commune, et les lieux-dits les Bergeries ; le Blanc-Pavé ; la Butte aux Signaux ; le Camp d'Hilbert ; le Fond des Mortiers ; la Fosse aux Lions ; la Fosse Aza'hu ; la Garenne de la Justice ; la Grande Fosse ; Hilbert ; les Mollières ; les Moulins ; le Mont de la Clef ; la Palette ; le Pendu ; la Pièce-à-Liards ; les Pins ; le Puits d'Amour ; Rombly ; les Sablins ; la Tombe ; Tombelle ; la Zac.

    Habitat et logement

    En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 5 485, alors qu'il était de 5 265 en 2016 et de 5 081 en 2011[Insee 2].

    Parmi ces logements, 87 % étaient des résidences principales, 6,5 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 72,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 26,5 % des appartements[Insee 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Étaples en 2022 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (6,5 %) par rapport au département (6,6 %) et à la France entière (9,7 %).

    Davantage d’informations Typologie, Pas-de-Calais ...
    Le logement à Étaples en 2022.
    Typologie Étaples[Insee 3] Pas-de-Calais[Insee 4] France entière[Insee 5]
    Résidences principales (en %) 87 86,2 82,3
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 6,5 6,6 9,7
    Logements vacants (en %) 6,5 7,2 8
    Fermer

    La communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois vote, en accord avec la commune, la mise en application, à compter du , du permis de louer, afin de lutter contre l'habitat indigne, sur une zone comprenant 40 logements[47].

    Planification de l'aménagement

    La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les parties d'aménagement de l'espace au sein d'un schéma de cohérence territoriale (SCoT), un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle.

    Le schéma de cohérence territoriale (SCOT) du pays maritime et rural du Montreuillois a été approuvé par délibération du [48].

    En matière de planification, la commune dispose d'un plan local d'urbanisme (PLU) approuvé le [49].

    La communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois (CA2BM) a engagé une démarche de planification de l’urbanisme à l’échelle de son territoire, sous la forme d’un PLU intercommunal (PLUi), en collaboration étroite avec les 46 communes. Le PLUi est un document de planification urbaine qui administre, à l’échelle des communes, les possibilités de construction et d’usage des sols. Il se substituera aux anciens documents d’urbanisme (PLU, POS, CC).

    Le PLUI-H, regroupement du PLUi, plan local d'urbanisme intercommunal, et du PLH, programme local de l'habitat, traduit un projet commun de développement urbain et d’aménagement du territoire communautaire pour les 10-15 ans à venir. Il est bâti dans un objectif de développement durable et d’équilibre des espaces, de cohérence et d’optimisation des politiques publiques, visant à promouvoir une dynamique d’agglomération tout en préservant les spécificités de chaque commune.

    Ce PLUI-H se déroule en quatre phases :

    • Phase 1, 2019 à 2020, état des lieux, diagnostic et enjeux ;
    • Phase 2, 2020 à 2022, projet d'aménagement et de développement durable ;
    • Phase 3, 2022 à 2024, règlement et zonage ;
    • Phase 4, 2024 à 2025, avis des personnes publiques associées et enquêtes publiques[50].

    Voies de communication et transports

    Voies de communication

    La commune est reliée à l'autoroute A16 (qui relie la région Île-de-France à la frontière franco-belge), desservie par la sortie no 26 « Étaples - Le Touquet ».

    Elle est sur le trajet de plusieurs routes nationales et départementales, dont la RN 39 reliant Arras au Touquet-Paris-Plage, et la RN 40 qui relie l'estuaire de la Seine à la frontière franco-belge.

    Elle est reliée à la rive gauche de la Canche par le pont d'Étaples qui dessert, vers le sud, les communes de Cucq et du Touquet-Paris-Plage.

    Transport ferroviaire

    La gare.

    La gare d'Étaples - Le Touquet est située au centre de la commune. Elle est desservie par deux lignes : la ligne Paris-Boulogne et la ligne Arras-Étaples.

    Elle est desservie par des TGV, qui permettent de rejoindre les gares de Boulogne, Calais et Lille, par des Intercités vers Boulogne, Amiens et Paris et de nombreux TER Nord-Pas-de-Calais.

    Au cours de la première moitié du XXe siècle, de 1900 à 1940, une ligne de tramway relie la gare d'Étaples à Paris-Plage avec un arrêt sur la Grand-Place (aujourd'hui place du Général-de-Gaulle) d'Étaples.

    Transport aérien

    L'aéroport du Touquet-Côte d'Opale est à proximité immédiate de la commune.

    Transports en commun

    La commune est desservie par les lignes 1A, 1B et Navette du réseau de transport de la communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois (CA2BM). Elle est également desservie par la ligne 430 du réseau interurbain Oscar.

    Voies de la commune

    Risques naturels et technologiques

    Risques naturels

    Le risque sismique est « très faible » sur l'ensemble du territoire communal (zone 1 sur 5 du zonage mis en place en )[51], la majorité des communes du Pas-de-Calais étant en risque « faible » (zone 2 sur 5).

    La commune n'est pas exposée à un risque important d'inondation ou de mouvement de terrain, il est noté la présence de 12 cavités souterraines, le potentiel radon est faible et l'exposition au retrait-gonflement des sols argileux dans la commune est avéré.

    La commune n'est pas sur un territoire à risques importants d'inondation (TRI) mais elle s'inscrit dans un plan de prévention des risques et fait l'objet d'un programme d'action de prévention des inondations (PAPI).

    À la suite de chocs mécaniques liés à l'action des vagues, d'inondations, coulées de boue, mouvements ou glissements de terrain la commune est reconnue, à plusieurs reprises, par arrêté porté au Journal officiel, en état de catastrophe naturelle[52].

    À la suite du passage des tempêtes Ciarán, Domingos et Elisa et des inondations et coulées de boue qui se sont produites, la commune est reconnue, par arrêté du , en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue sur la période du au , comme 179 autres communes du département[53].

    Risques technologiques

    Un site pollué ou potentiellement pollué est recensé dans la commune, mais la commune n'est pas soumise à un plan de prévention des risques technologiques installations industrielles.

    Une canalisation de matières dangereuses (gaz) est recensée dans la commune.

    La commune est à plus de 20 km d'une centrale nucléaire. Les centrales nucléaires françaises les plus proches, productrices de la grande majorité de l'électricité fournie à la commune, sont celles de Gravelines et Penly (chacune à environ 70 km au nord et au sud), à noter que la centrale de Dungeness, en Angleterre, est située à 80 km[52].

    Toponymie

    Étaples

    D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Stapula au IVe siècle ; Stapulae au IXe siècle ; Staplae en 1042 ; Staples en 1141 ; Estaples en 1170 ; Estagles au XIIIe siècle ; Estaples-sur-le-Mer en 1322 ; Estapples en 1346 ; Estaplez en 1404 ; Estaple en 1553 ; Estappes en 1660[54] ; Estaples en 1793 ; Étaples depuis 1801[55].

    Le nom de la localité viendrait du latin stapula (forme latinisée du vieux néerlandais stapal[56]) signifiant « entrepôt ».

    La forme picarde est Étape et la forme flamande Stapel[57].

    Quentovic

    Du VIe siècle à la fin du IXe siècle, le port voisin de Quentovic lui est préféré, dont le nom est attesté sous les formes Wic en 718 ; Wicus en 799 ; Quentawie au VIIIe siècle ; Quoentavie au VIIIe siècle ; Quentavich au IXe siècle ; Quentowicus en 831 ; Quentavicus en 835 ; Cuentavicus en 840 ; Quantovicus en 842 ; Contwig en 842 ; Quentvicus en 844 ; Quentwicus en 857 ; Quintovicus en 858 ; Quintuicus en 866 ; Quentovicus de 877 à 879 ; Qwentowic de 879 à 884 et Quentovic depuis le IXe siècle[54].

    Son nom serait formé de Quentia, nom latin de la Canche, et de vicus ou wicus ; vicus désignant une petite agglomération[58], alors que wicus pourrait signifier « baie, port » selon Léon Levillain qui traduit Quentovic par « Port-sur-Canche »[59].

    Histoire

    Préhistoire

    L'emplacement occupé aujourd'hui par la ville d'Étaples présente des traces de présence humaine remontant au Paléolithique. Certains silex taillés découverts sur le site de Bagarre sont vieux d'environ 240 000 ans.

    On trouve, à partir du Hallstatt, à l'âge du fer (800 ans avant Jésus-Christ), de nombreux sites de l'installation des Gaulois sur la côte et dans les dunes bordant le nord-ouest de la ville.

    Moyen Âge

    Bien que le site fut occupé au début du premier millénaire de notre ère par les Romains, la ville elle-même fut probablement fondée par les Francs qui envahirent la Morinie au cours du IVe siècle et du Ve siècle. Elle porte à cette époque le nom de Stapula, « l'entrepôt ».

    De la fin du Ve siècle à la fin du IXe siècle, du fait de la montée du niveau de la mer, la ville est lentement abandonnée au profit de la ville portuaire de Quentovic, qui elle, profite de cette montée des eaux et de l'augmentation du tirant d’eau et de l’élargissement naturel des voies navigables afin de devenir un port prospère du royaume des Francs, et ce jusqu'à la fin du IXe siècle où celle-ci, victime de ses richesses, fut pillée, mise à sac et brûlée à maintes reprises par les Normands qui se répandaient dans tout le pays à la recherche de butin. Ils avaient fait de la ville leur base de départ et l'entrepôt de toutes les richesses recueillies aux alentours. À la suite de cela, la ville retrouve son nom de Stapula.

    Mathieu d'Alsace, comte de Boulogne, y construisit une forteresse en 1172 qui fut élevée sur les ruines d'un château beaucoup plus ancien (datant de la domination romaine) dont les traces d'incendie laissent penser qu'il fut brûlé lors d'un raid des Normands.

    Philippe Auguste en fit le principal port des flottes du Nord (1193).

    En 1346, les Anglais incendièrent la ville en revenant vainqueurs de la bataille de Crécy, et en 1355, le duc de Lancastre la pilla.

    Étaples subit des sièges en 1351, 1378 et 1435.

    Lancelot de Fromessent, sur la commune actuelle d'Étaples, combattit et trouva la mort à la bataille d'Azincourt en 1415[60].

    En 1455 et 1546, elle est à nouveau détruite par les flammes.

    Signé le , le traité d'Étaples entre Charles VIII et Henri VII d'Angleterre est le premier traité entre la France et l'Angleterre depuis le traité de Picquigny marquant la fin de la guerre de Cent Ans.

    Temps modernes

    Relevé par le géographe du roi Christophe Tassin en 1634.

    Lors de la tenue du camp du Drap d'Or, la réunion diplomatique tenue près de Calais entre François Ier de France et Henri VIII d’Angleterre, François Ier séjourne au château d'Étaples. La réunion a lieu à Balinghem entre le 7 et le et François Ier y dort le 27.

    Le château est démantelé vers 1641 et détruit en 1660.

    Au XVIIIe siècle débute l'exploitation des carrières à Étaples, qui dure près de trois siècles. Cette exploitation a lieu dans la partie nord-ouest de la ville, comme en témoigne la rue des Carrières. On y extrayait des matériaux comme la pierre à chaux et les moellons. Cette activité voit naître plusieurs générations de maçons comme ceux de la famille Roux.

    Révolution française et Empire

    De 1803 à 1805, Napoléon Ier réunit une puissante armée tout le long des côtes de la Manche dans le but d'envahir l'Angleterre : le célèbre camp de Boulogne. Pendant deux ans, les troupes du 6e corps d'armée du maréchal Ney stationnent dans la ville d'Étaples et ses proches environs, réparties en six camps. L’empereur vient passer ses troupes en revue plusieurs fois à Étaples.

    Parmi ces troupes, figure le 6e régiment d’infanterie légère, regroupant en six cantonnements trois divisions d'infanterie et une brigade de cavalerie[61].

    Époque contemporaine

    En 1848, est inaugurée la ligne de chemin de fer reliant Amiens à Boulogne-sur-Mer passant par Étaples.

    Après la guerre franco-allemande de 1870, une épidémie de choléra tue le quart de la population[62].

    C'est en 1888 que naît à Étaples Achille Adolphe Caron, passionné de musique, de fêtes locales, de chansons patoisantes et de photographies, il reprend en 1910 l'atelier photographie de son père. Il est l'un des fondateurs de la « société des amis de Quentovic », il meurt le . Son fils, Achille Louis Ernest Caron naît à Étaples le . Il est passionné d'histoire locale et collabore avec son père à la « société des amis de Quentovic ». Il prend de nombreux clichés photographiques de la vie étaploise et de ses habitants, ces clichés constituent le fonds Achille-Caron (cote 88 J). Il participe également à la rédaction de trois ouvrages dédiés à la photographie et à l’histoire dÉtaples. Il meurt à Pont-de-Briques le , et est inhumé dans le cimetière d’Étaples. Le la commune lui rend hommage en le nommant « citoyen d'honneur de la ville d'Étaples »[63].

    Belle époque

    L'activité du port de pêche, existant depuis le IXe siècle, est importante dans ce port à marée, avec, à la fin du XIXe siècle, jusqu'à 90 bateaux de type lougre. C'est alors le moteur économique principale de la commune avec les professions qui en découlent comme les cordiers (l'usine Saint-Frères en est l'exemple), les mareyeurs, les charpentiers de marine… . À cette économie s'ajoute celle du commerce et du transport maritime, essentiellement de l'import de charbon d'Angleterre, pour laquelle, en 1828, un service de pilotage est créé afin d'assurer une entrée en toute sécurité dans la baie de la Canche, ce service s'arrête en 1921. Les bateaux de pêche débarquent souvent leur pêche dans le port de Boulogne-sur-Mer, port en eau profonde qui permet aux bateaux de s'abriter en cas de fort coup de vent. L'ensablement de la baie de la Canche accélère ce mouvement[64].

    Entre 1880 et 1914, la ville est le siège d'une importante colonie d'artistes peintres internationaux appelée ensuite école d'Étaples. La Première Guerre mondiale met une fin brutale à cette colonie artistique.

    Première Guerre mondiale

    Pendant la Première Guerre mondiale, Étaples vit à l'heure britannique : l'armée britannique installe un immense camp d'entraînement au mont Levin, servant à la fois à la préparation des soldats venant du Commonwealth et de centre disciplinaire réputé très dur, ainsi que de lieu de montage des mitrailleuses destinées au front allié[65], aujourd'hui couvert d'habitations (camp britannique d'Étaples).

    Dans ce camp, qui accueille jusqu'à 80 000 hommes, éclate en 1917 une violente mutinerie. Étaples vit pendant plusieurs jours des heures dramatiques ; dans ses rues se déroulent des scènes extrêmement violentes.

    L'ennemi allemand, attiré par les installations militaires, bombarde la ville, malgré la présence d'un hôpital militaire, causant destructions et victimes parmi la population. La grippe espagnole a également fait de nombreuses victimes dans la population en 1918-1919.

    Pour le lourd tribut payé pendant quatre ans, la ville reçoit la croix de guerre 1914-1918 en 1925[66],[67].

    Entre deux guerres

    À la fin des années 1930, les anciennes carrières sont utilisées comme champignonnières et elles serviront de refuge pendant la Seconde Guerre mondiale[68].

    Seconde Guerre mondiale

    Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Étaples est à nouveau la cible des bombardements aériens qui font 70 victimes civiles et détruisirent ou endommagèrent le tiers des habitations.

    La commune est décorée de la croix de guerre 1939-1945 le , distinction également attribuée à 28 autres communes du Pas-de-Calais[69].

    En 1949, le ministre de la Défense vient agrafer une palme de bronze sur la croix de guerre 1939-1945 de la ville. Il lit la citation suivante :

    « Ce port de pêche a payé un lourd tribut pour la libération du territoire et a bien mérité de figurer parmi les cités les plus glorieusement meurtries. Le courage de sa population et particulièrement la ténacité de ses marins restera un exemple pour tous les artisans du relèvement national. »

    De l'Après guerre au XXIe siècle

    En 1972, l'engin de mise à sec Roulev fait qu'une flottille composée essentiellement d'une de 25 petits crevettiers vient effectuer des réparations dans le port. En 1990, il ne reste que 11 chalutiers de dix mètres et en 2025, plus aucun chalutier[64], la soixantaine de bateaux de pêche d'Étaples est basée dans le port de Boulogne-sur-Mer[70].

    En mars 1970, une usine Ducellier s'implante à Étaples. Elle est devenue un établissement secondaire de Valeo Électrification[71]

    Politique et administration

    Découpage territorial

    Commune et intercommunalité

    Cucq faisait partie de la communauté de communes mer et terres d'Opale, créée fin 1999.

    Dans le cadre des prescriptions de la Loi NOTRe, qui impose que les intercommunalités regroupent, sauf exceptions, au moins 15 000 habitants, celle-ci fusionne avec ses voisines pour former, le la communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois dont est désormais membre la ville.

    Circonscriptions administratives et électorales

    L'hôtel de ville d'Étaples.

    La commune se trouve dans l'arrondissement de Montreuil du département du Pas-de-Calais.

    Elle fait partie du canton de Montreuil, depuis la loi du reprise par la constitution de 1791, qui divise le royaume (la République en ), en communes, cantons, districts et départements. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est le chef-lieu du canton d'Étaples, qui est alors modifié, passant de 19 à 15 communes[72].

    Pour l'élection des députés, elle fait partie, depuis 1986, de la quatrième circonscription du Pas-de-Calais.

    Élections municipales et communautaires

    Élections de 2020

    Le conseil municipal d'Étaples, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[73], pour un mandat de six ans renouvelable[74]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 33[75]. Les 33 conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 44,08 %, se répartissant en vingt-neuf issus de la liste conduite par Philippe Fait (UDI), trois de la liste conduite par Pascal Thiébaux (PCF) et un de la liste conduite par Xavier Brassart (RN)[76].

    Dans les communes de 1 000 habitants et plus, les conseillers sont élus au suffrage direct à la fois pour un mandat de conseiller municipal et pour un mandat de conseiller communautaire[77]. Les 10 sièges attribués à la commune au sein de la CA2BM sont élus dès le premier tour : neuf issus de la liste menée par Philippe Fait et un sur la liste menée par Pascale Thiébaux[76].

    • Maire sortant : Philippe Fait (UDI)
    • 33 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2023 en évolution de −1,43 % par rapport à 2017 : 10710 habitants)
    • 10 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CA des Deux Baies en Montreuillois)
    Davantage d’informations Tête de liste, Liste ...
    Résultats des municipales de 2020 à Étaples
    Tête de liste Liste Premier tour Sièges
    Voix % CM CC
    Philippe Fait[78] UDI 2 345 67,85 29 9
    Pascal Thiébaux[78] PCF 702 20,31 3 1
    Xavier Brassart[78] RN 304 8,79 1 0
    Martine Ghezal DVG 105 3,03 0 0
    Votes valides 3 456 96,78
    Votes blancs 37 1,04
    Votes nuls 78 2,18
    Total 3 571 100 33 10
    Abstention 4 351 55,92
    Inscrits / participation 8 102 44,08
    Fermer

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires depuis 1945
    Période Identité Étiquette Qualité
    19 mai 1945 25 octobre 1947 Marcel Rosey PCF Chauffeur
    26 octobre 1947 19 mars 1959 François Guilluy   Docteur en médecine[79]
    20 mars 1959 22 novembre 1968 Albert Héraud   Employé à l'administration maritime
    23 novembre 1968 5 mai 1981
    (décès)
    Jean Bigot MRP puis CD
    puis UDF-CDS
    Ébéniste
    Conseiller général du canton d'Étaples (1963 → 1981)
    6 mai 1981 15 juin 1981 Marie-Madeleine Gauffeny   Médecin du travail
    Fait fonction de maire
    16 juin 1981 18 mars 1989 Jean-Pierre Lamour SE Employé
    19 mars 1989 16 mars 2008 Marcel Guerville PS Professeur de mathématiques
    17 mars 2008 4 avril 2014[80] Jean-Claude Baheux DVG Cadre SNCF retraité
    2e vice-président de la CC Mer et Terres d'Opale (? → 2014)
    4 avril 2014 1 août 2022 Philippe Fait DVD puis UDI
    puis Horizons
    Professeur[81],[82],[83]
    Conseiller municipal élu en 2008[84]
    Enseignant en détachement[84]
    Conseiller départemental du canton d'Étaples (2015 →)
    1er vice-président de la CC Mer et Terres d'Opale (2014 → 2017)
    Réélu pour le mandat 2020-2026[85],[86]
    Député HOR depuis juin 2022[87]
    Démissionnaire à la suite de son élection comme député
    1 août 2022[88] en cours
    (au 2 août 2022)
    Franck Tindiller SE Gérant de meublés de tourisme
    Fermer

    Instances de démocratie participative

    La commune dispose d'un conseil municipal des jeunes composé de dix-sept personnes[89].

    Finances communales

    En 2025, la commune a un budget de 25 millions d'euros et un encours de dette de 7 987 472 [90].

    Jumelages

    Au 21 avril 2021, d'après l'Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, Étaples est jumelée avec[91] :

    Jumelages et partenariats d’Étaples.Voir et modifier les données sur Wikidata
    Davantage d’informations Ville, Pays ...
    Jumelages et partenariats d’Étaples.Voir et modifier les données sur Wikidata
    VillePaysPériode
    Hückeswagen[92]Allemagnedepuis
    Folkestone[93]Royaume-Unidepuis
    Fermer

    Le site web de la commune évoque un partenariat depuis la fin des années 1970 avec Folkestone au Royaume-Uni, qui aurait abouti à la signature d'un contrat de jumelage en 2009[94]. C'est à la même époque qu'a été établi le partenariat avec Hückeswagen, la première charte a été signée en 1972 par les maires des deux communes, européens convaincus[95].

    Équipements et services publics

    Eau et déchets

    Prélèvements en eau et usages

    En 2018, la commune a prélevé, 1 763 564 m3, d'origine à 100 % souterraine dont 19 745 m3 à usage industriel et activités économiques (hors irrigation). Le site de captage d'eau potable de Rombly est situé au nord-est de la commune 50° 31′ 26″ N, 1° 39′ 21″ E[96]. À noter que ce site est proche de l'ancien village de Rombly disparu sous les sables au XVIIe siècle.

    Services en production et distribution d'eau potable, assainissement collectif, assainissement non collectif

    La Communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois (CA2BM) est compétente en matière de gestion de l'eau potable de la commune en gestion délégué à Véolia Eau, elle gère également l'assainissement collectif en gestion délégué et l'assainissement non collectif géré en régie par à Véolia Eau[97].

    Sur le territoire de la commune de Cucq, au bord de la Canche et proche du pont d'Étaples, se trouve la station d'épuration qui traite, depuis le début des années 1980, les eaux usées de la commune, du Touquet, de Merlimont et de Cucq, soit deux millions de mètres cubes traités puis rejetés dans le milieu naturel. Cette station a bénéficié d'importants travaux de modernisation de 2007 à 2009, pour améliorer la qualité des eaux de la Canche et du bord de mer, et est dimensionnée pour supporter l'afflux de touristes en période estivale[98],[99].

    Tarifs de l'eau

    au les tarifs sont les suivants :

    • Eau potable, pour une facture de 120 m3, le m3 est facturé 1,98 euro.
    • Assainissement collectif, pour une facture de 120 m3, le m3 est facturé 3,43 euros.
    • Assainissement non-collectif, pour un diagnostic de bon fonctionnement et d'entretien, le montant facturé est de 100 euros[97].

    Gestion des déchets

    La gestion des déchets est organisée par la CA2BM[100].

    La commune est à proximité des déchèteries de Berck (13 km), Beaumerie (13 km) et de Verton (14 km)[101].

    Un site de compostage est situé à Cucq (km) dont le maître d'ouvrage est Agriopale Services[102].

    Espaces publics

    La commune d'Étaples bénéficie, depuis 2019, du label « villes et villages fleuris » avec quatre fleurs[103], et, en 2022, elle obtient le label « Villes et villages où il fait bon vivre »[104].

    Le port de plaisance de la commune, datant de 1984 et qui dispose de 207 anneaux, est également labellisé Pavillon bleu. C'est le seul port labellisé du Pas-de-Calais[105],[106],[107].

    Enseignement

    La commune d'Étaples est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B. Elle dispose de dix établissements scolaires.

    Elle administre l'école maternelle Jean Moulin, l'école élémentaire Jean Moulin, deux écoles primaires, Jean Macé et Rombly, le département gère le collège Jean Jaurès et la région gère le lycée professionnel Jules Verne. Sur le territoire communal se trouvent également quatre établissements d'enseignement privé : deux écoles primaires, Notre-Dame-de-Foy et Saint-Joseph, le collège Saint-Joseph et le lycée professionnel Saint-Joseph[108].

    Espaces publics

    Sur le plan touristique, deux niveaux de classement sont prévus pour les communes qui développent une politique touristique sur leur territoire. Le premier niveau se matérialise par l’obtention de la dénomination en « commune touristique » et délivrée par un arrêté préfectoral pris pour une durée de cinq ans. Le second niveau, plus élevé que le premier, se matérialise par le classement en « station classée de tourisme », attribué par décret pour une durée de douze ans.

    La commune d'Étaples est « station classée de tourisme »[109].

    Postes et télécommunications

    La commune dispose d'un bureau de poste situé au no 9 rue du Général-Obert[110].

    Santé

    En 2024, la commune d'Étaples dispose de seize médecins généralistes, de sept chirurgiens-dentistes, de dix-huit masseurs-kinésithérapeutes, de 30 infirmiers, d'un psychologue et de quatre pharmacies[Insee 6].

    Les Étaplois bénéficient, d'une part, des services du centre hospitalier de l'arrondissement de Montreuil (CHAM), situé à Rang-du-Fliers, à 10 km. Cet établissement, né en 1980, s'est agrandi depuis, il offre aujourd'hui plus de 900 lits et places[111], et d'autre part, de la clinique des acacias, ouverte en 1958, au hameau de Trépied, à Cucq. Cette clinique, créée en 1958, fait partie de la fondation Hopale, et dispose de 108 lits. Elle a un service spécialisé maternité de 1958 à 1998[112].

    En juin 2023, s'ouvre « La Canote », le nouvel établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) du centre hospitalier de l'arrondissement de Montreuil (CHAM), situé au Domaine des Prés. Il dispose de 90 places dont quatorze pour les patients atteints de la maladie d'Alzheimer et abrite deux services de psychiatrie et les consultations avancées du CHAM[113].

    Justice, sécurité, secours et défense

    Justice

    La commune relève du tribunal de proximité de Montreuil, du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer, de la cour d'appel d'Amiens et de Douai, du tribunal pour enfants de Boulogne-sur-Mer, du conseil de prud'hommes de Boulogne-sur-Mer, du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer et du tribunal paritaire des baux ruraux de Boulogne-sur-Mer, Calais et Montreuil[114].

    Sécurité

    La commune dispose :

    Secours

    La commune a sur son territoire le centre d'incendie et de secours (CIS) d'Étaples[118].

    Population et société

    Les habitants sont appelés les Étaplois[119].

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[120],[Note 9].

    En 2023, la commune comptait 10 710 habitants[Note 10], en évolution de −1,43 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 1681 2661 4541 6001 7641 8091 9842 1342 267
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 2902 5762 7192 8513 0623 2803 3423 8164 389
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    4 7095 2785 8235 8466 5346 8156 7686 6347 758
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    8 6289 09510 55911 29211 30511 17711 81311 11311 034
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    10 93010 710-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[121].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,7 %, ce qui est égal à la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 26,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 5 252 hommes pour 5 674 femmes, soit un taux de 51,93 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,5 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[122]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,6 
    90 ou +
    1,0 
    4,0 
    75-89 ans
    8,2 
    17,8 
    60-74 ans
    20,1 
    20,2 
    45-59 ans
    20,3 
    18,1 
    30-44 ans
    16,0 
    19,7 
    15-29 ans
    16,3 
    19,6 
    0-14 ans
    18,1 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[123]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,6 
    5,9 
    75-89 ans
    9,1 
    17 
    60-74 ans
    18,4 
    20 
    45-59 ans
    19,1 
    18,9 
    30-44 ans
    18 
    18,2 
    15-29 ans
    16,2 
    19,5 
    0-14 ans
    17,5 
    Fermer

    Manifestations culturelles et festivités

    La commune propose, tout au long de l'année, différents festivals et animations : le festival « Comme par magie » en février ; le festival de musique Rock en Stock[124] ; le festival rencontres folkloriques ; le festi'moules en juillet[125] ; le festival du Hareng Roi ; le festival des arts dans la rue Quartiers Libres le 14 juillet ; la fête de la Coquille, organisée par le club local de football, l'AS Étaples, ayant lieu tous les ans, durant un week-end du mois d'avril[126] ; le triathlon international d'Étaples ; la Joute à canotes ; le salon « Je lis Jeu'nesse » ; la ducasse de la Saint-Michel ; le défilé des Guénels ; le défilé de Saint-Nicolas ; la procession et bénédiction de la mer et, depuis 2023, le « trophée des yoles en Canche » qui se déroule en juin et où participent exclusivement les bateaux à clins[127].

    La joute à canotes

    La joute a canotes est une course de petites embarcations à rames qui se déroule en automne sur l'estuaire de la Canche à Étaples. Elle est devenue au fil du temps une véritable institution qui rassemble une centaine de participants et quelques milliers de spectateurs[128].

    Plusieurs épreuves sont organisées par catégories (nombre de rameurs, avec ou sans barreur etc.). Les compétitions sont très sérieuses, mais elles laissent une large part au folklore et à l'humour assurant une ambiance « bon enfant », gage de son succès populaire. La réunion se termine généralement par une course à la godille où le rameur est seul. C'est peut-être la moins spectaculaire mais sans doute la plus éprouvante pour les compétiteurs[128].

    Sports et loisirs

    Sports nautiques

    La commune d'Étaples, de par situation sur la rive droite de la Canche et proche de la baie qui offre un vaste plan d'eau à marée haute, est naturellement tournée vers les sports nautiques qui sont organisés par le « centre nautique de la Canche » (CNC). Celui-ci offre la possibilité de pratiquer de nombreuses activités comme la voile sur Optimist, catamaran, catamaran Topaz 14 et Hobie 16, la planche à voile, le kayak[129].

    Autres sports

    La commune propose, avec les associations, différentes activités :

    • Association sportive étaploise football (ASE Football) ;
    • Association sportive étaploise de basket (ASE Basket) ;
    • Association Sportive étaploise de boxe américaine (ASE Boxe Américaine) ;
    • Poney-Club de Rombly, poneys et chevaux ;
    • Touquet-Étaples Rugby Club (TERC) ;
    • AF Haute Ville Étaples Football.

    Sentiers pédestres

    Le sentier de grande randonnée GR 120 ou GR littoral (partie du sentier européen E9 allant du Portugal à l'Estonie), appelé aussi sentier des douaniers, traverse la commune en longeant la Canche[130].

    Pistes cyclables

    La piste cyclable « La Vélomaritime », partie côtière française de la « Véloroute de l’Europe - EuroVelo 4 », qui relie Roscoff en France à Kiev en Ukraine sur 5 100 km, traverse la commune, en venant de Camiers, en longeant le port puis en empruntant le pont d'Étaples, pour desservir, par piste cyclable, les villes de Cucq et du Touquet-Paris-Plage[131],[132].

    En projet, une piste cyclable longeant le boulevard Billiet et la route d'Hilbert, devant relier la piste cyclable, du quai et du pont d'Étaples, à la piste cyclable menant à l'usine Valéo[133].

    Trail de la passe-pierre

    Mai 2025, voit se dérouler la 8e édition du trail de la passe-pierre organisé par les communes du Touquet-Paris-Plage, d'Étaples et de Camiers1 150 participants sont attendus sur l'évènement. Cette course propose, pour deux épreuves, la possibilité de traverser la Canche à pied. Trois épreuves sont proposés : « La Tranquille » (neuf kilomètres), « La Douce » (dix kilomètres) et « La Terrible » (Vingt kilomètres)[134].

    Loisirs

    Promenade en bois sur pilotis sur le port.

    Depuis 2020, une promenade en bois sur pilotis sur le port d’Étaples surplombe l’estuaire, 450 mètres uniquement piétonne avec un belvédère offrant un point de vue sur la Canche.

    Vie associative

    La commune dispose de nombreuses associations qui sont définies comme suit : les amicales comme celles de la ville d'Étaples, des anciens de Valéo et des sapeurs-pompiers[135] ; les associations culturelles comme celles des amis chemin, autrement dit autrement vu, des commerçants et artisans, passion culture, Scrabble étaplois, rock en stock, souvenir et sauvegarde des traditions des marins-pêcheurs étaplois, chorale mixte d’Étaples, club 3e âge les Cronquelets, cercle ornithologique Étaplois, comité de jumelage Étaples et Folkestone, comité des échanges d’Hückeswagen, entente patriotique et anciens combattants, forum et association mémoire d'Opale, la guilde ludique, Ivy, jeunes et voyages, les amis du musée de la marine d'Étaples, les bons Z'Enfants d'Étaples, les mouettards, musique communale, modélisme club naval, nomade gaming zone, souvenir français, wolf moon[136]; les associations sportives qui regroupent, en plus des sports évoqués plus haut dans la rubrique sports et loisirs, de nombreuses autres activités comme le badminton, hand-ball, pétanque, cyclotourisme, judo, plongée, tir à l'arc, tennis, tennis de table[137]... ; les associations caritatives et de quartiers[138],[139].

    Cultes

    Le territoire de la commune est rattaché à la paroisse « Notre-Dame-de-Foy » au sein du doyenné de Berck-Montreuil, dépendant du diocèse d'Arras. Ce doyenné couvre 68 communes[140].

    La commune d'Étaples possédait autrefois trois lieux de culte, la chapelle du Saint-Sacrement, située au milieu de la place (aujourd'hui, place du Général-de-Gaulle), démolie en 1640, Notre-Dame-de-Foi, située rue du Chœur et l'église Saint-Michel.

    L'ancienne église Saint-Michel, (XIIIe siècle-XXe siècle), située rue de l’Abreuvoir, l’actuelle place Jeanne-d’Arc, a été détruite lors du bombardement du [141].

    L'église Saint-Michel actuelle, qui a été reconstruite après guerre, entre 1955 et 1960, sur les plans des architectes Clément Tambuté et Pierre Requier, est située rue du Bac, au lieu-dit « Le mont à baudet ». Elle a la particularité de posséder un immense vitrail sur le thème de la création, œuvre du maître verrier Raphaël Lardeur[142]. Elle est inscrite au patrimoine architectural du ministère de la culture[143].

    Médias

    Le quotidien régional La Voix du Nord publie une édition locale pour le Montreuillois[144].

    La commune est couverte par les programmes de France 3 Nord-Pas-de-Calais. Jusqu'en 2014, on pouvait également recevoir les programmes d'Opal'TV. Actuellement, la commune est également couverte par BFM Grand Littoral[145].

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2021, la commune compte 4 595 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 10 389 personnes[Insee 7].

    Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

    • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 19 120 , inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 7],[Insee 8],[Insee 9] ;
    • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 20 %, de 18,4 % au niveau du département et de 14,9 % au niveau de la métropole[Insee 10],[Insee 11],[Insee 12] ;
    • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 37 %, de 44,1 % au niveau du département et de 53,4 % au niveau de la métropole[Insee 7],[Insee 8],[Insee 9].

    Emploi

    Taux de chômage
    201020152021
    Commune[Insee 13]16,4 %21,0 %16,9 %
    Département[Insee 14]15,4 %17,7 %14,7 %
    France métropolitaine[Insee 15]11,6 %13,7 %11,7 %

    En 2021, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 6 755 personnes, parmi lesquelles on compte 70,3 % d'actifs (58,5 % ayant un emploi et 11,9 % de chômeurs) et 29,7 % d'inactifs[Note 12],[Insee 13]. En 2021, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et supérieur à celui de la France métropolitaine.

    La commune est la commune-centre de l'aire d'attraction d'Étaples - Le Touquet-Paris-Plage[Carte 1],[Insee 16]. Elle compte 5 012 emplois en 2021, contre 4 719 en 2015 et 4 699 en 2010. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 3 997, soit un indicateur de concentration d'emploi de 125,4 et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53,6 %[Insee 17].

    Sur ces 3 997 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 695 travaillent dans la commune, soit 42 % des habitants[Insee 18]. Pour se rendre au travail, 80,6 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 4,7 % les transports en commun, 11,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[Insee 19].

    Entreprises et commerces

    En 2024, la commune d'Étaples dispose de cinq grandes surfaces (hypermarché et/ou supermarché), de deux épiceries ou supérettes, de quinze boulangeries et/ou pâtisseries, de 24 salons de coiffure, de quatre stations-service et de trois stations de recharge de véhicules électriques[Insee 20].

    Agriculture

    La commune est dans les « Bas-Champs Picards », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[146]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 2].

    1988200020102020
    Exploitations16774
    SAU[Note 14] (ha)411339318306

    Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 16 lors du recensement agricole de 1988[Note 15] à 7 en 2000 puis à 7 en 2010[148] et enfin à 4 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 75 %. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 411 ha en 1988 à 306 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 26 à 77 ha[148],[Carte 4].

    Activités hors agriculture

    709 établissements marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2022 à Étaples[Note 16],[Insee 21],[Insee 22].

    Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
    Secteur d'activitéCommuneDépartement
    Nombre%%
    Ensemble709100 %(100 %)
    Industrie manufacturière,
    industries extractives et autres
    425,9 %(6,8 %)
    Construction8011,3 %(10,6 %)
    Commerce de gros et de détail,
    transports, hébergement et restauration
    21129,8 %(29,3 %)
    Information et communication131,8 %(1,9 %)
    Activités financières et d'assurance375,2 %(5,0 %)
    Activités immobilières223,1 %(4,9 %)
    Activités spécialisées, scientifiques et techniques
    et activités de services administratifs et de soutien
    9513,4 %(14,2 %)
    Administration publique, enseignement,
    santé humaine et action sociale
    14019,7 %(16,8 %)
    Autres activités de services699,7 %(10,5 %)
    Fermer

    Hormis le secteur de l'administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale qui est légèrement supérieur (19,7 % vs 16,8 %), la répartition en pourcentage des différents secteurs d'activité de la commune est proche de celle du département[Insee 22].

    Un marché de plein-air se déroule le mardi et le vendredi, place du Général-de-Gaulle[149]. Le , la commune remporte la quatrième édition du plus beau marché de France, organisé par le journal de 13 heures de TF1. Pour l'occasion, Dominique Lagrou-Sempère se retrouve en direct du marché et remet le trophée au maire de la ville[150],[151].

    Pêche

    Le port de pêche et de plaisance est géré par la chambre de commerce et d'industrie de Boulogne-sur-Mer Côte d'Opale, il est devenu port départemental dans le cadre des lois de décentralisation.

    La soixantaine de bateaux de pêche d'Étaples, basés dans le port de Boulogne-sur-Mer, sont regroupés au sein de l'« organisation de producteurs de la coopérative maritime étaploise » (OP CME) pour un produit de la pêche de 9 500 tonnes en 2024, la coquille Saint-Jacques représente la plus grosse part avec 2 320 tonnes (25 %) suivi de la sardine (18 %) et du maquereau (17 %). La flottille de l'OP CME est la première de la place boulonnaise avec 45 % du tonnage pêché et la 6e en quantités débarquées en France avec 6 % du tonnage national[70],[152].

    Dans les aubettes situées sur le port, se déroule la vente de produits de la pêche côtière des chalutiers de moins de douze mètres[153].

    Usine Saint Frères

    L'usine Saint Frères d'Étaples est une ancienne fabrique de cordages et filets de pêche. Les frères Saint ont ouvert cette usine en 1920. Ils représentent à l'époque un groupe familial important dans le textile et possèdent d'autres usines, notamment à Flixecourt et dans la Somme[154]. Jusqu'à 600 salariés furent employés par l'usine[155], dont de nombreuses femmes de pêcheurs[155]. L'usine a fermé en 1989, et a été reconvertie en bâtiment administratif et sportif (judo et ping-pong), abritant également l'office du tourisme[155]. Durant la Seconde Guerre mondiale, la Kommandantur allemande y installa ses QG[156].

    Tourisme

    Hôtellerie, camping et autres hébergements collectifs

    Au , la commune dispose de trois hôtels pour une capacité totale de 96 chambres[Insee 23], d'un camping totalisant 124 emplacements[Insee 24] et ne dispose d'aucun autre type d'hébergement collectif[Note 17],[Insee 25].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Monuments historiques

    Autres constructions et lieux notables

    • Le moulin.
    • Le calvaire des marins, flanqué d'une stèle de pierre gravée des 323 noms des marins péris en mer avec le matricule et le nom de leurs bateaux. En 2025, il est entièrement rénové[160].
    • L'oratoire Notre-Dame de Boulogne situé près du stade des Bergeries. Érigé à la place d'un ancien calvaire, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut construit en en souvenir du passage à Étaples le de la statue Notre-Dame de Boulogne lors du Grand Retour.
    • L'ancienne corderie Saint Frères.
    • La brasserie Delaporte construite en 1754, mais en grande partie détruite par les bombardements en 1918. Reconstruite en 1924, elle n'est plus en activité.

    Sites archéologiques

    Deux projets de lotissement ont permis, lors de campagnes de fouilles préventives, de mettre au jour deux sites archéologiques, le premier, en 2009, avec la découverte d'une partie du camp napoléonien du Puits d'amour où le 6e régiment d'infanterie légère de la Grande Armée y stationne d' à [165], le second, en 2011, au chemin de la Motte, où le même régiment stationne aux mêmes dates[166].

    Patrimoine culturel

    Patrimoine culturel immatériel

    L'« art de la charpenterie de marine du Nord de la France » est répertorié, depuis 2022, à l'inventaire national du patrimoine culturel immatériel en France du Ministère de la Culture à la thématique « Les savoirs et savoir-faire ». Deux chantiers détenteurs de ces savoir-faire et engagés dans leur préservation sont situés dans le Pas-de-Calais : le chantier naval à Calais et le chantier de construction navale traditionnelle de la ville d’Étaples. Ces chantiers mettent en œuvre deux techniques traditionnelles de construction : celle à clin pour les canots et bateaux d’échouage de petit taille caractéristiques de la côte d’Opale, celle à franc-bord avec des spécificités régionales pour les plus grosses unités[167],[168].

    Costume traditionnel

    Espaces culturels

    • Maréis, centre de découverte de la pêche en mer.
    • La médiathèque Marie Madeleine Gauffeny, inaugurée le [170]. Elle se situe rue de Camiers dans une ancienne corderie réhabilitée dont la cheminée a été conservée. Un panneau, installé dans la partie bibliothèque, résume le parcours de Madame Gauffeny au sein de la municipalité.

    La commune dans les arts et la culture

    Étaples connaît une effervescence artistique importante, entre la fin du XIXe siècle, vers les années 1880 et le début du XXe siècle, au début de la Première Guerre mondiale, avec l'arrivée de nombreux peintres venus de France et du monde entier, et qui donnent naissance à la colonie artistique d'Étaples dite |école des peintres d'Étaples.

    Parmi ceux-ci, on peut citer les américains Myron G. Barlow et Henry Ossawa Tanner, les australiens Rupert Bunny et Iso Rae, les britanniques Edith Mary Garner, Mabel Lee Hankey et William Lee Hankey, les français Eugène Chigot, Henri Le Sidaneret Francis Tattegrain.

    Certaines rues d'Étaples portent le nom de ces artistes peintres.

    En littérature, on peut signaler :

    Personnalités liées à la commune

    Elles y sont nées ou y ont grandi

    Elles y vivent ou y ont vécu

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Étaples Blason
    De gueules à trois coquilles d'or[174].
    Ornements extérieurs
    Croix de guerre 1914-1918
    Croix de guerre 1939-1945
    Détails
    Les coquilles renvoient à la traditionnelle pêche étaploise des coques (appelées localement « hénons ») et plus récemment celle de la coquille Saint-Jacques (ou « écalites » en picard).

    Adopté par la municipalité.
    Fermer

    Pour approfondir

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Bibliographie

    Ouvrages historiques

    • William Allison et John Fairle, Les Mutins, 1978
    • (en) William Allison, John Fairley, The monocled mutineer, Quartet Books, London, 1978 (récit de la mutinerie d'Étaples en novembre 1917)
    • Pierre Baudelicque, Histoire d'Étaples, des origines à nos jours (trois tomes), 2002 (ISBN 978-2-95061-432-2)
    • Pierre BaudelicqueHistoire religieuse d'Étaples, des origines à l'an 2000, 2005 (ISBN 978-2-90124-528-5)
    • Pierre Baudelicque, Étaples, coll. « Mémoire en images », 2004 (ISBN 978-2-84910-015-8)
    • Bruno Béthouart, Histoire de Montreuil-sur-mer, Étaples, Le Touquet-Paris-Plage, 2006 (ISBN 978-2-70898-341-0)
    • Achille Caron et Eanger Irving Couse, Scènes de la Vie Étaploise (tomes 1 et 2), 1987
    • Sophie Chegaray, Pierre Bigot et Jean-Pierre Grandidier, Marins-pêcheurs, un défi permanent en Côte d'Opale, 2008 (ISBN 978-2-73734-636-1)
    • Gilles Desnots, Messieurs les Citoyens d'Étaples, 1991 (ISBN 978-2-95061-430-8)
    • Marguerite LecatQuand les laboureurs courtisaient la terre, 1983 (ISBN 978-2-70480-315-6)
    • Henri Leprêtre, Marin-pêcheurs au temps des voiliers, 1984
    • Jean-Claude Lesage, L'Album Couse, 1995
    • Jean-Claude Lesage, Peintres australiens à Étaples, 2000 (ISBN 978-2-90495-916-5)
    • Bernard Maire, Mosaïque en Baie de Canche, 1989
    • Raymonde Menuge-Wacrenier, La Côte d'Opale à la Belle Époque (tome 2), 2004 (ISBN 978-2-84435-086-2)
    • Gustave Souquet, Histoire et description du château d'Étaples, 1855
    • Gustave Souquet, Histoire militaire et navale d'Étaples, depuis 1800 jusqu'à 1806, 1856
    • Gustave Souquet, Recherches historiques sur les hommes célèbres de la ville d'Étaples, 1857
    • Gustave Souquet, Histoire chronologique de Quentowic et d'Étaples, 1863

    Ouvrages consultables aux archives départementales du Pas-de-Calais[175] :

    • C. Drugy, Étaples dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : une petite ville ?, Arras, Association Généalogique du Pas-de-Calais, 1997.
    • D. Gill et J. Putkowski, Le camp britannique d'Étaples 1914-1918, Étaples, Musée Quentovic, 1998.
    • M. Moyne, D'un regard à l'autre. Photographies d'Étaples avant 1914, Paris, Somogy, 2015.

    Ouvrages universitaires

    • Christophe Drugy, Étaples dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, une petite ville ?, 1997
    • Sophie Joule, Les Rues d'Étaples (1860-1960), mémoire de maîtrise, 1998
    • Valérie Souche, Le Port d'Étaples en 1866

    Filmographie

    • Géométrie affective, documentaire de Laurent Pernel, sur la cité provisoire d'Étaples construite après la Seconde Guerre mondiale.

    Articles connexes

    Administration régionale

    Histoire

    Infrastructures de transport

    Patrimoine

    Liens externes

    Bases de données, dictionnaires et encyclopédies

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI