Étienne Dinet

peintre orientaliste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Alphonse-Étienne Dinet  ou Nasreddine Dinet , né le à Paris, ville où il est mort le , est un peintre et écrivain orientaliste français.

Nom de naissance
Alphonse-Étienne Dinet
Autres noms
Nasr ad Dine, Nasreddine-Dinet
Faits en bref Naissance, Décès ...
Étienne Dinet
Autoportrait (1891), Bou-Saâda,
musée Nasr-Eddine-Dinet.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Alphonse-Étienne Dinet
Autres noms
Nasr ad Dine, Nasreddine-Dinet
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Jeanne Dinet-Rollince (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Dès 1884, il découvre l'Algérie française où il voyage périodiquement pendant 20 ans. À partir de 1895, il se consacre uniquement à des sujets algériens. En 1904, il s'installe définitivement à Bou Saâda tout en poursuivant, avec succès, la présentation de ses œuvres à Paris. Étienne Dinet peint la vie quotidienne des villages algériens, des représentations de la religion musulmane ou des paysages. De tels sujets alternent avec une production de nus féminins.

Convertit officiellement à l'islam en 1913, il est enterré selon la tradition musulmane à Bou Saâda. Après la déclaration de l'indépendance de l'Algérie en 1962, bien que la critique de l’orientalisme devienne de plus en plus vive, Étienne Dinet est célébré comme un « maître de la peinture algérienne » par les autorités du pays.

Biographie

Formation et découverte de l'Algérie

Étienne Dinet est né à Paris le dans un milieu cultivé . Après avoir fréquenté le Lycée Henri-IV et obtenu le baccalauréat en 1879, il rejoint les Beaux-Arts de Paris puis l’Académie Julian. Ses professeurs sont Tony Robert-Fleury et William Bouguereau[1],[2],[3].

Il se dit influencé par Rembrandt et Eugène Delacroix. Opposé à l’art académique de l'époque, il est inspiré par les œuvres de Jules Bastien-Lepage et Jean-François Millet. Ses premières participations aux salons de 1882 et 1883 attestent d'une recherche de la lumière et d'une peinture sur le motif à l'image des impressionnistes. Par ailleurs, il s'enthousiasme pour la photographie[1].

Obtenant une bourse en 1884[4], Étienne Dinet se joint à son camarade Lucien Simon, et le frère de celui-ci, pour un voyage d'un mois en Algérie. L’année suivante, il effectue un deuxième voyage accompagné de Gaston Migeon, futur conservateur au musée du Louvre. Puis, pendant 20 ans, Étienne Dinet réside l'hiver en France et passe la période estivale à peindre dans les villages des Ouled Naïl au nord du Sahara algérien, en particulier à Bou Saâda à 250 kilomètres au sud d’Alger[1],[5].

Avec ses premiers tableaux en terre algérienne comme L'Oued M'sila après la pluie en 1884 ou les Terrasses de Laghouat en 1885, il est, à l'époque, reconnu comme proche du courant impressionniste. Sur place, à Bou Saâda, il se lie d’amitié avec Sliman ben Ibrahim, un « indigène », qui l'accompagnera jusqu'à la fin de sa vie. De retour à Paris, il suit des cours à l’Institut national des langues et civilisations orientales pour apprendre la langue arabe[6].

Carrière

À la fin des années 1880, il expose dans la galerie Georges Petit au sein du « groupe des Trente-Trois » (ou XXXIII), où se trouve des artistes en marge de certains courants, et présentant une importante diversité de tons[3],[7].

Sélectionné pour l'exposition universelle de 1889 (Paris), il obtient une médaille d'argent et, avec Meissonier, Puvis de Chavannes, Rodin, Carolus-Duran et Charles Cottet, fonde la Société nationale des beaux-arts.

En 1893, il est parmi les membres fondateurs de la Société des peintres orientalistes français et participe à leur première exposition officielle au palais de l'Industrie à Paris[3].

À partir de 1895, il peint uniquement des sujets algériens[8].

En , il participe à l'exposition internationale du Centenaire de la lithographie de Paris.

En 1900, il installe son premier atelier algérien à Biskra. Puis en 1904, il achète une maison à Bou Saâda pour y résider l'essentiel de l'année, tout en poursuivant, avec succès, la présentation de ses œuvres à Paris[5],[9].

Son tableau L'Arabe en prière amorce le mouvement qui l'amènera à se convertir[10]. Il participe à plusieurs Expositions universelles : Paris, Bruxelles et Munich où il obtient la médaille d’or, en particulier avec des nus qui tranchent dans l’exotisme de son époque : Raoucha en 1901, L'Enchanteresse Zeineb en 2006, La Lutte des baigneuses en 1909[6].

En 1907, sur ses conseils, est créée à Alger la villa Abd-el-Tif, sur le modèle de la villa Médicis à Rome[6].

Étienne Dinet annonce dans une lettre adressée à un ami en 1908 qu'il s'est converti à l'islam[6]. Par ses interventions, ses relations avec les ministères[4], il obtient des autorités coloniales que Bou Saâda soit déclaré territoire civil et non militaire[3].

Il est présent dans d’autres Expositions universelles comme Amsterdam et Gand[6]. En 1913, il décide de se convertir officiellement à l’islam à la Djamaâ El Kebir, la Grande mosquée d'Alger de l'époque, de nombreux érudits et intellectuels algériens sont présents. L'annonce de cette conversion fait grand bruit en Algérie et en France. Il se prénomme alors « Nasreddine » et décide d’être enterré selon la tradition musulmane à Bou Saâda[3].

Pendant la Première Guerre mondiale, la famille d'Étienne Dinet modifie le château familial d'Héricy en hôpital pour recevoir les blessés de guerre[6]. Il se soucie du moral des soldats de religion musulmane, il réalise des projets de stèles mortuaires pour les combattants musulmans morts au combat. Après l'armistice du 11 novembre 1918, sur une demande du ministère des Armées pour rendre hommage aux bataillons composés d'algériens, Étienne Dinet, en collaboration avec Sliman ben Ibrahim, il écrit et illustre La Vie de Mohammed, prophète d'Allah publié par les éditions d'Art Piazza, avec les enluminures de Mohammed Racim.

En 1922, il perd sa mère et achète l'année suivante une villa à Saint-Eugène à Alger où il expose régulièrement. Dans la foulée, le château d'Héricy est vendu.

L'Union artistique d'Afrique du Nord est fondée en 1925 par Roméo Aglietti[11] ; Dinet fait partie du comité d'honneur[12].

En 1926, il fait ériger à Bou saâda un mausolée prévu pour recevoir quatre tombes ; la sienne, celles de Sliman ben Ibrahim et de son épouse et celle de Messaoud Benhaideche le neveu de Sliman ben Ibrahim[13]. La même année, il se rend à l'inauguration en juillet de la grande mosquée de Paris à l'édification de laquelle il a activement participé[3].

En 1929, il effectue, en compagnie de Sliman ben Ibrahim, le hajj, le pèlerinage à La Mecque[3]. Le , il meurt d'une crise cardiaque devant son domicile parisien. Georges Leygues, ancien président du Conseil, et Maurice Viollette, ancien gouverneur de l'Algérie, prononcent des discours devant sa dépouille déposée à la mosquée de Paris.

Le se déroulent ses funérailles officielles à Bou-Saâda en présence de Pierre Bordes, gouverneur général de l'Algérie, qui retrace la vie exemplaire de l'artiste. L'éloge funèbre est prononcé en arabe par une délégation des membres de Nadi Taraqi et des oulémas.

Décorations

Postérité

Jeanne Dinet-Rollince (1865-1947), sa sœur unique, publie en 1938 La vie de E. Dinet, la première biographie de l'artiste[15].

Icône algérienne

En Algérie, lors de l’indépendance en 1962, alors que la critique de l’orientalisme devient de plus en plus vive, Étienne Dinet est épargné. Bien au contraire, les responsables du FNL vont naturaliser l'artiste comme « maître de la peinture algérienne ». Sa conversion à l’islam lui sert de sauf-conduit. À partir de 1969, l'artiste est célébré dans l'espace public avec des timbres, des cartes postales ou des affiches[9],[16]. À une époque, le bureau du Président de la République algérienne sera décoré d'un tableau d'Étienne Dinet[5].

L'Algérie ouvre en sa mémoire en 1993, dans la ville de Bou-Saâda, le musée national public Nasr Eddine Dinet[17]. Il devient ainsi un orientaliste officiel dans son pays de cœur[9].

Expositions et musées

Après sa mort, en 1931, il est présenté une rétrospective d'Étienne Dinet lors de l'Exposition coloniale internationale qui se tient à Paris[18]. Le Président Paul Doumer préside en personne la rétrospective mettant en avant un acteur essentiel des liens entre la France et l’islam[19].

Le musée d'Orsay à Paris conserve les premières toiles de Dinet, ainsi que celles de sa pleine maturité. Le département des arts graphiques du musée du Louvre conserve près de 270 de ses dessins.

L'Institut du Monde Arabe a organisé en 2024 une exposition, intitulée Étienne Dinet, passions algériennes, qui a d'abord été présentée à l'IMA-Tourcoing. C'est la première fois depuis 1931 à Paris qu'environ 70 œuvres du peintre sont exposées[16].

Filmographie

Cote

Le travail de Dinet est vendu initialement par les galeries Georges Petit, Paul Durand-Ruel et Allard.

Le , son tableau Femmes arabes au cimetière (43 × 43 cm), est vendu chez Artcurial pour 106 767 euros (localisation inconnue). Sa Baigneuse dans la palmeraie - étude (38 × 30 cm), est, elle, vendue le même jour 60 917 euros (localisation inconnue) : il s'agit d'une étude pour les Baigneuses dans la palmeraie au clair de lune[21].

En 2020, la toile Le Fils d'un Saint M'rabeth, datant de 1900, a été adjugée pour 13,1 millions de dirhams (1,2 million d'euros) lors de la vente inaugurale de la filiale marocaine d'Artcurial à Marrakech[22]. Toujours à Marrakech, mais en 2021, l'École coranique d'Étienne Dinet est vendue 590 000 euros[23].

Œuvre

Les premiers tableaux de Dinet sont de facture religieuse (Le Golgotha, Saint Julien l'Hospitalier), inspirés par ses maîtres avec lesquels il rompt après sa découverte du désert[3]. Il est également portraitiste de son entourage familial. Jeanne Dinet-Rollince épouse en 1888 Alfred M. Cornille (1854-1940), futur général commandant l'École polytechnique. Son beau-père, Charles-Albert-Antoine Cornille, vérificateur des Douanes, est peint par Dinet en 1894.

En Algérie, Étienne Dinet peint la vie quotidienne des villages, des vues du désert, des représentations des pratiques de la religion musulmane. De tels sujets alternent avec sa production de scènes « érotico-exotiques »[9]. Il montre une Algérie française « belle, voluptueuse et heureuse » réduite à des instants de quiétude et de bonheur, sans scènes de guerre ou d'épouvante alors que les colons français répriment durement les révoltes et que le code de l'indigénat est en application depuis 1881[24].

Quotidien et paysages algériens

Son œuvre s'inspire ensuite, à partir du milieu des années 1880 des traditions, des histoires et de la vie à Bou-Saâda, considérée alors comme la « porte » du Sahara[16]. Sachant capter la lumière et les tonalités du sud, ce peintre orientaliste se consacre d'abord à des portraits de facture ethnographique, à des figures et scènes de la vie quotidienne et à des paysages.

Le grand mérite de Dinet aura été de rendre visible une culture, ses rites, ses légendes, largement ignorés ou méprisés et avec laquelle il se sentait proche. Sur le plan purement formel, Dinet exploite au départ les ressources du réalisme mais développe une palette très étendue, constrastée, que l'on a pu comparer à celles des fauves[25].

Nus féminins

Une partie de son œuvre, très populaire de son vivant et rendue de ce fait émergente, représente des femmes en partie nues, traitées comme prise sur le vif, et dans des coloris presque acides : quelques chercheurs, notamment anglo-saxons, se sont étonnés de telles scènes, les qualifiant d'anecdotiques, et ont même émis le doute sur leur authenticité, reléguant ce travail à un exotisme outré, voire rêvé (comme on peut le voir par exemple dans certaines toiles de Jean-Léon Gérôme)[26]. En 2020, Valérie Susset du Républicain lorrain considère qu'en prenant comme modèle les danseuses nues de la tribu des Ouled Naïl de Bou Saâda, Étienne Dinet s'est attiré « autant de critiques… que d’acheteurs ! »[27]. Pour le peintre et journaliste algérien Ali El Hadj Tahar, avec ces femmes nues, Étienne Dinet a montré « cette sensualité méditerranéenne et saharienne, cette authenticité sans fard du sentiment humain qui ne contredit en rien la pudeur et le sentiment religieux »[28]. Par contre des militantes féministes rallient l’analyse des musulmans les plus prudes quand elles qualifient de voyeurisme ses nus de jeunes berbères décrites dans un moment de détente entre leurs activités quotidiennes[5].

Étienne Dinet peint des nus féminins pendant toute sa carrière y compris après sa conversion à l'islam comme pour son tableau Deux Femmes en 1927. Il évoque cette apparente contradiction en citant le poète persan Omar Khayyam : « Dieu me donne des yeux et ne m'en voudra pas de regarder »[29]. Les modèles des femmes nues du peintre étaient en général des prostituées du « quartier réservé », comme c'est aussi le cas pour Eugène Delacroix ou Gustave Guillaumet. Ainsi, pour Olympe Lemut du Journal des arts, Étienne Dinet se place dans la filiation de ces peintres[30],[31].

Œuvres religieuses

Peignant des scènes de prière et de piété, il indique : « Ce seront des scènes religieuses exclusivement, et elles seront le couronnement de mon œuvre […] J’ai terminé ce que je pouvais dire sur les enfants, les batailles, les amoureux, les courtisanes et les danseuses, les scènes de la vie nomade, et j’avais commencé les scènes religieuses […] ; par elles je voudrais faire partager à tous mon émotion »[32],[24].

Pour Clara Murner, doctorante à l'Université de Strasbourg, il donne à travers ses peintures « un aperçu de l’intensité et de la beauté de la vie musulmane »[15].

Par ailleurs, il publie plusieurs ouvrages religieux dont La Vie de Mohammed, prophète d'Allah, en 1918, en collaboration avec Sliman ben Ibrahim et avec des enluminures de Mohammed Racim[33].

Dessins

Étienne Dinet réalise plusieurs dessins notamment pour illustrer le livre Antar, poème héroïque des temps antéislamiques d'après la traduction de Louis Marcel Devic, comprenant 132 planches et publié chez Édition d'art Henri Piazza en 1898. Antar est un poème héroïque arabe, écrit au XIIIe siècle. Pour l'ensemble des dessins de l'ouvrage, Étienne Dinet s'est inspiré des environs de Laghouat en Algérie[34]. Étienne Dinet réalise 265 dessins qui, par la suite, seront à la base de gravure[35].

Iconographie

Son Autoportrait de 1891 (Bou-Saâda, Musée national public Nasr Eddine Dinet), a été peint dans l'un des deux pavillons des bords de Seine du château d'Héricy. Le tableau est présenté l'année de sa création lors de l'exposition internationale de peinture à la galerie Georges Petit à Paris, puis en au salon de la Société nationale des beaux-arts. Le tableau, qui occupe une place de choix dans le hall d'accueil du château, revient aux acquéreurs lors de la vente de la propriété en 1923. Plus tard, ceux-ci l'offriront à l'ami de Dinet, Sliman ben Ibrahim, au moment de la revente. « Dinet s'est plu à s'y représenter dans son habitude familière […] Il peint en fixant son modèle, son pinceau favori entre les dents, prêt pour une délicate retouche. Cette attitude, il la conserve sa vie durant », écrit sa sœur commentant cette œuvre. Le critique d'art Léonce Bénédite, très proche de Dinet, conservateur du musée du Luxembourg, en fait la description suivante : « L'artiste se distingue par une figure fine et nerveuse au teint bronzé qu'allonge une courte barbe noire, argentée chaque année au-dessus de ses tempes ; ses yeux à la fois froids et décidés, farouches et doux sous les sourcils noirs qu'arrêtent son front nu, intelligent et volontaire. Vous croirez vraiment avoir en face de vous quelque chef arabe déguisé à l'européenne. »[réf. nécessaire]

Œuvres répertoriées

Selon Koudir Benchikou, auteur d'un catalogue raisonné en 1984, Étienne Dinet est l'auteur de 600 à 700 tableaux. Pour sa part Mario Choueiry, historien de l'art, estime la production de Dinet à un nombre six fois plus important[5].

Algérie

Argentine

Australie

Égypte

  • Le Caire collection Shafik Gabr[41],[42] :
    • Jeunes filles sur un mur ;
    • Danse de nuit, 1891 ;
    • Spectateurs admirant une danseuse, 1905 ;
    • Réunion dans la nuit, ou Réunion de chasseurs, 1905 ;
    • Le Guetteur.

Collections privées

  • Jeu de la krouta, 1901, huile sur toile, 49 × 66 cm, Collection Djillali Mehri[61].
  • Costume de fête, 1907, huile sur toile, 81 × 100 cm[62]
  • Deux Femmes, 1927, huile sur toile[63].

Ouvrages illustrés

Il publie plusieurs livres chez l'éditeur Henri Piazza, achetés en souscription par les amateurs[14].

  • 1898 : Antar, « poème héroïque arabe des temps antéislamiques d'après la traduction de Louis Marcel Devic, illustré des dessins de Dinet par 132 planches, L'Édition d'art Henri Piazza.
  • 1902 : Rabia el Kouloub ou le Printemps des cœurs, recueil de trois légendes sahariennes, H. Piazza.
  • 1904 : Les Fléaux de la peinture, observations sur les vernis, les retouches et les couleurs, préface de Georges Lafenestre, Paris, Laurens/E. Rey.
  • 1906 : Mirages, illustré de 24 scènes de la vie arabe, dédié à Léonce Bénédite, Piazza ; réédité en édition populaire sous le titre Tableaux de la vie arabe.
  • 1910 : Khadra, danseuse Ouled Naïl, roman écrit par Dinet.
  • 1911 : El Fiafi oua el Kifar ou le Désert ou le désert, contes sahariens, H. Piazza.
  • 1918 : La Vie de Mohammed, prophète d'Allah, H. Piazza.
  • 1922 : L'Orient vu de l'Occident, essai sur l'orientalisme littéraire, H. Piazza.
  • 1930 : Le Pèlerinage à la maison sacrée d'Allah.

Affiches

  • Exposition de 1900, L'Andalousie au temps des Maures.

Notes et références

Annexes

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