Évrecy

commune française du département du Calvados From Wikipedia, the free encyclopedia

Évrecy est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Normandie, peuplée de 2 066 habitants[Note 1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Évrecy
Évrecy
Une vue panoramique du bourg d'Évrecy.
Blason de Évrecy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Intercommunalité Communauté de communes Vallées de l'Orne et de l'Odon
(siège)
Maire
Mandat
Henri Girard
2020-2026
Code postal 14210
Code commune 14257
Démographie
Gentilé Ébrocéen
Population
municipale
2 066 hab. (2023 en évolution de +2,89 % par rapport à 2017)
Densité 249 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 59″ nord, 0° 30′ 12″ ouest
Altitude Min. 58 m
Max. 122 m
Superficie 8,31 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Évrecy
(ville-centre)
Aire d'attraction Caen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Évrecy
(bureau centralisateur)
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Évrecy
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Évrecy
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Évrecy
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Évrecy
Liens
Site web www.ville-evrecy.fr
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    Géographie

    Évrecy est située dans la plaine de Caen, entre Caen et Villers-Bocage, à mi-distance de ces deux villes. Elle se situe par la route à 15 kilomètres de Caen, à 13,5 kilomètres de Villers-Bocage et à 14,5 kilomètres d'Aunay-sur-Odon.

    Au sud de la ville passent deux ruisseaux : la Guigne et le ruisseau de Verdun. Seule la Guigne traverse une zone urbanisée tout au sud de la ville à la jonction entre la rue d'Yverdon et la D 41 vers Amayé-sur-Orne.

    Communes limitrophes d’Évrecy[1]
    Bougy Gavrus Esquay-Notre-Dame
    Vacognes-Neuilly
    (comm. ass. de Neuilly-le-Malherbe)
    Évrecy Avenay
    Vacognes-Neuilly
    (territoire de Vacognes)
    Sainte-Honorine-du-Fay Maizet

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Guigne et le ruisseau de Verdun[2],[3],[Carte 1].

    La Guigne, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Vacognes-Neuilly et se jette dans l'Orne à Laize-Clinchamps, après avoir traversé huit communes[4].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 766 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Carpiquet à 11 km à vol d'oiseau[11], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,3 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,6 °C, atteinte le [Note 2].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Évrecy est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15].

    Elle appartient à l'unité urbaine d'Évrecy, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre[16],[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[17]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,3 %).

    La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,3 %), prairies (23 %), zones urbanisées (12,7 %)[20].

    L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Urcei en 1035 et 1037[21], Evrecei en 1144[21], Obreceio en 1145[21] et Everceium en 1198[21],[22].

    Le toponyme est issu d'un anthroponyme mal déterminé : il peut être roman tel qu'Eboricus[23], ou germanique tel qu'Eboric[22] ou Evericus[21].

    Le gentilé est Ébrocéen.

    Histoire

    Moyen Âge

    L'existence d'une communauté villageoise est attestée dès le Ve siècle. En 2014, une nécropole mérovingienne complète de plus de 300 sépultures, dont certaines contenant un mobilier riche, est mise au jour[24].

    Au XIe siècle, l'honneur d'Évrecy appartient à l'évêque de Bayeux. Cette appartenance est attestée dès 1035, et l'on sait que les prélats le concèdent en fief à Hamon le Dentu[25], l'un des barons normands révoltés contre le jeune duc de Normandie, Guillaume le Bâtard, qu'il affrontera en 1047 à la bataille de Val-ès-Dunes, et où il trouvera la mort[26]. En 1133, Évrecy est toujours tenu en fief des mains de l'évêque de Bayeux. Par mariage avec une descendante d'Hamon le Dentu, c'est Robert de Gloucester qui est le détenteur de l'honneur. De même, c'est par mariage avec une descendante de Robert de Gloucester qu'Amaury de Monfort entre en possession d'Évrecy à la fin du XIIe siècle.

    Les seigneurs d'Évrecy (XIe - XIIIe siècles)

    Localement, depuis la fin du XIe siècle, c'est un petit lignage aristocratique qui contrôle Évrecy, au point d'adopter le nom du lieu comme anthroponyme, pratique commune au sein de l'aristocratie normande de l'époque. Ses membres étaient peut-être les représentants des évêques de Bayeux ou des descendants de Hamon le Dentu. Ils apparaissent dans les sources en tant que milites (chevaliers), et certains en tant que armiger (écuyer). Cela traduit la revendication par les seigneurs d'Évrecy d'une partie de l'exercice du pouvoir[25].

    L'un d'entre eux se distingue, Guillaume Graverend (vers 1144-1180), qui apparait souvent dans les sources, et porte même le titre de vicecomes (vicomte) à quelques reprises. Il tire probablement son pouvoir de son rôle dans le prélèvement de la Graverie, un impôt annuel, dont il tient même son nom Graverench. Son sceau, conservé[27], possède un motif d'aigle étant pour le Moyen Âge un symbole de force et d'intelligence renvoyant à l'autorité. Il parvient donc à tirer profit de sa position, mais le titre de vicomte n'est plus porté par ses successeurs, signe d'un manque d'autonomie de son pouvoir[28].

    Enfin, les seigneurs d'Évrecy semblent avoir un ancrage spatial assez restreint. Leurs donations sont destinées à quelques abbayes proches : celles du Mont-Saint-Michel, d'Aunay ou encore du prieuré du Plessis-Grimoult. Ce sont également dans ces établissements que certains membres de la famille prirent l'habit monastique à la fin de leur vie. Les liens avec les religieux alentours étaient essentiels pour donner au pouvoir du lignage une dimension sacrée. Leur réseau vassalique va dans le même sens d'un ancrage local, puisque Graverend semble être vassal de Robert de Trois Monts, du comte d’Arundel, et d'Herbert d’Arry. Croiser divers liens vassaliques permettait d'accroître les possessions du lignage. Les seigneurs de Gavrus et ceux d'Esquay semblaient être dans la vassalité des seigneurs d'Évrecy[29].

    Sous l'Ancien Régime, la ville est le chef-lieu d'un doyenné, celui d'Évrecy, dépendant du diocèse de Bayeux[30].

    Époque contemporaine

    Le , une dizaine de jours après le débarquement de Normandie lors de la Seconde Guerre mondiale, un bombardement aérien allié détruit 86 % du village et tue 130 habitants sur 400[31],[32]. L'objectif des Alliés était une concentration de troupes allemandes et de dépôt de munitions dans la forêt à proximité et ou ils avaient même établi une piste d'aviation[33].

    Un odonyme local (la rue du 15-Juin-1944) rappelle ce tragique événement.

    Lors du second tour de l'élection présidentielle du , les résultats de la commune ont été invalidés par le Conseil constitutionnel car les électeurs étaient invités à signer la liste d'émargement avant d'introduire leur bulletin dans l'urne ce qui est contraire au code électoral (dernier alinéa de l'article L. 62-1)[34]. Le bureau de vote d'Évrecy a été l'un des trente-cinq bureaux de vote en France où le scrutin a été invalidé pour ce second tour[34].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1941 1950 Pierre Voisin Rép.ind. Industriel du lait
    ? 1959 ? Marcel Morin   Notaire, maire honoraire
    Chevalier de l'Ordre national du Mérite
    1959 mars 1977 Pierre Voisin   Industriel du lait retraité
    mars 1977 en cours Henri Girard[35] DVD Professeur d'histoire-géographie retraité
    Conseiller général d'Évrecy (1982 → 2015)
    Vice-président du conseil général du Calvados
    1er vice-président de la CC Vallées de l'Orne et de l'Odon
    Fermer

    Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints[35].

    Jumelages

    Rue de Basse-Franconie (Gaukönigshofen) à Évrecy.

    Au , Évrecy est jumelée avec[36] :

    Équipements et services publics

    La commune est un village fleuri (trois fleurs) au concours des villes et villages fleuris[37].

    Enseignement

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[39].

    En 2023, la commune comptait 2 066 habitants[Note 4], en évolution de +2,89 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    722745746815839826781838852
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    816759752707737713652615515
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    520565543537458431459405590
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    6076198281 0991 0931 2631 4921 5571 928
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    2 0002 066-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Personnalités liées

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Évrecy Blason
    De gueules au chevron d'or maçonné de sable dans le sens du chevron auquel est appendue la croix de guerre 1939-1945 au naturel, accompagné en chef dextre d'une crosse contournée et senestrée d'une mitre, à senestre d'une tour et en pointe d'une balance, le tout d'or[44].
    Détails
    Création M Gaudin, 1947.
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    Voir aussi

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Bibliographie

    • Évrecy - (brochure publiée par la commune à l'occasion du 40e anniversaire des bombardements)
    • Collège Paul Verlaine d'Evrecy, Evrecy : mutations d'un bourg rural des origines à nos jours, Cabourg, éditions Cahiers du temps, , 151 p. (ISBN 978-2-911855-68-9).
    • M. Lanfranc de Panthou, Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie, t. 21 : Monographie de la commune d'Évrecy, Caen, Henri Delesques, (lire en ligne)
    • Lucien Musset, « L'église d'Évrecy », Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie, vol. 53, , p. 116-168.
    • Lucien Musset, « L'église d'Évrecy », Annuaire des cinq départements de la Normandie, , p. 159-160.
    • Aminte Thomann, Yves-Marie Adrian et Michel Kasprzyk, « La nécropole d'Évrecy au Bas-Empire (IVe – milieu Ve siècle) : population gallo-romaine et élite militaire « romano-germanique » », Annales de Normandie, vol. 72, no 2, , p. 307–329 (ISSN 0003-4134, DOI 10.3917/annor.722.0307, lire en ligne).
    • Lucile Trân-Duc, « Contribution des actes de la pratique à l'histoire du lignage chevaleresque d'Évrecy au Moyen Âge central (XIe – XIIIe siècle) », Annales de Normandie, vol. 72, no 1, , p. 29–46 (ISSN 0003-4134, DOI 10.3917/annor.721.0029, lire en ligne).

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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