ڄ
lettre arabe dya’ (U+0684), utilisée en sindhi et bosnien
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Dyeh (en sindhi ڄي, j̱eh, ou simplement ڄ) est une lettre additionnelle de l'alphabet arabe utilisée dans l’écriture du bosnien, du gawar-bati, du mandinka, du migaama, de l’od, du saraiki, du sindhi, et du soundanais.
Utilisation
En sindhi écrit avec l’alphabet arabe sindhi ou en saraiki écrit avec l’alphabet arabe saraiki, ‹ ڄ › représente une consonne occlusive injective palatale [ʄ][1],[2],[3],[4], représentée avec j̈a ‹ ॼ › dans l’écriture devanagari. En saraiki, elle est aussi utilisée dans le digramme ‹ نڄ › représentant une consonne nasale palatale voisée [ɲ][3],[4].
Dans l’alphabet national du Tchad, ‹ ڄ › représente une consonne occlusive injective palatale [ʄ] transcrite y crocheté ‹ ƴ › avec l’alphabet latin[5],[6]. Elle est notamment utilisée dans l’écriture du migaama[7],[8].
En mandinka, ‹ ڄ › a été utilisé en position initiale ou médiane en Gambie, notamment par Keba Singateh, pour représenter une consonne affriquée palato-alvéolaire sourde [tʃ], remplacée par dāl deux point suscrits ‹ ڌ › en position isolée ou finale et représentée par le c ‹ c ›[9] dans l’alphabet latin ou le tcha ‹ {{{1}}} › avec le n’ko.
Dans l’arebica de Mehmed Džemaludin Čaušević, utilisé pour écrire le bosnien au début du XXe siècle, ‹ ڄ › représente une consonne affriquée alvéolaire sourde [ts] transcrite ‹ c › avec l’alphabet latin bosnien[10].
En soundanais écrit avec le pegon, ‹ ڄ › représente une consonne affriquée palato-alvéolaire sourde [tʃ][11].