Ꞛ
lettre latine volapük « ae », lettre archaïque en volapük, remplacée par Ä/ä
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Le Ꞛ (ꞛ en minuscule), appelé a encoche à gauche ou ä volapük, est une lettre additionnelle de l’alphabet latin qui a été utilisée dans l’écriture du volapük de 1883 à 1887 et dans plusieurs transcriptions phonétiques. Elle est aujourd’hui transcrite ‹ Ä ä › en volapük.
| a encoche à gauche, ä volapük | |
Ꞛ ꞛ Ꞛ ꞛ |
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| Graphies | |
|---|---|
| Capitale | Ꞛ |
| Bas de casse | ꞛ |
| modifier |
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Utilisation
Alphabet de Volney

En 1795, Volney utilise la forme du ꞛ comme forme cursive du ‹ a ›, pour le distinguer du ‹ ɑ ›, dans Simplification des langues orientales, ou Méthode nouvelle et facile d'apprendre les langues arabe, persane et turque avec des caractères européens.
Horatio Hale

Horatio Hale (en) utilise la lettre ꞛ dans Ethnography and Philology publié en 1846[1] et produit lors de l’expédition Wilkes.
Alphabets phonétiques anglais
Cette lettre ‹ ꞛ › est utilisée dans certaines versions de l’alphabet phonotypique d’Isaac Pitman, dont l’alphabet de Cincinnati utilisée par Benn Pitman aux États-Unis.
La lettre, ou une lettre similaire, est aussi utilisée dans l’alphabet phonétique d’Edwin Leigh[2],[3],[4], qui a été utilisé dans les écoles de Saint-Louis des années 1860 aux années 1880[5].
Le ꞛ est utilisé dans l’alphabet phonétique proposé en 1904 par le comité commun de la National Education Association, l’American Philological Association (en) et la Modern Language Association of America[6], ainsi que dans sa révision proposée par la National Education Association en 1911[7],[8],[9].

Charles A. Story utilise la lettre Ꞛ dans le Universal Alphabet dans un ouvrage publié en 1907[10].

Le poète anglais Robert Bridges utilise aussi le ꞛ, ou une lettre similaire plutôt dérivé du a de l’écriture gothique textura, dans son alphabet phonétique[4] initialement publié en 1910 et repris dans certains de ses ouvrages, par exemple dans mꞛde (made), comme un ligature des lettres ɛ comme dans bed et i comme dans in[11],[12],[13].

Dans les annéess 1930, la Spelling Reform Association, et en 1962, la Simpler Spelling Society of America propose un alphabet phonétique qui utilise aussi la lettre ꞛ[14],[15],[4].
Letitia Raubicheck ou Ruth Baldock Manser utilisent le ꞛ comme variante du symbole a de l’API, basé sur sa forme cursive et sur la transcription utilisée chez Funk & Wagnalls[16], pour transcrire ask[17],[18].
Alphabet dialectal suédois


En 1879, Johan August Lundell propose ‹ ꞛ › dans son alphabet dialectal suédois (Landsmålsalfabetet en suédois)[19]. Bernhard Karlgren utilise l’alphabet dialectal suédois, dont ‹ ꞛ › dans ses Études sur la phonologie chinoise publiées de 1915 à 1926[20].
Alphabet de Kewitsch

En 1881, Kewitsch propose ‹ ꞛ › comme l’un des symboles de son article Internationale Alphabet[21] publié dans le Zeitschrift für Orthographie.
Alphabet volapük

Cette lettre est utilisée par Johann Martin Schleyer, avec les lettres oe ‹ Ꞝ ꞝ › et ue ‹ Ꞟ ꞟ › pour l’écriture du volapük dans les années 1880. Schleyer l’utilise, à partir de 1883, notamment dans la revue Weltsprachblatt (Volapükabled) ou dans sa grammaire volapük, Grammatik der Universalsprache[22]. Ces trois lettres sont définitivement remplacées par les lettres avec tréma ‹ Ä ä, Ö ö, Ü ü ›, utilisé comme alternative jusque là, lors du congrès volapük de Munich du 9 aout 1887[23],[24].
- Ä, ö, ü volapüks dans une grammaire volapük de Schleyer de 1884.
- Formes alternatives de ä, ö, ü volapüks utilisés par Julius Lott (de) dans Die Kunst die internationale Verkehrssprache „Volapük“ schnell zu erlernen, A. Hartleben, Wien, 1888.
- Mots volapüks avec les lettres ꞛ, ꞝ et ꞟ dans Volapükbled en 1885.
- Lettres ꞛ, ꞝ, ꞟ dans un article du Volapükabled de 1896.
Alphabets phonétiques allemands

Le journal allemand Reform de la Verein für vereinfachte deutsche Rechtschreibung (Association pour l’orthographe allemande simplifiée), dirigée par Friedrich Wilhelm Fricke, utilise brièvement les lettres ꞛ, ꞝ, ꞟ dans l’orthographe qu’il promeut.
Après une proposition d’August Diederichs de 1881[25],[26], celles-ci remplacent les lettres ‹ ä, ö, ü ›, initialement avec la forme de lettres barrées ‹ a, ɵ, ʉ › dans l’orthographe de Fricke, pour ensuite prendre une encoche à gauche dans l’écriture manuscrite cursive[27] et prendre leurs formes finales dans les caractères romains ; avant que celles-ci ne soient définitevement abandonnées[28],[29] après quelques années.
- Les lettres de voyelles longues de Schreiber.
- Les lettres de voyelles (courtes et longues) de l’orthographe de Schreiber.
La Zentralverein für vereinfachte deutsche Rechtschreibung (Association centrale pour l’orthographe allemande simplifiée), fondée en 1879, basée à Vienne et dirigée par Johann Max Schreiber, adopte aussi les lettres ꞛ, ꞝ, ꞟ dans son orthographe phonétique. Celles-ci représentent des voyelles longues[30].
CanIPA
Cette lettre est utilisée par Luciano Canepari, dans son système de transcription phonétique appelé canIPA dérivé de l’Alphabet phonétique international (API), pour un [ɛ] plus reculé : [ɛ̠].
Formes et variantes
Représentation informatique
Le ä volapük peut être représenté avec les caractères Unicode (latin étendu D) suivants :
| formes | représentations | chaînes de caractères | points de code | descriptions |
|---|---|---|---|---|
| capitale | Ꞛ | Ꞛ | U+A79A | lettre majuscule latine ä volapük |
| minuscule | ꞛ | ꞛ | U+A79B | lettre minuscule latine ä volapük |