Écriture jurchen

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Langue(s)Jurchen
ÉpoqueXIIe au XIIIe siècle av. J.-C.
Système(s) parent(s)Écriture ossécaille

 Écriture de sceau
  Écriture des clercs
   Écriture khitan
    Écriture jurchen

Écriture jurchen
Image illustrative de l’article Écriture jurchen
« Jurchen » en écriture jurchen
Caractéristiques
Type Logogramme, phonogramme
Langue(s) Jurchen
Historique
Époque XIIe au XIIIe siècle av. J.-C.
Système(s) parent(s) Écriture ossécaille

 Écriture de sceau
  Écriture des clercs
   Écriture khitan
    Écriture jurchen

L'écriture jurchen est le système d'écriture utilisé pour écrire le jurchen au XIIe siècle et au XIIIe siècle du temps de la dynastie Jin fondée par les Jurchens, les ancêtres des Mandchous dans le nord de la Chine. Il est issu de l'écriture khitan qui est elle-même dérivée de l'écriture chinoise.

L'écriture jurchen n'a été qu'en partie décodée. D'après le glossaire jurchen-chinois, elle contient 720 caractères. C'est un mélange de logogrammes représentant des mots complets sans indication phonétique et de phonogrammes représentant des sons.

Elle n'est pas liée à l'écriture mandchoue utilisée sous la dynastie Qing à partir du XVIIe siècle car cette dernière utilise un alphabet dérivé de l'alphabet mongol traditionnel.

Paizi en argent (signe d'autorité) portant l'inscription « confiance du pays » (Shaigino, Kraï du Primorie)

Selon L'histoire de la Dynastie Jin, après avoir utilisé l'écriture Khitan, l'écriture jurchen est mise en place par le chancelier Wanyan Xiyin en 1119-1120 ; elle est connue sous le nom de grande écriture. Une deuxième version, la petite écriture, est instaurée en 1138 par l'empereur Xizong et est utilisée à partir de 1145.

Aucun livre écrit en jurchen n'est connu. Par contre, à partir de 1164, un grand nombre de Classiques chinois, des textes taoïstes et confucianistes ainsi que des guides pour la préparation des examens impériaux ont été traduits en jurchen. Cependant, il n'en existe aussi plus aucun exemplaire.

La plupart des textes existants sont des courtes inscriptions sur des tampons, des objets en céramique, des miroirs ou des graffitis et l'on connait surtout neuf inscriptions lapidaires sur des monuments. La plus connue est celle de la stèle de la colline de la Victoire commémorant la victoire d'Aguda sur les Liao qui consiste en une traduction abrégée du texte en chinois écrit sur le devant de la stèle. La plus ancienne inscription serait celle de Kyongwon dans le nord de la Corée et daterait de 1138-1153.

L'inscription la plus récente se trouve sur la stèle du temple de Yongning érigée en 1413 sur les bords de l'Amour lors de l'expédition de l'amiral Yishiha. Elle porte le mantra bouddhiste « Om mani padme hum » en quatre langues (jurchen, chinois, mongol, tibétain).

Pendant longtemps, on ne connaissait aucun manuscrit sur papier jusqu'à la découverte en 1968 d'un texte de deux pages daté de 1217 dans la collection de manuscrits tangoutes de l'institut de manuscrits orientaux de Saint-Pétersbourg. Il n'a pas encore été déchiffré.

Ensuite une copie du Nüshen zishu (Le livre des caractères jurchens) a été découverte en 1979 au pied d'une stèle du musée Beilin de Xi'an. Écrit par Wanyan Xiyin, c'est une liste de caractères en grande écriture, chaque caractère représentant un mot complet.

L'écriture jurchen devait être relativement largement utilisée si l'on considère les nombreux graffitis laissés à la pagode blanche de Hohhot.

Structure

Inscriptions monumentales en jurchen

Voir aussi

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