Éditions Gedalge

From Wikipedia, the free encyclopedia

Les éditions Gedalge sont une maison d'édition française fondée à Paris en 1852 et disparue en 1973.

Mathieu Fournier, Le Vocabulaire des petits (couverture, 1914).
Une édition des Quatre Fils Aymon (1929), ill. de bois gravés par Germaine Chénin-Moselly.

Cette maison est fondée sous le nom de « Papeterie Gedalge » en 1852 à Paris[1] au 13 rue Charlot par Élias Jonas Guédalia[2], un Polonais de confession juive, né le 9 avril 1822 à Breslau (aujourd’hui Wrocław) en Silésie, fils de médecin[3], et qui prend le nom d’Émile Gedalge. Sous le nom de « Gedalge Jeune », elle s'installe ensuite en 1862 au 9 rue Malher, fusionnant avec la librairie A. Alexandre, grâce au mariage d'Émile avec la fille du libraire[4] ; le couple aura six enfants, dont le musicien André Gedalge. Enfin, en 1875, le siège définitif passe au 75 rue des Saints-Pères[3], devenant la « Librairie Gedalge », qui propose depuis 1865, des livres de prix pour récompenser les élèves et des manuels scolaires destinés surtout à l’enseignement primaire des écoles publiques[5]. En 1872, est lancé L'Ami des enfants, un périodique illustré destiné à la jeunesse[6].

Émile Gedalge, le fondateur, meurt le 28 avril 1906[7]. Des méthodes de solfèges sont publiées sous le nom d'André Gedalge[8]. Seule, l'une des filles du fondateur, Marguerite Gedalge, reprend la direction éditoriale de l'entreprise[3].

Dès avant 1914, Gedalge produit des livres de jeunesse et des albums illustrés par des artistes, sous reliures et cartonnages à couvertures rouges, se fournissant entre autres auprès de l'entreprise de l'imprimeur-photograveur Louis Geisler ; de tels ouvrages perdurent jusque dans les années 1950.

En avril 1935, formée en société à responsabilité limitée, la société est réorganisée entre les divers actionnaires, tous liés à la famille Gedalge, le capital est porté à 425 000 francs, et est nommé gérant Alfred-Eugène Pépin[9]. Le 9 août 1939, le nouvel éditeur-gérant, Manuel Jandelle, meurt[7].

Durant l'Occupation, entre 1940 et 1944, la maison est aryanisée[10] ; Jacques de Carrère est nommé administrateur-gérant. En février 1942, l'ancien directeur commercial de l'imprimerie Fimin-Didot, Antonin Wast[11], est nommé gérant ; quelques semaines plus tard il rachète la maison, en sous-main pour la famille Gedalge, en exil[7].

Restituée à ses propriétaires, la maison d'édition reprend ses publications. En 1950, elle prend pour raison sociale « Ancienne librairie Gedalge, A. Wast & Cie » : le capital, d'un montant de 4,25 millions de francs, est majoritairement aux mains d'Antonin Wast, le reste réparti entre les différents héritiers Gedalge[12]. Le 25 juin 1951, Camille Gedalge, petit-fils du fondateur, meurt ; son neveu, André II Gedalge, devient président[3]. La maison reste indépendante jusqu'en 1973, elle publie en avril de cette année là le premier Guide du routard portant sur la « route des Indes », cosigné par Michel Duval et Philippe Gloaguen[13]. Mais Antonin Wast, le dernier président de la maison, meurt dans la foulée, en décembre, à la suite d'un accident de bus. La maison d'édition disparaît avec lui[7].

Collections

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI