Édouard Keilig
architecte-paysagiste
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Édouard Keilig, né à Rödge[1] (Saxe) le et mort à Bruxelles le , est un architecte-paysagiste belge d'origine allemande. Arrivé en Belgique en 1853 et naturalisé en 1868, il doit sa notoriété à la création du bois de la Cambre en 1862.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalités |
belge (à partir de ) prussienne |
| Activité |
Bois de la Cambre, parc de Laeken, domaine du Bois-Lombut, parc communal d’Anvers (d) |
Biographie
Frédéric Édouard Keilig, né à Rödgen[1] (Saxe) le , est le fils d'un exploitant de domaine agricole. Il entame sa formation d'horticulture en 1844 dans une entreprise de Leipzig, ville où il suit également des cours de botanique et de chimie. De 1847 à 1849, les deux années qu'il passe comme assistant au parc royal de Charlottenburg à Berlin le décident à devenir architecte paysagiste. Il séjourne ensuite un ans à Elberfeld et trois ans à la direction un établissement horticole à Cologne[2].
En 1853, il vient travailler à Bruxelles avec l'horticulteur Jean Linden et avec l'horticulteur De Jonge. Il y rencontre le baron Charles Ernest de Man de Lennick qui le charge de quelques travaux et qui, par des recommandations, lui permet d'accroître sa notoriété en Belgique où il obtient la nationalité en 1868[2]. Ses travaux chez des particuliers attirent l'attention de Léopold II qui a recours à ses services à Bruxelles (parc de Laeken) et à Ostende (parc Marie-Henriette)[3].
Grâce au soutien de hautes personnalités, il se consacre alors à de vastes ensembles et se fait une réputation d'artiste paysager[3]. L'art de Keilig s'apparente au style paysager anglais en vogue tout au long du XIXe siècle[4].
En 1862, il est choisi par la Ville de Bruxelles pour transformer le bois de la Cambre, faisant alors partie de la forêt de Soignes, en parc public, qui sera l'un des plus beaux du XIXe siècle. Par cette création, Keilig asseoit sa renommée. Par la suite, il travaille principalement à Bruxelles mais aussi en Belgique, aux Pays-Bas et en France aux environs de Paris[3].
En 1868, il devient, en plus de sa carrière d'indépendant, inspecteur des plantations de la capitale[2].
Réalisations
- Bois de la Cambre, 1862.
- Parc de Laeken, avenue des Nations à Bruxelles, 1867[5].
- Parc communal d'Anvers (nl) (sur l'emplacement du fort d'Hérentals), 1867[2].
- Parc du château de Bois-Lombut, Gosselies, 1869.
- Berges des étangs d'Ixelles, 1873.
- Hippodrome de Boitsfort, 1875.
- Parc d'Avroy, Liège, 1879.
- Parc Duden, Saint-Gilles, 1879.
- Parc de Forest, 1879.
- Parc du château d'Ossel, vers 1880.
- Avenue de Tervueren, Bruxelles 1882[6].
- Parc du château de Perk vers 1883[2].
- Parc Marie-Henriette, Ostende, 1888[2].