Édouard Tournier est né le à Besançon[1],[2]. Il est diplômé de l'École normale supérieure en 1850[1], agrégé de Lettres en 1856, Doctorant en 1863[1], tout en enseignant dans les écoles secondaires provinciales et les lycées de Besançon (1853), Mâcon (1855), Le Puy-en-Velay (1856), à Bourges (1857) dont il devient proviseur (1861), d'abord au collège Stanislas de Paris (1862-1863) et enfin au lycée Charlemagne[1] (1863). Sa thèse d'étude de Doctorat (1863) en français est intitulée Némésis et la jalousie des dieux. - Paris: A. Durand, 1863, VIII-288 p., celle en latin de Aristea Proconnesio et Arimaspeo poemate. - Lutetiae Parisiorum: apud A. Durand, 1863, VI-58 p.[1] Il publie aussi des notes critiques sur Coluthos en 1870, participe à la rédaction de nombreux articles dans des périodiques scientifiques, aide à des traductions français/grec, contribue à une analyse des œuvres d'Hérodote, Lucien de Samosate, et Sophocle, et fait éditer un manuel sur les origines de la grammaire et du vocabulaire grec en 1882[1],[2]. Enseignant à l'École normale supérieure[2],[3] et maître de conférences en remplacement de Jules Girard[1] (1872-1898), Tournier est également en activité à l'École pratique des hautes études et devient en directeur-adjoint d'étude de philologie grecque (1877) puis directeur d'étude[1] (1894); il compte parmi ses étudiants le paléographeCharles Graux. Il fut fait Officier de l'Ordre national de la Légion d'honneur en 1895[1]. Il décède le dans le sixième arrondissement de Paris[1].
↑ Le philosophe Alain le cite avec éloge comme son professeur de grec dans Alain, Histoire de mes pensées, Les arts et les dieux, Paris, Gallimard, coll.«Pléïade», (réimpr.1958), 1442p. (ISBN2-07-010005-7), «L'école», p.25.