Égalité des armes
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le principe de l'égalité des armes est un des éléments inhérents à la notion de procès équitable. L'égalité des armes veut que chaque partie se voie offrir une possibilité raisonnable de présenter sa cause dans des conditions qui ne la placent pas dans une situation de désavantage par rapport à son adversaire[1]. L'égalité des armes a pour but d’assurer l'équilibre entre les parties à la procédure, en garantissant que tout document fourni à la juridiction puisse être évalué et contesté par toute partie à la procédure[2].
Histoire
Au sein du Conseil de l'Europe, l'égalité des armes découle de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme[1].
La Cour européenne des droits de l'homme a employé cette expression pour la première fois le droit à un procès équitable dans l'affaire Szwabowicz c. Suède le : « Le droit à un procès équitable implique que toute partie à une action civile et a fortiori à une action pénale, doit avoir une possibilité raisonnable d’exposer sa cause au tribunal dans des conditions qui ne la désavantagent pas d’une manière appréciable par rapport à la partie adverse. »[3]
Le terme « égalité des armes » est utilisé pour la première fois dans l'arrêt Neumeister c. Autriche () par la Cour européenne des droits de l'homme, comme composante du procès équitable devant un tribunal indépendant et impartial[3].
Contenu
Le principe de l'égalité des armes a différentes implications.
L'égalité des armes implique notamment d'après la Cour européenne des droits de l'homme que toute la jurisprudence d'un pays (tous les jugements et décisions des cours d'appel ou des tribunaux de première instance et pas seulement les arrêts de la Cour suprême, de la Cour administrative et de la Cour constitutionnelle) doit être disponible sur un dépôt public accessible à n'importe qui (et pas uniquement aux universitaires ou aux personnes qui justifient un intérêt légitime)[4],[5],[6],[7].