Église Nossa Senhora dos Remédios
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| Nossa Senhora dos Remédios | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Christianisme |
| Type | Église |
| Début de la construction | 1579 |
| Style dominant | Architecture coloniale portugaise |
| Géographie | |
| Pays | |
| Provinces du Mozambique | province de Nampula |
| Districts du Mozambique | District de Mossuril |
| Ville | Cabaceira |
| Coordonnées | 14° 58′ 50″ sud, 40° 44′ 02″ est |
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L'église Nossa Senhora dos Remédios (en français : Notre-Dame des Remèdes) est une église située à Cabaceira Grande, dans la baie de Mossuril, dans le district de Mossuril de la province de Nampula[1],[2], au nord du Mozambique. Construite en 1579, elle est considérée comme la plus ancienne église d’Afrique subsaharienne encore en activité.
L’église Notre-Dame des Remèdes se trouve à Cabaceira Grande, l’une des plus anciennes colonies portugaises sur le continent au Mozambique, juste en face de l’île de Mozambique[3], un site du patrimoine mondial. La distance jusqu’à l’île de Mozambique est d’environ trois kilomètres à vol d’oiseau[4]. Notre-Dame des Remèdes est isolée à quelque distance de la ville, sur le rivage bordé de mangroves[3],[5],[6] de la baie de Mossuril[3],[5]. L’accès à l’église se fait par une route de terre depuis le village de Mossuril ou depuis la plage de Chocas Mar[4].
À proximité de l’église se trouve le Palais d’Été du gouverneur, construit en 1765, et Cabaceira Pequena, lieu historique où le navigateur portugais Vasco de Gama aurait approvisionné ses navires en 1498. Cela montre l’importance historique de Cabaceira Grande, l’un des plus anciens établissements européens dans l’hémisphère sud[4].
L’église présente un plan rectangulaire[4], avec devant la nef un narthex (aussi appelé atrium ou galilée couverte) qui précède l’entrée principale. On y accède par deux épais arcs en plein cintre de chaque côté[7]. Ce porche, élément architectural typique des églises coloniales portugaises adaptées au climat tropical, remplit la double fonction de protéger les fidèles des pluies et de créer un espace de transition entre le profane et le sacré[4]. Le clocher n’est pas sur l’église elle-même mais au-dessus du porche, constituant une « fausse façade » avancée[7]. C’est un double clocher en arc en plein cintre, couronné de pinacles ornés de boules sur des socles parallélipipèdes. Il ne reste plus qu’une des deux cloches. Entre les deux arcs, des frises verticales flanquées de nageoires encadrent une petite niche où se trouve une image de dévotion surmontée d’une croix. Cet ensemble décoratif est caractéristique de l’architecture religieuse du XVIIIe siècle[4], et les reliefs d’inspiration indo-portugaise sont similaires à ceux de l’église de Dauli (1583) dans les environs de Baçaim. Le toit plat du porche forme une terrasse protégée par deux balustrades latérales[7]. La nef est couronnée à chaque coin par des pinacles pyramidaux. Toutes les façades sont plâtrées et blanchies à la chaux, d’un blanc resplendissant sous le soleil tropical[4].
La porte principale est en bois sculpté[4],[8] de style indien[9], décorée d’éléments floraux. Elle s’inscrit dans un encadrement en arc en plein cintre posé sur des colonnes. Elle est encadrée de deux fenêtres rectangulaires à barreaux verticaux, qui comportent à l’intérieur des volets à charnières en bois, permettant la ventilation naturelle si nécessaire dans ce climat équatorial. La nef unique possède un plafond plat en bois et un haut chœur, également en bois, avec une balustrade, qui permettait aux notables d’assister aux cérémonies religieuses depuis une position privilégiée. À gauche en entrant se trouve le baptistère[4] abritant une cuve baptismale[9] du XVIIe siècle, avec un bol circulaire sur un pied cylindrique[4].
À l’intérieur de l’église, sur le maître-autel, se trouve un retable indo-portugais sculpté en bois doré[4],[7] à la feuille d’or[6], de style baroque joanin. Il possède six colonnes dont le fût en spirale est décoré d’éléments végétaux sculptés. Les colonnes reposent sur des socles parallélépipèdes et sont couronnés de chapiteaux corinthiens. Au centre du retable se trouve une niche en arc entourée d’une décoration abondante de feuillages et de volutes dorées, typique du baroque portugais exubérant du règne de Dom João V[4]. Selon l’auteure et muséologue Maria Madalena de Cagigal e Silva, ce retable constitue, avec la chaire de la chapelle du palais de São Paulo et le retable sculpté de l’église Nossa Senhora da Saúde, tous deux situés sur l’île de Mozambique, les trois œuvres d’art les plus précieuses de cette région[7].
