La plupart des objets de l’église sont inscrits au titre des monuments historiques et ont fait l’objet de campagnes de restauration, notamment les sculptures en bois polychrome des XVIIe siècle et XVIIIe siècle.
La nef se compose d’un ensemble de petits bancs semi-clos
à dossiers agrémentés de fines balustres en bois tourné et de bancs à panneaux moulurés du XVIIIe siècle, de teinte gris-bleu, devant l’assise qui longe les murs nord et sud.
Elle se compose également d’un confessionnal à une seule loge réservée au pénitent et des fonts baptismaux en forme de cuve ovale sur un piétement de type pilastre, le tout peint en faux marbre rouge.
Au mur, un Christ en croix en bois polychrome exprime toute
l’intensité dramatique de la Crucifixion et, de part et d’autre sont fixés sur des socles,
une statue de la Vierge à l’Enfant et un groupe de l’Education de la Vierge par
Sainte-Anne[1]. Sainte-Anne debout présente un livre ouvert à la Vierge enfant, qui joint les mains dans un geste de prière. Sur la page du livre se lit la date de 1768, date qui pourrait correspondre à la polychromie visible aujourd’hui sur ces statues.
L’église détient, outre le groupe sculpté précité, le livre liturgique de la fête de Sainte-Anne, célébrée le 26 juillet.
L’ouvrage est signé et daté « fécit Aubry l’an 1762. Il est composé de 18 feuillets recto-verso et de 4 pages de garde. Cet antiphonaire présente des portées de musique réalisées à la détrempe rouge et des notes à l’encre noire. Inscriptions, lettres et ornements de fleurs de lys, étoiles, soleil, oiseaux et feuillages sont encadrés dans des cartouches ou exprimés librement dans une gamme de rouge, noir et marron.
Dans le chœur, sur le maître-autel aux angles galbés, repose le tabernacle dont le tableau central
n’existe plus. Il ne subsiste de cet ensemble entièrement exécuté en chêne et dont les éléments sculptés datent de la période rocaille, que le cadre et son agrafe supérieure en forme de rinceaux et de feuillage mouvementés et nervurés. Dans le chœur également, deux portes latérales insérées dans des panneaux moulurés encadrent un retable architecturé daté de 1748 qui comporte une ouverture vitrée qui s’apparente à un devant de reliquaire.