Émile Wiriot
From Wikipedia, the free encyclopedia
Étienne-Émile Wiriot (1849-1935), ingénieur E.C.P., est un industriel parisien qui a dirigé une fabrique de poterie dans le 14e arrondissement de Paris jusqu'à 1918.
Très intéressé par la rue Saint-Jacques et les arrondissements qu'elle traverse, il en a écrit l'histoire dans un volume très documenté paru en 1929.
Son père Charles Wiriot (Pont-à-Mousson 1816, Montrouge 1857), lorrain d'origine, ayant fait la campagne d'Algérie, y découvrit les techniques de poterie des algériens. Rentré en France et ayant été formé chez Follet, rue des Bourguignons, il installa au Petit-Montrouge, au coin du boulevard Saint-Jacques et de l'actuelle rue Dareau, une fabrique de vases de jardins, des suspensions pour l'ornementation des tonnelles, pots et accessoires pour l'horticulture. Enfin, il s'est marié en 1848 avec Laure-Constance Revil.
Leur fils Émile, né au Petit-Montrouge (commune de Montrouge) le , fut baptisé paroisse Saint-Pierre de Montrouge dont la première église venait à peine d'être achevée[1] (1847). Il fut élevé dans cette partie de Montrouge devenu quartier du Petit-Montrouge par annexion à Paris en 1860. De 1855 à 1861, il fréquenta l'école commerciale Leroy, 12 impasse Longue-Avoine[2], puis fut mis en pension à Auteuil jusqu'en 1866. Il a été élève de l'École centrale, promotion 1872, qui était située à l'hôtel Salé, 5 rue de Thorigny. De sa chambre d'étudiant rue Humboldt, il fut témoin des combats de la Commune autour du boulevard Saint-Jacques.
Après la mort de son père, sa gestion de la fabrique de poteries pour l'horticulture et le bâtiment fut efficace : Médailles d'or et d'argent à l'Exposition universelle de 1878, Médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1889, Douze Médailles d'argent ou de vermeil aux Expositions d'horticulture[3].
Le Émile Wiriot épousait Laure Dubois (Paris 1855-Bourg-la-Reine 1933[4]) d'une famille picarde, dont les parents tenaient à Paris un magasin d'articles importés de Chine. Le couple aura douze enfants entre 1875 et 1896. Émile Wiriot a de nombreuses occupations extra-professionnelles : il est un membre actif de la Société d'Horticulture, membre du Comité archéologique La Montagne Sainte-Geneviève[5], il sollicite des améliorations des transports municipaux auprès d'Adolphe Alphand, alors directeur des travaux de Paris, il est un paroissien fidèle de Saint-Pierre de Montrouge. La plupart de ses enfants fréquenteront des écoles ou collèges catholiques. Dans toutes ces activités, Émile Wiriot se fait des relations avec les habitants du quartier Saint-Jacques ou du petit Montrouge dont il profitera pour écrire son ouvrage.
Dès avant la Grande Guerre, Émile Wiriot avait établi son fils Charles (Paris 1881-Aubérive 1915) pour diriger la poterie, mais celui-ci va être tué sur le front en 1915, obligeant son père à reprendre la direction pour décider finalement d'arrêter l'exploitation après 1918. Il se retira alors à Bourg-la-Reine, 11 bis, rue de la Madeleine, et c'est là qu'il rédigera son livre sur le quartier Saint-Jacques. Il sera veuf de Laure Dubois en 1933, et mourra lui-même à 85 ans, le à la clinique des Frères de Saint-Jean-de-Dieu, 19, rue Oudinot dans le 7e arrondissement.
